Hao, le 30 mars 2026 - En coulisses, les petites mains s’activent sans relâche pour faire de la fête de fin d’année de l’école primaire un moment inoubliable. Pas moins de 600 éléments de costumes sont actuellement confectionnés par de talentueuses artisanes.
L’école primaire Te Tahua o Fariki de Hao organise tous les deux ans un spectacle de fin d’année très spécial : le Makeva haga. Cet événement biennal, véritable point d’orgue dans la scolarité des élèves, s’inspire toujours d’un thème tiré des légendes locales.
Pour l’édition 2026, les élèves explorent la légende de Tematakaurika, déclinée en quatre axes : l’art de la parole, l’art de la parure, la maîtrise du corps et celle de l’esprit. Ce thème ne se limite pas à la scène : il irrigue l’ensemble des apprentissages tout au long de l’année, en lien avec les approches pluridisciplinaires et plurilingues désormais intégrées aux programmes scolaires.
Ce projet est pris très au sérieux, à l’image des grands heiva. Aussi, les 131 élèves de l’école et leurs dix enseignants y participent-ils activement, accompagnés d’intervenants culturels extérieurs : parents, bénévoles et artisans. Parmi eux, un groupe essentiel œuvre dans l’ombre : les costumières. Nous les avons rencontrées.
Les talentueuse costumières
Armées de leurs indispensables pistolets à colle chaude, ces artisanes polyvalentes travaillent pour certaines depuis le mois d’octobre à la confection de centaines de pièces. Installées dans une salle de l’école, ces mamans, tantes, grands-mères et bénévoles sont en moyenne une dizaine à se relayer chaque jour pour offrir de leur temps au service des enfants.
Les costumes, soigneusement gardés secrets jusqu’au spectacle du 24 juin prochain, seront nombreux et variés. Certains élèves porteront jusqu’à quatre tenues différentes. Rien que pour le cycle 1, 51 éléments sont nécessaires, sans compter les costumes spécifiques pour la chorale et les percussionnistes.
Il leur reste encore trois mois pour finaliser les ornements : coiffes, parures de cou, ceintures, brassières, diadèmes, ‘ahu more et autres accessoires. Les matériaux utilisés sont variés : tissus, coquillages, végétaux secs, perles, nacres, cordelettes, écorces ou encore plumes. Une partie a été financée par la coopérative scolaire, grâce aux cotisations, tandis que le reste provient des dons des familles.
Mais le plus intense reste à venir. Comme le savent tous les participants aux heiva et aux spectacles traditionnels, les derniers jours précédant la représentation sont particulièrement éprouvants. Les nuits se raccourcissent, car c’est à ce moment-là que les éléments végétaux frais sont ajoutés aux costumes : fleurs et feuillages viennent sublimer les créations et donner vie à l’ensemble.
Un travail colossal pour ces costumières, dont l’engagement contribue pleinement à la réussite collective et à la transmission culturelle, tout en faisant vivre la mémoire de Tematakaurika. “La première difficulté que l’on rencontre c’est au niveau de l’achat du matériel car avec l’éloignement nous sommes obligés d’anticiper longtemps à l’avance”, explique Hallie Teturu, enseignante et coordinatrice des costumes pour le Makeva haga. “Pour les coquillages, par exemple, il faut prendre en compte le temps du ramassage, le nettoyage et la préparation. C’est quelque chose qui prend du temps mais heureusement que les familles nous font de nombreux dons. Malgré tout nous allons tenir les délais grâce aux parents qui viennent de plus en plus nombreux y compris week-ends et vacances. Le Makeva haga c’est un grand événement à notre échelle, c’est notre petit Heiva à nous mais également un moment de partage de la culture dans la paix.”
Rendez-vous est donc pris pour le 24 juin pour assister à ce spectacle, nous n’oublierons pas de vous en faire un résumé.
L’école primaire Te Tahua o Fariki de Hao organise tous les deux ans un spectacle de fin d’année très spécial : le Makeva haga. Cet événement biennal, véritable point d’orgue dans la scolarité des élèves, s’inspire toujours d’un thème tiré des légendes locales.
Pour l’édition 2026, les élèves explorent la légende de Tematakaurika, déclinée en quatre axes : l’art de la parole, l’art de la parure, la maîtrise du corps et celle de l’esprit. Ce thème ne se limite pas à la scène : il irrigue l’ensemble des apprentissages tout au long de l’année, en lien avec les approches pluridisciplinaires et plurilingues désormais intégrées aux programmes scolaires.
Ce projet est pris très au sérieux, à l’image des grands heiva. Aussi, les 131 élèves de l’école et leurs dix enseignants y participent-ils activement, accompagnés d’intervenants culturels extérieurs : parents, bénévoles et artisans. Parmi eux, un groupe essentiel œuvre dans l’ombre : les costumières. Nous les avons rencontrées.
Les talentueuse costumières
Armées de leurs indispensables pistolets à colle chaude, ces artisanes polyvalentes travaillent pour certaines depuis le mois d’octobre à la confection de centaines de pièces. Installées dans une salle de l’école, ces mamans, tantes, grands-mères et bénévoles sont en moyenne une dizaine à se relayer chaque jour pour offrir de leur temps au service des enfants.
Les costumes, soigneusement gardés secrets jusqu’au spectacle du 24 juin prochain, seront nombreux et variés. Certains élèves porteront jusqu’à quatre tenues différentes. Rien que pour le cycle 1, 51 éléments sont nécessaires, sans compter les costumes spécifiques pour la chorale et les percussionnistes.
Il leur reste encore trois mois pour finaliser les ornements : coiffes, parures de cou, ceintures, brassières, diadèmes, ‘ahu more et autres accessoires. Les matériaux utilisés sont variés : tissus, coquillages, végétaux secs, perles, nacres, cordelettes, écorces ou encore plumes. Une partie a été financée par la coopérative scolaire, grâce aux cotisations, tandis que le reste provient des dons des familles.
Mais le plus intense reste à venir. Comme le savent tous les participants aux heiva et aux spectacles traditionnels, les derniers jours précédant la représentation sont particulièrement éprouvants. Les nuits se raccourcissent, car c’est à ce moment-là que les éléments végétaux frais sont ajoutés aux costumes : fleurs et feuillages viennent sublimer les créations et donner vie à l’ensemble.
Un travail colossal pour ces costumières, dont l’engagement contribue pleinement à la réussite collective et à la transmission culturelle, tout en faisant vivre la mémoire de Tematakaurika. “La première difficulté que l’on rencontre c’est au niveau de l’achat du matériel car avec l’éloignement nous sommes obligés d’anticiper longtemps à l’avance”, explique Hallie Teturu, enseignante et coordinatrice des costumes pour le Makeva haga. “Pour les coquillages, par exemple, il faut prendre en compte le temps du ramassage, le nettoyage et la préparation. C’est quelque chose qui prend du temps mais heureusement que les familles nous font de nombreux dons. Malgré tout nous allons tenir les délais grâce aux parents qui viennent de plus en plus nombreux y compris week-ends et vacances. Le Makeva haga c’est un grand événement à notre échelle, c’est notre petit Heiva à nous mais également un moment de partage de la culture dans la paix.”
Rendez-vous est donc pris pour le 24 juin pour assister à ce spectacle, nous n’oublierons pas de vous en faire un résumé.





























