Tahiti le 25 septembre 2026 – L’identification des chiens doit être une priorité par souci d’économie des deniers publics car entre la capture, le vétérinaire, ou encore la garde de l’animal la facture peut très vite montée. “Et lorsque l’animal ne peut pas être adopté, la facture s’alourdit encore pour le contribuable”.
Vendredi, des tables rondes et cinq ateliers participatifs ont été mis en place à la mairie de Pirae, en marge des Tahiti Uri Days à l’invitation du Syndicat Intercommunal pour la Gestion de la Fourrière Animale (Sigfa). Comme thèmes principaux : la gestion des animaux errants et le bien-être animal. Plusieurs solutions ont été abordées : les modèles de gestion communale et le rôle des acteurs, la gestion des animaux dans les îles et les spécificités insulaires, le cadre juridique de la gestion animale, repenser la place et la structuration des associations ou encore la sensibilisation, information et campagnes de communication. Seuls les associations, représentants de l’État, du Pays et des communes ont pu participer à ces ateliers. Le rendez-vous était organisé sur invitation.
Me Fidèle, présent à ce séminaire, rappelle que l’application des textes relatifs au bien-être animal est récente : “Les maires, il leur faut du temps pour se les approprier, mettre en place les services publics, la fourrière, les locaux adaptés, exercer correctement les pouvoirs de police, ça prend du temps. Et cela permet de partager les expériences.”
Pour le chef de service de la police municipale de Faa’a, Ariinui Tarahu, l’identification des chiens doit être une priorité. “Ça coûte moins cher”, affirme-t-il. “Quand l’animal est identifié, la commune peut vite retrouver son propriétaire et le restituer. Mais sans identification, il faut payer la capture, le vétérinaire, la garde, voire l’euthanasie. Et s’il n’est pas adoptable, la facture pour le contribuable grimpe encore.” Dans ce contexte, la stérilisation reste pour lui un outil important.
Tout comme la sensibilisation, notamment auprès d’un public scolaire plus à l’écoute que les adultes. Il propose même que les enfants visitent la fourrière parce que “c'est du concret” : “Vous avez un chiot, c'est joli, c'est gentil et tout. Ça grandit, vous ne vous en occupez pas. L'animal risque de se retrouver en fourrière (…). Il faut investir sur cette génération. Après c'est eux qui reprennent leurs parents, les adultes. On a plus de facilité à craquer pour ce que nos enfants nous disent qu’à respecter ce que nous impose la loi.”
Vendredi, des tables rondes et cinq ateliers participatifs ont été mis en place à la mairie de Pirae, en marge des Tahiti Uri Days à l’invitation du Syndicat Intercommunal pour la Gestion de la Fourrière Animale (Sigfa). Comme thèmes principaux : la gestion des animaux errants et le bien-être animal. Plusieurs solutions ont été abordées : les modèles de gestion communale et le rôle des acteurs, la gestion des animaux dans les îles et les spécificités insulaires, le cadre juridique de la gestion animale, repenser la place et la structuration des associations ou encore la sensibilisation, information et campagnes de communication. Seuls les associations, représentants de l’État, du Pays et des communes ont pu participer à ces ateliers. Le rendez-vous était organisé sur invitation.
Me Fidèle, présent à ce séminaire, rappelle que l’application des textes relatifs au bien-être animal est récente : “Les maires, il leur faut du temps pour se les approprier, mettre en place les services publics, la fourrière, les locaux adaptés, exercer correctement les pouvoirs de police, ça prend du temps. Et cela permet de partager les expériences.”
Pour le chef de service de la police municipale de Faa’a, Ariinui Tarahu, l’identification des chiens doit être une priorité. “Ça coûte moins cher”, affirme-t-il. “Quand l’animal est identifié, la commune peut vite retrouver son propriétaire et le restituer. Mais sans identification, il faut payer la capture, le vétérinaire, la garde, voire l’euthanasie. Et s’il n’est pas adoptable, la facture pour le contribuable grimpe encore.” Dans ce contexte, la stérilisation reste pour lui un outil important.
