Star des réseaux nichée en pleine nature, le barrage de Titaaviri 2 est avant tout un ouvrage dédié à la production d’énergie hydroélectrique (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 5 août 2026 – À Papeari, le barrage de Titaaviri 2 attire un nombre croissant de visiteurs. Sur les réseaux sociaux, l’ouvrage de production d’énergie hydroélectrique de Marama Nui est surnommé le “Machu Picchu tahitien” en raison de son architecture en terrasses, mais la comparaison avec la célèbre cité des Incas s’arrête là. Ce regain d’intérêt est associé à un appel à la vigilance, matérialisé le mois dernier par la pose de panneaux d’information pour permettre aux randonneurs de profiter de ce cadre naturel préservé en toute sécurité, tout en respectant les infrastructures industrielles.
Le week-end et pendant les vacances scolaires, le parking situé à l’entrée de la vallée de Titaaviri fait régulièrement le plein. Ce mercredi matin, une cinquantaine de personnes étaient engagées sur le sentier à la faveur du beau temps. Originaire de Papeari, Temehau avait prévu les baskets et le sac à dos avec tout le nécessaire. “Mon grand-père venait souvent piquer les chevrettes. L’objectif aujourd’hui, avec les enfants qui sont petits, c’est d’aller jusqu’au bain du roi”, nous a indiqué la jeune femme.
Débutants ou avertis, la plupart des randonneurs s’aventurent en groupe, entre amis ou en famille. “Je suis déjà venue quatre ou cinq fois. La première fois, c’était en 2015. On est en pleine nature, mais c’est très accessible”, apprécie une marcheuse accompagnée de trois autres personnes. Nous avons aussi croisé Vaihere et son fils Hitiarii, résidents de Papara : “On a découvert ce superbe paysage sur les réseaux sociaux et ça nous a donné envie !”
Le week-end et pendant les vacances scolaires, le parking situé à l’entrée de la vallée de Titaaviri fait régulièrement le plein. Ce mercredi matin, une cinquantaine de personnes étaient engagées sur le sentier à la faveur du beau temps. Originaire de Papeari, Temehau avait prévu les baskets et le sac à dos avec tout le nécessaire. “Mon grand-père venait souvent piquer les chevrettes. L’objectif aujourd’hui, avec les enfants qui sont petits, c’est d’aller jusqu’au bain du roi”, nous a indiqué la jeune femme.
Débutants ou avertis, la plupart des randonneurs s’aventurent en groupe, entre amis ou en famille. “Je suis déjà venue quatre ou cinq fois. La première fois, c’était en 2015. On est en pleine nature, mais c’est très accessible”, apprécie une marcheuse accompagnée de trois autres personnes. Nous avons aussi croisé Vaihere et son fils Hitiarii, résidents de Papara : “On a découvert ce superbe paysage sur les réseaux sociaux et ça nous a donné envie !”
Un barrage de 1989
En effet, depuis quelques temps, l’architecture de l’ouvrage hydroélectrique positionné en fond de vallée attire un nombre croissant de visiteurs. Il est surnommé le “Machu Picchu tahitien” en raison de sa constitution en terrasses, mais la comparaison avec le célèbre sanctuaire péruvien classé au patrimoine mondial de l’Unesco s’arrête là. Mis en service en 1989, le site n’a rien d’un vestige ancestral. “C’est le barrage de Titaaviri 2, qui a ses cousins à Hitia’a, Papeno’o, Vaihiria et Vaite. Les barrages de Marama Nui sont faits sur le même principe : ce sont des barrages en remblai. Les matériaux sont empilés marche par marche avec de gros enrochements en aval pour éviter que les fortes pluies ne viennent raviner l’ouvrage”, résume Yann Wolff, directeur général délégué de Marama Nui, filiale d’EDT. Sur la partie droite de l’édifice, le déversoir de crue est bétonné pour résister à l’érosion.
D’une hauteur de 24 mètres pour une capacité de stockage de 400.000 m3, Titaaviri 2 fait partie des cinq plus grands barrages de Tahiti : “Quand il est plein, on a une semaine de fonctionnement des turbines et avec 3 mégawatts, on peut alimenter Taiarapu-Ouest.”
Accès piéton
Pour y accéder, compter trois à six heures de marche selon l’allure pour parcourir environ 18 km aller-retour, essentiellement à plat. À l’arrivée, le barrage niché dans un cirque naturel, entre de majestueuses montagnes et des cascades ruisselantes, a effectivement une aura particulière.
