Tahiti, le 14 octobre 2026 - La CSTP-FO a déposé un préavis de grève dans les trois sociétés d’acconage du Fenua. Elle craint pour les 370 emplois du secteur car le Pays a lancé un appel à candidatures pour renouveler les autorisations d’outillage privé avec obligation de service public du Port de Pape’ete. “On veut sauver l'emploi local”, assure Patrick Galenon. Si aucun accord n’est trouvé, le mouvement sera effectif le mardi 20 octobre à 0 heure.
La CSTP-FO a déposé un préavis de grève dans les trois sociétés d’acconage de la place, à savoir Cotada, Cowan et Sat Nui. Quatre grands thèmes y sont abordés, parmi lesquels le renouvellement des autorisations d’outillage privé (AOP) avec obligation de service public (OSP) du Port de Pape’ete.
En août dernier, le Pays a lancé un avis d’appel public à candidatures pour l’attribution de trois AOP avec OSP sur le terminal de commerce international du Port de Pape’ete. Un appel ouvert aux sociétés à l’international.
La date limite de remise des dossiers a été fixée au 6 novembre prochain à 11 heures. Ces autorisations seront effectives pour une durée de 15 ans à partir de novembre 2027.
La CSTP-FO a déposé un préavis de grève dans les trois sociétés d’acconage de la place, à savoir Cotada, Cowan et Sat Nui. Quatre grands thèmes y sont abordés, parmi lesquels le renouvellement des autorisations d’outillage privé (AOP) avec obligation de service public (OSP) du Port de Pape’ete.
En août dernier, le Pays a lancé un avis d’appel public à candidatures pour l’attribution de trois AOP avec OSP sur le terminal de commerce international du Port de Pape’ete. Un appel ouvert aux sociétés à l’international.
La date limite de remise des dossiers a été fixée au 6 novembre prochain à 11 heures. Ces autorisations seront effectives pour une durée de 15 ans à partir de novembre 2027.
“On veut sauver l'emploi local”
Mais en pleine période de négociation salariale avec les patrons, Patrick Galenon, le secrétaire général de la CSTP-FO, s’inquiète du maintien des 370 emplois notamment chez les dockers. “Cela fait 370 familles puis il y a aussi les livreurs, les transitaires, les entreprises qui attendent que les containers soient débarqués. C'est une lourde responsabilité et ce n'est pas de gaieté de cœur qu'on dépose un préavis.”
Selon lui, les dirigeants des trois sociétés n’ont pas su répondre aux demandes des salariés. “Ils ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés. Nous, on veut avoir la sécurité de l'emploi chez les dockers car ce sont essentiellement des Polynésiens. On veut sauver l'emploi local”, assure le patron de la CSTP-FO.
Outre les revendications salariales, le préavis comprend également des revendications liées à la sécurité au niveau du port. “L'activité devient dangereuse”, estime Patrick Galenon en référence à l’incendie au centre de tri à Motu Uta en août dernier. “On craint qu'il n'y ait pas suffisamment de protocoles de protection pour notre santé et notre sécurité.”
Selon lui, les dirigeants des trois sociétés n’ont pas su répondre aux demandes des salariés. “Ils ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés. Nous, on veut avoir la sécurité de l'emploi chez les dockers car ce sont essentiellement des Polynésiens. On veut sauver l'emploi local”, assure le patron de la CSTP-FO.
Outre les revendications salariales, le préavis comprend également des revendications liées à la sécurité au niveau du port. “L'activité devient dangereuse”, estime Patrick Galenon en référence à l’incendie au centre de tri à Motu Uta en août dernier. “On craint qu'il n'y ait pas suffisamment de protocoles de protection pour notre santé et notre sécurité.”
“Dans 2-3 ans (…) on n'a plus de salariés”
Pas question pour le syndicaliste que des grosses sociétés s’installent au Fenua. “On n'a pas envie de voir MSC, CGM ou Evergreen s'installer parce qu'on est sûr que dans 2-3 ans, on a des grands portiques et on n'a plus de salariés.”
Patrick Galenon dit ne pas savoir si le gentlemen's agreement entre les acconiers et le syndicat est toujours de mise. “On faisait en sorte que les conteneurs puissent sortir, ou soient au moins débarqués, surtout les médicaments et les produits périssables.” Mais si cela a disparu, plus rien ne devrait sortir : “S'il n'y a pas de gentlemen's agreement, nous, on arrête le travail. On est en cessation d'activité, puis on verra bien”.
Patrick Galenon craint qu’aucune solution ne soit trouvée pendant le préavis car, explique-t-il, cela fait plus d’un an qu’il échange avec le gouvernement, “mais on n'est pas entendu”.
Patrick Galenon dit ne pas savoir si le gentlemen's agreement entre les acconiers et le syndicat est toujours de mise. “On faisait en sorte que les conteneurs puissent sortir, ou soient au moins débarqués, surtout les médicaments et les produits périssables.” Mais si cela a disparu, plus rien ne devrait sortir : “S'il n'y a pas de gentlemen's agreement, nous, on arrête le travail. On est en cessation d'activité, puis on verra bien”.
Patrick Galenon craint qu’aucune solution ne soit trouvée pendant le préavis car, explique-t-il, cela fait plus d’un an qu’il échange avec le gouvernement, “mais on n'est pas entendu”.
La santé, “c'est catastrophique”
Le patron de la CSTP-FO estime que la situation relative à la protection de l’emploi locale est “générale”. Le secteur de la santé pourrait emboîter le pas des acconiers. Car, selon le syndicaliste, dans certaines îles “il n’y a plus de médecin ou de dispensaire, ça va de mal en pis”. La situation est “catastrophique (…) il y a trop de pertes de chance alors qu'on a les moyens financiers. Les pertes de chance, ça veut dire qu'il y a des gens qui meurent”, déplore-t-il.
Il regrette également que “le système ne soit pas attractif”. Il explique que si un soignant itinérant part dans une île éloignée, “il va payer sa maison, voire les ‘plastas’ ou le doliprane. C'est sûr qu'aucun médecin ne va y aller et c'est ce qui se passe.”
Il regrette également que “le système ne soit pas attractif”. Il explique que si un soignant itinérant part dans une île éloignée, “il va payer sa maison, voire les ‘plastas’ ou le doliprane. C'est sûr qu'aucun médecin ne va y aller et c'est ce qui se passe.”

































