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Salon du livre - ​Avec “Jardins polynésiens”, Frédéric Cibard offre un bouquet de fleurs de mots


Tahiti, le 7 octobre 2026 - Il signe un recueil de poésies édité par ‘Ura éditions. Frédéric Cibard, qui écrit depuis l’âge de 16 ans, a enfin choisi de partager ses vers. Il explique : “Je regarde le monde et les mots arrivent.” Ils sont rassemblés dans un ouvrage baptisé Jardins polynésiens.
 
“C’est arrivé comme ça. Quelque chose en moi me pousse à laisser parler le chant de mon âme”, explique Frédéric Cibard. Chargé de communication au Conservatoire artistique de la Polynésie française, il écrit depuis l’adolescence, mais il n’avait encore jamais révélé ses textes au grand jour. C’est désormais chose faite : son recueil de poésie, Jardins polynésiens, vient de paraître chez ‘Ura éditions.
 
“J’ai ressenti qu’il était temps de rendre hommage à cette terre qui m’a offert une femme, un fils et trois autres enfants, des mootua : une vie.” L’auteur évoque une certaine urgence à rendre ce qui lui a été donné.
 
Ce recueil est composé de deux parties, et proposé en deux langues. Les textes ont été traduits en reo tahiti par Yann Paa, auteur plusieurs fois primé au Heiva i Tahiti. “Plutôt que traduits, je dirais investis”, nuance Frédéric Cibard, “car Yann a offert plus qu’une langue, il a offert de l’émotion”.
 
“Ses poèmes portent une mémoire vivante, profondément enracinée dans le Fenua, et j’ai ressenti, à chaque texte, la responsabilité de préserver cette vibration intime tout en la faisant résonner dans une autre langue. J’ai abordé cette traduction avec humilité, conscient d’entrer dans un espace où la parole est sacrée, où chaque mot porte une mémoire. Ce recueil se lit comme une traversée”, commente le traducteur en début d’ouvrage.
 
Frédéric Cibard s’exprime en vers libres, “une technique qui me correspond. Je ne cherche ni la rime ni le jeu de mots. J’ai ouvert mon être”. Il va au plus court. “Les haïkus m’ont beaucoup inspiré. La pensée est une sorte d’éclair que je trouve dans l’écriture poétique.”
 
Il a écrit chaque jour, à 5 heures du matin, des semaines durant, au cours de l’année 2025. Sur les 250 poèmes auxquels il a donné naissance, Frédéric Cibard en a retenu une quarantaine, au hasard. Ils parlent de beauté, d’émotion, du jeu d’équilibre entre joie et tristesse, de l’espérance également, ou encore de la solitude.
 
“C’est une fenêtre ouverte sur mes rêves qui sont devenus réalité.” Il ajoute : “Ce n’est pas anodin d’écrire, c’est une sorte de contrat avec l’éternité, un regard sur soi, sur l’autre et, en particulier, sur les gens que tu aimes.”
 
Aux autres, maintenant, de suivre ce regard en contemplant les fleurs de mots.

Les rendez-vous du salon
 
• Samedi 17 octobre
15 h 30 - 16 heures > Présentation Jardins polynésiens

le Mercredi 7 Octobre 2026 à 15:51 | Lu 154 fois