Tahiti, le 6 août 2026 – Les cinq lauréats à l’appel à candidature pour le “Firi Anoihi– le lien par l’art” ont été présentés à la presse. Artistes visuels au sculpteur-graveur performeur, styliste, couturier modéliste ou encore créatrice contemporaine inspirée du patrimoine sont les élus et vont vivre trois mois intenses à la cité internationale des arts à Paris.
Pour la sixième édition de “Firi Anoihi – le lien par l’art” cinq artistes ont été sélectionnés et vont vivre une expérience de trois mois, du 3 septembre au 27 novembre prochains, en résidence à la Cité internationale des arts de Paris. Ces artistes ne seront pas lâchés dans la nature, ils bénéficieront d’un “accompagnement sur-mesure, de rencontres mensuelles et d’entretiens individuels avec des artistes et des professionnels de la culture”.
La sélection de ces artistes s’est surtout intéressée à “l’originalité et la qualité du projet de recherche et de création”, à “la lisibilité du parcours artistique et la présentation du portefolio” avec une attention pour “la contribution au rayonnement artistique de la Polynésie” qu’ils peuvent apporter.
Pour la ministre de la culture, Samantha Bonet-Tirao, ce programme permet à nos artistes d’être “accompagnés dans ce bel élan et de découvrir ce qui existe au-delà de nos frontières”. Rappelons que la cité des arts de Paris accueille plus de 300 artistes par mois venus du monde entier.
Pour la sixième édition de “Firi Anoihi – le lien par l’art” cinq artistes ont été sélectionnés et vont vivre une expérience de trois mois, du 3 septembre au 27 novembre prochains, en résidence à la Cité internationale des arts de Paris. Ces artistes ne seront pas lâchés dans la nature, ils bénéficieront d’un “accompagnement sur-mesure, de rencontres mensuelles et d’entretiens individuels avec des artistes et des professionnels de la culture”.
La sélection de ces artistes s’est surtout intéressée à “l’originalité et la qualité du projet de recherche et de création”, à “la lisibilité du parcours artistique et la présentation du portefolio” avec une attention pour “la contribution au rayonnement artistique de la Polynésie” qu’ils peuvent apporter.
Pour la ministre de la culture, Samantha Bonet-Tirao, ce programme permet à nos artistes d’être “accompagnés dans ce bel élan et de découvrir ce qui existe au-delà de nos frontières”. Rappelons que la cité des arts de Paris accueille plus de 300 artistes par mois venus du monde entier.
“Des artistes qui ont su croiser héritage, tradition, modernité et créativité”
La ministre a rappelé que la culture “ce sont les traditions mais c'est aussi l'art, le design et la créativité (…). Nous avons des talents, et évidemment que nous avons aussi des artistes qui ont su croiser héritage, tradition, modernité et créativité”.
À leur retour, fort de cette expérience, ils devront la partager avec les élèves et également les associations : “il faut que cela soit un projet pédagogique pour assurer la transmission. L'idée c'est de sensibiliser un maximum de jeunes, notamment originaires des archipels.”
L’État est également partenaires de ce projet de résidence d’artistes et le chef de la mission aux affaires culturelles, Paul Léandri, a rappelé que l’État prend en charge “les bourses” de deux des cinq artistes, tandis que les trois autres sont pris en charge par le Pays. “Si on peut faire plus, on fera plus, (…) parce qu'un artiste a effectivement besoin du soutien de toutes les institutions culturelles.”
À leur retour, fort de cette expérience, ils devront la partager avec les élèves et également les associations : “il faut que cela soit un projet pédagogique pour assurer la transmission. L'idée c'est de sensibiliser un maximum de jeunes, notamment originaires des archipels.”
L’État est également partenaires de ce projet de résidence d’artistes et le chef de la mission aux affaires culturelles, Paul Léandri, a rappelé que l’État prend en charge “les bourses” de deux des cinq artistes, tandis que les trois autres sont pris en charge par le Pays. “Si on peut faire plus, on fera plus, (…) parce qu'un artiste a effectivement besoin du soutien de toutes les institutions culturelles.”
Parcours différents pour une même quête identitaire
Les artistes sont originaires de Tahiti, des Marquises, de Kauehi ou encore d’Île de France. Ils ont chacun une ou plusieurs spécialités et cela va de styliste couturier et modéliste, créatrice contemporaine inspirée du patrimoine, artiste visuel ou encore sculpteur-graveur performeur.
Mauike est autodidacte. Cinq ans après avoir débuté, c’est la consécration. : “j'ai eu l'opportunité d'habiller l'actrice qui est montée sur les marches de Cannes en 2022, Pahoa Magahafanau.” Un an plus tard il remporte le premier prix au concours de designers.
Pour Jennyfer Faremiro, artiste plasticienne, ce programme est l’“opportunité d'une vie”. Elle compte “explorer les réserves des musées qui contiennent notre histoire. Je voulais voir aussi comment nos ancêtres, à leur époque et avec leurs moyens, avaient réussi à pousser la matière et la technique. Je compte revenir et mettre en pratique tout ce que j'ai pu voir.”
