Tahiti, le 28 août 2026 - Une école emportée par la crue et la communication impossible depuis plusieurs jours… après les crues meurtrières qui ont frappé le nord du Népal, les informations restent rares dans la région du Langtang. L'ampleur exacte des dégâts demeure difficile à établir. Depuis Tahiti, l'association Échanges Himalayens, dont le président Daniel Monconduit intervient dans cette région depuis le séisme de 2015, ouvre une collecte pour préparer une intervention sur place début octobre.
Depuis mardi soir, le président d'Échanges Himalayens, Daniel Monconduit, suit avec inquiétude les informations qui remontent du Langtang, une région montagneuse du nord du Népal durement touchée par les crues. Son association connaît particulièrement bien le secteur, elle a été directement alertée par des habitants au moment de la catastrophe. “Ils m'ont appelé en me disant : où sont nos enfants ?”, rapporte-t-il à Tahiti Infos.
Très rapidement, les communications ont été interrompues. L'électricité a été coupée, les routes ont été détruites et de nombreuses zones restent difficiles, voire impossibles, à joindre. Une situation qui empêche les habitants comme les associations d'obtenir un bilan précis des disparitions.
L'inquiétude d’Échanges Himalayens porte sur une école située à Trichoui, au bord de la rivière, où sont scolarisés des enfants issus des villages accompagnés par l'association. Deux bus avaient quitté l'établissement. Selon les informations transmises par l'armée, l'un d'eux aurait été repéré et les enfants qui s'y trouvaient seraient sains et saufs. Une information qui reste toutefois difficile à confirmer.
“On ne sait pas, parce qu'il n'y a plus aucune communication”, explique le président de l’association. Dans les villages, les familles restent ainsi sans nouvelles de leurs proches, alors que les opérations de secours sont compliquées par les dégâts causés aux infrastructures.
La catastrophe, déclenchée par un phénomène glaciaire ayant provoqué une vague d'eau, de boue et de débris, a ravagé plusieurs secteurs du nord du Népal. Le bilan national s'est rapidement alourdi, avec plusieurs centaines de morts et de nombreux disparus.
“On connaît les gens, les autorités, les réseaux” Mais dans les zones les plus isolées, le bilan reste encore très difficile à établir. “Je préfère ne rien dire, parce qu'on n'a aucun moyen de communication”, insiste Daniel Monconduit, qui redoute néanmoins que le nombre de victimes soit particulièrement important. Selon lui, il faudra attendre que les routes soient de nouveau accessibles et que les communications soient rétablies pour disposer d'une évaluation plus précise.
Si Échanges Himalayens se mobilise aujourd'hui, c'est aussi parce que l'association connaît cette région depuis plus d'une décennie. Elle travaille au Népal depuis près de 30 ans et est particulièrement présente dans le Langtang depuis le séisme de 2015. Après cette catastrophe, elle avait été sollicitée pour intervenir auprès de plusieurs villages durement touchés.
L'association avait participé aux opérations d'urgence, à la reconstruction des habitations puis à la relance économique, notamment à travers un programme de microcrédit. Depuis, son président se rend régulièrement sur place.
“On connaît les gens, les autorités, les réseaux.”
Une connaissance du terrain qui doit aujourd'hui permettre à l'association de préparer une nouvelle intervention.
“Le besoin le plus urgent, ce sont des fonds”, affirme le président. Ces moyens doivent permettre de financer du matériel, de soutenir les habitants, de recruter des personnels locaux et de mettre en place un accompagnement psychologique.
Au-delà de l'urgence matérielle, c'est justement cette dimension psychologique qui inquiète particulièrement le président d'Échanges Himalayens. Le séisme de 2015 avait profondément marqué les habitants de la région. De nombreuses familles avaient alors perdu des proches et doivent aujourd'hui faire face à une nouvelle catastrophe.
"L'urgence, ça va être l'assistance psychologique”, estime-t-il. L'association envisage notamment de faire appel à des psychologues et à d'autres personnes ressources népalaises pour accompagner les habitants. “La souffrance matérielle n'est rien par rapport à la souffrance humaine et spirituelle”, estime-t-il, évoquant les pertes de proches, la destruction des habitations, mais aussi le rapport à la nature et les bouleversements psychologiques provoqués par une nouvelle catastrophe.
L'association souhaite ainsi inscrire son intervention dans la durée. Le président prévoit de partir début octobre, à la fin de la mousson, afin de rejoindre ses équipes et d'établir un premier état des lieux.
“Il faut qu'on aille sur place, qu'on fasse un état des lieux, qu'on voie quelles sont les ressources matérielles atteintes, quelles sont les urgences d'équipement”, explique-t-il. Depuis Katmandou, il faut compter environ huit à neuf heures de route pour rejoindre le Langtang lorsque les conditions le permettent. La mousson rend encore les déplacements particulièrement dangereux et certaines routes restent impraticables.
