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  <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
  <description><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-07T07:20:25+01:00</dc:date>
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   <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
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   <title>L'Etat et le Pays s'engagent pour une meilleure surveillance et protection de la ZEE</title>
   <pubDate>Wed, 01 May 2019 03:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>TI</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/33218914-30698976.jpg?v=1556673873" alt="L'Etat et le Pays s'engagent pour une meilleure surveillance et protection de la ZEE" title="L'Etat et le Pays s'engagent pour une meilleure surveillance et protection de la ZEE" />
     </div>
     <div>
      <strong>PAPEETE, le 30 avril 2019 -&nbsp;Le haut-commissaire et le président du Pays ont signé ce mardi une convention pour la création de la commission mixte maritime (CMM). Au travers du CMM les autorités de l'Etat et du Pays comptent coordonner leurs actions pour une meilleure surveillance et protection de la Zone économique exclusive (ZEE) du <em>fenua</em>.</strong> <br />   <br />  La Zone économique exclusive (ZEE) de la Polynésie française s'étend sur plus de 5 millions de kilomètres carrés. Au regard de la superficie, de la dispersion des espaces maritimes comme de la disparité de nos îles, il devenait impératif pour les autorités de l'Etat et du Pays de coordonner leurs actions pour une meilleure surveillance et une meilleure protection de la ZEE. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/A-la-chasse-aux-pecheurs-illegaux-a-bord-d-un-bateau-de-guerre_a177171.html" target="_blank">A lire aussi &gt;&gt;&nbsp;A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre</a>  <br />  &nbsp; <br />  C'est dans ce contexte que René Bidal, haut-commissaire de la République, et Edouard Fritch, président du Pays, ont procédé ce mardi à la signature de la convention relative à la création de la Commission mixte maritime (CMM), en remplacement du Conseil polynésien de la mer et du littoral (CPML) qui était <em>"trop lourd et peu efficace dans ses actions", </em>a indiqué Edouard Fritch. &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  La nouvelle convention prévoit ainsi la création de quatre groupes de travail, au sein du CMM, co-présidés par les services de l’Etat et de la Polynésie française dans les domaines suivants : <br />  - "surveillance et contrôle des pêches" suivi par le service d’Etat des affaires maritimes en Polynésie française et la Direction des ressources marines (DRM)&nbsp;; <br />  - "surveillance et protection de l’environnement marin" suivi par le bureau de&nbsp;L’Action de l’Etat en mer (AEM) et la Direction régionale de l’environnement (DIREN)&nbsp;; <br />  - "sécurité en mer et loisirs nautiques"&nbsp; suivi par le JRCC et la Direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM)&nbsp;; <br />  - "l’hydrographie"(étude des fonds marins) suivi par le Service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOM) et le Directeur de l’équipement. <br />  &nbsp; <br />  Des experts mais également des acteurs de la société civile pourront également intervenir au sein de ces groupes de travail afin d’apporter un éclairage utile aux travaux en cours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/L-Etat-et-le-Pays-s-engagent-pour-une-meilleure-surveillance-et-protection-de-la-ZEE_a181134.html</link>
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   <title>A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre</title>
   <pubDate>Tue, 27 Nov 2018 06:29:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Franc de Ferrière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28209550-27967470.jpg?v=1543294666" alt="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" title="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 26 novembre 2018 - <b>Nos ressources marines sont-elles pillées par les pêcheurs asiatiques ? Beaucoup de Polynésiens en sont persuadés, alors même que les autorités affirment que pas un seul poisson polynésien n'est capturé par des bateaux étrangers. Pour le vérifier, un journaliste de Tahiti Infos s'est embarqué pendant 10 jours sur la frégate Prairial pour une mission de police des pêches. Voici le récit de ce que nous avons vu.</b>       <br />
              <br />
       En Polynésie, nous sommes nombreux à être persuadés que les bateaux de pêche étrangers se servent dans notre zone économique exclusive (ZEE) comme dans un buffet à volonté. Nos pêcheurs voient des navires chinois croiser au large de nos îles. Les associations de protection de l'environnement publient des photos de cales de navires taiwanais ou coréens en escale à Papeete, pleins à ras-bord de thons, d'espadons, de mahi mahi, et crient au vol organisé de nos ressources...       <br />
              <br />
       Pourtant, les autorités affirment que la surveillance de notre espace maritime est sans failles et que pas un seul navire étranger n'oserait braver l'autorité française dans la ZEE polynésienne. Un message qui peine à être entendu. Même Tahiti Infos exprimait ses doutes sur l'efficacité de ces contrôles <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/Une-carte-high-tech-pour-lutter-contre-la-peche-illegale-dans-le-Pacifique_a166276.html">dans un article publié en 2017</a> à partir de données collectées par un organisme international...       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28209550-27967471.jpg?v=1543294723" alt="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" title="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" />
     </div>
     <div>
      Pour avoir un témoin neutre et objectif, la Marine nationale a donc accepté d'embarquer un journaliste pendant 10 jours sur la frégate de surveillance Prairial, à l'occasion d'une mission de police des pêches. Le bâtiment de guerre partait de Papeete le 16 novembre dernier, pour ratisser tout notre bout d'océan entre Tahiti et la limite nord de notre ZEE, aux Marquises, où nous avons quitté le navire le 25 novembre. À bord, nous avions un accès total à tout l'équipage, à toutes les zones non restreintes pour raison de sécurité ou de secret défense, et surtout à la passerelle de navigation. Nous avons aussi pu visiter, accompagnés, les zones restreintes du navire comme les salles des machines, le canon de 100 millimètres ou le Central Opérations, la salle de commandement opérationnelle (plus de détails sur la vie à bord, des portraits de l'équipage polynésien et les capacités militaires du Prairial dans une série d'articles qui sera publiée dans les jours qui viennent).        <br />
