Tahiti le 07 janvier 2026 – Le haut-commissaire a confirmé mercredi lors d’un entretien avec les représentants des agents grévistes du contrôle aérien de Tahiti-Faa’a qu’il était “prêt à réquisitionner” les agents grévistes en cas de rupture de la “continuité territoriale”. Le syndicat Usac-CGT exhorte le représentant de l’État à “défendre la situation du centre”.
Le haut-commissaire Alexandre Rochatte a reçu mercredi après-midi la représentante du syndicat Usac-CGT, Tiarama Lehartel, qui était accompagnée du secrétaire général de O oe to oe rima, Atonia Teriinohorai, représentant local de la CGT. Étaient également présents lors de cette réunion demandée par le syndicat le directeur du Service d’État de l’aviation civile en Polynésie (SEAC), Marc Houala, ainsi que de son adjoint Charles Peretti.
Au sortir de cette réunion, les syndicalistes étaient plutôt déçus, même si c’est “la première fois qu’on a pu échanger avec le haut-commissaire directement”, a observé Tiarama Lehartel. La syndicaliste constate au demeurant que le représentant de l’État en Polynésie a clairement affirmé s’aligner sur la DGAC. Le haut-commissaire leur a en effet expliqué que sa principale inquiétude était la continuité du trafic aérien et qu’il serait prêt à ordonner des réquisitions d’agents grévistes en cas de nécessité. “Bon, il a précisé qu'il n'en était pas là, ajoute Tiarama Lehartel, mais il en a quand même parlé, donc pour moi, c'est un message envoyé, pour maintenir cette continuité territoriale".
Le haut-commissaire Alexandre Rochatte a reçu mercredi après-midi la représentante du syndicat Usac-CGT, Tiarama Lehartel, qui était accompagnée du secrétaire général de O oe to oe rima, Atonia Teriinohorai, représentant local de la CGT. Étaient également présents lors de cette réunion demandée par le syndicat le directeur du Service d’État de l’aviation civile en Polynésie (SEAC), Marc Houala, ainsi que de son adjoint Charles Peretti.
Au sortir de cette réunion, les syndicalistes étaient plutôt déçus, même si c’est “la première fois qu’on a pu échanger avec le haut-commissaire directement”, a observé Tiarama Lehartel. La syndicaliste constate au demeurant que le représentant de l’État en Polynésie a clairement affirmé s’aligner sur la DGAC. Le haut-commissaire leur a en effet expliqué que sa principale inquiétude était la continuité du trafic aérien et qu’il serait prêt à ordonner des réquisitions d’agents grévistes en cas de nécessité. “Bon, il a précisé qu'il n'en était pas là, ajoute Tiarama Lehartel, mais il en a quand même parlé, donc pour moi, c'est un message envoyé, pour maintenir cette continuité territoriale".
“La continuité territoriale (…) c’est quelque part empêcher la grève”
La représentante syndicale s’interroge même sur le fait que la mise en place du service minimum ne suffise finalement pas à assurer cette continuité territoriale. “Et en fait, je pense qu'elle est là, la nuance : la continuité territoriale, ça veut dire maintenir l'activité, donc quelque part, empêcher la grève”.
La syndicaliste déplore que les grévistes ne soient “pas vraiment entendus” surtout précise-t-elle que “80 % des forces vives sont mobilisées”. Elle rappelle que les agents “qualifiés” donc concernés par les revendications dont la principale est le classement de l’aéroport de Tahiti-Faa’a en liste 5, sont au nombre de onze et que le syndicat Usac-CGT a comptabilisé neuf grévistes. “Ce sont ces onze agents qualifiés qui assurent les nuits, les journées, et eux sont mobilisés. Donc quelque part, c'est un message fort envoyé, mais qui n'est pas entendu, qui n'est pas pris en compte.”
Selon la représentante du syndicat Usac-CGT, tous sont d’accord pour dire qu’il faut plus d’effectifs mais aujourd’hui Tiarama Lehartel demande “des garanties pour notre avenir à long terme”. La syndicaliste ajoute même que le fait que le directeur du SEAC, Marc Houala, sera dans huit mois à la retraite, dans deux ou quatre ans le haut-commissaire ne sera plus au Fenua et selon elle, pour eux, “l'idée, c'est de ne pas faire de vagues, d’essayer de faire en sorte que tout se passe, et c'est à nous de faaoroma’i et chaque année, on va batailler à chaque fois, tandis que nos conditions se dégradent”. Elle regrette qu’à chaque fois qu’elle a tenté, lors de cet entretien avec le haut-commissaire, de porter la discussion sur le thème des conditions de travail ou encore du “non-respect des règles, c'est limite, on change de conversation, et on parle formation, continuité territoriale”.
