Tahiti, le 18 août 2026 - Plus de 4 500 installations photovoltaïques sont déjà raccordées au réseau public de distribution sur l'île de Tahiti. Face à cette progression, les professionnels du secteur étaient réunis à la CCISM pour présenter un dispositif qui doit permettre de mieux encadrer la filière : le label “Installateur photovoltaïque”. Une convention a été signée ce mardi.
Alors que l'énergie solaire est celle qui se développe le plus rapidement ses dernières années en Polynésie, le label “Installateur photovoltaïque” doit permettre de professionnaliser les entreprises du secteur et de faciliter les démarches de raccordement au réseau public de distribution. L'objectif : faciliter la vie des installateurs comme celle des clients tout en garantissant la qualité et la sécurité des installations. “On a besoin d'experts. On a un déficit sur certaines compétences”, reconnaît la présidente de la CCISM, Terainui Hamblin Ellacott.
Concrètement, le dispositif repose sur un parcours de labellisation comprenant une formation, le dépôt d'un dossier, son instruction avant une éventuelle attribution du label. Les entreprises devront pouvoir justifier des compétences techniques de leurs salariés et présenter des références d'installations réalisées.
Derrière ce label, l'enjeu est très concret : réduire les délais et le coût des raccordements. “C'est de pouvoir accélérer le raccordement des installations sur le réseau EDT et de baisser ce coût-là”, résume Jimmy Wong, directeur général de Sunzil Polynésie.
Aujourd'hui, les délais d'intervention peuvent parfois ralentir la mise en service des installations. “La demande est soutenue, mais l'EDT a souvent des délais, des emplois du temps, et ça peut rallonger le délai de mise en service, peut-être jusqu'à un mois dans certains cas”, constate-t-il. “Le fait que ce soit l'installateur labellisé qui le fasse évite une intervention d'un agent technique de l'EDT et permettra de baisser un peu le prix de l'installation”, avance le porte-parole de Synergie solaire Polynésie.
La labellisation reste pour l'instant basée sur le volontariat et le dispositif ne vise toutefois pas à exclure les entreprises qui ne seraient pas labellisées.
“L'idée, c'est qu'il y ait le maximum de gens qui soient labellisés”
La formation, mise en place en partenariat avec EDT, a déjà permis de former 13 professionnels issus de quatre entreprises au mois d'août. Le parcours comprend 16 heures de formation théorique, assurées avec un intervenant spécialisé dans l'assistance et le conseil technique en électricité, ainsi que quatre heures de pratique avec EDT. Une nouvelle session doit accueillir 15 participants début octobre.
Aujourd'hui, une vingtaine de prestataires réaliseraient des installations photovoltaïques mais aucune exigence particulière de qualification n'est actuellement imposée pour exercer cette activité.
Pour les professionnels du secteur, l'enjeu est donc d'anticiper une croissance qui ne devrait pas faiblir. Le label doit ainsi contribuer à améliorer la qualité des installations, mais aussi la sécurité des habitations. “Le but, c'est d'aller vers plus de qualitatif vis-à-vis de la sécurité globale des habitations”, ajoute-t-il.
L’objectif partagé par tous est aussi “que tous les installateurs soient formés”, explique Jimmy Wong. “C'est une démarche sur la base du volontariat. L'idée, c'est qu'il y ait le maximum de gens qui soient labellisés.”
La formation représente toutefois un coût pour les entreprises. Celles qui souhaitent y inscrire leurs salariés peuvent toutefois bénéficier d’un accompagnement financier du Fonds paritaire de gestion, sous réserve de remplir les conditions d'éligibilité.
Le secteur du photovoltaïque se dit rassuré par l'abandon du projet de loi qui devait freiner l'autoconsommation. “Pour le moment, on est toujours là. Si le gouvernement ne change pas de politique, ça va aller en croissant”, conclut le directeur général de Sunzil.