              <br />
       <b>LE DÉSERT DE NOTRE ZEE</b>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28209550-27967504.jpg?v=1543294949" alt="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" title="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" />
     </div>
     <div>
      Le Prairial est spécifiquement conçu comme un navire de surveillance et de reconnaissance. Il est bardé de technologies militaires de détection navale. Le bâtiment est équipé d'un radar de veille air-surface DRBV 21 Mars, de radars de navigation et d'appontage, d'un intercepteur d'émissions VHF marines, d'un système d'identification ami/ennemi IFF MK 10, d'un sondeur Furuno FE 808 qui mesure la profondeur sous le bateau jusqu'à 1200 mètres de fond, d'un hélicoptère Alouette III qui peut voler en pleine mer jusqu'à 40 miles nautiques (74 kilomètres) du bateau, de moyens de communication avancés dont une liaison avec les satellites de surveillance, d'une équipe de visite de 12 personnes avec plusieurs commandos de marine... Et assez de puissance de feu pour réduire un bateau ennemi à l'état de débris flottants.       <br />
              <br />
       Autant dire que pas un seul bateau sur le trajet n'a échappé au regard de cette frégate de surveillance. Et pourtant, durant les trois jours de mer qui nous ont conduits de Papeete aux Marquises, nous n'avons pas croisé un seul bateau de pêche étranger. Une observation qui confirmait les données satellite et la surveillance aéronautique traitées à Papeete depuis le Centre de Conduite des Opérations Maritimes (CCOM).       <br />
              <br />
       La mission du Prairial s'est donc poursuivie en dehors de la ZEE polynésienne, jusque dans les eaux internationales. Aussi loin au large, les lois françaises ne sont plus applicables, mais ce n'est pas une zone totalement déréglementée, en particulier pour la pêche. Des traités internationaux imposent la protection de certaines espèces (comme les cétacés et certains requins) et le respect des quotas de pêche négociés entre tous les états du Pacifique, signataires de la Western and Central Pacific Fisheries Commission (WCPFC, ou Commission des pêches pour le Pacifique occidental et central, une organisation créée pour préserver et gérer le thon et d’autres stocks de poissons migrateurs dans notre océan).       <br />
              <br />
       <b>DES CONTRÔLES DANS LES EAUX INTERNATIONALES</b>       <br />
              <br />
       Dès que le Prairial est arrivé hors de notre ZEE, le désert s'est transformé en zone de pêche intense. Pas moins de neuf palangriers travaillaient le long de notre frontière économique à l'Est des Marquises. La nuit, depuis la passerelle, l'horizon jusqu'ici totalement noir s'est retrouvé illuminé par les flashs des feux de navigation des bateaux de pêche et par les feux de position de dizaines de bouées. Ces bouées servent à accrocher des palangres, des milliers d'hameçons suspendus pour capturer les pélagiques de passage dans les eaux très poissonneuses de la &quot;tuna belt&quot;, particulièrement riches près des Marquises. Pour l'officier de quart de nuit, la tension avait sérieusement augmenté. Il fallait rester vigilant pour éviter d'emmêler les deux hélices du Prairial dans des lignes de pêche.       <br />
              <br />
       C'était également l'occasion d'observer les mouvements de ces bateaux de pêche industrielle, qui restent plusieurs années en mer. Une fois leurs palangres lâchées sur plusieurs kilomètres, ils reviennent sur leurs pas et récupèrent leurs lignes en un aller-retour impossible à confondre avec le comportement d'un bateau en transit (par exemple quand ces navires viennent à quai à Papeete pour un carénage et une escale bien méritée après des mois sans voir la terre). Ces bateaux ont l'obligation d'émettre leurs positions en continu avec des balises AIS et VMS, ce qui permet de surveiller en direct ces va-et-vient. Couper ces balises, en particulier avant d'entrer dans notre ZEE (s'il leur venait à l'idée de se livrer à une pêche illégale dans nos eaux), serait une très mauvaise idée pour le capitaine : leur position est suivie en permanence par le CCOM de Papeete, et leur disparition des cartes provoquerait l'envoi immédiat d'un avion en reconnaissance, au cas où le navire serait en difficulté. S'il est alors vu en train de pêcher, il s'expose à des amendes particulièrement salées et même à la saisie du bateau. Un dispositif de surveillance très solide, qui expliquerait qu'aucun cas de pêche illégale n'a été constaté dans notre ZEE depuis... 2007.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28209550-27967506.jpg?v=1543294880" alt="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" title="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" />
     </div>
     <div>
      Malgré tout, ils peuvent toujours pêcher dans les eaux internationales, et ils ne s'en privent pas. Mais si la zone est internationale, la France est la puissance maritime chargée d'y faire respecter les traités de pêche. Donc, quand le prairial est arrivé sur zone, pendant la journée, des <span style="font-style:italic">&quot;opérations de visite&quot;</span> ont commencé. Pour ce faire, les bateaux de pêche ont d'abord été survolés par l'hélicoptère, interrogés par radio, puis ils ont été inspectés par une équipe spécialement formée pour cela. Pour ces visites, les mitraillettes 12.7 millimètres sont installées et les canons 20 millimètres sont découverts de façon bien visible, de quoi assurer une bonne coopération des équipages contrôlés. Une fois le contact établi, deux Zodiak sont mis à l'eau pour transporter une équipe de 12 personnes, avec leurs armes automatiques en bandoulières et leurs gilets pare-balles. Autant dire que les bateaux de pêche (coréens, en l'occurrence), n'ont pas opposé la moindre résistance à l'inspection de leurs navires. Dans cette équipe de visite, un officier spécialement formé à l'aspect réglementaire et assermenté par l'État français était chargé de vérifier les papiers des bateaux contrôlés, leurs licences de pêche et leur cargaison. En trois jours d'opération sur zone, cinq procès-verbaux pour des infractions administratives ont été dressés, à charge du pays du pavillon d'infliger des amendes, voire suspendre les autorisations de naviguer des contrevenants. Malgré tout, ces bateaux respectaient tous les quotas de pêche de la WCPFC et la liste des espèces protégées.       <br />
