Paris, France, le 27 août 2026. Dette, retraites, normes... sept candidats à la présidentielle ont débattu pour la première fois de la campagne jeudi, en s'affrontant sur les grands sujets de préoccupation des entrepreneurs français. Voici ce qu'il faut retenir de ce premier débat, organisé par le Medef sur le court central de Roland-Garros, entre Marine Le Pen (RN), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) Édouard Philippe (Horizons), Gabriel Attal (Renaissance), Bruno Retailleau (Les Républiques), Raphaël Glucksmann (Place publique) et Marine Tondelier (Les Ecologistes).
Mélenchon aux patrons
- Mélenchon aux patrons -
"Si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession. Ca c'est votre responsabilité", a d'emblée lancé aux patrons Jean-Luc Mélenchon.
Attaqué immédiatement en retour par Gabriel Attal, offensif tout du long, qui a suscité les applaudissements du public: "à votre place, j'aurais présenté des excuses pour les propos de (l'eurodéputée) Manon Aubry qui a qualifié les entrepreneurs français de nuisibles".
- Dette -
La proposition de Jean-Luc Mélenchon d'annuler une partie de la dette publique a suscité les attaques des autres candidats.
"Vous allez faire en sorte que la France finisse interdit bancaire", lui a lancé Edouard Philippe. "La France, elle a une parole, elle la tient et elle remet en ordre ses comptes, comme tous les autres pays l'ont fait."
"Si vous considérez, Monsieur Mélenchon, qu'il suffit d'annuler la dette, pourquoi vous proposez en même temps d'augmenter les impôts? C'est par pur sadisme?", a aussi attaqué Gabriel Attal.
"C'est quand même assez étonnant de se prendre des leçons sur la dette de la part de deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron", a pour sa part jugé Raphaël Glucksmann. "Pour défendre ce bilan, vaut mieux être deux", a-t-il ironisé.
"Oui, je suis très inquiète par la situation de la dette. Donc clairement, nous la rembourserons", a quant à elle déclaré Marine Le Pen.
"Nous présenterons juste avant le débat budgétaire" au Parlement "notre trajectoire de rétablissement des finances publiques avec 125 milliards d'euros d'économies", a-t-elle annoncé.
- Retraites -
Sur les retraites, Bruno Retailleau a proposé de lier l'âge de départ "à l'espérance de vie", précisant qu'il détaillerait son projet "dans quelques jours". "On ne va pas se faire un psychodrame tous les dix ans. Ce sera une réforme équilibrée" et "qui sauvera le régime", a-t-il assuré.
Marine Le Pen a elle développé sa propre réforme: ceux qui ont commencé à travailler "avant 20 ans (...) partiront à 60 ans" pour ensuite "progressivement" parvenir "à 42 ans de cotisations et un âge légal de 62 ans".
Face au coût critiqué de 9 milliards de cette réforme, elle a estimé qu'il s'agissait d'un "choix de société".
Jean-Luc Mélenchon a lui prôné la retraite "dans un premier temps à 62 ans" puis, "le plus vite possible", à 60 ans.
Marine Tondelier a rappelé qu'elle souhaitait "abroger" la dernière réforme des retraites.
Gabriel Attal a lui défendu la nécessité d'"un nouveau système universel" fondé "sur la durée de cotisation".
- Normes -
Les candidats ont largement critiqué le poids des normes sur les entreprises.
"Le premier problème, c'est l'État bureaucratique", a déclaré Bruno Retailleau. Il a promis de supprimer "quelques semaines" après son éventuelle arrivée à l'Elysée, "sur ordonnance", "une centaine de normes, les plus stupides".
Edouard Philippe s'est dit "assez d'accord" avec le principe de cette ordonnance.
"Il faut arrêter la folie normative", a embrayé Marine Le Pen, Gabriel Attal estimant aussi: "l'échec principal des dernières années en matière économique, c'est notamment cette question de la simplification".
Mais Raphaël Glucksmann a nuancé: "La norme, c'est comme le cholestérol, il y a de la bonne norme, il y a de la mauvaise norme". Les normes protègent "la santé" ou "l'environnement", a-t-il rappelé.
- Coût du travail -
Sur le thème du coût du travail, Edouard Philippe a estimé nécessaire de "rapprocher le brut du net" des salaires, notamment en faisant en sorte que "la protection sociale" ne repose plus autant "sur des prélèvements sur le travail".
Et a averti: "il n'y a pas d'exemple de démocratie qui résiste à l'affaiblissement durable des classes moyennes populaires."
Gabriel Attal, disant vouloir "revenir sur les hausses du coût du travail qui sont intervenues depuis 2024", les a qualifiées de "boulet pour nos entreprises".
Dans la même lignée, Bruno Retailleau a promis d'alléger "dès la première heure (...) les charges de travail".
Raphaël Glucksmann a lui martelé ne pas vouloir financer la hausse des salaires "par la casse du modèle social", mais en taxant davantage les successions.
Marine Tondelier a de son côté promis "un SMIC à 2.000 euros brut" en échange d'un "grand plan d'aide pour les TPE et les PME", défendant une présidence "des petites et moyennes entreprises".