Sophie a développé “la peinture sur tissu. C'est du tissu qui a une mémoire, un vécu, ce tissu appartenait à ma grand-mère qui est décédée et j'ai voulu retranscrire des figures emblématiques d'ici (…) ça a été un travail de mémoire, pour ma part, et de reconnexion”.
Pour Tode, architecte, ingénieur de formation, le “déclic” s’est produit lors d’un stage à Barcelone, à la Sagrada Famìlia : “J'ai travaillé avec des sculpteurs sur l'œuvre de Gaudi (…) je me suis rendu compte que l'art pouvait englober toutes les démarches à la fois techniques, architecturales et qu'il ne fallait pas cloisonner tous ces domaines.”
Enfin, Warren, originaire de Hiva-Oa, explique que c’est son père, enseignant au centre des jeunes adolescents pendant plus de 15 ans, également sculpteur, qui lui a transmis son savoir “qui lui vient d'un grand maître marquisien malheureusement inconnu (…). J'aurais tellement voulu le voir mais ce n'est pas grave, il vit toujours à travers mon père et à travers moi et ma descendance”.
Mauike est autodidacte. Cinq ans après avoir débuté, c’est la consécration. : “j'ai eu l'opportunité d'habiller l'actrice qui est montée sur les marches de Cannes en 2022, Pahoa Magahafanau.” Un an plus tard il remporte le premier prix au concours de designers.
Pour Jennyfer Faremiro, artiste plasticienne, ce programme est l’“opportunité d'une vie”. Elle compte “explorer les réserves des musées qui contiennent notre histoire. Je voulais voir aussi comment nos ancêtres, à leur époque et avec leurs moyens, avaient réussi à pousser la matière et la technique. Je compte revenir et mettre en pratique tout ce que j'ai pu voir.”
Sophie a développé “la peinture sur tissu. C'est du tissu qui a une mémoire, un vécu, ce tissu appartenait à ma grand-mère qui est décédée et j'ai voulu retranscrire des figures emblématiques d'ici (…) ça a été un travail de mémoire, pour ma part, et de reconnexion”.
Pour Tode, architecte, ingénieur de formation, le “déclic” s’est produit lors d’un stage à Barcelone, à la Sagrada Famìlia : “J'ai travaillé avec des sculpteurs sur l'œuvre de Gaudi (…) je me suis rendu compte que l'art pouvait englober toutes les démarches à la fois techniques, architecturales et qu'il ne fallait pas cloisonner tous ces domaines.”
Enfin, Warren, originaire de Hiva-Oa, explique que c’est son père, enseignant au centre des jeunes adolescents pendant plus de 15 ans, également sculpteur, qui lui a transmis son savoir “qui lui vient d'un grand maître marquisien malheureusement inconnu (…). J'aurais tellement voulu le voir mais ce n'est pas grave, il vit toujours à travers mon père et à travers moi et ma descendance”.
“Ils contribuent à leur manière à être des bâtisseurs du Pays”
Après avoir partagé leur parcours ou encore leurs expériences, la ministre de la Culture en charge de l’Éducation, Samantha Bonet-Tirao, assure que ces artistes lui font beaucoup penser à la circulaire d’orientation de l’Éducation qu’elle a présenté aux enseignants et cadres de l’Éducation, tout au long de cette semaine. “Je fais le lien parce qu'en fait, on a de la formation dans leur parcours de vie. Tous ont dans leur domaine en fonction de leur appétence, de leur engouement, et de leur quête personnelle et parfois très spirituelle, découvert chez eux quelque chose d'extraordinaire qu'ils ont souhaité développer. Et c'est ça la réussite aujourd'hui. Ils contribuent à leur manière à être des bâtisseurs du Pays.”
Pour elle, l’art permet d’être perpétuellement en recherche “de soi-même, de matière, de découvertes, de rencontres qui permettent de voir plus loin, d'élargir la vision du Fenua dans nos archipels mais aussi à l'extérieur où on rencontre des cultures qui vont permettre de façonner l'esprit et la créativité”. Une démarche, dit-elle, que le gouvernement souhaite grandement “soutenir” que cela soit dans le domaine de la culture ou de l'éducation. “La beauté réside d'abord dans le regard, dans la pensée qui crée, et dans le geste qui façonne.”
Pour elle, l’art permet d’être perpétuellement en recherche “de soi-même, de matière, de découvertes, de rencontres qui permettent de voir plus loin, d'élargir la vision du Fenua dans nos archipels mais aussi à l'extérieur où on rencontre des cultures qui vont permettre de façonner l'esprit et la créativité”. Une démarche, dit-elle, que le gouvernement souhaite grandement “soutenir” que cela soit dans le domaine de la culture ou de l'éducation. “La beauté réside d'abord dans le regard, dans la pensée qui crée, et dans le geste qui façonne.”

