Fermé aux véhicules, l’accès à la vallée – dont la partie basse appartient à Tahiti Agrégats, et la partie haute à Marama Nui – se fait à pied ou à vélo. “L’idée, c’est de laisser l’accès aux marcheurs et aux amoureux de la nature tout en garantissant au maximum leur sécurité. Ce n’est pas simple, car on est en milieu tropical, dans une vallée torrentielle, où sont implantés des ouvrages de type industriels, donc le challenge, c’est de réussir à cohabiter”, souligne Yann Wolff. À titre d’exemple, les dix-huit mois de travaux qui se profilent sur une station de transfert d’énergie par pompage nécessiteront un balisage de chantier spécifique, voire des fermetures ponctuelles qui seront communiquées en amont.
“Passer des messages de sécurité”
“Depuis 25 ans, j’ai toujours vu des gens se balader ici, mais c’étaient quelques riverains. Aujourd’hui, le week-end, ça m’arrive de croiser 200 personnes”, témoigne le directeur général délégué de Marama Nui, Yann Wolff. Une affluence prise au sérieux par le maire de Teva i Uta, Tearii Alpha, interrogé sur le sujet il y a plusieurs semaines suite à un communiqué publié début mai, en pleine vigilance orange pour fortes pluies. “On est préoccupés par le comportement de certains visiteurs qui ne connaissent pas nos vallées et qui s’y aventurent en période de pluie, voire de vigilance, ce qui met nos pompiers en danger alors que le risque était prévisible. Les rivières montent très vite et ce sont des zones où les télécommunications ne sont pas bonnes”, rappelle le tāvana. Sur une large partie de la randonnée, le réseau est effectivement aux abonnés absents.
En complément de la charte du randonneur réalisée par un collectif d’associations, des panneaux d’information en français, tahitien et anglais, semblables à ceux de la vallée de Papeno’o, ont été implantés courant juillet à des emplacements stratégiques (gués dangereux, voie de secours en cas de crue, accès réglementés, chutes de pierre) dans le cadre d’un partenariat entre Marama Nui, Tahiti Agrégats et la commune de Teva i Uta. “On souhaite passer des messages de sécurité aux gens. Les riverains connaissent les risques, mais depuis quatre ou cinq ans, on a une population de plus en plus urbaine et touristique, y compris des étrangers, qui n’ont pas les codes de la vallée et qui n’ont pas forcément conscience des risques. La pluviométrie peut être très élevée, donc il faut regarder la météo avant de venir. Il faut savoir renoncer ! Marama Nui porte régulièrement assistance à des promeneurs, mais pour l’instant, il n’y a rien eu de grave et c’est l’objectif, car je trouve que c’est l’un des plus beaux endroits de Tahiti”, conclut Yann Wolff.
Nuisances sonores et déchets, un appel au respect des lieux est aussi lancé, de même que des infrastructures industrielles. Si le mur au sommet du barrage commence à se couvrir d’inscriptions, certains visiteurs seraient également tentés de glisser le long du liner d’étanchéité... Des incivilités qui ne sont pas les bienvenues.
En complément de la charte du randonneur réalisée par un collectif d’associations, des panneaux d’information en français, tahitien et anglais, semblables à ceux de la vallée de Papeno’o, ont été implantés courant juillet à des emplacements stratégiques (gués dangereux, voie de secours en cas de crue, accès réglementés, chutes de pierre) dans le cadre d’un partenariat entre Marama Nui, Tahiti Agrégats et la commune de Teva i Uta. “On souhaite passer des messages de sécurité aux gens. Les riverains connaissent les risques, mais depuis quatre ou cinq ans, on a une population de plus en plus urbaine et touristique, y compris des étrangers, qui n’ont pas les codes de la vallée et qui n’ont pas forcément conscience des risques. La pluviométrie peut être très élevée, donc il faut regarder la météo avant de venir. Il faut savoir renoncer ! Marama Nui porte régulièrement assistance à des promeneurs, mais pour l’instant, il n’y a rien eu de grave et c’est l’objectif, car je trouve que c’est l’un des plus beaux endroits de Tahiti”, conclut Yann Wolff.
Nuisances sonores et déchets, un appel au respect des lieux est aussi lancé, de même que des infrastructures industrielles. Si le mur au sommet du barrage commence à se couvrir d’inscriptions, certains visiteurs seraient également tentés de glisser le long du liner d’étanchéité... Des incivilités qui ne sont pas les bienvenues.

































