Tahiti, le 19 octobre 2026 - Frédéric Riveta reste aux commandes de Rurutu, mais de justesse. Appelés à revoter dimanche après l'annulation des municipales de mars par le tribunal administratif, les électeurs ont renouvelé leur confiance au tāvana sortant avec 50,9 % des suffrages, contre 49,1 % pour Jacques Chong. Malgré le front commun constitué par ses adversaires, le maire en place depuis 1995 l'emporte avec 35 petites voix d'avance.
Il aura fallu attendre près de 23 heures, dimanche, pour connaître le verdict des urnes à Rurutu. Après une longue soirée de dépouillement et de vérification des bulletins, Frédéric Riveta a finalement été déclaré vainqueur de ces municipales partielles. Sa liste Tapura Amui no Rurutu devance de 35 voix celle de Jacques Chong, Rurutu To'u Anana'i A Tu. Une victoire sur le fil qui devrait lui permettre de conserver son fauteuil de tāvana, avec 14 sièges au conseil municipal contre cinq pour l'opposition.
Le scrutin était particulièrement attendu après l'annulation, en juin dernier, de l'élection du 15 mars. Frédéric Riveta l'avait alors emporté dès le premier tour avec 989 voix, franchissant de seulement quatre suffrages le seuil de la majorité absolue. Saisi par Jacques Chong, le tribunal administratif avait retenu plusieurs irrégularités, notamment la distribution de propagande électorale à la veille du vote et des pressions exercées sur des électeurs pour modifier des procurations. Des pratiques susceptibles d'avoir altéré la sincérité du scrutin compte tenu du très faible écart de voix.
L'union de l'opposition ne suffit pas
Pour cette nouvelle confrontation, Jacques Chong avait pourtant changé de stratégie. Il avait fait alliance avec Arsène Hatitio, qui avait recueilli 346 voix en mars, afin de présenter un front commun face au maire sortant. Une addition des forces qui pouvait laisser espérer une alternance, mais qui n'aura finalement pas suffi.
Les électeurs se sont une nouvelle fois fortement mobilisés : sur les 2 424 inscrits, plus de 83 % ont participé au scrutin. Un taux qui témoigne de l'enjeu de ces élections, organisées dans un contexte météorologique compliqué, alors que la dépression Wati menaçait les Australes.
Élu à la tête de Rurutu en 1995, Frédéric Riveta, également représentant Tapura à l'assemblée de la Polynésie française et ancien ministre, devrait ainsi poursuivre son long règne municipal. Mais avec une opposition qui rassemble désormais près de la moitié des suffrages, cette nouvelle victoire confirme aussi combien le rapport de force s'est resserré sur l'île.
Il aura fallu attendre près de 23 heures, dimanche, pour connaître le verdict des urnes à Rurutu. Après une longue soirée de dépouillement et de vérification des bulletins, Frédéric Riveta a finalement été déclaré vainqueur de ces municipales partielles. Sa liste Tapura Amui no Rurutu devance de 35 voix celle de Jacques Chong, Rurutu To'u Anana'i A Tu. Une victoire sur le fil qui devrait lui permettre de conserver son fauteuil de tāvana, avec 14 sièges au conseil municipal contre cinq pour l'opposition.
Le scrutin était particulièrement attendu après l'annulation, en juin dernier, de l'élection du 15 mars. Frédéric Riveta l'avait alors emporté dès le premier tour avec 989 voix, franchissant de seulement quatre suffrages le seuil de la majorité absolue. Saisi par Jacques Chong, le tribunal administratif avait retenu plusieurs irrégularités, notamment la distribution de propagande électorale à la veille du vote et des pressions exercées sur des électeurs pour modifier des procurations. Des pratiques susceptibles d'avoir altéré la sincérité du scrutin compte tenu du très faible écart de voix.
L'union de l'opposition ne suffit pas
Pour cette nouvelle confrontation, Jacques Chong avait pourtant changé de stratégie. Il avait fait alliance avec Arsène Hatitio, qui avait recueilli 346 voix en mars, afin de présenter un front commun face au maire sortant. Une addition des forces qui pouvait laisser espérer une alternance, mais qui n'aura finalement pas suffi.
Les électeurs se sont une nouvelle fois fortement mobilisés : sur les 2 424 inscrits, plus de 83 % ont participé au scrutin. Un taux qui témoigne de l'enjeu de ces élections, organisées dans un contexte météorologique compliqué, alors que la dépression Wati menaçait les Australes.
Élu à la tête de Rurutu en 1995, Frédéric Riveta, également représentant Tapura à l'assemblée de la Polynésie française et ancien ministre, devrait ainsi poursuivre son long règne municipal. Mais avec une opposition qui rassemble désormais près de la moitié des suffrages, cette nouvelle victoire confirme aussi combien le rapport de force s'est resserré sur l'île.
À Tureia, aux Tuamotu, Tevahine Brander a elle aussi remporté son pari. La tavana sortante a été réélue conseillère municipale avec 130 voix (58,82 %), lors d'un scrutin qui a mobilisé 88,4 % des 250 électeurs inscrits. Son élection du 15 mars avait été annulée par le tribunal administratif en raison du refus d'accès au bureau de vote opposé à un délégué de candidat.






