              <br />
       Après neuf jours de mission, nous avons donc quitté le Prairial lors d'une escale à Nuku Hiva, avec une vision très différente du travail effectué par la Marine nationale pour protéger notre ZEE. Une telle débauche de moyens militaires pour contrôler quelques dizaines de bateaux de pêche peut sembler excessive. Mais après chaque visite, la profusion de discussions VHF entre les différents bateaux de la zone et au-delà – des conversations facilement interceptées par les appareils de surveillance de la frégate et que nous écoutions en passerelle – prouvent que ces opérations de Police des pêches réussissent à instiller un sain respect de la ZEE polynésienne parmi les pêcheurs qui se rapprochent de nos eaux... Ces opérations sont menées tout au long de l'année par les cinq bâtiments militaires français basés en Polynésie.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Capitaine de frégate Sylvain Faya, commandant du Prairial</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28209550-27967508.jpg?v=1543294950" alt="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" title="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" />
     </div>
     <div>
      <b>Nous sommes en opération de Police des pêches, pourquoi sommes-nous sortis de la ZEE alors que les Polynésiens accusent les pêcheurs étrangers de venir se servir dans nos eaux ?</b>       <br />
       Effectivement, les gens qui ne connaissent pas notre mission et qui regardent juste par leur fenêtre depuis Tahiti ont l'impression qu'il y a beaucoup de bateaux dans la zone économique exclusive de la Polynésie, parce qu'il y a, de temps en temps, des bateaux asiatiques qui viennent en carénage à Tahiti. Mais le but de la présence d'un journaliste à bord, c'est d'être témoin du fait que la ZEE est déserte, alors même que nous sommes dans une zone très intéressante du point de vue de la pêche. Autour des Marquises il y a ce qu'on appelle la &quot;Tuna Belt&quot; qui regorge de thons, et les eaux marquisiennes sont encore plus riches. Pourtant, vous le voyez, si les bateaux de pêche étrangers se rapprochent de la ZEE, pas un seul n'ose y pénétrer pour pêcher.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Gordon Falchetto, conseiller municipal de Nuku Hiva</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28209550-27967510.jpg?v=1543295012" alt="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" title="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" />
     </div>
     <div>
      <b>Pourquoi est-ce important pour vous que ces missions de police des pêches soient organisées ?</b>       <br />
       Pour nous, les Marquisiens, c'est vraiment important d'avoir plus d'informations. Tu as pu voir ces patrouilles, ces inspections de bateaux coréens, on veut connaitre ces éléments. Nous sommes nombreux à penser que ces bateaux chinois, coréens, japonais sont en train de pêcher dans notre zone. Les Marquisiens pensent qu'ils sont en train de piller nos poissons. Mais là, vous êtes partis à l'est des îles Marquises et nous sommes vraiment contents qu'ils y soient allés. Il faut le publier, c'est très important pour nous de savoir que c'est surveillé. Aujourd'hui c'est connu dans tout le Pacifique et à travers le monde qu'ici, aux Marquises, c'est poissonneux. Même à Tahiti il n'y a plus de poissons, les thoniers polynésiens sont déjà en train de venir chez nous, c'est pour ça qu'on a un peu peur. S'il y a déjà les thoniers asiatiques, et avec les thoniers tahitiens en plus... Après chez nous, pour nos petits-enfants, il n'y aura plus de poissons. Ils iront chercher des sardines au magasin ! Donc merci beaucoup au commandant de surveiller notre zone !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28209550-27967646.jpg?v=1543295367" alt="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" title="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/A-la-chasse-aux-pecheurs-illegaux-a-bord-d-un-bateau-de-guerre_a177171.html</link>
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   <title>L'AFB une nouvelle agence pour la biodiversité en Polynésie</title>
   <pubDate>Mon, 16 Jan 2017 17:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Marie Caroline Carrère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10963187-18152600.jpg?v=1484448878" alt="L'AFB une nouvelle agence pour la biodiversité en Polynésie" title="L'AFB une nouvelle agence pour la biodiversité en Polynésie" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 14 janvier 2017 - Depuis le 1er janvier l'Agence française pour la biodiversité a vu le jour, l'organisme a pour but de mettre en œuvre la stratégie de protection de l'environnement de la France et d'assistance technique pour les projets à visée environnementale dans les collectivités d'Outre-Mer. Pascale Salaün, représentante de l’AFB en Polynésie et ex cheffe de l’antenne des aires marines protégées en Polynésie nous explique en quoi consiste cette nouvelle agence.        <br />
       </b>       <br />
       <b>Qu'est-ce que l'agence des aires marines protégées ?        <br />
       </b>Pascale Salaün : L'agence des aires marines protégées n'existe plus depuis le 1er janvier, elle a fusionné avec trois autres établissements français et est devenue l'agence française pour la biodiversité (AFB). C'est une fusion de quatre établissements l'ONEMA (agence de l'eau), Parc nationaux de France, l'ATEN (ateliers techniques des espaces naturels) et l'Agence des aires marines protégées, c'est une sorte de mutualisation de moyens.        <br />
               <br />
       <b>Il y a-t-il des acteurs polynésiens dans cette nouvelle agence ?        <br />
       </b>Un bureau de l'agence pour la biodiversité est présent en Polynésie. Serge Planes, directeur du CRIOBE en Polynésie, est membre du conseil scientifique, enfin Maina Sage est membre du conseil d'administration de l'AFB.       <br />
              <br />
       <b> Quand cette nouvelle agence a-t-elle été créée ?        <br />
       </b>La loi qui crée l'agence date du 8 août et le décret d'application qui met en œuvre la loi date du 26 décembre. L'agence existe officiellement depuis le 1er janvier.        <br />