Daniel Monconduit insiste sur l'utilisation des dons. Il finance personnellement ses déplacements, tandis que les fonds collectés servent aux actions menées au Népal et aux équipes locales. “100 % des fonds sont réservés aux Népalais”, assure-t-il.
Depuis mardi soir, le président d'Échanges Himalayens, Daniel Monconduit, suit avec inquiétude les informations qui remontent du Langtang, une région montagneuse du nord du Népal durement touchée par les crues. Son association connaît particulièrement bien le secteur, elle a été directement alertée par des habitants au moment de la catastrophe. “Ils m'ont appelé en me disant : où sont nos enfants ?”, rapporte-t-il à Tahiti Infos.
Très rapidement, les communications ont été interrompues. L'électricité a été coupée, les routes ont été détruites et de nombreuses zones restent difficiles, voire impossibles, à joindre. Une situation qui empêche les habitants comme les associations d'obtenir un bilan précis des disparitions.
L'inquiétude d’Échanges Himalayens porte sur une école située à Trichoui, au bord de la rivière, où sont scolarisés des enfants issus des villages accompagnés par l'association. Deux bus avaient quitté l'établissement. Selon les informations transmises par l'armée, l'un d'eux aurait été repéré et les enfants qui s'y trouvaient seraient sains et saufs. Une information qui reste toutefois difficile à confirmer.
“On ne sait pas, parce qu'il n'y a plus aucune communication”, explique le président de l’association. Dans les villages, les familles restent ainsi sans nouvelles de leurs proches, alors que les opérations de secours sont compliquées par les dégâts causés aux infrastructures.
La catastrophe, déclenchée par un phénomène glaciaire ayant provoqué une vague d'eau, de boue et de débris, a ravagé plusieurs secteurs du nord du Népal. Le bilan national s'est rapidement alourdi, avec plusieurs centaines de morts et de nombreux disparus.
“On connaît les gens, les autorités, les réseaux” Mais dans les zones les plus isolées, le bilan reste encore très difficile à établir. “Je préfère ne rien dire, parce qu'on n'a aucun moyen de communication”, insiste Daniel Monconduit, qui redoute néanmoins que le nombre de victimes soit particulièrement important. Selon lui, il faudra attendre que les routes soient de nouveau accessibles et que les communications soient rétablies pour disposer d'une évaluation plus précise.
Si Échanges Himalayens se mobilise aujourd'hui, c'est aussi parce que l'association connaît cette région depuis plus d'une décennie. Elle travaille au Népal depuis près de 30 ans et est particulièrement présente dans le Langtang depuis le séisme de 2015. Après cette catastrophe, elle avait été sollicitée pour intervenir auprès de plusieurs villages durement touchés.
L'association avait participé aux opérations d'urgence, à la reconstruction des habitations puis à la relance économique, notamment à travers un programme de microcrédit. Depuis, son président se rend régulièrement sur place.
“On connaît les gens, les autorités, les réseaux.”
Une connaissance du terrain qui doit aujourd'hui permettre à l'association de préparer une nouvelle intervention.
“Le besoin le plus urgent, ce sont des fonds”, affirme le président. Ces moyens doivent permettre de financer du matériel, de soutenir les habitants, de recruter des personnels locaux et de mettre en place un accompagnement psychologique.
Au-delà de l'urgence matérielle, c'est justement cette dimension psychologique qui inquiète particulièrement le président d'Échanges Himalayens. Le séisme de 2015 avait profondément marqué les habitants de la région. De nombreuses familles avaient alors perdu des proches et doivent aujourd'hui faire face à une nouvelle catastrophe.
"L'urgence, ça va être l'assistance psychologique”, estime-t-il. L'association envisage notamment de faire appel à des psychologues et à d'autres personnes ressources népalaises pour accompagner les habitants. “La souffrance matérielle n'est rien par rapport à la souffrance humaine et spirituelle”, estime-t-il, évoquant les pertes de proches, la destruction des habitations, mais aussi le rapport à la nature et les bouleversements psychologiques provoqués par une nouvelle catastrophe.
L'association souhaite ainsi inscrire son intervention dans la durée. Le président prévoit de partir début octobre, à la fin de la mousson, afin de rejoindre ses équipes et d'établir un premier état des lieux.
“Il faut qu'on aille sur place, qu'on fasse un état des lieux, qu'on voie quelles sont les ressources matérielles atteintes, quelles sont les urgences d'équipement”, explique-t-il. Depuis Katmandou, il faut compter environ huit à neuf heures de route pour rejoindre le Langtang lorsque les conditions le permettent. La mousson rend encore les déplacements particulièrement dangereux et certaines routes restent impraticables.
Daniel Monconduit insiste sur l'utilisation des dons. Il finance personnellement ses déplacements, tandis que les fonds collectés servent aux actions menées au Népal et aux équipes locales. “100 % des fonds sont réservés aux Népalais”, assure-t-il.
Pour faire un don : https://www.echangeshimalayens.org/services-9

































