Tahiti le 10 août 2026 – Une vingtaine de jeunes bénéficient depuis lundi de l’expérience d’acteurs et de producteurs reconnus du Pacifique pendant une semaine dans le cadre d’ateliers d’acting organisés par l’Ican.
Des membres de l’International Cultural Arts Network (Ican), tel que Cliff Curtis, Wes Leclay ou encore Branscomb Richmond sont actuellement au Fenua pour initier et surtout former une vingtaine de stagiaires, choisi parmi la centaine de candidats.
Les célébrités du cinéma ont été accueillies, lundi matin à la Maison de la culture sur un ’ōrero déclamé par un agent de Te Fare Tauhiti Nui, Hitiura Mervin. Selon le président du Pays, Moetai Brotherson, à la fin de leur formation, les stagiaires ont l’opportunité d’être “transformés : vous serez quelqu’un de plus grand, de meilleur. C’est en tout cas l’objectif (…). Apprenez auprès de ces maîtres de leur art, dépassez vos propres attentes et soyez simplement la meilleure version de vous-même”.
Des membres de l’International Cultural Arts Network (Ican), tel que Cliff Curtis, Wes Leclay ou encore Branscomb Richmond sont actuellement au Fenua pour initier et surtout former une vingtaine de stagiaires, choisi parmi la centaine de candidats.
Les célébrités du cinéma ont été accueillies, lundi matin à la Maison de la culture sur un ’ōrero déclamé par un agent de Te Fare Tauhiti Nui, Hitiura Mervin. Selon le président du Pays, Moetai Brotherson, à la fin de leur formation, les stagiaires ont l’opportunité d’être “transformés : vous serez quelqu’un de plus grand, de meilleur. C’est en tout cas l’objectif (…). Apprenez auprès de ces maîtres de leur art, dépassez vos propres attentes et soyez simplement la meilleure version de vous-même”.
“Ne laissez pas les autres vous raconter vos histoires”
Brian Keaulana a été producteur de la série “Chief Of War” et connaît très bien Jason Momoa puisque c’est son cousin. “Je l'ai amené dans l'industrie du cinéma, et il nous a fait devenir des producteurs, pas parce qu'on est lié, mais parce que j'y ai travaillé pendant 40 ans (…). Beaucoup de ce que nous faisons à la maison, c'est différent de ce que fait Hollywood.” À Hawaii, précise-t-il, il faut des autorisations pour tourner un film. “Il faut demander aux anciens, avant. Il faut essayer de donner à la communauté plutôt que de prendre.”
Lors d’un voyage à Aotearoa, ce groupe de professionnels du cinéma ont appris beaucoup de choses car, “ils sont vraiment dirigés culturellement, dans l'industrie du cinéma” contrairement à Hawaii. De retour chez eux ils décident de mettre en place l'International Cultural Arts Network (Ican). “Nos Hawaiiens sont venus nous aider à entraîner nos gens et les élever (…). Ils travaillent partout maintenant dans Jumanji, dans Protecting Jared, dans les films Netflix.”
Brian Keaulana insiste sur ce principe à l’adresse des stagiaires : “Vous devez avoir votre connaissance indigène, vos histoires. Racontez vos histoires ! Ecrivez de l'intérieur à l'extérieur. Il ne faut pas que quelqu'un de la France, raconte votre histoire. Ne laissez pas les autres raconter vos histoires.”
Il leur conseille de se concentrer sur les faiblesses, “écoutez : il ne faut plus avoir d’égo. Soyez humble (…). Nous naviguons avec les étoiles, donc observez, écoutez, retournez à l'époque de nos tupuna”.
Lors d’un voyage à Aotearoa, ce groupe de professionnels du cinéma ont appris beaucoup de choses car, “ils sont vraiment dirigés culturellement, dans l'industrie du cinéma” contrairement à Hawaii. De retour chez eux ils décident de mettre en place l'International Cultural Arts Network (Ican). “Nos Hawaiiens sont venus nous aider à entraîner nos gens et les élever (…). Ils travaillent partout maintenant dans Jumanji, dans Protecting Jared, dans les films Netflix.”
Brian Keaulana insiste sur ce principe à l’adresse des stagiaires : “Vous devez avoir votre connaissance indigène, vos histoires. Racontez vos histoires ! Ecrivez de l'intérieur à l'extérieur. Il ne faut pas que quelqu'un de la France, raconte votre histoire. Ne laissez pas les autres raconter vos histoires.”
Il leur conseille de se concentrer sur les faiblesses, “écoutez : il ne faut plus avoir d’égo. Soyez humble (…). Nous naviguons avec les étoiles, donc observez, écoutez, retournez à l'époque de nos tupuna”.
“Le vaisseau de nos talents on va le voir au travers des histoires que nous choisissons de raconter”
L’acteur et producteur Maori, Cliff Curtis, qui connait aussi le Fenua, voudrait que le Pacifique soit connecté. “C'est une façon pour nous de se connecter avec la culture et de partager nos rêves, nos idées, pour raconter nos propres histoires.” Il conseille surtout “de lire, d’être ouvert, de travailler, d’être aidant et connecté, gentils et respectueux”. Pour lui tous ces conseils doivent aider les stagiaires à “développer [leur] ambition, et apprendre sur le monde”. Pour lui, le Pacifique doit “créer notre propre voie (…). Et cela va nous donner la possibilité d'explorer qui nous sommes, de grandir et de développer nos talents. Chacun, acteurs, écrivains, directeurs, producteurs, caméraman, ou techniciens, contribue à cette histoire”.