               <br />
       <b>Qu'est-ce que cela va changer ?        <br />
       </b>Ça ne change rien à notre fonctionnement et à nos missions. Nous avons toujours un rôle d'appui aux politiques publiques. Avant, c'était en matière de biodiversité marine et d'espaces protégés marins, aujourd'hui,  nous pouvons l'étendre au milieu terrestre. Ce mandat n'est pas encore mis en œuvre puisqu’il faut ouvrir le dialogue avec le gouvernement pour savoir s'il y a un besoin, une demande.        <br />
       Pour l'instant nos actions sont limitées au milieu marin et comme nous sommes en appui nous ne mettons jamais en œuvre un projet de notre propre initiative. Pour les territoires français du Pacifique où la compétence environnement appartient au gouvernement local, l'agence a un rôle d'assistance technique aux politiques locales.        <br />
               <br />
       <b>Comment </b>cela s'organise pour le Pacifique ?        <br />
       Les organigrammes sont en cours, il y a  trois territoires français du pacifique: Wallis et Futuna, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie Française. L'AFB a deux antennes qui sont flexibles parce qu'elles s'ajustent aux politiques publiques en termes de programmation et de moyens. Elles restent dans le cadre de missions nationales c’est-à-dire préserver la biodiversité, mais elles doivent s'ajuster à la demande locale, c'est un travail dans le respect des politiques locales.       <br />
              <br />
        <b>Dans les outre-mer des voix commencent à s'élever concernant la représentation, est-ce le cas en Polynésie ?       <br />
       </b>Ce n'est pas du tout la même chose. Quand on dit outre-mer, il faut distinguer les départements d'outre-mer et les collectivités d'outre-mer. Ici il n'y a pas de grogne puisque justement dès lors qu'il y aura une demande d'étendre nos actions nous y répondrons, favorablement ou pas selon nos moyens.        <br />
       Ce que je dirais aujourd'hui, c'est que pour l'instant on continue ce qu'on sait faire avec les demandes du Pays et les liens que nous avons aujourd'hui.        <br />
              <br />
       <b>La Polynésie française est-elle suffisamment représentée à l'AFB ?       <br />
       </b>C'est une question politique qui n’est pas de mon niveau, en revanche il y aura un comité d'outre-mer où il y aura des représentations et tout ça est à construire. Ce comité aurait vocation à ce qu'il y ait plus de lien avec les instances outre-mer, ces DOM et COM. En conseil scientifique, il y a un scientifique, Serge Planes issu d'une institution basée en Polynésie.        <br />
              <br />
       <b> Le fait que Serge Planes, un scientifique basé en Polynésie soit présent au conseil scientifique donnera-t-il une plus grande visibilité aux problématiques du Pacifique ?        <br />
       </b>Serge Planes représente le CRIOBE, un centre de recherche de plusieurs disciplines. Au conseil scientifique il représentera les disciplines scientifiques de son institution reflétant des spécificités de la biodiversité outre-mer. Nous aurons ainsi un porte-parole des problématiques environnementales et scientifiques qu'on peut retrouver en Polynésie. Il portera les questions que nous retrouvons dans le Pacifique.        <br />
              <br />
       <b> Concrètement sur le terrain qu'est-ce que cette fusion va changer ?        <br />
       </b>Dans l'immédiat nous restons sur nos missions et nos missions existantes ensuite une fois le dialogue entamé, ça peut changer si nous étendons nos missions sur le terrestre s'il y a un besoin exprimé. Cela voudrait dire aussi plus de moyens humains et financiers et une expertise nouvelle à développer en interne, mais cela ne se fera qu'à condition qu'il y ait un échange sur ce thème avec le Pays. Je pense que déjà nous allons ouvrir le dialogue dans les mois qui viennent, poser des bases et voir après les moyens de répondre aux différentes demandes.        <br />
              <br />
       <b>Est-ce que les particularités du Pacifique et de la Polynésie seront prises en compte par l'AFB ?       <br />
       </b> Oui d'une part niveau gouvernance dans le conseil d'administration, parce que l'outre-mer est quand même bien représentée sans parler de l'AFB, les connaissances et les enjeux outre-mer sont déjà connu et pris en compte par ailleurs. Là elles seront mobilisées à l'agence d'une manière pertinente pour répondre aux problématiques propres au Pacifique. Donc prises en compte oui, mises en œuvre c'est une deuxième étape liée à un désir ou non du pays.        <br />
              <br />
       <b>La Polynésie a annoncé sa volonté de mettre en place une aire marine gérée sur la ZEE est-ce compatible ?       <br />
       </b>J'ai entendu cette annonce internationale. Pour nous cette terminologie n'est pas un débat parce qu'en Métropole nous avons un outil qui s'appelle parcs marins. C'est l'art de gérer au mieux un espace maritime dans le but de préserver pour le long terme la biodiversité marine tout en permettant un développement durable de cet espace et donc des usages.  C'est presque une planification marine.       <br />
        Nous avons des références et des standards internationaux, tout le monde est un peu calqué de la même manière.        <br />
       Nous en tant qu'agence ex-aires marines protégées et nouvelle agence de la biodiversité nous disons que c’est  dans la mouvance et nous restons en veille même si nous n'intervenons pas sur le dossier       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/L-AFB-une-nouvelle-agence-pour-la-biodiversite-en-Polynesie_a156808.html</link>
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   <title>Terres rares : L'UPLD dénonce l'expertise menée "sans exploration"</title>
   <pubDate>Wed, 11 May 2016 04:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mireille Loubet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/9458570-15168976.jpg?v=1462934797" alt="Terres rares : L'UPLD dénonce l'expertise menée "sans exploration"" title="Terres rares : L'UPLD dénonce l'expertise menée "sans exploration"" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 10 mai 2016. <b>Dans un communiqué, le groupe UPLD de l'assemblée de la Polynésie &quot;prend acte&quot; des résultats de l'expertise engagée pour évaluer le potentiel d'exploitation des ressources minérales profondes en Polynésie française. Et dénonce qu'ils ne s'appuient sur aucune prospection. </b>       <br />