Alors que l'énergie solaire est celle qui se développe le plus rapidement ses dernières années en Polynésie, le label “Installateur photovoltaïque” doit permettre de professionnaliser les entreprises du secteur et de faciliter les démarches de raccordement au réseau public de distribution. L'objectif : faciliter la vie des installateurs comme celle des clients tout en garantissant la qualité et la sécurité des installations. “On a besoin d'experts. On a un déficit sur certaines compétences”, reconnaît la présidente de la CCISM, Terainui Hamblin Ellacott.
Concrètement, le dispositif repose sur un parcours de labellisation comprenant une formation, le dépôt d'un dossier, son instruction avant une éventuelle attribution du label. Les entreprises devront pouvoir justifier des compétences techniques de leurs salariés et présenter des références d'installations réalisées.
Derrière ce label, l'enjeu est très concret : réduire les délais et le coût des raccordements. “C'est de pouvoir accélérer le raccordement des installations sur le réseau EDT et de baisser ce coût-là”, résume Jimmy Wong, directeur général de Sunzil Polynésie.
Aujourd'hui, les délais d'intervention peuvent parfois ralentir la mise en service des installations. “La demande est soutenue, mais l'EDT a souvent des délais, des emplois du temps, et ça peut rallonger le délai de mise en service, peut-être jusqu'à un mois dans certains cas”, constate-t-il. “Le fait que ce soit l'installateur labellisé qui le fasse évite une intervention d'un agent technique de l'EDT et permettra de baisser un peu le prix de l'installation”, avance le porte-parole de Synergie solaire Polynésie.
La labellisation reste pour l'instant basée sur le volontariat et le dispositif ne vise toutefois pas à exclure les entreprises qui ne seraient pas labellisées.
“L'idée, c'est qu'il y ait le maximum de gens qui soient labellisés”
La formation, mise en place en partenariat avec EDT, a déjà permis de former 13 professionnels issus de quatre entreprises au mois d'août. Le parcours comprend 16 heures de formation théorique, assurées avec un intervenant spécialisé dans l'assistance et le conseil technique en électricité, ainsi que quatre heures de pratique avec EDT. Une nouvelle session doit accueillir 15 participants début octobre.
Aujourd'hui, une vingtaine de prestataires réaliseraient des installations photovoltaïques mais aucune exigence particulière de qualification n'est actuellement imposée pour exercer cette activité.
Pour les professionnels du secteur, l'enjeu est donc d'anticiper une croissance qui ne devrait pas faiblir. Le label doit ainsi contribuer à améliorer la qualité des installations, mais aussi la sécurité des habitations. “Le but, c'est d'aller vers plus de qualitatif vis-à-vis de la sécurité globale des habitations”, ajoute-t-il.
L’objectif partagé par tous est aussi “que tous les installateurs soient formés”, explique Jimmy Wong. “C'est une démarche sur la base du volontariat. L'idée, c'est qu'il y ait le maximum de gens qui soient labellisés.”
La formation représente toutefois un coût pour les entreprises. Celles qui souhaitent y inscrire leurs salariés peuvent toutefois bénéficier d’un accompagnement financier du Fonds paritaire de gestion, sous réserve de remplir les conditions d'éligibilité.
Le secteur du photovoltaïque se dit rassuré par l'abandon du projet de loi qui devait freiner l'autoconsommation. “Pour le moment, on est toujours là. Si le gouvernement ne change pas de politique, ça va aller en croissant”, conclut le directeur général de Sunzil.
Thierry Dugué, gérant d’une EURL et bureau de contrôle agréé
Selon vous, qu'implique cette labellisation ?
“L’objectif est de vérifier la conformité aux normes des installations photovoltaïques. Dans l’idéal, il faudrait que davantage d’installations soient contrôlées, notamment pour éviter des dangers pour les personnes et pour les biens.”
Quel est le principal risque sur une installation photovoltaïque qui n’est pas conforme ?
“Le risque le plus important, c’est l’incendie. C’est notamment ce qui s’est produit en métropole. Ici aussi, il peut y avoir des débuts d’incendie. On en voit, même si on n’est pas au même niveau qu’en métropole. Il y a parfois des installations un peu complexes à gérer.”
