Tahiti, le 6 octobre 2026 – Alors que les manifestations de lycéens se durcissent en métropole, au Fenua ils sont nombreux à regarder cela de très loin. Même s’ils comprennent leurs revendications, ils pointent quand même du doigt les dégradations faites par certains des manifestants. Ils assurent qu’ils ne vont “jamais faire ça parce que déjà on n'est pas en France et en plus on est sur une petite île”.
Depuis la mi-septembre, soit 15 jours après la rentrée scolaire, les lycéens de la région Parisienne ont manifesté pour dénoncer les classes surchargées, l’insalubrité de leurs bâtiments, ou encore le non-remplacement des professeurs absents. Comme une trainée de poudre, le mouvement s’est étendu dans plusieurs régions de la France hexagonale.
Mais, comme dans tous les rassemblements, des “casseurs” ont pris part aux manifestations et plusieurs dégradations sont à déplorer comme des poubelles ou des entrées d’établissements scolaires qui ont été incendiés.
Et depuis quelques jours, les professeurs sont présents sur les lieux de manifestation, au côté de leurs élèves, pour les protéger des violences policières et leur offrir un encadrement.
Depuis la mi-septembre, soit 15 jours après la rentrée scolaire, les lycéens de la région Parisienne ont manifesté pour dénoncer les classes surchargées, l’insalubrité de leurs bâtiments, ou encore le non-remplacement des professeurs absents. Comme une trainée de poudre, le mouvement s’est étendu dans plusieurs régions de la France hexagonale.
Mais, comme dans tous les rassemblements, des “casseurs” ont pris part aux manifestations et plusieurs dégradations sont à déplorer comme des poubelles ou des entrées d’établissements scolaires qui ont été incendiés.
Et depuis quelques jours, les professeurs sont présents sur les lieux de manifestation, au côté de leurs élèves, pour les protéger des violences policières et leur offrir un encadrement.
Déjà on n'est pas en France”
À 18 000 kilomètres de la France hexagonale les lycéens du Fenua se sentent très peu concernés par ce qui se passe en métropole. La plupart d’entre eux se disent même choqués par les images montrant les nombreuses dégradations. “Ce n'est pas bien ce qu'ils font parce qu'ils détruisent du matériel et tout”, assure Hereani élève en seconde qui ajoute : “Je ne pense pas que cela puisse arriver ici car on n'est pas des sales gosses comme eux.”
Maeva scolarisée au lycée professionnel de Faa’a partage le point de vue de Hereani. Selon elle, les lycéens du Fenua ne vont “jamais faire ça parce que déjà on n'est pas en France et en plus on est sur une petite île. En plus si on fait cela on ne va rien améliorer au contraire on détruit tout le lycée”. Elle estime que mettre le feu à des établissement scolaires “c‘est quand même abusé”.
Hanaiti élève en 1er STMG au Lycée Diadème estime au contraire que le combat des lycéens en France est “bien car ce qu'ils font peut changer les choses. Ils se battent quand même pour leurs conditions d’étude. Dans les classes surchargées on peut moins bien travailler, on n'arrive pas à se concentrer, et c’est ce qu’on vit ici dans ce lycée”.
Cette lycéenne dénonce également les très longues journées des lycéens. “On commence à 7 heures et on finit à 17 heures, tout en sachant qu’on a aussi des devoirs à faire à la maison, c'est vraiment très dur pour certains élèves de travailler dans ces conditions. Je pense que ce qu'ils font c'est vraiment très important.”
Maeva scolarisée au lycée professionnel de Faa’a partage le point de vue de Hereani. Selon elle, les lycéens du Fenua ne vont “jamais faire ça parce que déjà on n'est pas en France et en plus on est sur une petite île. En plus si on fait cela on ne va rien améliorer au contraire on détruit tout le lycée”. Elle estime que mettre le feu à des établissement scolaires “c‘est quand même abusé”.
Hanaiti élève en 1er STMG au Lycée Diadème estime au contraire que le combat des lycéens en France est “bien car ce qu'ils font peut changer les choses. Ils se battent quand même pour leurs conditions d’étude. Dans les classes surchargées on peut moins bien travailler, on n'arrive pas à se concentrer, et c’est ce qu’on vit ici dans ce lycée”.
Cette lycéenne dénonce également les très longues journées des lycéens. “On commence à 7 heures et on finit à 17 heures, tout en sachant qu’on a aussi des devoirs à faire à la maison, c'est vraiment très dur pour certains élèves de travailler dans ces conditions. Je pense que ce qu'ils font c'est vraiment très important.”
“ Si on fait grève on ne va pas casser notre lycée”
De son côté Edgar du Lycée professionnel de Faa’a, assure que les manifestations de cette ampleur ne sont pas à l’ordre du jour au Fenua. “Je ne pense pas que cette situation puisse arriver ici, car nos salles sont bien, on a la clim donc on a moins chaud et parfois nous sommes sept élèves par classe. Donc on peut bien travailler et en plus on a tout le matériel qu'il faut”.
