Raiatea, le 30 mars 2026 - L'île Sacrée a pu découvrir, la semaine dernière, les films de la 23e édition du Fifo, qui s'est déroulée à Tahiti du 6 au 15 février.
Le lycée de Utuora a accueilli, de mardi à vendredi, le Fifo hors les murs. Dix films ont été présentés en soirée lors des projections publiques. Une partie était des long-métrages, comme Being Niuean, qui présente les récits croisés de Niuéens sur la question identitaire, ou Emily, I am Kam, qui relate l'histoire inspirante d'une artiste aborigène australienne, primé premier prix spécial du jury du Fifo. Les court-métrages ont été diffusés le dernier soir, comme Papa Tom, from the Seas to the Stars qui présente la vie de Papa Tom, un habitant des îles Cook qui a eu milles vies, ou encore Land back qui retrace Hīkoi, la grande marche du peuple māori menée en 2024 pour défendre ses droits.
Ce Fifo hors les murs était organisé près d'un mois après le festival à Tahiti. “On essaie de le faire pas trop longtemps après l'édition de Tahiti pour profiter de l'engouement encore présent”, explique Jean-Marie Schemith, président de l'association Lire Sous-le-Vent. Depuis plus de dix ans, l'association fait venir le Fifo à Raiatea. “Notre priorité est aussi d'organiser des séances pour les scolaires.”
Échanges avec le public
En effet, une centaine d'élèves du lycée de Uturoa, du lycée Hiti-ā-tea, du collège de Faaroa et du collège-lycée Anne-Marie Javouhey de Uturoa ont pu profiter de projections dans leurs établissements. Ce n'était pas gagné d'avance, comme l'explique Jean Marie Schemith : “Le choix des dates est compliqué puisqu'il faut que ce soit une période calme, qu'il n'y ait pas d'examens pour la majorité d'entre eux à ce moment-là”.
L'association coorganise également des projections à Taha'a, avec l'association Lire sur l'île Vanille. “L'an dernier, on était à 180 projections pour Taha'a et Raiatea. On n’a pas fait les comptes mais on doit en avoir légèrement moins cette année.”
Depuis quatre ans, des moments de partage sont organisés suite aux projections : “On fait venir des intervenants qui ont pris part aux documentaires pour des échanges avec le public. C'est très intéressant et c'est possible grâce aux subventions de la commune de Uturoa.” En effet, il faut gérer la venue et l'hébergement des différentes personnes.
Toute cette organisation n’est possible que grâce aux membres des associations, qui s’investissent bénévolement. “On essaie de faire au mieux. Pour trouver une salle stable par exemple, avant on était à Anne-Marie Javouhey, maintenant on est au lycée de Uturoa.” C’est donc une grosse machine à coordonner, et l'arrivée de l’association ’A Nui Taputapuātea (ANT) cette année a permis de renforcer l'équipe. “C'est un honneur d'avoir rejoint l'aventure”, confie Wilfried Sidolle au nom du bureau d’ANT.
Le lycée de Utuora a accueilli, de mardi à vendredi, le Fifo hors les murs. Dix films ont été présentés en soirée lors des projections publiques. Une partie était des long-métrages, comme Being Niuean, qui présente les récits croisés de Niuéens sur la question identitaire, ou Emily, I am Kam, qui relate l'histoire inspirante d'une artiste aborigène australienne, primé premier prix spécial du jury du Fifo. Les court-métrages ont été diffusés le dernier soir, comme Papa Tom, from the Seas to the Stars qui présente la vie de Papa Tom, un habitant des îles Cook qui a eu milles vies, ou encore Land back qui retrace Hīkoi, la grande marche du peuple māori menée en 2024 pour défendre ses droits.
Ce Fifo hors les murs était organisé près d'un mois après le festival à Tahiti. “On essaie de le faire pas trop longtemps après l'édition de Tahiti pour profiter de l'engouement encore présent”, explique Jean-Marie Schemith, président de l'association Lire Sous-le-Vent. Depuis plus de dix ans, l'association fait venir le Fifo à Raiatea. “Notre priorité est aussi d'organiser des séances pour les scolaires.”
Échanges avec le public
En effet, une centaine d'élèves du lycée de Uturoa, du lycée Hiti-ā-tea, du collège de Faaroa et du collège-lycée Anne-Marie Javouhey de Uturoa ont pu profiter de projections dans leurs établissements. Ce n'était pas gagné d'avance, comme l'explique Jean Marie Schemith : “Le choix des dates est compliqué puisqu'il faut que ce soit une période calme, qu'il n'y ait pas d'examens pour la majorité d'entre eux à ce moment-là”.
L'association coorganise également des projections à Taha'a, avec l'association Lire sur l'île Vanille. “L'an dernier, on était à 180 projections pour Taha'a et Raiatea. On n’a pas fait les comptes mais on doit en avoir légèrement moins cette année.”
Depuis quatre ans, des moments de partage sont organisés suite aux projections : “On fait venir des intervenants qui ont pris part aux documentaires pour des échanges avec le public. C'est très intéressant et c'est possible grâce aux subventions de la commune de Uturoa.” En effet, il faut gérer la venue et l'hébergement des différentes personnes.
Toute cette organisation n’est possible que grâce aux membres des associations, qui s’investissent bénévolement. “On essaie de faire au mieux. Pour trouver une salle stable par exemple, avant on était à Anne-Marie Javouhey, maintenant on est au lycée de Uturoa.” C’est donc une grosse machine à coordonner, et l'arrivée de l’association ’A Nui Taputapuātea (ANT) cette année a permis de renforcer l'équipe. “C'est un honneur d'avoir rejoint l'aventure”, confie Wilfried Sidolle au nom du bureau d’ANT.
Tehinapotea Darrasse, chargée de la communication de l'association Fifo : “Ça nous tient vraiment à cœur d'aller dans les îles”
“Le Fifo a lieu tous les ans à Tahiti à la Maison de la culture. C'est la 18e édition qu'il est en hybride, c'est-à-dire qu'on y a aussi accès sur le site internet du Fifo pendant la séance du festival. Mais notre objectif, c'est de partager au plus grand nombre possible les histoires qui font partie de nos histoires. Ça nous tient vraiment à cœur d'aller dans les îles. Ça fait une bonne dizaine d'années que le Fifo hors les murs existe. De mémoire, ça a commencé avec Mareva Leu qui était déléguée générale du Fifo. C'est partout où les gens le demandent. On a eu plusieurs hors les murs cette année, on était à Tubuai, à Moorea, à Taha'a, à Taravao… Pour le hors les murs, les films projetés se font à la discrétion de ceux qui organisent. Ils nous font la demande et nous prévenons les réalisateurs.”