Est-ce que vous pensez que les contrôles doivent être renforcés dans les années à venir ?
“Oui, l’idéal serait d’en faire davantage. Le problème, c’est que ce n’est pas obligatoire aujourd’hui. La formation permet d’acquérir les bases nécessaires et de mieux vérifier les installations. L’enjeu serait de former davantage de personnes et de multiplier les contrôles, pour s’assurer que les installations photovoltaïques respectent bien les normes. Cela permettrait de limiter les risques.”
Sur quoi porte la formation ?
“Il y a 16 heures de théorie. On revient notamment sur les règles de base de l’électricité appliquées au photovoltaïque, avec un accent particulier sur la protection des personnes et la prévention des incendies. On s'appuie principalement sur les normes obligatoires et sur la réglementation.
La partie pratique est réalisée par EDT. Elle concerne notamment le test de découplage. Mais avant cela, il faut que les installateurs aient acquis les connaissances nécessaires.
Lors de la dernière formation, la plupart avaient déjà de l’expérience dans l’installation photovoltaïque. Il leur manquait parfois quelques petites bases ou certains rappels. La formation apporte donc un complément intéressant.”
Est-ce que vous souhaiteriez que cette formation soit davantage prise en charge à l’avenir ?
“Oui, l’idéal serait qu’il puisse y avoir une aide du Pays ou un dispositif permettant aux entreprises de financer cette formation. Il y a énormément d’installateurs en Polynésie.
Cela concerne particulièrement les patentés. Ce sont souvent des personnes qui travaillent seules. Elles n’ont pas forcément une entreprise derrière elles pour financer la formation et elles n’ont pas non plus accès aux mêmes dispositifs de financement.”
“L’objectif est de vérifier la conformité aux normes des installations photovoltaïques. Dans l’idéal, il faudrait que davantage d’installations soient contrôlées, notamment pour éviter des dangers pour les personnes et pour les biens.”
Quel est le principal risque sur une installation photovoltaïque qui n’est pas conforme ?
“Le risque le plus important, c’est l’incendie. C’est notamment ce qui s’est produit en métropole. Ici aussi, il peut y avoir des débuts d’incendie. On en voit, même si on n’est pas au même niveau qu’en métropole. Il y a parfois des installations un peu complexes à gérer.”
Est-ce que vous pensez que les contrôles doivent être renforcés dans les années à venir ?
“Oui, l’idéal serait d’en faire davantage. Le problème, c’est que ce n’est pas obligatoire aujourd’hui. La formation permet d’acquérir les bases nécessaires et de mieux vérifier les installations. L’enjeu serait de former davantage de personnes et de multiplier les contrôles, pour s’assurer que les installations photovoltaïques respectent bien les normes. Cela permettrait de limiter les risques.”
Sur quoi porte la formation ?
“Il y a 16 heures de théorie. On revient notamment sur les règles de base de l’électricité appliquées au photovoltaïque, avec un accent particulier sur la protection des personnes et la prévention des incendies. On s'appuie principalement sur les normes obligatoires et sur la réglementation.
La partie pratique est réalisée par EDT. Elle concerne notamment le test de découplage. Mais avant cela, il faut que les installateurs aient acquis les connaissances nécessaires.
Lors de la dernière formation, la plupart avaient déjà de l’expérience dans l’installation photovoltaïque. Il leur manquait parfois quelques petites bases ou certains rappels. La formation apporte donc un complément intéressant.”
Est-ce que vous souhaiteriez que cette formation soit davantage prise en charge à l’avenir ?
“Oui, l’idéal serait qu’il puisse y avoir une aide du Pays ou un dispositif permettant aux entreprises de financer cette formation. Il y a énormément d’installateurs en Polynésie.
Cela concerne particulièrement les patentés. Ce sont souvent des personnes qui travaillent seules. Elles n’ont pas forcément une entreprise derrière elles pour financer la formation et elles n’ont pas non plus accès aux mêmes dispositifs de financement.”
































