Tahiti, le 29 avril 2026 - À deux jours du 1er-Mai et de la rencontre annuelle entre syndicats et gouvernement à la présidence du Pays, Force ouvrière dégaine une résolution Outre-mer qui remet la vie chère et les inégalités au cœur du débat en Polynésie. Une offensive qui intervient alors que le gouvernement, désormais sans majorité à l’assemblée, voit sa marge de manœuvre se réduire.
À deux jours des rencontres du 1er-Mai à la présidence du Pays, Force ouvrière (FO) donne le ton. Le syndicat a adopté, le 29 avril, une résolution consacrée aux Outre-mer, dans laquelle il alerte sur la situation sociale des territoires ultramarins, dont la Polynésie française.
Un texte qui fait écho à des préoccupations toujours plus vives localement. FO y souligne que “les travailleurs et retraités des Outre-mer subissent des niveaux de prix nettement supérieurs à ceux de l’Hexagone”, tout en étant confrontés à des revenus plus faibles. Une réalité qui, au Fenua, alimente le malaise autour du pouvoir d’achat, dans un contexte où alimentation, logement et dépenses contraintes pèsent lourd dans les budgets.
Dans ce document, le syndicat appelle à “une revalorisation immédiate des salaires, des pensions et des minima sociaux”, mais aussi à un encadrement plus strict des prix, notamment pour les produits de première nécessité. FO insiste également sur la nécessité de mieux contrôler les circuits de distribution, régulièrement pointés du doigt dans les territoires insulaires.
Autre point noir soulevé, le coût des transports. Dans un territoire éclaté comme la Polynésie, il constitue “un frein important à la mobilité et au développement économique”, limitant à la fois les déplacements des habitants et certaines dynamiques économiques entre les îles.
Au-delà des constats, des attentes concrètes
La résolution ne s’arrête pas là. Elle évoque aussi le logement, l’accès aux services publics et la continuité territoriale, appelant à des investissements à la hauteur des besoins. “Il est indispensable de garantir l’égalité réelle entre les territoires”, martèle le syndicat.
Parallèlement, d’autres dossiers polynésiens se jouent aussi à Paris. Dans sa résolution, FO se félicite du vote à l’Assemblée nationale du texte relatif aux conséquences des essais nucléaires en Polynésie, notamment pour les avancées en matière d’indemnisation et de remboursement à la CPS. Le syndicat appelle désormais le Sénat à l’examiner et à l’adopter rapidement, le 28 mai prochain.
Un sujet suivi de près par les représentants locaux. Le secrétaire général de la CSTP-FO, Patrick Galenon, se trouve actuellement à Paris aux côtés du sénateur Teva Rohfritsch pour travailler sur ce texte et ses implications pour les assurés polynésiens. Une réunion qui a permis de “faire le point sur les estimations de la CPS concernant la prise en charge des maladies radio-induites et d’en mesurer les impacts pour les assurés du Fenua”, a indiqué le sénateur sur ses réseaux.
Au Fenua, FO durcit le ton et met directement l’exécutif face à ses responsabilités. Mais le contexte est inédit : privé de majorité à l’assemblée, le gouvernement voit sa capacité d’action fragilisée, là où il était déjà attendu sur le terrain du pouvoir d’achat.
Entre pression sociale et équilibres politiques plus incertains, l’exécutif devra composer. Pour FO, le temps des constats est révolu : à deux jours du 1er-Mai, ce sont désormais des décisions rapides et visibles qui sont attendues.
À deux jours des rencontres du 1er-Mai à la présidence du Pays, Force ouvrière (FO) donne le ton. Le syndicat a adopté, le 29 avril, une résolution consacrée aux Outre-mer, dans laquelle il alerte sur la situation sociale des territoires ultramarins, dont la Polynésie française.
Un texte qui fait écho à des préoccupations toujours plus vives localement. FO y souligne que “les travailleurs et retraités des Outre-mer subissent des niveaux de prix nettement supérieurs à ceux de l’Hexagone”, tout en étant confrontés à des revenus plus faibles. Une réalité qui, au Fenua, alimente le malaise autour du pouvoir d’achat, dans un contexte où alimentation, logement et dépenses contraintes pèsent lourd dans les budgets.
Dans ce document, le syndicat appelle à “une revalorisation immédiate des salaires, des pensions et des minima sociaux”, mais aussi à un encadrement plus strict des prix, notamment pour les produits de première nécessité. FO insiste également sur la nécessité de mieux contrôler les circuits de distribution, régulièrement pointés du doigt dans les territoires insulaires.
Autre point noir soulevé, le coût des transports. Dans un territoire éclaté comme la Polynésie, il constitue “un frein important à la mobilité et au développement économique”, limitant à la fois les déplacements des habitants et certaines dynamiques économiques entre les îles.
Au-delà des constats, des attentes concrètes
La résolution ne s’arrête pas là. Elle évoque aussi le logement, l’accès aux services publics et la continuité territoriale, appelant à des investissements à la hauteur des besoins. “Il est indispensable de garantir l’égalité réelle entre les territoires”, martèle le syndicat.
Parallèlement, d’autres dossiers polynésiens se jouent aussi à Paris. Dans sa résolution, FO se félicite du vote à l’Assemblée nationale du texte relatif aux conséquences des essais nucléaires en Polynésie, notamment pour les avancées en matière d’indemnisation et de remboursement à la CPS. Le syndicat appelle désormais le Sénat à l’examiner et à l’adopter rapidement, le 28 mai prochain.
Un sujet suivi de près par les représentants locaux. Le secrétaire général de la CSTP-FO, Patrick Galenon, se trouve actuellement à Paris aux côtés du sénateur Teva Rohfritsch pour travailler sur ce texte et ses implications pour les assurés polynésiens. Une réunion qui a permis de “faire le point sur les estimations de la CPS concernant la prise en charge des maladies radio-induites et d’en mesurer les impacts pour les assurés du Fenua”, a indiqué le sénateur sur ses réseaux.
Au Fenua, FO durcit le ton et met directement l’exécutif face à ses responsabilités. Mais le contexte est inédit : privé de majorité à l’assemblée, le gouvernement voit sa capacité d’action fragilisée, là où il était déjà attendu sur le terrain du pouvoir d’achat.
Entre pression sociale et équilibres politiques plus incertains, l’exécutif devra composer. Pour FO, le temps des constats est révolu : à deux jours du 1er-Mai, ce sont désormais des décisions rapides et visibles qui sont attendues.





