              <br />
       Dans son communiqué l'UPLD critique &quot;<span style="font-style:italic">l’État et ses partisans autonomistes locaux</span>&quot; qui <span style="font-style:italic">&quot;tentent de se draper derrière une objectivité scientifique pour minimiser le potentiel économique et géopolitique des ressources minérales profondes de la zone économique exclusive (ZEE) polynésienne</span>&quot;.        <br />
              <br />
       Les élus indépendantistes poursuivent : &quot;<span style="font-style:italic">prétendre qu’il n’y ait pas assez de terres rares dans la ZEE de Ma’ohi Nui suppose pourtant de connaître la quantité exacte de plaines abyssales sous-marines dans lesquelles se logent les terres rares : or, il n’y a pas eu de campagne d’exploration sur place (…)  Le fossé entre d’une part, la reconnaissance de l’existence de ressources minérales profondes dans notre ZEE rappelées avec force par l’UPLD depuis 2011, et d’autre part, leur exploitabilité technique et économique donc a été franchi d’un tour de bras par ces scientifiques, alors qu’un préalable s’imposait : une réelle campagne d’exploration pour déterminer leur quantité</span>&quot;. Aussi le groupe UPLD remet en question les conclusions présentées en fin de semaine dernière. Aucun des élus indépendantistes n'a pourtant participé aux réunions organisées par les scientifiques de l'IRD pour expliciter dans le détail les travaux réalisés et la méthode de recherche utilisée.        <br />
              <br />
       Enfin, reste pour l'UPLD &quot;<span style="font-style:italic">la sensible question de la «propriété» de ces ressources minérales profondes</span>&quot;. Le groupe UPLD continue de dire que ces ressources minérales profondes &quot;<span style="font-style:italic">doivent être reconnues comme étant la propriété des Polynésiens, relevant de la domanialité publique de Ma’ohi Nui</span>&quot;. Dans ce sens, le groupe UPLD en appelle à une modification urgente du statut d’autonomie actuel, afin d’exclure l’ensemble des ressources minérales naturelles de la ZEE polynésienne des matières stratégiques actuelles.       <br />
              <br />
       Pour lire le communiqué en entier du groupe UPLD sur le sujet, <a class="link" href="http://www.tahiti-infos.com/docs/Communique%20-%20Ressources%20minerales%20profondes-une%20expertise%20collegiale%20sans%20campagne%20d%27%27exploitation.pdf">CLIQUER ICI</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/9458570-15168976.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Terres-rares-L-UPLD-denonce-l-expertise-menee-sans-exploration_a148445.html</link>
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   <title>Terres rares : une projection vidéo fait scandale à l'assemblée</title>
   <pubDate>Thu, 28 Jan 2016 23:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Viatge</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8864835-14039818.jpg?v=1454017790" alt="Terres rares : une projection vidéo fait scandale à l'assemblée" title="Terres rares : une projection vidéo fait scandale à l'assemblée" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, 28 janvier 2016 - La projection par le groupe UPLD dans l’hémicycle d’un document vidéo mêlant politique et information a révolté le groupe Rassemblement pour une majorité autonomiste (RMA) dont les élus ont provisoirement quitté la séance, jeudi matin à Tarahoi.        <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Prévenez-nous et faites-le au moment opportun ; mais pas de cette manière</span>&quot;, a dénoncé la représentante RMA Nicole Bouteau, en milieu de matinée lorsque le groupe UPLD a demandé la lecture d’un document vidéo sur les écrans de l’hémicycle de Tarahoi. Lors de cette deuxième journée de la première séance de la session extraordinaire, la représentation polynésienne devait se pencher sur le projet de délibération relatif à la convention d’application n°16-15 du 27 janvier 2015 entre l’Etat, la Polynésie française et l’Institut de la recherche pour le développement finançant le projet « Expertise collégiale internationale sur les ressources minérales sous-marines de Polynésie française » dans le cadre de la convention d’exécution relative au volet « enseignement supérieur et recherche » du contrat de projets Etat-Polynésie française 2008-2014.       <br />
              <br />
       Le documentaire vidéo en question, d’une dizaine de minutes, a été réalisé par le Tavini Huiraatira à partir du montage de plusieurs sources &quot;<span style="font-style:italic">qui illustrent la potentialité de nos ressources minérales océaniques </span>&quot;, commente un des cadre du  parti indépendantiste. Cette vidéo rappelle également l’engagement politique d'Oscar Temaru et du Tavini Huiraatira depuis 1986 sur cette question, notamment au sujet des nodules polymétalliques. Le Tahoera’a huiraatira et notamment son chef de file, Gaston Flosse, avait à l'époque tourné en ridicule une intervention du leader souverainiste à l’assemblée au sujet de ces ressources sous-marines. &quot;<span style="font-style:italic">Si on pouvait transformer les cailloux de Faa’a en or, on pourrait demander l’indépendance de notre Pays</span>&quot;, s’était-il alors moqué. Mais les temps changent. Jeudi matin, les 18 élus du groupe orange ont cautionné la projection du document et visionné la vidéo.       <br />
              <br />
       Une demande de suspension de séance faite pour le compte du gouvernement par le ministre de l’Economie, Teva Rohfritsch, a été rejetée à l'unanimité (28) en l’absence du groupe RMA qui venait de quitter l'hémicycle.       <br />
              <br />
       <b>Une &quot;mascarade&quot; pour le RMA</b>       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Le règlement intérieur ne prévoit rien, pour l’instant. Il suffit que l’on prenne dans notre temps de parole : c’est notre droit. Si pendant notre temps de parole vous ne voulez pas écouter la vérité qui blesse, c’est votre droit</span>&quot;, a défendu Antony Géros alors que les représentants du RMA quittaient l’hémicycle. &quot;<span style="font-style:italic">Mais vous serez comptables de ce qui se passe aujourd’hui devant les générations futures, demain</span>&quot;, a ajouté le président du groupe UPLD jeudi en milieu de matinée avant d’obtenir la projection du document vidéo. &quot;<span style="font-style:italic"> Si dans notre temps de parole on veut taper des savates sur la table, on le fera, c’est notre droit</span>&quot;.        <br />
