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Dix ans de prison pour l'oncle incestueux


Tahiti, le 25 avril 2026 - Au terme de deux jours de procès, la cour d'assises a condamné vendredi à dix ans de prison le quadragénaire qui était poursuivi pour deux viols commis sur sa nièce dans les années 90. L'avocat général avait requis 12 ans de prison ferme à son encontre.

Après en avoir délibéré pendant plus de quatre heures, les jurés de la cour d'assises ont condamné vendredi soir le quadragénaire qui était jugé pour des viols à dix ans de prison. L'accusé, jusque-là inconnu de la justice, était poursuivi pour avoir imposé deux fellations à sa nièce alors que cette dernière avait moins de dix ans.

Si les faits dataient des années 90, ce n'est qu'en 2015 que la victime, devenue mère, avait décidé de porter plainte. Elle avait alors dénoncé de multiples viols commis par l'accusé et ses frères, mais au terme de l'information judiciaire, le juge d'instruction avait finalement retenu les deux fellations.

Entendu vendredi matin, l'accusé a répété qu'il n'avait imposé des agressions sexuelles à la victime qu'à deux reprises. Il a tout d'abord expliqué que sa nièce l'accusait car elle voulait se “venger” tout en assurant que justice devait lui être rendue. En pleurs, l'homme s'est longuement apitoyé sur son sort. Son épouse a quant à elle tenu à ce que la présidente de la cour d'assises lise un mot écrit par la fille de l'accusé selon lequel ce dernier est un père exemplaire.

​ Une victime “sacrifiable”

En l'absence de l'avocate de la victime, qui n'a pas pu venir en Polynésie et qui avait été entendue jeudi par visioconférence, la parole a donc été donnée à l'avocat général qui a rappelé lors de ses réquisitions que dans la sphère familiale, il est très difficile pour les mineurs victimes d'abus de “briser l'omerta”.

Évoquant la victime de cette affaire, le représentant du ministère public a évoqué une “enfant sacrifiable” qui était déjà “fragilisée”.

Douze ans de prison ont finalement été requis à l'encontre du quadragénaire. Constitué pour la défense de l'accusé, Me Adrien Huguet s'est référé lors de sa plaidoirie à l'ancienneté des faits et à l'évolution de son client qui est inséré tant sur le plan familial que professionnel. Après en avoir délibéré, les jurés ont donc condamné l’intéressé à 10 ans de prison.

Rédigé par Garance Colbert le Dimanche 26 Avril 2026 à 17:19 | Lu 529 fois