- Fiscalité -
Les candidats ont notamment débattu du pacte Dutreil, qui facilite la transmission des entreprises familiales. Gabriel Attal, Edouard Philippe, Marine Le Pen ont promis de ne pas y toucher. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier ont eux dénoncé sont détournement à des fins d'optimisation fiscale, disant vouloir le réformer.
"Si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession. Ca c'est votre responsabilité", a d'emblée lancé aux patrons Jean-Luc Mélenchon.
Attaqué immédiatement en retour par Gabriel Attal, offensif tout du long, qui a suscité les applaudissements du public: "à votre place, j'aurais présenté des excuses pour les propos de (l'eurodéputée) Manon Aubry qui a qualifié les entrepreneurs français de nuisibles".
- Dette -
La proposition de Jean-Luc Mélenchon d'annuler une partie de la dette publique a suscité les attaques des autres candidats.
"Vous allez faire en sorte que la France finisse interdit bancaire", lui a lancé Edouard Philippe. "La France, elle a une parole, elle la tient et elle remet en ordre ses comptes, comme tous les autres pays l'ont fait."
"Si vous considérez, Monsieur Mélenchon, qu'il suffit d'annuler la dette, pourquoi vous proposez en même temps d'augmenter les impôts? C'est par pur sadisme?", a aussi attaqué Gabriel Attal.
"C'est quand même assez étonnant de se prendre des leçons sur la dette de la part de deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron", a pour sa part jugé Raphaël Glucksmann. "Pour défendre ce bilan, vaut mieux être deux", a-t-il ironisé.
"Oui, je suis très inquiète par la situation de la dette. Donc clairement, nous la rembourserons", a quant à elle déclaré Marine Le Pen.
"Nous présenterons juste avant le débat budgétaire" au Parlement "notre trajectoire de rétablissement des finances publiques avec 125 milliards d'euros d'économies", a-t-elle annoncé.
- Retraites -
Sur les retraites, Bruno Retailleau a proposé de lier l'âge de départ "à l'espérance de vie", précisant qu'il détaillerait son projet "dans quelques jours". "On ne va pas se faire un psychodrame tous les dix ans. Ce sera une réforme équilibrée" et "qui sauvera le régime", a-t-il assuré.
Marine Le Pen a elle développé sa propre réforme: ceux qui ont commencé à travailler "avant 20 ans (...) partiront à 60 ans" pour ensuite "progressivement" parvenir "à 42 ans de cotisations et un âge légal de 62 ans".
Face au coût critiqué de 9 milliards de cette réforme, elle a estimé qu'il s'agissait d'un "choix de société".
Jean-Luc Mélenchon a lui prôné la retraite "dans un premier temps à 62 ans" puis, "le plus vite possible", à 60 ans.
Marine Tondelier a rappelé qu'elle souhaitait "abroger" la dernière réforme des retraites.
Gabriel Attal a lui défendu la nécessité d'"un nouveau système universel" fondé "sur la durée de cotisation".
- Normes -
Les candidats ont largement critiqué le poids des normes sur les entreprises.
"Le premier problème, c'est l'État bureaucratique", a déclaré Bruno Retailleau. Il a promis de supprimer "quelques semaines" après son éventuelle arrivée à l'Elysée, "sur ordonnance", "une centaine de normes, les plus stupides".
Edouard Philippe s'est dit "assez d'accord" avec le principe de cette ordonnance.
"Il faut arrêter la folie normative", a embrayé Marine Le Pen, Gabriel Attal estimant aussi: "l'échec principal des dernières années en matière économique, c'est notamment cette question de la simplification".
Mais Raphaël Glucksmann a nuancé: "La norme, c'est comme le cholestérol, il y a de la bonne norme, il y a de la mauvaise norme". Les normes protègent "la santé" ou "l'environnement", a-t-il rappelé.
- Coût du travail -
Sur le thème du coût du travail, Edouard Philippe a estimé nécessaire de "rapprocher le brut du net" des salaires, notamment en faisant en sorte que "la protection sociale" ne repose plus autant "sur des prélèvements sur le travail".
Et a averti: "il n'y a pas d'exemple de démocratie qui résiste à l'affaiblissement durable des classes moyennes populaires."
Gabriel Attal, disant vouloir "revenir sur les hausses du coût du travail qui sont intervenues depuis 2024", les a qualifiées de "boulet pour nos entreprises".
Dans la même lignée, Bruno Retailleau a promis d'alléger "dès la première heure (...) les charges de travail".
Raphaël Glucksmann a lui martelé ne pas vouloir financer la hausse des salaires "par la casse du modèle social", mais en taxant davantage les successions.
Marine Tondelier a de son côté promis "un SMIC à 2.000 euros brut" en échange d'un "grand plan d'aide pour les TPE et les PME", défendant une présidence "des petites et moyennes entreprises".
- Fiscalité -
Les candidats ont notamment débattu du pacte Dutreil, qui facilite la transmission des entreprises familiales. Gabriel Attal, Edouard Philippe, Marine Le Pen ont promis de ne pas y toucher. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier ont eux dénoncé sont détournement à des fins d'optimisation fiscale, disant vouloir le réformer.

