              <br />
       En fin de matinée, le groupe RMA a réagi dans un communiqué intitulé &quot;Oscar Temaru fait sa propagande dans l’hémicycle&quot; un coup fourré orchestré avec le Tahoeraa  : <span style="font-style:italic">&quot;Episode ubuesque ce matin à l’Assemblée de la Polynésie française. Alors que les élus devaient approuver un projet de convention et son avenant relatifs aux « terres rares » dans le cadre du contrat de projet, le président du Tavini Huiraatira, Oscar Temaru a profité de la tribune de l’Assemblée et de son réseau internet, pour diffuser sa vidéo de propagande préparée dans la perspective de sa candidature à l’élection présidentielle de 2017.  Du jamais vu dans l’hémicycle !        <br />
              <br />
       Ce dévoiement à notre institution a été orchestré avec la complicité de la présidente de séance et de l’ensemble du Tahoeraa, qui a oublié un peu vite – mais ils ne sont pas à une contradiction près - que c’est leur leader, Gaston Flosse, qui avait lui-même signé cette convention !        <br />
       Comble de cette entorse au principe démocratique, le groupe majoritaire n’en avait même pas été informé au préalable en conférence des présidents. Le groupe RMA est donc sorti de l’hémicycle pour marquer sa forte protestation contre cette mascarade.        <br />
       La mascarade est d’autant plus grande qu’hier (mercredi, ndlr), les groupes UPLD et Tahoeraa ont demandé audience au président Edouard Fritch qui leur a proposé la mise en place d’un groupe de travail sur le sujet des « terres rares » afin que la Polynésie française parle d’une seule voix, dépassant ainsi les intérêts de politique politicienne. Pour le Tahoeraa et l’UPLD, cette rencontre n’était finalement que du cinéma, d’où la projection d’un film en séance aujourd’hui !</span>&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ARAgcA5f_Wk?start=
4185" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      Vers 10 heures, jeudi matin à Tarahoi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Terres-rares-une-projection-video-fait-scandale-a-l-assemblee_a143739.html</link>
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   <title>Terres rares : le débat doit être porté à l’ONU pour Oscar Temaru</title>
   <pubDate>Wed, 11 Nov 2015 03:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Viatge</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8504037-13372672.jpg?v=1447203944" alt="Terres rares : le débat doit être porté à l’ONU pour Oscar Temaru" title="Terres rares : le débat doit être porté à l’ONU pour Oscar Temaru" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, 10 novembre 2015 – Le groupe UPLD s’est exprimé mardi matin au sujet de la proposition de résolution portée par le Tahoera’a pour élargir la compétence minière du Pays aux &quot;<span style="font-style:italic">matières premières stratégiques</span>&quot;. Ce débat n’a pas sa place à Paris mais à New York devant l’Organisation des nations unies (ONU), pour le groupe souverainiste.       <br />
              <br />
       L’information avait été révélée par Tahiti infos la semaine dernière. Le président de l'assemblée, Marcel Tuihani, a déposé le 21 octobre dernier une proposition de résolution demandant à l’Etat la modification de la loi statutaire pour donner pleine compétence à la collectivité sur l’exploitation minière dans les profondeurs océaniques de sa zone économique exclusive (ZEE). Diverses études constatent depuis une trentaine d'années la présence abondante de minerais rares sur les fonds marins polynésiens. Mais le statut de 2004 restreint la compétence du Pays en matière d'exploitation minière. Il ne lui accorde aucune compétence sur l'exploitation des matières premières dites &quot;<span style="font-style:italic">stratégiques</span>&quot;. Or la liste de ces ressources minières &quot;stratégiques&quot; est vague. Elle est fixée par décret et peut être modifiée à tout moment par le gouvernement français, ce qui en fait une chasse gardée nébuleuse de l'Etat français.       <br />
              <br />
       L'élargissement des compétences polynésiennes que souhaite aujourd'hui le Tahoera'a ne pourra avoir lieu qu’à l’issue d’une modification de la loi organique. Tel est l’enjeu de la demande portée par la proposition de résolution soumise par Marcel Tuihani. Le texte demande la modification de la loi organique polynésienne et de deux articles du code minier national : &quot;<span style="font-style:italic">Les Polynésiens doivent pouvoir appréhender les potentialités de leur zone économique exclusive dans toute leur dimension scientifique (…) Les ressources présentes dans la ZEE doivent en priorité servir au développement économique de la collectivité. La Polynésie française doit pouvoir tirer profit, le moment venu, de l’exploitation de ces gisements</span>&quot;, y est-il exposé.        <br />
              <br />
       Cette proposition de résolution est loin d’être en mesure de faire l’unanimité à l’assemblée. Le texte devait être présenté pour avis ce vendredi en commission des Institutions. Hasard du calendrier ? Son évocation a été reportée <span style="font-style:italic">sine die</span> à la demande de l’élue Tapura Virginie Bruant. Le gouvernement Fritch pourrait ne pas souhaiter la voir adoptée par la représentation polynésienne pour ménager ses relations avec Paris. Une telle position pose problème pour l’avenir de ce texte alors que les élus pro-Fritch ne devraient plus tarder à disposer de la majorité absolue dans l’hémicycle.        <br />
              <br />
       Pour des raisons bien différentes, le soutien de cette proposition de résolution semble être précaire à l’UPLD. Le groupe souverainiste a réagi mardi à ce qu’il juge une ambition nouvelle du Tahoera’a, en constatant le soudain intérêt du parti autonomiste pour cette question des gisements minéraux sous-marins de la ZEE polynésienne. L'UPLD parle d'incohérence : &quot;<span style="font-style:italic">La compétence statutaire en matière d’exploitation des gisements de ressources dites stratégiques a délibérément été abandonnée par le gouvernement polynésien dès la réforme de 1996 et confirmée par la révision statutaire de 2004</span>&quot;, précise le parti souverainiste en ne manquant pas de souligner qu’à chaque fois Gaston Flosse était aux manettes.        <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Je ne suis pas d’accord pour demander à l’Etat de nous rendre ce qui nous appartient</span>&quot;, explique en outre le leader indépendantiste Oscar Temaru. Pour lui, comme pour Antony Géros et Richard Tuheivava qui se sont exprimés, la collectivité est réinscrite depuis le 17 mai 2013 sur la liste des territoires non autonomes à décoloniser de l'ONU : &quot;<span style="font-style:italic">Nous avons une ressource minière qui est estimée entre 10 et 15 milliards de dollars au kilomètre carré : comment a-t-on pu renoncer à ça d’un revers de la main ? C’est une trahison en complète violation du droit de souveraineté du Pays. C’est pas à Paris, ni à Bruxelles mais à New York qu’il faut aller régler ça&quot;</span>.       <br />