Tout comme la sensibilisation, notamment auprès d’un public scolaire plus à l’écoute que les adultes. Il propose même que les enfants visitent la fourrière parce que “c'est du concret” : “Vous avez un chiot, c'est joli, c'est gentil et tout. Ça grandit, vous ne vous en occupez pas. L'animal risque de se retrouver en fourrière (…). Il faut investir sur cette génération. Après c'est eux qui reprennent leurs parents, les adultes. On a plus de facilité à craquer pour ce que nos enfants nous disent qu’à respecter ce que nous impose la loi.”
“Le chien a toujours fait partie de notre famille”
Le 9e adjoint au maire de Pira’e, Teddy Cheung assure avoir été confronté à la problématique des “chiens errants entraînant des problèmes de voisinage, de salubrité dans les quartiers, de surpopulation aussi. Mais [il] pense que c'est dans notre ADN aussi d'accueillir les chiens chez nous.”
Certaines personnes âgées se retrouvent même avec quatre à six chiens. “Après, elles peuvent se sentir submergés et cela joue sur le plan économique car elles ne peuvent plus nourrir convenablement leurs chiens. Mais elles veulent les garder, c'est de l'amour, ce n'est pas de la maltraitance. Dans l'histoire de la Polynésie, le chien a toujours fait partie de notre famille.”
La responsable de la cellule bien-être animal à la Direction de l'environnement (Diren), Karine Bonato, souligne que juridiquement c’est “complexe” car il y a un partage des “compétences et des responsabilités” entre le propriétaire et les institutions, État, Pays et communes. “Chacun a des missions qui peuvent s'imbriquer les unes avec les autres et c'est ce qui fait la complexité, d'un point de vue juridique, de la mise en place de toutes les mesures, de tous les textes réglementaires en lien avec le bien-être animal et la gestion des animaux”.
Cette année, près d’une trentaine de projets ont été déposés auprès de la cellule bien-être animal et 23 ont été subventionnés par la Diren dans les cinq archipels de la Polynésie. Karine Bonato veille aussi “à la bonne utilisation des deniers publics, c'est-à-dire que les associations n'essaient pas de tromper le Pays sur l'utilisation des fonds publics”.
Elle rappelle que le bien-être animal relève de la compétence du Pays et qu’à ce titre “il doit veiller à sa sécurité, et celle des humains. Ça passe par la biosécurité, il faut savoir qu'un animal peut être vecteur de maladie. Et quand on prend soin de lui, forcément, il est moins à même d'amener un risque de transfert de maladie à l'homme. Je pense, entre autres, à la leptospirose”.
Certaines personnes âgées se retrouvent même avec quatre à six chiens. “Après, elles peuvent se sentir submergés et cela joue sur le plan économique car elles ne peuvent plus nourrir convenablement leurs chiens. Mais elles veulent les garder, c'est de l'amour, ce n'est pas de la maltraitance. Dans l'histoire de la Polynésie, le chien a toujours fait partie de notre famille.”
La responsable de la cellule bien-être animal à la Direction de l'environnement (Diren), Karine Bonato, souligne que juridiquement c’est “complexe” car il y a un partage des “compétences et des responsabilités” entre le propriétaire et les institutions, État, Pays et communes. “Chacun a des missions qui peuvent s'imbriquer les unes avec les autres et c'est ce qui fait la complexité, d'un point de vue juridique, de la mise en place de toutes les mesures, de tous les textes réglementaires en lien avec le bien-être animal et la gestion des animaux”.
Cette année, près d’une trentaine de projets ont été déposés auprès de la cellule bien-être animal et 23 ont été subventionnés par la Diren dans les cinq archipels de la Polynésie. Karine Bonato veille aussi “à la bonne utilisation des deniers publics, c'est-à-dire que les associations n'essaient pas de tromper le Pays sur l'utilisation des fonds publics”.
Elle rappelle que le bien-être animal relève de la compétence du Pays et qu’à ce titre “il doit veiller à sa sécurité, et celle des humains. Ça passe par la biosécurité, il faut savoir qu'un animal peut être vecteur de maladie. Et quand on prend soin de lui, forcément, il est moins à même d'amener un risque de transfert de maladie à l'homme. Je pense, entre autres, à la leptospirose”.
