Sydney, Australie | AFP | mardi 30/03/2026 - Le régulateur australien a brandi mardi la menace de sanctions visant des géants de la tech parmi lesquels TikTok, Instagram et YouTube, accusés d'enfreindre l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans dans le pays, l'un des plus stricts au monde.
L'Australie est devenue en décembre le premier pays à interdire les réseaux sociaux aux enfants pour les protéger des effets nocifs redoutés sur leur santé mentale. Elle a été imitée ensuite par plusieurs nations comme l'Indonésie ou le Brésil, tandis qu'en France le Parlement examine actuellement un projet allant dans le même sens.
Trois mois après l'entrée en vigueur de cette loi, l’organisme australien chargé de la sécurité en ligne a indiqué que plus de cinq millions de comptes appartenant à des utilisateurs australiens mineurs avaient été supprimés.
Mais la Commission eSafety a aussi dit constater qu'une "proportion importante d'enfants australiens" consultait toujours des plateformes interdites, faisant part de "préoccupations majeures" concernant Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube.
"Les lois australiennes sur les réseaux sociaux, qui sont à la pointe au niveau mondial, ne sont pas en échec. Mais les géants de la tech ne les respectent pas", a déclaré la ministre des Communications Anika Wells aux journalistes. "L'Australie ne laissera pas les géants des réseaux sociaux nous prendre pour des idiots".
"Rien de tout cela n'est même difficile pour les géants de la tech, qui sont des entreprises innovantes valant des milliards de dollars", a affirmé Mme Wells. "Si ces entreprises veulent faire des affaires en Australie, elles doivent respecter les lois australiennes".
L'Australie décidera d'éventuelles sanctions d'ci la mi-2026. Les entreprises visées par cette interdiction s'exposent à des amendes pouvant dépasser 25 millions d'euros si elles sont reconnues coupables d'avoir enfreint la loi australienne.
La mise en oeuvre de cette interdiction est particulièrement scrutée dans le monde, notamment par les pays cherchant à créer des interdictions similaires.
Le Brésil lie depuis mars les comptes de ces utilisateurs à ceux de leurs parents et des lois sont en cours d'élaboration dans plusieurs pays européens, comme en France, où une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans est débattue mardi au Sénat.
L'Indonésie a interdit la semaine dernière les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, soit 70 millions de mineurs. Son gouvernement a mis en demeure les géants de l'internet Google et Meta pour "non-respect" de la mesure, a annoncé mardi la ministre des Communications.
- "Défi" -
En Australie, les entreprises de réseaux sociaux portent l’entière responsabilité de vérifier que les utilisateurs ont 16 ans ou plus. Une partie dit utiliser des outils d'intelligence artificielle (IA) déterminant l'âge à partir de photos, et certains utilisateurs peuvent choisir de télécharger une pièce d'identité.
La plupart des entreprises concernées se sont engagées à respecter la loi, mais ont averti qu'elle pourrait pousser les adolescents vers des plateformes moins réglementées et plus dangereuses.
Elles doivent prouver qu’elles ont pris des "mesures raisonnables" pour écarter les jeunes adolescents, même s’il reste incertain à ce stade de savoir comment le gouvernement interprétera cette exigence.
Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, a déclaré que prouver avec exactitude l'âge des utilisateurs constituait "un défi pour l’ensemble du secteur".
Le groupe a indiqué à l’AFP qu'il allait "continuer d’investir dans les mesures l'application pour détecter et supprimer les comptes de moins de 16 ans".
La plateforme de partage de photos Snapchat a assuré à l'AFP qu'elle était "pleinement engagée à mettre en oeuvre les mesures raisonnables prévues par la législation" et avait, à ce jour, verrouillé 450.000 comptes.
TikTok a indiqué ne pas avoir de commentaire, tandis que les demandes adressées à YouTube sont restées sans réponse.
Le site Reddit a déposé un recours contre l'interdiction australienne, qu'il a qualifiée d'"erronée sur le plan juridique".