La représentante syndicale interpelle même le haut-commissaire Alexandre Rochatte : “Ça serait bien qu'il prenne son courage, et qu'il défende la situation du centre. Qu’il dise ‘Moi, si je veux maintenir la continuité territoriale dans des conditions réglementaires, j'ai besoin que ce centre soit dimensionné comme il faut”
La syndicaliste déplore que les grévistes ne soient “pas vraiment entendus” surtout précise-t-elle que “80 % des forces vives sont mobilisées”. Elle rappelle que les agents “qualifiés” donc concernés par les revendications dont la principale est le classement de l’aéroport de Tahiti-Faa’a en liste 5, sont au nombre de onze et que le syndicat Usac-CGT a comptabilisé neuf grévistes. “Ce sont ces onze agents qualifiés qui assurent les nuits, les journées, et eux sont mobilisés. Donc quelque part, c'est un message fort envoyé, mais qui n'est pas entendu, qui n'est pas pris en compte.”
Selon la représentante du syndicat Usac-CGT, tous sont d’accord pour dire qu’il faut plus d’effectifs mais aujourd’hui Tiarama Lehartel demande “des garanties pour notre avenir à long terme”. La syndicaliste ajoute même que le fait que le directeur du SEAC, Marc Houala, sera dans huit mois à la retraite, dans deux ou quatre ans le haut-commissaire ne sera plus au Fenua et selon elle, pour eux, “l'idée, c'est de ne pas faire de vagues, d’essayer de faire en sorte que tout se passe, et c'est à nous de faaoroma’i et chaque année, on va batailler à chaque fois, tandis que nos conditions se dégradent”. Elle regrette qu’à chaque fois qu’elle a tenté, lors de cet entretien avec le haut-commissaire, de porter la discussion sur le thème des conditions de travail ou encore du “non-respect des règles, c'est limite, on change de conversation, et on parle formation, continuité territoriale”.
La représentante syndicale interpelle même le haut-commissaire Alexandre Rochatte : “Ça serait bien qu'il prenne son courage, et qu'il défende la situation du centre. Qu’il dise ‘Moi, si je veux maintenir la continuité territoriale dans des conditions réglementaires, j'ai besoin que ce centre soit dimensionné comme il faut”
La proposition d’un audit indépendant
Tout comme le “Search and Rescue”, les recherches et sauvetage qui sont assurés H24 “et on nous explique qu’on n’a pas vraiment besoin d’un chef de tour H24… Et Quand j'ai parlé de ça, il a dit, ‘Ah ben oui, là, par exemple, ça, c'est concret”.
Suite à cela, le représentant de l’État a proposé qu’une “entité externe à la DGAC” vienne faire une étude et analyser ensuite les besoins des contrôleurs aériens. “Et alors en échange de l'étude, lever la grève. Alors ça, je suis désolée, à 50 jours de mobilisation, on ne va pas prendre le risque de lever une grève sur une étude qui aura comme conclusion de disqualifier notre revendication numéro 1, qui est le classement de Tahiti en liste 5. Il y a un historique à cela, il y a un cadre réglementaire à cela, il y a une instance nationale, le CSADO, qui a voté à l'unanimité pour ce classement. On ne comprend pas que la DGAC refuse ce classement, déjà, et ne justifie pas pourquoi on nous le refuse”
Suite à cela, le représentant de l’État a proposé qu’une “entité externe à la DGAC” vienne faire une étude et analyser ensuite les besoins des contrôleurs aériens. “Et alors en échange de l'étude, lever la grève. Alors ça, je suis désolée, à 50 jours de mobilisation, on ne va pas prendre le risque de lever une grève sur une étude qui aura comme conclusion de disqualifier notre revendication numéro 1, qui est le classement de Tahiti en liste 5. Il y a un historique à cela, il y a un cadre réglementaire à cela, il y a une instance nationale, le CSADO, qui a voté à l'unanimité pour ce classement. On ne comprend pas que la DGAC refuse ce classement, déjà, et ne justifie pas pourquoi on nous le refuse”
Atonia Teriinohorai Secrétaire général de O oe to oe rima “On peut venir les soutenir et déposer également un préavis de grève"
“On est là pour trouver une solution et sortir de cette grève (…). Mais ils nous ont demandé de lever la grève pour ensuite pouvoir négocier. Je leur ai dit qu’il n’est pas question qu’on lève la grève. Dites-nous quand est-ce que les personnes qui vont mener l’étude vont arriver mais pas question qu’on lève la grève (…). En plus, lors de la commission paritaire, il a été décidé de classer l’aéroport de Tahiti-Faa’a en liste5, et finalement cela n’a pas été fait. Et aujourd’hui ils nous disent que c’est juste un avis qui a été donné, ce n’est pas possible. Ils se sont trompés sauf que maintenant ils ne veulent pas admettre que la faute vient de leur part. Alors je leur ai dit que pour l’instant ce n’est que les agents du SEAC qui font la grève mais nous aussi on peut également venir les soutenir et déposer également un préavis de grève, et on sait le faire. Mais il n’est pas question de lever la grève alors qu’on n’a rien obtenu”.



























