Tahiti, le 8 avril 2026 – Entre les tensions liées au manque de personnel soignant et les contrats non renouvelés, l’hôpital de Moorea se voit contraint de diminuer sa capacité d’hospitalisation. “Il y a un manque d’effectifs et les salariés sont en souffrance” dénonce le syndicaliste Atonia Teriinohorai. La Direction de la santé explique que “les patients qui ont besoin de soins hautement spécialisés sont transférés vers le CHPF”.
“L'hôpital ne marche pas vraiment comme il faut, il y a un manque d’effectifs et les salariés sont en souffrance”, témoigne le secrétaire général de O oe to oe rima, Atonia Teriinohorai, lui-même hospitalisé depuis la semaine dernière à Afareaitu. “Ils ne sont plus que deux infirmiers pour s’occuper des patients et des urgences et deux médecins. Quatre infirmiers sont en arrêt de travail et deux autres ont terminé leur contrat à durée déterminée, [mardi]. Leur contrat n’a pas été renouvelé.”
Selon le syndicaliste les hospitalisations à l’hôpital de Afareaitu devraient fermer. “Nous sommes actuellement à Moorea et on se prépare car on va tous être évasanés sur Tahiti : il n’y a pas vraiment ce qu’il faut ici”, déplore-t-il.
Il assure que pour le moment aucun préavis de grève ne va être déposé, le ministère de la Santé lui ayant recommandé de “voir ce problème avec la ministre de la Fonction publique, Vannina Crolas”.
Le syndicat dénonce le fait que ce problème existe déjà depuis plusieurs mois mais qu’aujourd’hui “cela s’est carrément aggravé”. Il ne comprend d’ailleurs pas pourquoi la ministre de la Fonction publique ne s’est toujours pas penchée sur le dossier, alors que les CDD des infirmiers ont pris fin mardi.
“L'hôpital ne marche pas vraiment comme il faut, il y a un manque d’effectifs et les salariés sont en souffrance”, témoigne le secrétaire général de O oe to oe rima, Atonia Teriinohorai, lui-même hospitalisé depuis la semaine dernière à Afareaitu. “Ils ne sont plus que deux infirmiers pour s’occuper des patients et des urgences et deux médecins. Quatre infirmiers sont en arrêt de travail et deux autres ont terminé leur contrat à durée déterminée, [mardi]. Leur contrat n’a pas été renouvelé.”
Selon le syndicaliste les hospitalisations à l’hôpital de Afareaitu devraient fermer. “Nous sommes actuellement à Moorea et on se prépare car on va tous être évasanés sur Tahiti : il n’y a pas vraiment ce qu’il faut ici”, déplore-t-il.
Il assure que pour le moment aucun préavis de grève ne va être déposé, le ministère de la Santé lui ayant recommandé de “voir ce problème avec la ministre de la Fonction publique, Vannina Crolas”.
Le syndicat dénonce le fait que ce problème existe déjà depuis plusieurs mois mais qu’aujourd’hui “cela s’est carrément aggravé”. Il ne comprend d’ailleurs pas pourquoi la ministre de la Fonction publique ne s’est toujours pas penchée sur le dossier, alors que les CDD des infirmiers ont pris fin mardi.
“Un retard dans les recrutements”
Le ministère de la Fonction publique, de l’Emploi, du Travail, de la Modernisation de l’administration, du Développement des archipels et de la Formation professionnelle (MFT) assure que pour le remplacement des deux postes d’infirmières vacants, une seule candidature a été reçue et que le dossier est en cours de traitement.
Le cabinet de Vannina Crolas refuse d’assumer la responsabilité des contrats non renouvelés et non signés et pointe du doigt le ministère de la Santé. “Si le ministère de la Santé ne nous envoie pas les dossiers en temps et en heure ou ne peut pas traiter ces dossiers qui sont en fin de contrat. Nous on ne peut pas savoir s’ils arrivent en fin de contrat, cela relève de la Direction de la santé”.
Le ministère de la Fonction publique estime qu’il “faut qu’il y ait des prévisions à leur niveau (…) pour qu’il n’y ait pas de coupure comme cela au niveau de leur personnel, il ne faut pas attendre le dernier moment. Il faut traiter ces dossiers en amont”.
