Tahiti, le 7 avril 2026 - En 2025, les prix n’ont pas flambé en Polynésie… mais ils n’ont pas non plus relâché la pression. Derrière une inflation modérée, le bilan de l’ISPF révèle une réalité plus contrastée : alimentation, services et dépenses contraintes continuent de peser sur les ménages. Décryptage d’une année où la hausse se fait discrète… mais bien réelle.
En apparence, l’année 2025 ressemble à un long fleuve tranquille pour les prix en Polynésie française. Selon les données de l’Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF), l’inflation reste contenue, dans la lignée de 2024 où elle s’établissait autour de +1,4 % sur un an. Une évolution modérée, presque rassurante après les secousses inflationnistes mondiales des années précédentes. Mais derrière cette stabilité apparente, le quotidien des ménages raconte une autre histoire.
Car si l’indice global progresse peu, certaines dépenses clés continuent de grimper. L’alimentation, notamment, reste sous pression. Déjà en 2024, elle tirait l’inflation vers le haut avec une hausse supérieure à la moyenne, et la tendance se poursuit en 2025, notamment sous l’effet de fiscalités ciblées ou de coûts d’importation toujours élevés.
Même constat pour les services : assurances, restauration ou encore transports participent à cette inflation diffuse, qui s’installe dans les dépenses du quotidien. En juillet 2025, par exemple, la hausse des transports portée par le prix de l’aérien illustre ces tensions persistantes. Résultat : une inflation peu spectaculaire… mais omniprésente.
Le vrai sujet : le ressenti des ménages
C’est là que le bât blesse. Car l’inflation ressentie dépasse souvent l’inflation mesurée. Pourquoi ? Parce que les hausses concernent surtout des dépenses contraintes : se nourrir, se déplacer, se loger. Dans le même temps, les revenus progressent moins vite. Début 2025, les salaires augmentent plus lentement que les prix, ce qui érode mécaniquement le pouvoir d’achat.
Conséquence directe : les ménages arbitrent. La consommation ralentit, confirmant une tendance déjà observée par l’ISPF : la demande intérieure ne soutient plus la croissance comme auparavant. Ce ralentissement de la consommation intervient dans un contexte économique contrasté. Si le tourisme continue de jouer son rôle de moteur, la dynamique locale apparaît plus fragile. La Polynésie française, fortement dépendante des importations, reste structurellement exposée aux variations de prix internationales. Même lorsque l’inflation mondiale ralentit, ses effets persistent sur le territoire, avec un décalage parfois sensible.
Au final, 2025 ne marque ni rupture ni accalmie franche. L’inflation ralentit, certes, mais elle s’installe dans les habitudes de prix, grignotant lentement les marges de manœuvre des ménages. Sans choc spectaculaire, c’est une pression continue qui s’exerce, presque imperceptible, mais durable. Un défi de fond plus que de crise, qui oblige désormais à repenser l’équilibre entre revenus, consommation et coût de la vie.
En apparence, l’année 2025 ressemble à un long fleuve tranquille pour les prix en Polynésie française. Selon les données de l’Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF), l’inflation reste contenue, dans la lignée de 2024 où elle s’établissait autour de +1,4 % sur un an. Une évolution modérée, presque rassurante après les secousses inflationnistes mondiales des années précédentes. Mais derrière cette stabilité apparente, le quotidien des ménages raconte une autre histoire.
Car si l’indice global progresse peu, certaines dépenses clés continuent de grimper. L’alimentation, notamment, reste sous pression. Déjà en 2024, elle tirait l’inflation vers le haut avec une hausse supérieure à la moyenne, et la tendance se poursuit en 2025, notamment sous l’effet de fiscalités ciblées ou de coûts d’importation toujours élevés.
Même constat pour les services : assurances, restauration ou encore transports participent à cette inflation diffuse, qui s’installe dans les dépenses du quotidien. En juillet 2025, par exemple, la hausse des transports portée par le prix de l’aérien illustre ces tensions persistantes. Résultat : une inflation peu spectaculaire… mais omniprésente.
Le vrai sujet : le ressenti des ménages
C’est là que le bât blesse. Car l’inflation ressentie dépasse souvent l’inflation mesurée. Pourquoi ? Parce que les hausses concernent surtout des dépenses contraintes : se nourrir, se déplacer, se loger. Dans le même temps, les revenus progressent moins vite. Début 2025, les salaires augmentent plus lentement que les prix, ce qui érode mécaniquement le pouvoir d’achat.
Conséquence directe : les ménages arbitrent. La consommation ralentit, confirmant une tendance déjà observée par l’ISPF : la demande intérieure ne soutient plus la croissance comme auparavant. Ce ralentissement de la consommation intervient dans un contexte économique contrasté. Si le tourisme continue de jouer son rôle de moteur, la dynamique locale apparaît plus fragile. La Polynésie française, fortement dépendante des importations, reste structurellement exposée aux variations de prix internationales. Même lorsque l’inflation mondiale ralentit, ses effets persistent sur le territoire, avec un décalage parfois sensible.
Au final, 2025 ne marque ni rupture ni accalmie franche. L’inflation ralentit, certes, mais elle s’installe dans les habitudes de prix, grignotant lentement les marges de manœuvre des ménages. Sans choc spectaculaire, c’est une pression continue qui s’exerce, presque imperceptible, mais durable. Un défi de fond plus que de crise, qui oblige désormais à repenser l’équilibre entre revenus, consommation et coût de la vie.




























