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La Polynésie pourrait-elle intégrer une zone de libre-échange océanienne ?



L'ambassadeur Christian Lechervy à la réunion régionale Océanie des Conseillers du commerce extérieur de la France
L'ambassadeur Christian Lechervy à la réunion régionale Océanie des Conseillers du commerce extérieur de la France
PAPEETE, le 20 avril 2016 - À l'occasion de la rencontre biennale des chefs d'entreprise du Pacifique membres du réseau des conseillers du commerce extérieur de la France, qui a lieu à Tahiti cette semaine, nos hommes politiques et entrepreneur ont fait le point sur les opportunités économique de notre grande région Pacifique.

Tous les deux ans, les conseillers du commerce extérieur de la France vivant dans le Pacifique se retrouvent dans un des pays ou territoires de la région. Cette année, ils se retrouvent justement à Tahiti. Ces conseillers sont les membres bénévoles d'une association qui se consacre à faciliter les exportations ou l'installation à l'étranger des entreprises et entrepreneurs français. L'organisation est adoubée par le gouvernement français, et les conseillers sont nommés par décret du Premier ministre et en contact avec la diplomatie française dans chaque pays…

En Polynésie, mardi et hier, ils ont pu faire le point sur la situation économique des différents pays du Pacifique et les opportunités qui se présentent. Les quatre mots sur toutes les lèvres étaient "transport, télécommunication, tourisme, économie bleue". De très gros investissements sont en cours ou prévus dans la région, et les entreprises françaises sont bien placées… Des problématiques qui se retrouvent également en Polynésie. Le gouvernement comme le haut-commissaire ont ainsi participé au séminaire. Un réseau de chefs d'entreprise expérimentés à travers tout le Pacifique, ça ne se refuse pas…

LA POLYNÉSIE POURRAIT DÉCIDER D'INTÉGRER UNE ZONE DE LIBRE-ÉCHANGE OCÉANIENNE

L’ambassadeur français auprès de la Communauté du Pacifique est également intervenu hier matin pour faire le point sur la "diplomatie des affaires" dans la région et l'avancée des négociations pour les grands accords de libre-échange entre les pays océaniens. Les négociations sur les principaux accords, l'accord de libre-échange des îles pacifiques (PICTA) (les pays insulaires sans l'Australie et la Nouvelle-Zélande, voté en 2001 mais toujours pas ratifié) et l'accord du Pacifique sur les relations économiques (PACER) (qui inclut les deux grands pays anglophones et 14 États insulaires mais se contente d'établir les règles pour de plus amples négociations), buttent sur plusieurs obstacles.

Le plus important est le manque d'intégration politique de la région, puis viennent les échanges économiques très faibles entre les pays du Pacifique et la crise économique qui frappe nos pays océaniens. D'autant que nos exportations sont plutôt en concurrence les unes avec les autres que complémentaires... Mais les discutions avancent tout de même, quand les dirigeants se réunissent. La zone la plus avancées est la Micronésie, "dont les dirigeants se rencontrent tous les mois, soit au même rythme que l'Union européenne. Désormais ils se coordonnent pour leur politique de transport aérien, ont mis en place une promotion touristique commune…"

Selon l'ambassadeur, la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie pourraient intégrer une éventuelle zone de libre-échange océanienne, mais plusieurs défis restent à relever. Il faut d'abord qu'ils intègrent les forums politiques régionaux (la candidature des deux territoires à la Communauté du Pacifique Sud et au Forum des Îles du Pacifique, soutenue par la France, est ainsi un pas en ce sens). Il faudra aussi qu'ils se préparent à de gros changement dans leur économie : "L'adhésion au Picta obligerait à libéraliser 90 % des échanges commerciaux"…

Christian Lechervy, Ambassadeur auprès de la Communauté du Pacifique et du programme régional océanien de l'Environnement, secrétaire permanent pour le Pacifique