Le directeur de la Santé, Francis Spaac, rappelle de son côté qu’à Moorea “l’effectif normal” en jour de semaine, c'est un médecin pour les hospitalisations, un médecin pour les urgences et trois infirmiers. Il reconnait qu’il y a eu “un retard dans les recrutements” et que la situation s’est aggravée avec les arrêts maladie. Résultat : “Le personnel a essayé de combler, autant que faire se peut, la pénurie de soignants.” Il reconnaît que ceux qui sont actuellement à leur poste de travail connaissent “une surcharge de travail et ont fait pas mal d'heures supplémentaires”.
Mais pour lui, la procédure pour le renouvellement des contrats des deux infirmiers a été faite “en temps et en heure” mais que le calendrier était défavorable puisqu’elle a concordé avec le “changement de statut des infirmiers” qui a “ralenti la procédure : Il y a eu tout un processus supplémentaire qui s'est ajouté et il y a eu une surcharge importante de travail du côté de l'administration d'une façon générale, aussi bien au niveau de la Direction de la santé qu'au niveau de la [Direction des talents et de l’innovation]”.
Le cabinet de Vannina Crolas refuse d’assumer la responsabilité des contrats non renouvelés et non signés et pointe du doigt le ministère de la Santé. “Si le ministère de la Santé ne nous envoie pas les dossiers en temps et en heure ou ne peut pas traiter ces dossiers qui sont en fin de contrat. Nous on ne peut pas savoir s’ils arrivent en fin de contrat, cela relève de la Direction de la santé”.
Le ministère de la Fonction publique estime qu’il “faut qu’il y ait des prévisions à leur niveau (…) pour qu’il n’y ait pas de coupure comme cela au niveau de leur personnel, il ne faut pas attendre le dernier moment. Il faut traiter ces dossiers en amont”.
Le directeur de la Santé, Francis Spaac, rappelle de son côté qu’à Moorea “l’effectif normal” en jour de semaine, c'est un médecin pour les hospitalisations, un médecin pour les urgences et trois infirmiers. Il reconnait qu’il y a eu “un retard dans les recrutements” et que la situation s’est aggravée avec les arrêts maladie. Résultat : “Le personnel a essayé de combler, autant que faire se peut, la pénurie de soignants.” Il reconnaît que ceux qui sont actuellement à leur poste de travail connaissent “une surcharge de travail et ont fait pas mal d'heures supplémentaires”.
Mais pour lui, la procédure pour le renouvellement des contrats des deux infirmiers a été faite “en temps et en heure” mais que le calendrier était défavorable puisqu’elle a concordé avec le “changement de statut des infirmiers” qui a “ralenti la procédure : Il y a eu tout un processus supplémentaire qui s'est ajouté et il y a eu une surcharge importante de travail du côté de l'administration d'une façon générale, aussi bien au niveau de la Direction de la santé qu'au niveau de la [Direction des talents et de l’innovation]”.
“Capacité d'accueil limitée” à Moorea
Francis Spaac explique ensuite qu’avec ce manque “temporaire de personnel (…) il y a eu une réduction de la capacité d'accueil en hospitalisation notamment pour tout ce qui est hospitalisation longue et complexe”. Mais il se veut rassurant, et ajoute que malgré la “pénurie temporaire de personnel, les patients restent malgré tout en sécurité”. Il rappelle aussi qu’à Moorea il n’y a pas de “spécialistes, donc c'est de l'hospitalisation, on va dire généraliste, et régulièrement les patients qui ont besoin de soins hautement spécialisés sont transférés vers le CHPF”.
Selon lui, l’hôpital de Moorea devraient retrouver son rythme “normal” d'ici une quinzaine de jours. Rappelons qu’en temps normal l’hôpital de Moorea a en principe une capacité d’accueil de 13 lits d'hospitalisation, deux lits de surveillance et un lit d'observation. Quatre lits supplémentaires peuvent en outre être déployés “pour de la surveillance légère”.
Selon lui, l’hôpital de Moorea devraient retrouver son rythme “normal” d'ici une quinzaine de jours. Rappelons qu’en temps normal l’hôpital de Moorea a en principe une capacité d’accueil de 13 lits d'hospitalisation, deux lits de surveillance et un lit d'observation. Quatre lits supplémentaires peuvent en outre être déployés “pour de la surveillance légère”.






























