Nouméa, France, le 23 août 2026. Le nouveau président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie a dressé lundi une feuille de route pour les six prochains mois marquée par l'urgence économique et sociale, assurant lors de son discours de politique générale que l'archipel ne pourrait traverser 2027 sans soutien de l'Etat.
"Nous vivons encore sous perfusion", a prévenu Milakulo Tukumuli, élu lors des élections provinciales de juin sur ce territoire français du Pacifique sud.
Selon des informations recueillies par l'AFP auprès de membres du Congrès, auxquels il avait présenté mercredi dernier la situation financière du territoire, près de 109 millions d'euros restent à trouver pour terminer l'année 2026.
La situation des retraites est particulièrement critique: sans nouvelle ressource financière ni réforme, 42.000 Calédoniens pourraient se retrouver sans pension "dans quelques mois", a également averti le président du gouvernement.
Priorités du gouvernement local, les réformes des retraites et du régime d'assurance maladie (RUAMM), déficitaire de près de 126 millions d'euros par an, devront être votées par le Congrès "avant le 31 décembre" 2026, après une nouvelle concertation avec les partenaires sociaux.
"La chute est enrayée mais la reprise n'est pas encore engagée", a-t-il estimé.
"La Nouvelle-Calédonie ne passera pas l'année 2027 (...) sans un nouveau soutien financier de l'État", a ajouté M. Tukumuli, souhaitant que ce soutien prenne d'autres formes que les prêts qui ont fortement accru l'endettement du territoire.
Il se rendra en fin de la semaine à Paris, accompagné d'une délégation de membres du gouvernement et de parlementaires, afin de peser, avant l'examen du projet de loi de finances 2027, sur le niveau et la nature du soutien accordé par l'État à la Nouvelle-Calédonie.
"Nous ne demandons pas la charité", a-t-il assuré, proposant à Paris un "contrat de responsabilité" avec "des montants connus, des engagements réciproques et un calendrier tenu".
M. Tukumuli a également promis de ne présenter qu'un budget 2027 "sincère et équilibré".
"On est face à un mur", a réagi Xavier Rossard, du groupe Rassemblement-LR, assurant que sa formation soutiendrait les réformes.
Naïa Wateou, pour les Loyalistes, a pour sa part salué un discours de "vérité" et de "responsabilité", estimant que les réformes étaient désormais incontournables.
Omayra Naisseline, du groupe Kanaky NC, a de son côté jugé le discours "responsable", tout en assurant que son groupe resterait "attentif" aux suites de la mission à Paris. Elle a rappelé que sa formation avait notamment proposé de transformer en subvention l'emprunt accordé par l'État à la Nouvelle-Calédonie.
"Nous vivons encore sous perfusion", a prévenu Milakulo Tukumuli, élu lors des élections provinciales de juin sur ce territoire français du Pacifique sud.
Selon des informations recueillies par l'AFP auprès de membres du Congrès, auxquels il avait présenté mercredi dernier la situation financière du territoire, près de 109 millions d'euros restent à trouver pour terminer l'année 2026.
La situation des retraites est particulièrement critique: sans nouvelle ressource financière ni réforme, 42.000 Calédoniens pourraient se retrouver sans pension "dans quelques mois", a également averti le président du gouvernement.
Priorités du gouvernement local, les réformes des retraites et du régime d'assurance maladie (RUAMM), déficitaire de près de 126 millions d'euros par an, devront être votées par le Congrès "avant le 31 décembre" 2026, après une nouvelle concertation avec les partenaires sociaux.
"La chute est enrayée mais la reprise n'est pas encore engagée", a-t-il estimé.
"La Nouvelle-Calédonie ne passera pas l'année 2027 (...) sans un nouveau soutien financier de l'État", a ajouté M. Tukumuli, souhaitant que ce soutien prenne d'autres formes que les prêts qui ont fortement accru l'endettement du territoire.
Il se rendra en fin de la semaine à Paris, accompagné d'une délégation de membres du gouvernement et de parlementaires, afin de peser, avant l'examen du projet de loi de finances 2027, sur le niveau et la nature du soutien accordé par l'État à la Nouvelle-Calédonie.
"Nous ne demandons pas la charité", a-t-il assuré, proposant à Paris un "contrat de responsabilité" avec "des montants connus, des engagements réciproques et un calendrier tenu".
M. Tukumuli a également promis de ne présenter qu'un budget 2027 "sincère et équilibré".
"On est face à un mur", a réagi Xavier Rossard, du groupe Rassemblement-LR, assurant que sa formation soutiendrait les réformes.
Naïa Wateou, pour les Loyalistes, a pour sa part salué un discours de "vérité" et de "responsabilité", estimant que les réformes étaient désormais incontournables.
Omayra Naisseline, du groupe Kanaky NC, a de son côté jugé le discours "responsable", tout en assurant que son groupe resterait "attentif" aux suites de la mission à Paris. Elle a rappelé que sa formation avait notamment proposé de transformer en subvention l'emprunt accordé par l'État à la Nouvelle-Calédonie.