Selon l'entreprise, basée aux États-Unis, la vérification de l'âge soulève de graves préoccupations en matière de protection de la vie privée, car la collecte de données personnelles présente un risque de fuites ou de piratage.
L'Australie est devenue en décembre le premier pays à interdire les réseaux sociaux aux enfants pour les protéger des effets nocifs redoutés sur leur santé mentale. Elle a été imitée ensuite par plusieurs nations comme l'Indonésie ou le Brésil, tandis qu'en France le Parlement examine actuellement un projet allant dans le même sens.
Trois mois après l'entrée en vigueur de cette loi, l’organisme australien chargé de la sécurité en ligne a indiqué que plus de cinq millions de comptes appartenant à des utilisateurs australiens mineurs avaient été supprimés.
Mais la Commission eSafety a aussi dit constater qu'une "proportion importante d'enfants australiens" consultait toujours des plateformes interdites, faisant part de "préoccupations majeures" concernant Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube.
"Les lois australiennes sur les réseaux sociaux, qui sont à la pointe au niveau mondial, ne sont pas en échec. Mais les géants de la tech ne les respectent pas", a déclaré la ministre des Communications Anika Wells aux journalistes. "L'Australie ne laissera pas les géants des réseaux sociaux nous prendre pour des idiots".
"Rien de tout cela n'est même difficile pour les géants de la tech, qui sont des entreprises innovantes valant des milliards de dollars", a affirmé Mme Wells. "Si ces entreprises veulent faire des affaires en Australie, elles doivent respecter les lois australiennes".
L'Australie décidera d'éventuelles sanctions d'ci la mi-2026. Les entreprises visées par cette interdiction s'exposent à des amendes pouvant dépasser 25 millions d'euros si elles sont reconnues coupables d'avoir enfreint la loi australienne.
La mise en oeuvre de cette interdiction est particulièrement scrutée dans le monde, notamment par les pays cherchant à créer des interdictions similaires.
Le Brésil lie depuis mars les comptes de ces utilisateurs à ceux de leurs parents et des lois sont en cours d'élaboration dans plusieurs pays européens, comme en France, où une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans est débattue mardi au Sénat.
L'Indonésie a interdit la semaine dernière les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, soit 70 millions de mineurs. Son gouvernement a mis en demeure les géants de l'internet Google et Meta pour "non-respect" de la mesure, a annoncé mardi la ministre des Communications.
- "Défi" -
En Australie, les entreprises de réseaux sociaux portent l’entière responsabilité de vérifier que les utilisateurs ont 16 ans ou plus. Une partie dit utiliser des outils d'intelligence artificielle (IA) déterminant l'âge à partir de photos, et certains utilisateurs peuvent choisir de télécharger une pièce d'identité.
La plupart des entreprises concernées se sont engagées à respecter la loi, mais ont averti qu'elle pourrait pousser les adolescents vers des plateformes moins réglementées et plus dangereuses.
Elles doivent prouver qu’elles ont pris des "mesures raisonnables" pour écarter les jeunes adolescents, même s’il reste incertain à ce stade de savoir comment le gouvernement interprétera cette exigence.
Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, a déclaré que prouver avec exactitude l'âge des utilisateurs constituait "un défi pour l’ensemble du secteur".
Le groupe a indiqué à l’AFP qu'il allait "continuer d’investir dans les mesures l'application pour détecter et supprimer les comptes de moins de 16 ans".
La plateforme de partage de photos Snapchat a assuré à l'AFP qu'elle était "pleinement engagée à mettre en oeuvre les mesures raisonnables prévues par la législation" et avait, à ce jour, verrouillé 450.000 comptes.
TikTok a indiqué ne pas avoir de commentaire, tandis que les demandes adressées à YouTube sont restées sans réponse.
Le site Reddit a déposé un recours contre l'interdiction australienne, qu'il a qualifiée d'"erronée sur le plan juridique".
Selon l'entreprise, basée aux États-Unis, la vérification de l'âge soulève de graves préoccupations en matière de protection de la vie privée, car la collecte de données personnelles présente un risque de fuites ou de piratage.





