Rosella Villant, tāvana de Fakahina “Les chiens sont plus nombreux que la population”
“Chez moi à Fakahina et à Fangatau les chiens sont plus nombreux que la population et le problème c'est que la plupart sont mal nourris, malades, maigres. Ça fait mal au cœur. Heureusement que certaines familles entretiennent bien leurs chiens. Je suis là pour avoir des solutions pour qu'il y ait moins de chiens car ils prolifèrent. On m’a dit que je peux mettre des amendes et je vais en mettre pour tout cela.
Aux Tuamotu, ce n'est jamais clôturé et les chiens sont sur la route. Et quand il y a des personnes qui arrivent à vélo, en deux-roues, ils se font poursuivre par les chiens et je ne veux pas avoir un problème de ce genre. Je ne veux pas que ma population soit mordue par les chiens.
J'ai créé une association environnementale, chez moi. J'ai demandé de l'aide au territoire. Mais le temps était limité et je n’ai pas obtenu la subvention. J'ai demandé à l'État une subvention de 1 million de francs. On m’a donné 357 000 francs. Qu'est-ce que je peux faire avec ça ? Rien.
Je peux peut-être payer juste le déplacement de deux vétérinaires. Mais, les soins, la stérilisation, et tout le reste, qui va payer ?”
Aux Tuamotu, ce n'est jamais clôturé et les chiens sont sur la route. Et quand il y a des personnes qui arrivent à vélo, en deux-roues, ils se font poursuivre par les chiens et je ne veux pas avoir un problème de ce genre. Je ne veux pas que ma population soit mordue par les chiens.
J'ai créé une association environnementale, chez moi. J'ai demandé de l'aide au territoire. Mais le temps était limité et je n’ai pas obtenu la subvention. J'ai demandé à l'État une subvention de 1 million de francs. On m’a donné 357 000 francs. Qu'est-ce que je peux faire avec ça ? Rien.
Je peux peut-être payer juste le déplacement de deux vétérinaires. Mais, les soins, la stérilisation, et tout le reste, qui va payer ?”
Ariinui Tarahu, Chef de service de la police municipale de Faa’a “Un adolescent s'est fait mordre à un centimètre de la carotide”
“Les gens qui donnent à manger aux chiens, c'est louable mais le problème d'errance continue et l'animal est toujours sur la voie publique. Pire, la personne qui a l’habitude de lui donner à manger part en vacances. Les animaux continuent à venir sur le site. Un exemple concret : une personne leur donnait à manger sur le parking d'un établissement scolaire. On l’a informé qu’il y a un arrêté qui interdit le nourrissage. Elle n’a pas voulu coopérer, même après plusieurs sommations. Elle a été verbalisée. Deux à trois semaines après, un adolescent s'est fait mordre à un centimètre de la carotide. On a échappé à un drame.
Les animaux en divagation sont de la responsabilité du maire. À notre demande la famille a déposé plainte. Réquisition de l'officier de police judiciaire : ‘Veuillez me fournir tous les éléments ; les actions menées par votre service en matière de divagation’. Le fait qu'on ait verbalisé et les rapports de police ont protégé le maire parce qu'on a fait tout simplement notre boulot.
On a été décrié par certains de nos détracteurs, par les associations, on est méchant, on est ceci, on est cela, mais le jour où il y a eu la morsure, il n'y a plus personne.”
Les animaux en divagation sont de la responsabilité du maire. À notre demande la famille a déposé plainte. Réquisition de l'officier de police judiciaire : ‘Veuillez me fournir tous les éléments ; les actions menées par votre service en matière de divagation’. Le fait qu'on ait verbalisé et les rapports de police ont protégé le maire parce qu'on a fait tout simplement notre boulot.
On a été décrié par certains de nos détracteurs, par les associations, on est méchant, on est ceci, on est cela, mais le jour où il y a eu la morsure, il n'y a plus personne.”

