              <br />
       <b>Que voulez-vous dire ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Oscar Temaru</b> : <span style="font-style:italic">En 1986, pour mon premier discours à l’assemblée territoriale, je suis intervenu avec un caillou de Faa’a. (…) Je disais que notre pays ressemble à ce caillou. Il ne représente rien pour certains. Mais pour l’œil expert, compte tenu de toutes nos ressources des fonds sous-marins (c'est différent). On savait déjà. Et il y a eu cette fameuse réponse de M. Gaston Flosse. « Si on pouvait transformer les cailloux de Faa’a en or, on pourrait demander l’indépendance de notre Pays ». Trente ans après, ils s’aperçoivent que notre pays a des ressources colossales dans les océans qui nous entourent. Ils savent également qu’aujourd’hui les plus grosses entreprises françaises fusionnent avec des entreprises allemandes pour venir explorer et exploiter ces ressources. (…) Nous sommes très déçus. Nous disons que c’est de la trahison ; que c’est le viol du droit du peuple maohi à l’autodétermination : ces ressources nous appartiennent. Nous n’avons pas besoin de la France pour exploiter ces ressources. Le statut (…) de 2004 ne nous donne pas compétence pour l’exploitation des matières premières stratégiques. (…) Ils (les autonomistes) sont divisés aujourd’hui sur cette question. Les uns (pro-Fritch) disent qu’il faut laisser ça à l’Etat ; et le président de l’assemblée va soumettre une proposition de résolution pour demander à l’Etat de nous rendre cette compétence. Où est la cohérence ? Nous, nous sommes cohérents depuis le début : ces ressources nous appartiennent, comme cela est prévu par la charte des Nations unies, et notamment par la résolution 1514</span>.       <br />
              <br />
       <b>Si certains autonomistes sont d’accords avec cela, pourquoi annoncez-vous que vous ne voterez pas cette résolution ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Oscar Temaru</b> : <span style="font-style:italic">Je viens de vous dire que l’on attend de voir le texte de cette résolution et de l’analyser. Mais demander cette compétence en restant dans le cadre statutaire actuel ne sert à rien. Ce sera toujours la raison du plus fort : « might is right ». C’est comme cela que ça se passe depuis toujours. Depuis les négociations pour le statut de 1977 on marche au bâton et à la carotte. (…)</span>       <br />
              <br />
       <b>Pensez-vous que le Tahoera’a est mûr aujourd’hui, compte tenu de cette démarche pour vous soutenir dans vos démarches à l’ONU ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Oscar Temaru</b> :<span style="font-style:italic"> C’est ce que j’essaye de faire à chaque rencontre que nous avons avec eux. Il (Gaston Flosse) m’a parlé de son projet de statut de Pays associé. Je lui ai répondu non : il faut parler d’Etat, associé avec qui il veut.       <br />
       Mais je pose la question : seront-ils jamais mûr ? (…) Ils ne sont pas à une incohérence près. (…) Nous sommes de notre côté cohérents avec les objectifs que nous visons depuis toujours</span>.       <br />
              <br />
       <b>Là, on voit que le Tahoera’a abonde dans le sens de l’UPLD avec cette proposition de résolution.</b>       <br />
              <br />
       <b>Oscar Temaru</b> : <span style="font-style:italic">Si cette résolution va dans le sens que nous souhaitons, bien sûr que nous allons soutenir comme nous avons soutenu la résolution demandant une réparation à l’Etat pour les dégâts occasionnés pendant les 30 ans d’essais nucléaires</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </description>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Terres-rares-le-debat-doit-etre-porte-a-l-ONU-pour-Oscar-Temaru_a140233.html</link>
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   <title>Que sait-on vraiment des terres rares en Polynésie française ?</title>
   <pubDate>Thu, 05 Nov 2015 11:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mireille Loubet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8478789-13323709.jpg?v=1446703179" alt="Que sait-on vraiment des terres rares en Polynésie française ?" title="Que sait-on vraiment des terres rares en Polynésie française ?" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 4 novembre 2015. <b>Alors que l'exploration et l'exploitation des gisements miniers sous-marins devient un enjeu majeur, les informations concernant le potentiel de la Polynésie française restent éparses. Toutefois un rapport d'expertise publié en juin 2014 par un collectif scientifique du CNRS et de l'Ifremer permet de faire un point d'étape. </b>       <br />
              <br />
       On sait depuis quelques années déjà que &quot;<span style="font-style:italic">la ZEE (zone économique exclusive) de Polynésie Française présente un grand nombre d’encroûtements cobaltifères et des sulfures polymétalliques</span>&quot;, cela  a été confirmé, en 2011 par l'Ifremer et par une étude japonaise menée par une équipe de géochimistes de Tokyo sur les sédiments pélagiques de l'océan Pacifique qui &quot;<span style="font-style:italic">montrent un enrichissement important en terres rares</span>&quot;. Toutefois, dès la publication de cette étude japonaise des doutes apparaissent quant aux concentrations réelles. &quot;<span style="font-style:italic">La connaissance du potentiel réel des sédiments de Polynésie implique de réaliser un maillage d’échantillonnage resserré afin de déterminer la continuité latérale et verticale ainsi que les variations de concentrations en terres rares. La conclusion de l’équipe japonaise qui indique qu’1 km2 de sédiments de ces boues fournirait 1/5 de la consommation mondiale (1377 tonnes en 2009) de terres rares parait prématurée</span>&quot; indique ainsi le rapport d'expertise français publié en juin 2014.       <br />
