Tahiti le 29 avril 2026. La défense de Nicolas Sarkozy a produit mercredi devant la cour d'appel de Paris des éléments comptables qui, selon elle, écartent la piste d'un financement occulte de sa campagne présidentielle de 2007, pour celle de rétrocommissions vers la famille du dignitaire libyen Abdallah Senoussi.
En première instance, le tribunal correctionnel avait estimé que trois virements de 6,5 millions d'euros, versés depuis la Libye vers des comptes de l'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine pouvaient être des fonds occultes destinés à cette campagne, même si l'enquête n'avait pas permis d'établir qu'ils étaient effectivement arrivés à destination.
Dans leurs motivations, les juges avaient également relevé qu'"aucune pièce de la procédure ne (permettait) d'affirmer, comme le soutient la défense de Nicolas Sarkozy, qu'il y aurait eu des rétrocommissions", c'est-à-dire un retour vers des responsables libyens ou leurs proches d'argent public détourné à des fins d'enrichissement personnel.
Or, la défense de Nicolas Sarkozy a présenté mercredi des éléments comptables qui, selon elle, lui donnent raison: un dossier "Moh" dans une clé USB remise par l'ancienne épouse de Ziad Takieddine, Nicola Johnson, ou encore un tableau Excel où, au moment de son divorce, elle aurait tenté de recenser les "paiements secrets" effectués par son époux.
Me Tristan Gautier, un des avocats de Nicolas Sarkozy, s'est employé à démontrer que ces documents prouvent qu'un peu moins de trois millions d'euros ont été utilisés entre 2006 et 2008 pour des dépenses de Mohammed Senoussi, avec de l'argent détourné des services secrets libyens qui étaient dirigés par son père.
Ziad Takieddine "a pris en charge des frais de (Mohammed) Senoussi à hauteur de 2,9 millions sur deux ans, ça s'appelle des rétrocommissions", a déclaré à la barre Nicolas Sarkozy qui estime "absolument incontestable" le lien entre les fonds reçus de Libye par Ziad Takieddine et ces dépenses pour le compte du fils du N.2 du régime libyen.
En première instance, le tribunal correctionnel avait estimé que trois virements de 6,5 millions d'euros, versés depuis la Libye vers des comptes de l'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine pouvaient être des fonds occultes destinés à cette campagne, même si l'enquête n'avait pas permis d'établir qu'ils étaient effectivement arrivés à destination.
Dans leurs motivations, les juges avaient également relevé qu'"aucune pièce de la procédure ne (permettait) d'affirmer, comme le soutient la défense de Nicolas Sarkozy, qu'il y aurait eu des rétrocommissions", c'est-à-dire un retour vers des responsables libyens ou leurs proches d'argent public détourné à des fins d'enrichissement personnel.
Or, la défense de Nicolas Sarkozy a présenté mercredi des éléments comptables qui, selon elle, lui donnent raison: un dossier "Moh" dans une clé USB remise par l'ancienne épouse de Ziad Takieddine, Nicola Johnson, ou encore un tableau Excel où, au moment de son divorce, elle aurait tenté de recenser les "paiements secrets" effectués par son époux.
Me Tristan Gautier, un des avocats de Nicolas Sarkozy, s'est employé à démontrer que ces documents prouvent qu'un peu moins de trois millions d'euros ont été utilisés entre 2006 et 2008 pour des dépenses de Mohammed Senoussi, avec de l'argent détourné des services secrets libyens qui étaient dirigés par son père.
Ziad Takieddine "a pris en charge des frais de (Mohammed) Senoussi à hauteur de 2,9 millions sur deux ans, ça s'appelle des rétrocommissions", a déclaré à la barre Nicolas Sarkozy qui estime "absolument incontestable" le lien entre les fonds reçus de Libye par Ziad Takieddine et ces dépenses pour le compte du fils du N.2 du régime libyen.
"La solution de l'énigme!"