Branscomb Richmond estime, quant à lui, que “beaucoup de gens attendent” d’avoir cette opportunité. Mais “dans le cinéma en Amérique, pour la personne brune, c'est difficile. Ils mettent la peinture brune sur le popaa et c'est le popaa qui va jouer le Polynésien, l'Indien, le Chinois, etc.”.
West Leclay rappelle que lorsqu’il a débuté dans le cinéma, il n’avait personne pour lui “apprendre ce qu'il faut faire pour entrer dans le monde du cinéma. J'ai perdu beaucoup de temps à chercher dans quelle direction aller”. Et aux “élus” sélectionnés pour l’atelier d’acting, il a rappelé lundi matin qu’il y avait plus de 100 candidats. “C’est vous qui avez été choisis, peut-être pour le talent, l'expérience (…) mais prenez au sérieux cette opportunité”. À Hawaii, si on manque une classe on est immédiatement remplacé, a-t-il souligné. “On peut vous apprendre mais si vous ne faites pas le travail pour vous-même, ça ne sert à rien.” Il a aussi rappelé que le cinéma “c'est un life style, pas un job”. Toutes les opportunités qu’il a eues c’est “grâce à la culture, grâce à la danse” et comme “Tahiti m'a beaucoup donné et je veux aujourd’hui partager avec vous”.
Branscomb Richmond estime, quant à lui, que “beaucoup de gens attendent” d’avoir cette opportunité. Mais “dans le cinéma en Amérique, pour la personne brune, c'est difficile. Ils mettent la peinture brune sur le popaa et c'est le popaa qui va jouer le Polynésien, l'Indien, le Chinois, etc.”.
West Leclay rappelle que lorsqu’il a débuté dans le cinéma, il n’avait personne pour lui “apprendre ce qu'il faut faire pour entrer dans le monde du cinéma. J'ai perdu beaucoup de temps à chercher dans quelle direction aller”. Et aux “élus” sélectionnés pour l’atelier d’acting, il a rappelé lundi matin qu’il y avait plus de 100 candidats. “C’est vous qui avez été choisis, peut-être pour le talent, l'expérience (…) mais prenez au sérieux cette opportunité”. À Hawaii, si on manque une classe on est immédiatement remplacé, a-t-il souligné. “On peut vous apprendre mais si vous ne faites pas le travail pour vous-même, ça ne sert à rien.” Il a aussi rappelé que le cinéma “c'est un life style, pas un job”. Toutes les opportunités qu’il a eues c’est “grâce à la culture, grâce à la danse” et comme “Tahiti m'a beaucoup donné et je veux aujourd’hui partager avec vous”.
Puatea Ellis : “Il va falloir travailler pas mal sur soi”
“Lorsqu’on m’a appris que j’avais été sélectionnée, j’ai eu un gros stress dans le ventre et puis en même temps je me dis : ‘Allez go !’ Et puis j'aime bien les challenges (…). Je pense qu’ils m’ont sélectionnée car j'ai une expérience, peut-être qu'ils ont besoin de personnes pour faire des images de stunts [cascades, NDLR] ou de doublages. Ça c'est ce qui m'intéresserait le plus. Mais après si c'est pour être devant la caméra, il va falloir travailler pas mal sur soi, surtout sur la honte, il faut assurer le français et ça va être dur parce qu'on a un sacré accent ici, en tahitien ça pourrait passer, peut-être en anglais aussi, why not, on verra (…). J'ai aucune idée de ce qui va se passer pendant la formation (…). Je suis là pour l'aventure. Et là je tremble en fait.”
Maud Teraiamano : “La vie est une compétition”
“J'ai vu la vidéo sur le projet Ican. Je me suis dit : ‘Pourquoi pas saisir l'occasion ?’ J'ai fait un peu de scène et je voulais découvrir un autre monde : le cinéma (…). C'est vraiment une occasion de montrer de quoi je suis capable et surtout d'apprendre avec les meilleurs. En plus ce sont des Polynésiens (…). Oui, il faut toucher à tout lorsqu’on est dans le cinéma, on ne peut pas se contenter d'une seule activité. C'est ça qui va faire qu'on apprend et qu’on progresse. Et oui la vie, c'est une compétition. Et en plus on pourra avoir une vision sur tous les métiers du cinéma et comprendre comment chacun fonctionne. Et comme on dit, il faut travailler ensemble, mais pour travailler ensemble, il faut comprendre comment les autres travaillent. De base, je suis humoriste (…). Et j'ai envie d'aller au-delà de l'humour, connaître d'autres émotions, connaître de quoi je suis capable. Je sais que je suis capable de faire rire les gens, mais est-ce que je suis capable de faire pleurer les gens? Est-ce que je suis capable de faire ressentir de la colère chez les gens ? Je veux faire ressentir aux autres d'autres sentiments, d'autres émotions que je n'ai pas l'habitude de transmettre.”

































