Tahiti, le 21 avril 2026. Souvent, les chiffres parlent d’eux-mêmes : en Polynésie française, les femmes enceintes vivant dans les îles doivent se rendre à Tahiti entre trois et sept semaines avant l’accouchement. Une réalité lourde, d’autant que près d’une femme sur cinq se trouve en situation difficile ou précaire.
Les évasans et les séjours à Tahiti des femmes enceintes des îles sont jugés inadaptés et précarisants par les associations Partage Santé Pacifique et Naître en Polynésie. Pour pallier ce problème, elles proposent un forfait d’évasan optim isé pour les femmes enceintes. Les deux associations collaborent également sur d’autres événements, comme la journée dédiée aux femmes e nceintes des îles organisée au parc Paofai en novembre.
Les femmes enceintes évasanés sont souvent seules, sans leurs proches, avec des visites limitées et peu d’intimité. Les repas, les déplacements hors soins et les communications avec leur famille ne sont pas pris en charge, ce qui accentue les difficultés financières et l’isolement. “Le forfait d’hébergement existant est insuffisant face au coût de la vie, et aucun accompagnement social ou suivi par la protection maternelle et infantile n’est proposé en dehors des consultations médicales, renforçant leur vulnérabilité”, ont écrit les deux associations dans leur proposition.
La proposition : un forfait évasan optimisé à deux niveaux. Le forfait minimal, destiné à toutes les femmes, comprend la prise en charge du transport avec un accompagnant, l’accès gratuit aux transports en commun ainsi qu’un forfait communication. Le forfait complet, réservé aux situations vulnérables, inclut en plus l’hébergement et la nourriture pour deux personnes, afin de garant ir des conditions de vie dignes pendant l’attente de l’accouchement.
Les objectifs sont clairs : réduire l’isolement et le stress, améliorer la santé de la mère et de l’enfant, renforcer le lien familial et diminuer les risques médicaux. Le coût du dispos itif a été estimé selon ces deux niveaux de prise en charge. Le forfait minimal s’élève à 114 000 francs par femme, incluant le transport aller-retour pour la patiente et un accompagnant (90 000 francs), les transports en commun pendant trois semaines (21 000 francs) et u n forfait communication (3 000 francs). Le forfait complet atteint 429 000 francs, avec en plus la prise en charge de l’hébergement (231 000 francs pour 21 jours) et de l’alimentation (84 000 francs), sur la base des tarifs moyens observés dans l’agglomération de Papeete.
Les évasans et les séjours à Tahiti des femmes enceintes des îles sont jugés inadaptés et précarisants par les associations Partage Santé Pacifique et Naître en Polynésie. Pour pallier ce problème, elles proposent un forfait d’évasan optim isé pour les femmes enceintes. Les deux associations collaborent également sur d’autres événements, comme la journée dédiée aux femmes e nceintes des îles organisée au parc Paofai en novembre.
Les femmes enceintes évasanés sont souvent seules, sans leurs proches, avec des visites limitées et peu d’intimité. Les repas, les déplacements hors soins et les communications avec leur famille ne sont pas pris en charge, ce qui accentue les difficultés financières et l’isolement. “Le forfait d’hébergement existant est insuffisant face au coût de la vie, et aucun accompagnement social ou suivi par la protection maternelle et infantile n’est proposé en dehors des consultations médicales, renforçant leur vulnérabilité”, ont écrit les deux associations dans leur proposition.
La proposition : un forfait évasan optimisé à deux niveaux. Le forfait minimal, destiné à toutes les femmes, comprend la prise en charge du transport avec un accompagnant, l’accès gratuit aux transports en commun ainsi qu’un forfait communication. Le forfait complet, réservé aux situations vulnérables, inclut en plus l’hébergement et la nourriture pour deux personnes, afin de garant ir des conditions de vie dignes pendant l’attente de l’accouchement.
Les objectifs sont clairs : réduire l’isolement et le stress, améliorer la santé de la mère et de l’enfant, renforcer le lien familial et diminuer les risques médicaux. Le coût du dispos itif a été estimé selon ces deux niveaux de prise en charge. Le forfait minimal s’élève à 114 000 francs par femme, incluant le transport aller-retour pour la patiente et un accompagnant (90 000 francs), les transports en commun pendant trois semaines (21 000 francs) et u n forfait communication (3 000 francs). Le forfait complet atteint 429 000 francs, avec en plus la prise en charge de l’hébergement (231 000 francs pour 21 jours) et de l’alimentation (84 000 francs), sur la base des tarifs moyens observés dans l’agglomération de Papeete.
Une visite des lieux d’hébergement le 21 avril
À l’échelle de la collectivité, en se basant sur une estimation de 696 femmes concernées par an, dont la moitié bénéficierait de chaque type de forfait, le coût total annuel du dispositif est évalué à environ 188,9 millions de francs. Dans le détail, 39,6 millions seraient consacrés au forfait minimal et 149,3 millions au forfait complet. Toutefois, le surcoût réel pour les finances publiques reste difficile à établir, faute d e données précises sur les dépenses actuelles de la CPS liées aux évasans.
“Ce dispositif apparaît comme une solution d’urgence, à compléter par d’autres mesures : un meilleur suivi par la protection maternelle et infantile , la mise en place d’un accompagnement social, la création d’une maison d’accueil dédiée, ainsi qu’une plus grande implication des femmes dans les décisions qui les concernent”, soutiennent les deux associations porteuses de la proposition.
Pour rencontrer et soutenir ces femmes, et pouvoir témoigner en leur faveur, une visite des lieux d’hébergement des femmes enceintes évasanées a été organisée mardi. Cette visite, menée en partenariat avec l’association Naître en Polynésie, s’inscrit en préambule des journées de périnat alité organisées mercredi 22 et jeudi 23 avril par le réseau de périnatalité Te Hono Tini.




























