Tahiti, le 12 octobre 2026 - La deuxième édition de la Varua Solo Survivor a réuni près de 30 athlètes, dimanche, sur le site du motu Ovini. Une swimrun particulière puisqu'il fallait boucler chaque tour dans un temps imparti afin de continuer la compétition. Seulement cinq d’entre eux ont réussi à parcourir les 36,5 kilomètres. D’autres épreuves dans un format d’aquathlon se sont également déroulées tout au long de la journée.
Courir, nager, se ravitailler et ainsi de suite… Puissance 10 ! Près d’une trentaine de sportifs intrépides ont pris le départ, dimanche matin, de la deuxième édition de la Varua Solo Survivor au motu Ovini de la commune de Teva i Uta.
Dès 9 heures, les athlètes du Fenua se sont élancés pour une première boucle de 3,65 km (2,5 km de course à pied et 1,1 km de natation). Un exercice largement à la portée de tous les participants. Mais trop beau pour être vrai. Car cette swimrun si particulière est en fait une véritable épreuve d’endurance dont le concept est inspiré tout droit des États-Unis.
“C’est vraiment un format de course différent, surtout en swimrun que l’on pratique habituellement à deux. Cette fois, les athlètes sont seuls, donc l’approche mentale et physique change. Sur ce genre d’épreuve, on leur demande d’aller chercher leurs limites, de puiser dans leurs ressources pour se dépasser. C’est un véritable combat contre soi-même”, expliquait la présidente du Varua Swimrun, Vaitiare Ly Wing, lors de la première édition en décembre.
Une course contre la montre
Il y avait en tout dix boucles, soit 36,5 kilomètres (25,5 km de course à pied et 11 km de natation), à réaliser afin d’obtenir le statut de finisher. Si les coureurs bénéficient d’une période de repos dès qu’ils franchissent la ligne d’arrivée, la tâche est loin d’être aisée car le temps imparti diminue tous les deux tours de cinq minutes pour au final ne laisser qu’une demi-heure lors du dernier circuit.
Une prouesse que 22 concurrents avaient réussi à accomplir lors de l’édition inaugurale de l’événement. Après neuf manches, ils étaient pourtant déjà moins d’une dizaine encore en lice cette année. Mais, un groupe d’irréductibles polynésiens résistait encore et toujours au chronomètre.
Le courant joue les trouble-fêtes
Ils ont finalement été cinq, sur les 28 au départ, à être allés jusqu’au bout après environ sept heures d’effort. “Il y a eu moins de finishers cette année à cause du courant qui a impacté une portion du parcours en natation”, précise l’association sportive Varua Swimrun qui a organisé la compétition sous l’égide de la Fédération tahitienne de triathlon.
Comme l’année dernière, Solène Bernagout est parvenue à terminer la course et conserve ainsi son statut de “survivor”. Chez les tane, Heimanu Sichan a signé le meilleur temps. Le podium est complété par Tehono Sandras et Thomas Mourier.
Les courses d’aquathlon ont été remportées par Axel Choumiloff et Marjorie Vermeulen ainsi que Nuuroa Iro et Cézanne Paillard-Brunet respectivement dans les catégories S et XS.
Résultats
Varua Solo Survivor
Hommes
1er Heimanu Sichan
2e Tehono Sandras
3e Thomas Mourier
Femmes
1re Solène Bernagout
2e Géraldine Aune
3e Océane Maindron
Format S
Hommes
1er Axel Choumiloff
2e Kévin William
3e Fabien Lann
Femmes
1re Marjorie Vermeulen
2e Julie Bruyere
Format XS
Hommes
1er Nuuroa Iro
2e Pacome Sergent
3e vaki Mihalic
Femmes
1re Cézanne Paillard-Bruet
2e Satine Lesy
3e Mathilde Bouffaut
Course 9-11 ans
Garçons
1er Gabriel Mihalic
2e Manea Guillou
3e Mathis Caillonneau
Filles
1re Mohea Choune
2e Titaua Bertrand
3e Hani Mihalic
Course 6-8 ans
Garçons
1er Marius Paillard-Brunet
2e Eliott Sergent
3e Teunuarii Saugrain
Filles
1re Alia Sarda
2e Tiarangi Mau
3e Julia Mai Tetahaimaui




































