Tahiti, le 3 aout 2026 – Pour la rentrée, 153 nouveaux personnels de l’Éducation s’apprêtent à prendre leur poste, dont 44 Polynésiens. En 2023, on en comptait 260. “Nous avons de plus en plus de Polynésiens qui réussissent des concours et certaines disciplines sont saturées comme l’espagnol, l’anglais, les mathématiques.”
Pour cette rentrée scolaire 153 nouveaux professeurs ou chefs d’établissements sont accueillis dans les effectifs des fonctionnaires de l’Éducation dans l’enseignement secondaire en Polynésie française. Parmi eux, on compte 44 Polynésiens. “On est heureux qu'ils reviennent et qu'ils puissent apporter leurs compétences au service de la réussite de nos élèves’” se félicite Rainui Hugon, le directeur de la Direction de l’éducation et des enseignements (DGEE). Mais il le constate aussi : “Globalement, si on compare sur plusieurs années, le nombre de personnels mis à disposition diminue.”
Avant chaque rentrée scolaire, une réunion d’accueil est organisée par DGEE pour leur donner les principaux repères. “Il faut qu’ils comprennent que la Polynésie n'est pas un département ultramarin, et qu’il y a des spécificités institutionnelles, culturelles, linguistiques. C’est indispensable pour réussir leur mission et s'intégrer à la vie qu'ils vont mener pendant quelques années avec nous.”
Lundi, le programme de la matinée était volontairement “dense” admet le DGEE Rainui Hugon. Le but étant que les nouveaux arrivants aient les informations nécessaires pour leur garantir une prise de fonction optimale, la semaine prochaine. Et de citer en exemple, parmi tant d’autres : “Il n'y a pas de “vous” ici, ces éléments-là sont importants et ces différences culturelles ne doivent pas être prises comme un manque de respect mais comme une spécificité culturelle avec laquelle il va falloir composer”, insiste Rainui Hugon.
Interrogée, Laurence Boisset, une professeure de français, assure avoir été particulièrement touchée par cet accueil. “J’ai été très sensible à la chaleur de l'accueil. Je viens de Corse et j'ai aussi apprécié la grande précision des conseils et des éléments de contexte qui nous ont été présentés. Cela nous permet d’arriver avec d’avantage d’ouverture et de compréhension.”
Pour cette rentrée scolaire 153 nouveaux professeurs ou chefs d’établissements sont accueillis dans les effectifs des fonctionnaires de l’Éducation dans l’enseignement secondaire en Polynésie française. Parmi eux, on compte 44 Polynésiens. “On est heureux qu'ils reviennent et qu'ils puissent apporter leurs compétences au service de la réussite de nos élèves’” se félicite Rainui Hugon, le directeur de la Direction de l’éducation et des enseignements (DGEE). Mais il le constate aussi : “Globalement, si on compare sur plusieurs années, le nombre de personnels mis à disposition diminue.”
Avant chaque rentrée scolaire, une réunion d’accueil est organisée par DGEE pour leur donner les principaux repères. “Il faut qu’ils comprennent que la Polynésie n'est pas un département ultramarin, et qu’il y a des spécificités institutionnelles, culturelles, linguistiques. C’est indispensable pour réussir leur mission et s'intégrer à la vie qu'ils vont mener pendant quelques années avec nous.”
Lundi, le programme de la matinée était volontairement “dense” admet le DGEE Rainui Hugon. Le but étant que les nouveaux arrivants aient les informations nécessaires pour leur garantir une prise de fonction optimale, la semaine prochaine. Et de citer en exemple, parmi tant d’autres : “Il n'y a pas de “vous” ici, ces éléments-là sont importants et ces différences culturelles ne doivent pas être prises comme un manque de respect mais comme une spécificité culturelle avec laquelle il va falloir composer”, insiste Rainui Hugon.
Interrogée, Laurence Boisset, une professeure de français, assure avoir été particulièrement touchée par cet accueil. “J’ai été très sensible à la chaleur de l'accueil. Je viens de Corse et j'ai aussi apprécié la grande précision des conseils et des éléments de contexte qui nous ont été présentés. Cela nous permet d’arriver avec d’avantage d’ouverture et de compréhension.”
Un effectif en diminution
Une ombre au tableau, cependant, pour le directeur de la DGEE, car “globalement, si on compare sur plusieurs années, le nombre de personnels mis à disposition diminue”. Ainsi en 2023, 260 personnels avaient été mises à la disposition du Fenua. “Nous avons de plus en plus de Polynésiens qui réussissent des concours et certaines disciplines sont saturées comme l’espagnol, l’anglais, les mathématiques. Nous avons encore de la place en EPS, en lettres modernes et en histoire et géographie.”
Il en est de même pour les personnels de direction dont 30 à 40 % des postes sont désormais occupés par des Polynésiens précise Rainui Hugon. Une “évolution positive” qui rend de plus en plus difficile les retours au Fenua. “Nous avons des personnels de direction qui reviennent et les retours seront de plus en plus complexes en fonction des places qui se libèrent”, estime le cadre de l’Éducation.
La DGEE a mis en place une gestion prévisionnelle des emplois avec une projection sur 5 à 7 ans en fonction “des départs à la retraite”. Une projection sur dix ans est même en place “pour savoir quelles sont les formations dont on a besoin et donner de la visibilité à nos jeunes pour qu'ils puissent se projeter s'ils souhaitent exercer en Polynésie ou avec les échéances à laquelle ils peuvent espérer un retour, dans le cas contraire”.