Heiana et Taiamani du Lycée Diadème estiment que “une petite grève” pourrait sans nul doute faire avancer leurs conditions de travail. Mais “après, on n'est pas des enfants qui vont casser”, précisent-elles.
Elles racontent en effet que parfois “on est carrément serrés dans la salle, comme on est une classe de 30 élèves”. Heureusement, précisent-elles, qu’ils sont, pour la plupart du temps, scindés en deux groupes. Et pas question pour elles “de tout casser, on ne nous a pas éduqué comme cela. On sait ce qu’est le respect. Nous si on fait grève on ne va pas casser notre lycée”.
Malgré l’exiguïté des salles de classe, ces dernières le disent : “On aime bien ce lycée-là.”
De son côté Vahei en 1re STMG assure que les conditions de travail dans certaines classes du Fenua peuvent aussi être difficiles : “Nous sommes 34 en classe ça peut faire beaucoup, mais comparé à la France, je pense que c'est beaucoup moins.”
Elle ajoute qu’il y a des chaises et tables cassées, ou encore que les vidéoprojecteurs et les ordinateurs “buggent toutes les dix minutes. En gros, on travaille dans de mauvaises conditions et c’est comme ça dans la plupart des lycées. Mais, bon, on ne va pas manifester”.
Maeva, en revanche, estime que les conditions de travail se sont améliorées même s’ils sont 28 élèves “mais pour beaucoup de nos cours la classe est divisée en deux donc ça va (…). En tout cas pour nos salles c’est mieux que l’année dernière car aujourd’hui on a la clim’ dans presque toutes les salles”.
Heiana et Taiamani du Lycée Diadème estiment que “une petite grève” pourrait sans nul doute faire avancer leurs conditions de travail. Mais “après, on n'est pas des enfants qui vont casser”, précisent-elles.
Elles racontent en effet que parfois “on est carrément serrés dans la salle, comme on est une classe de 30 élèves”. Heureusement, précisent-elles, qu’ils sont, pour la plupart du temps, scindés en deux groupes. Et pas question pour elles “de tout casser, on ne nous a pas éduqué comme cela. On sait ce qu’est le respect. Nous si on fait grève on ne va pas casser notre lycée”.
Malgré l’exiguïté des salles de classe, ces dernières le disent : “On aime bien ce lycée-là.”
De son côté Vahei en 1re STMG assure que les conditions de travail dans certaines classes du Fenua peuvent aussi être difficiles : “Nous sommes 34 en classe ça peut faire beaucoup, mais comparé à la France, je pense que c'est beaucoup moins.”
Elle ajoute qu’il y a des chaises et tables cassées, ou encore que les vidéoprojecteurs et les ordinateurs “buggent toutes les dix minutes. En gros, on travaille dans de mauvaises conditions et c’est comme ça dans la plupart des lycées. Mais, bon, on ne va pas manifester”.
Maeva, en revanche, estime que les conditions de travail se sont améliorées même s’ils sont 28 élèves “mais pour beaucoup de nos cours la classe est divisée en deux donc ça va (…). En tout cas pour nos salles c’est mieux que l’année dernière car aujourd’hui on a la clim’ dans presque toutes les salles”.
Ils sont là “pour nous protéger”
Les lycéens sont unanimes cependant pour pointer du doigt les violences policières dont ont été victimes les lycéens en métropole. “Ce n'est pas juste, ce n'est pas bien”, estiment Heiana et Taiamani du Lycée Diadème.
Vahei de son côté ne cache pas sa déception : “Ils abusent franchement. Les lycéens en France veulent juste avoir du temps pour eux et en plus ils dénoncent leurs conditions de travail ; ce qui est juste.”
Hanaiti ne comprend pas ces violences estimant que les forces de l’ordre sont “quand même là pour nous protéger sachant que les lycéens manifestent pour avoir plus de droits, pour avoir des horaires acceptables et pas pour subir des violences. Ça montre vraiment que personne ne nous écoute et c'est aussi ce qui renforce le fait de manifester contre tout ça”.
De son côté Maeva estime avoir beaucoup de “chance de ne pas avoir des interventions dures ici comme ce qui se passe en France. Enfin, après on ne va pas aussi se mentir cela dépend des mūto’i” dit-elle.
Vahei de son côté ne cache pas sa déception : “Ils abusent franchement. Les lycéens en France veulent juste avoir du temps pour eux et en plus ils dénoncent leurs conditions de travail ; ce qui est juste.”
Hanaiti ne comprend pas ces violences estimant que les forces de l’ordre sont “quand même là pour nous protéger sachant que les lycéens manifestent pour avoir plus de droits, pour avoir des horaires acceptables et pas pour subir des violences. Ça montre vraiment que personne ne nous écoute et c'est aussi ce qui renforce le fait de manifester contre tout ça”.
De son côté Maeva estime avoir beaucoup de “chance de ne pas avoir des interventions dures ici comme ce qui se passe en France. Enfin, après on ne va pas aussi se mentir cela dépend des mūto’i” dit-elle.

