"La voilà, la solution de l'énigme!", s'est exclamé l'ancien chef de l'Etat, jugé après avoir fait appel de sa condamnation à cinq ans de prison ferme et réfutant tout "pacte corruptif" avec la Libye.
"Cet argent qu'on pistait depuis dix ans", c'est l'"argent des yachts, des avocats, des médecins, des logements de la famille Senoussi", "pas un centime pour ma campagne", a-t-il ajouté. "La moitié de l'argent versé par les Libyens à Takieddine revenait à la famille de M. Senoussi sous forme de factures payées pour le fils!".
Les juges de première instance avaient relevé que les comptes de Ziad Takieddine étaient "typiques du fonctionnement d'une chambre de compensation occulte, rendant les flux difficilement traçables, voire impossibles à tracer."
Ils avaient aussi rappelé que pour condamner pour association de malfaiteurs, le simple fait que le "pacte corruptif" ait été préparé suffisait, indépendamment du fait qu'aucune somme n'ait été "in fine" versée ou retrouvée dans la campagne.
Dans des carnets posthumes, dont l'authenticité a été contestée par la défense de Nicolas Sarkozy mais retenue par les juges de première instance, l'ancien ministre libyen du pétrole, Choukri Ghanem, avait fait référence en 2007 à ces trois versements libyens de 6,5 millions d'euros sur les comptes de Ziad Takieddine. Il avait évoqué l'hypothèse "que l'argent n'était pas arrivé" et "que les +mecs+ en chemin l'ont détourné".
L'avocat de l'association anticorruption de Sherpa, Me Vincent Brengarth, a de son côté ironisé sur "un contrefeu après les attestations de Claude Guéant qui avaient mis en difficulté la défense de Nicolas Sarkozy".
Ces éléments comptables, dont la défense de Nicolas Sarkozy a obtenu qu'ils soient versés aux débats devant la cour d'appel, seront de nouveau débattus lundi. Le camp Sarkozy s'est offusqué qu'ils n'aient pas été exploités par les enquêteurs ni examinés en première instance.
"Cet argent qu'on pistait depuis dix ans", c'est l'"argent des yachts, des avocats, des médecins, des logements de la famille Senoussi", "pas un centime pour ma campagne", a-t-il ajouté. "La moitié de l'argent versé par les Libyens à Takieddine revenait à la famille de M. Senoussi sous forme de factures payées pour le fils!".
Les juges de première instance avaient relevé que les comptes de Ziad Takieddine étaient "typiques du fonctionnement d'une chambre de compensation occulte, rendant les flux difficilement traçables, voire impossibles à tracer."
Ils avaient aussi rappelé que pour condamner pour association de malfaiteurs, le simple fait que le "pacte corruptif" ait été préparé suffisait, indépendamment du fait qu'aucune somme n'ait été "in fine" versée ou retrouvée dans la campagne.
Dans des carnets posthumes, dont l'authenticité a été contestée par la défense de Nicolas Sarkozy mais retenue par les juges de première instance, l'ancien ministre libyen du pétrole, Choukri Ghanem, avait fait référence en 2007 à ces trois versements libyens de 6,5 millions d'euros sur les comptes de Ziad Takieddine. Il avait évoqué l'hypothèse "que l'argent n'était pas arrivé" et "que les +mecs+ en chemin l'ont détourné".
L'avocat de l'association anticorruption de Sherpa, Me Vincent Brengarth, a de son côté ironisé sur "un contrefeu après les attestations de Claude Guéant qui avaient mis en difficulté la défense de Nicolas Sarkozy".
Ces éléments comptables, dont la défense de Nicolas Sarkozy a obtenu qu'ils soient versés aux débats devant la cour d'appel, seront de nouveau débattus lundi. Le camp Sarkozy s'est offusqué qu'ils n'aient pas été exploités par les enquêteurs ni examinés en première instance.





























