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Patrick Howell détaille l'étude sanitaire qui sera menée à Hao et Makemo



Hao a été durant 30 ans la base arrière du Centre d'expérimentation du Pacifique. Depuis 2009, la réhabilitation de l'atoll est entreprise mais si les installations militaires ont été détruites, ce n'est pas le cas encore de tous les déchets. Et certains polluants industriels ont pu "imprégner" la population.
Hao a été durant 30 ans la base arrière du Centre d'expérimentation du Pacifique. Depuis 2009, la réhabilitation de l'atoll est entreprise mais si les installations militaires ont été détruites, ce n'est pas le cas encore de tous les déchets. Et certains polluants industriels ont pu "imprégner" la population.
PAPEETE, le 15 octobre 2015. Le ministre de la santé a été interrogé en ouverture de la séance à l'assemblée de Polynésie, ce jeudi, au sujet de l'enquête sanitaire qui sera menée dans les deux atolls des Tuamotu afin de comparer l'imprégnation des populations aux polluants industriels.

C'est Joseph Ah-Scha, l'élu des Marquises du groupe Tapura qui a posé la question durant la séance de ce jeudi. Il a rappelé qu'en 2009, l'Etat avait commandé une étude environnementale sur la présence de polluants sur l'atoll de Hao, l'atoll ayant servi pendant 30 ans de base arrière lors des essais nucléaires. "Cette étude qui avait été dévoilée dans la presse a fait état de pollution importante des eaux, des sols et des denrées alimentaires". L'élu rappelle enfin que l'Institut Malardé a été missionné par le gouvernement polynésien pour mener une enquête sur les conséquences éventuelles de l'ingestion de polluants au travers de l'alimentation, une information qui a été communiquée dès le mois de décembre 2014 à l'issue d'un conseil des ministres.

Mais il semble que la proximité du début de cette étude sanitaire qui sera menée à la fois à Hao et à Makemo, comme élément de comparaison créée un peu d'agitation et d'inquiétude. En août dernier déjà, Tahiti Infos révélait que lors d'un conseil municipal à Hao, cette étude sanitaire avait été expliquée dans le détail aux élus locaux : son mode opératoire, sa comparaison effectuée avec Makemo. Les élus demandaient par ailleurs le temps nécessaire pour expliquer le sens de cette étude à la population.

Ce jeudi, Patrick Howell, le ministre de la santé a rappelé pourquoi cette étude était nécessaire. Son origine remonte à 2009 lorsque dans le cadre des chantiers de réhabilitation des sites militaires de Hao, l'Etat a décidé de commander une étude d'impact des polluants industriels issus de l'activité du centre d'expérimentation du Pacifique. Effectuée en 2011, "elle met en évidence une pollution des eaux, des sols et de certaines denrées alimentaires telles que le poisson, le coco et j'en passe" détaille le ministre. En fin d'année 2012, l'Etat et le Pays ont ainsi considérés qu'il "fallait évaluer les niveaux d'exposition de ces polluants au sein de la population". Mais il a fallu attendre encore trois ans pour que cette étude sanitaire soit confiée, en février 2015, à l'Institut Louis Malardé qui la mènera en collaboration avec l'université Laval du Québec, spécialisée en toxicologie. Selon Patrick Howell elle "se poursuivra pendant deux ans".

L'objectif de l'étude est de mesurer le taux d'imprégnation de la population de Hao par les polluants industriels, susceptibles de favoriser l'apparition de certaines pathologies : des cancers, des troubles neurologiques. Le protocole de l'étude porte sur un échantillon de 300 personnes de Hao issues de trois classes d'âge (12-19 ans, 20-49 ans et +de 50 ans) et dont les résultats seront comparées à ceux de 300 autres personnes vivant, elles sur l'atoll de Makemo, choisie comme population témoin. "Il y a e effet de grandes similitudes dans leur cadre et leur mode de vie expliquait Patrick Howell, A la différence que Makemo a été préservée de toute activité industrielle".
Les prélèvements sanguins et urinaires seront effectués sur chacun des participants pour doser les polluants. "Ces analyses permettront de disposer de chiffres objectifs sur les niveaux d'exposition de la population aux polluants. Il appartiendra ensuite aux autorités de l'Etat et du Pays d'orienter, si nécessaire, leur action en fonction des résultats obtenus, c'est-à-dire en fonction des taux d'imprégnation de chacun des polluants étudiés" concluait le ministre de la santé.

Oscar Temaru, UPLD : "notre pays a été utilisé comme poubelle"


A l'issue de la présentation détaillée de l'étude sanitaire qui sera menée à Hao et Makemo, dans les rangs de l'opposition, le leader indépendantiste a fait cette déclaration : "Pendant 30 ans notre Pays a été utilisé comme poubelle par la France pour les essais nucléaires et notamment pendant les essais atmosphériques de 1966 à 1976, or on sait que la durée de vie de cette radioactivité est de plusieurs milliers d'années. Ma question est celle-ci : en décembre prochain la COP 21 à Paris il faudra demander à la France d'inventer une grosse machine pour aspirer toute cette radioactivité qui est là dans l'atmosphère".

Teva Rohfristch : "respecter les principes d'un développement durable".

Quand il était encore dans les rangs de l'opposition autonomiste, comme élu de l'assemblée de Polynésie, Teva Rohfristch a toujours manifesté beaucoup de réserves au sujet du projet de complexe aquacole de Hao. Désormais ministre en charge notamment de l'économie bleue, son discours est moins pugnace. Garantir le principe d'un développement durable à Hao ? " Les activités aquacoles devront impérativement respecter les principes d'un développement durable. C'est dans l'intérêt même de l'investisseur que de produire des poissons de qualité sur une longue période. Notamment si on met en perspective le montant des investissements qu'il envisage d'engager dans ce projet. De plus le Pays souhaiterait que les élevages lagonaires soient répartis sur plusieurs atolls des Tuamotu afin que les retombées économiques bénéficient au plus grand nombre" a-t-il répondu depuis la tribune ministérielle. Teva Rohfristch a indiqué que la construction de la digue de protection –des travaux à la charge du Pays- pourrait démarrer au mois de novembre prochain et que les travaux de la route de contournement seraient effectués courant 2016. "Ainsi le Pays reste entièrement mobilisé pour accompagner la réalisation du projet de ferme aquacole et demeure attentif aux dispositifs qu'il convient de mettre en œuvre dans le cadre de la protection de notre environnement, en particulier de nos lagons des Tuamotu".

Rédigé par Mireille Loubet le Jeudi 15 Octobre 2015 à 21:41 | Lu 872 fois







1.Posté par SIRE le 16/10/2015 00:37 | Alerter
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Ce qui est bien avec le réchauffement climatique et la montée des eaux, c'est que l'on sait déjà que l'atoll de Hao sera probablement submergé.

Donc nous avons raison d'entreprendre des travaux colossaux suppliés par les investisseurs, qui coûtent une fortune et qui finiront sous l'eau.

Il conviendrait de mener une réflexion globale de réaménagement du Territoire et de préparation des esprits au déplacement des populations vers les iles hautes avant que cela ne se fasse dans l'urgence et en crise sociale. Mais la résolution des problèmes fonciers n'étant même pas engagée, on perçoit tout de suite qu'il faudra trancher le noeud gordien. La vision à long terme monsieur, la vision à long terme vous fait défaut

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