On sait qu'à Tahiti l'économie se porte mal. Qu'en est-il de nos voisins ?
"Il y a plusieurs problèmes. Il y a la dépendance des économies océaniennes aux moteurs de la croissance asiatique. Les fondamentaux sont là, mais on assiste à un ralentissement de la croissance, notamment dans les économies d'Asie du Sud-Est et du Nord-Est, où les taux de croissance restent quand même relativement élevés. Cela a pour conséquences pour les pays océaniens de voir se développer leurs relations avec la Chine, Singapour, la Thaïlande ou la Corée. De plus, les fondamentaux des économies océaniennes sont évidemment perturbés par les catastrophes naturelles. Pam aux Vanuatu ou le cyclone qui vient de toucher les Fidji ont un impact macro-économique important."

Pour une entreprise Tahitienne, avec quel pays du Pacifique serait-il le plus facile de faire des affaires ?
"Je ne pense pas que la question se pose comme ça, nous avons des relations tous azimuts. Cela dépend des secteurs industriels, mais il est évident que la géo-économie de Tahiti est tournée vers la Chine, les États-Unis, le Japon, la Nouvelle-Zélande et l'Europe. Je pense qu'il ne faut pas être dans une logique où nous avons un seul partenaire. Il faut bien voir la qualité de l'investisseur et ses capacités sur le long terme, ça c'est pour l'économie locale, et les évolutions sectorielles dans la région. Par exemple le développement de l'économie numérique offre de nombreuses possibilités à l'économie Polynésienne et à celle de la Nouvelle-Calédonie."

Si un entrepreneur local veut se développer dans le Pacifique, comment peut-il contacter les Conseillers du commerce extérieur ?
"Il y a un site internet, et une équipe en Polynésie avec un certain nombre de professionnels de secteurs différents. Il y a des professionnels ici, et sur place. C'est un réseau de chefs d'entreprises confirmés présent dans 140 pays, il est conséquent."

Rédigé par Jacques Franc de Ferrière le Mercredi 20 Avril 2016 à 21:31 | Lu 1265 fois







1.Posté par Dkdkf le 20/04/2016 22:20 | Alerter
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Attention vous confondez polynesie et Polynésie française

2.Posté par wakrap le 21/04/2016 09:29 | Alerter
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Mouarf, le territoire vivre sans les droits de douane et la TDL, les entreprises médiocres et prétentieuses locales sans la protection de la TDL, le coût du travail plombé par la surrémunéation des fonctionnaires en particulier d'Etat, une PSG2 qui inscrit dans le marbre le monopole de la CPS et un régime unique, bref, tout le contraire ce qui pourrait permettre au territoire de se relever. Et on parle d'ouverture. Mon dieu mon dieu mon dieu.

3.Posté par Mathius le 21/04/2016 10:57 | Alerter
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Vu le prix de revient de nos produits je ne vois pas l'intérêt, ã moins Que le gouvernement cherche à handicaper un peu plus le secteur primaire, pour masquer le négatif économique à long terme qu'est l'index des fonctionnaires.
Ce dernier acte colonial survit dans un pays se prétendant autonome, meme Oscar Temaru profite de ce systeme négatif... Marrant comme indépendantiste, non? Bof le paradis c'est la porte de l'enfer.

4.Posté par Le Vieux le 21/04/2016 14:14 | Alerter
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Pour les fonctionnaires vous avez raison, il faudrait revoir la sur-numération. Dans le même temps ce n'est pas en divisant par deux le salaire d'une grande parti de la population que cela va relancer l'économie du territoire, bien au contraire. Instaurer l'impôt sur le revenu et sur la fortune, oui a condition qu'ils se substituent a ceux existants, sinon c'est rajouter un impôt supplémentaire qui plombera un peu plus l'économie. La PSG et la CPS de compétence d'état plutôt que d'incompétence territoriale !!! au moins les pensions serraient payées !!!. Nan je déconne, c'est mieux ainsi. Au moins certains peuvent s'en mettre plein les poches.

5.Posté par moustic le 21/04/2016 15:45 | Alerter
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ça va être "tes cocos contre mes cocos" ....

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