L’objectif étant d’être “transparent” avec les candidats aux concours car “beaucoup travaillent actuellement à l'extérieur et souhaitent revenir. Nous voulons leur donner de la visibilité sur les disciplines où des postes seront disponibles et sur les échéances auxquels ils pourront espérer un retour”.
Il en est de même pour les personnels de direction dont 30 à 40 % des postes sont désormais occupés par des Polynésiens précise Rainui Hugon. Une “évolution positive” qui rend de plus en plus difficile les retours au Fenua. “Nous avons des personnels de direction qui reviennent et les retours seront de plus en plus complexes en fonction des places qui se libèrent”, estime le cadre de l’Éducation.
La DGEE a mis en place une gestion prévisionnelle des emplois avec une projection sur 5 à 7 ans en fonction “des départs à la retraite”. Une projection sur dix ans est même en place “pour savoir quelles sont les formations dont on a besoin et donner de la visibilité à nos jeunes pour qu'ils puissent se projeter s'ils souhaitent exercer en Polynésie ou avec les échéances à laquelle ils peuvent espérer un retour, dans le cas contraire”.
L’objectif étant d’être “transparent” avec les candidats aux concours car “beaucoup travaillent actuellement à l'extérieur et souhaitent revenir. Nous voulons leur donner de la visibilité sur les disciplines où des postes seront disponibles et sur les échéances auxquels ils pourront espérer un retour”.
Rainui Hugon, directeur de la DGEE “Le Pays n'est pas compétent pour la décision au niveau du CIMM”
“La question du CIMM est une question sensible et le Pays n'est pas compétent en la matière. Il est consulté, et donne un avis mais c'est l'État qui prend la décision (…). Et l’enjeu pour le Pays c'est de pouvoir sécuriser des postes (…). En attendant que les natifs du Fenua aient développé une compétence on a besoin d'expertise extérieure car nous voulons le meilleur pour nos élèves. C'est une question importante mais cette décision relève de la compétence de l'État. Il y a des discussions sur le sujet, le Pays met un avis mais c'est le ministère polynésien qui détient la compétence pour affecter les personnes sur un poste en Polynésie française (…). Le but c'est de travailler avec l'État qui est notre partenaire (…) mais en termes de rappel des compétences, c'est la ministre qui a le pouvoir d'affectation.”
Alexandra Betton-Flohr, professeure de éco-gestion commerçante “J'ai fait ce sacrifice de partir c'est pour pouvoir mieux revenir”
“J'ai eu la chance de pouvoir revenir au Fenua car pendant un an, j'ai laissé ma petite famille, mon mari et ma fille, pour cette année de stage. Et là, j'ai eu la chance de pouvoir revenir (…). Passer le concours, c'est un choix et ça a été une reconversion pour moi mais j'ai baigné dans l'enseignement, ma sœur est prof et ma mère était institutrice maître formateur. Si j'ai fait ce sacrifice de partir c'est pour pouvoir mieux revenir et apporter aux élèves tout ce que j'ai pu apprendre pendant cette année de stage. Et voilà, je suis vraiment très heureuse. Et puis, toutes les conditions sont réunies pour que je puisse mener à bien ma mission (…). Mon but c’était de réussir et j'ai été titularisée (…). Je n'étais pas contractuelle, je travaillais en entreprise privée, la discipline que j'ai choisie était en rapport avec mon métier précédent d'où cette facilité. Mais j'ai appris au fur et à mesure toute la difficulté des procédures administratives.”
Laurence Boisset, professeure de français “Je vais apprendre plein de choses et ça m'enthousiasme”
“J'ai apprécié le discours de madame la ministre, notamment, son côté pas du tout institutionnel, la manière dont elle aborde les choses, très chaleureuse. Ça m'a beaucoup touchée. C'était très professionnel et très efficace aussi pour nous faire sentir des points importants, faire qu'on soit vigilants sur certaines choses. J’ai exercé en Nouvelle-Calédonie déjà, et je connaissais le langage des sourcils du coup, ça me parlait et c'était très précis dans l'évocation de toutes ces choses, très importantes pour aborder la rentrée sereinement et sans maladresse, avec beaucoup d'ouverture.
Je trouve que ça nous engage très positivement dans une bonne attitude après notre arrivée sur le territoire. Venant de Corse, j'aime beaucoup la culture des îles, l'attachement à nos traditions, la distance aussi face à l'État français, et puis le respect de ce qu'on est (…). Une carrière c'est long et il est très intéressant d'apprendre. Et je sais que là, je repars un peu à zéro. Je vais apprendre plein de choses et ça m'enthousiasme.”
Je trouve que ça nous engage très positivement dans une bonne attitude après notre arrivée sur le territoire. Venant de Corse, j'aime beaucoup la culture des îles, l'attachement à nos traditions, la distance aussi face à l'État français, et puis le respect de ce qu'on est (…). Une carrière c'est long et il est très intéressant d'apprendre. Et je sais que là, je repars un peu à zéro. Je vais apprendre plein de choses et ça m'enthousiasme.”


