              <br />
       On y apprend par ailleurs que la prospection des nodules polymétalliques dans le Pacifique a débuté par le Pacifique Sud autour de la Polynésie française pour continuer dans le Pacifique Nord, autour de Clipperton. On y apprend aussi que cette prospection avait, dès le départ, des visées non pas scientifiques mais que <span style="font-style:italic">&quot;l'exploration des nodules a été réalisée dans le cadre de prospection minière</span>&quot;.        <br />
              <br />
       Ainsi une exploration du Pacifique sud est menée dès 1970 par le Centre National pour l'Exploitation des Océans (СNEХО). Il s'agit alors d'une étude des données existantes sur les nodules polymétalliques : répartition géographique des indices, teneurs et abondance des nodules, relation avec la physiographie des fonds, nature des sédiments, présence de volcanisme, etc... &quot;<span style="font-style:italic">Les fonds océaniques proches de la Polynésie française faisaient partie des zones jusqu'alors peu connues et où pouvait exister une sédimentation ralentie favorable à la présence de nodules riches en manganèse, nickel et cuivre. C'est tout naturellement dans cette zone que les premiers travaux d'exploration systématique ont été entrepris à partir de la base de Vairao que le СNEХО avait installée dans l'île de Tahiti</span>&quot;. Durant cette période qui va durer quatre années au total, 16 campagnes d'exploration et une campagne de dragage ont été réalisées, totalisant 451 jours à la mer et 2241 prélèvements effectués : le poids total de nodules recueillis а atteint près de huit tonnes. &quot;<span style="font-style:italic">Les travaux de laboratoire comportèrent plus de 17 000 analyses chimiques (essentiellement métaux principaux Fe, Mn, Cu, Ni, Zn), des études aux microscopes métallographique et électronique, l'analyse minéralogique aux rayons Х, des études à la microsonde électronique</span>&quot;. Puis l'exploration systématique de la zone autour de Clipperton est effectuée. &quot;<span style="font-style:italic">Simultanément, des campagnes de prospection sur les encroûtements cobaltifères sont faites en Polynésie française</span>&quot;.        <br />
              <br />
       <b>Où  en est-on de l'exploration ?</b>       <br />
              <br />
       Malgré plusieurs campagnes océanographiques françaises et étrangères depuis les années 1970, la ZEE de Polynésie française &quot;<span style="font-style:italic">reste encore mal connue notamment en ce qui concerne la topographie de détail des fonds marins et leur nature</span>&quot;. Les chaines volcaniques de Polynésie française sont bien documentées et sont considérées comme des points chauds. La présence de nodules riches en cobalt est connue dès 1965. Les missions  réalisées en 1970 permettent &quot;<span style="font-style:italic">l'échantillonnage des premiers encroûtements dans cette partie du Pacifique</span>&quot;. En 1986 et 1987, l'archipel des Tuamotu est l'objet d'une mission scientifique réalisée par l'Ifremer et porte sur &quot;<span style="font-style:italic">la reconnaissance de plusieurs sites d'encroûtements cobaltifères</span>&quot;. Sont particulièrement étudiés des sites au nord de Mataiva, mais aussi Niau et Anaa. Cela permet &quot;<span style="font-style:italic">d'identifier une nouvelle province géochimique cobaltifère dans le Pacifique</span>&quot;.        <br />
              <br />
       Dix ans plus tard, en 1996 et 1999 les campagnes  ZEPOLYF1 et ZEPOLYF2 (pour Zone Economique de POLYnésie Française) ont consisté à établir la topographie précise des fonds océaniques de la ZEE de Polynésie Française et à faire l'inventaire de ses ressources potentielles biologiques et minérales.  Le premier objectif du programme ZEPOLYF était de répertorier et représenter tous les monts sous-marins et les hauts-fonds dont la profondeur est inférieure à 2 000 m par une cartographie de détail. Le deuxième objectif consistait à identifier les ressources biologiques par des campagnes de pêche expérimentale. &quot;<span style="font-style:italic">Le troisième objectif était la réalisation d'un inventaire des ressources minérales de type encroûtements sur ces hauts-fonds</span>&quot;.        <br />
              <br />
       Il en ressort, en ce qui concerne les encroûtements cobaltifères que &quot;<span style="font-style:italic">les secteurs cartographiés durant la campagne ZEPOLYF1 (chaîne des Savannah, secteur Va'a Piti) présentent des niveaux d'intérêt différents. L'échantillon de basalte dragué par 3000 m et qui présente une forte épaisseur d'encroûtement métallifère (teneur en Co entre 0.38 et 0.46%) semble indiquer que les conditions sont réunies pour faire de cette zone, une zone favorable pour des travaux d'inventaire futurs</span>&quot;. 20 ans plus tard, le constat est donc posé mais la précision réelle de ces gisements, de leur possibilité d'exploration et d'exploitation reste à apporter.  Se pose enfin la compétence de l'exploration et de l'exploitation. Pour l'heure la Polynésie française a la main sur sa ZEE mais pas ce qui concerne les gisements miniers stratégiques, d'où<a class="link" href="http://www.tahiti-infos.com/Une-resolution-pour-obtenir-la-competence-du-Pays-sur-les-ressources-minieres-de-la-ZEE_a139995.html"> une proposition de résolution déposée par Marcel Tuihani, le président de l'Assemblée de Polynésie </a> pour modifier cet état de fait. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>600 ans de ressources mondiales pour le cobalt et 22 ans pour le platine en Polynésie</b>       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Les estimations montrent que 6,35 millions de kilomètres carrés, soit 1,7 % de la surface des fonds des océans, sont recouverts d’encroûtements de manganèse. Du point de vue économique, beaucoup reste à faire pour évaluer les dépôts, localiser les zones les plus fortement concentrées en métaux et identifier des zones relativement planes et continues sur lesquelles un ramassage serait possible. Les concentrations les plus élevées (maximum de 1,9 % pour le cobalt et de 4,5 g/t de platine) sont situées en Polynésie. Dans la zone des Tuamotu, les croûtes forment un tapis plat et continu sur des formations sédimentaires indurées. Dans cette zone, on estime qu’une surface de 100 km2 de fond marin contient environ 10 millions de tonnes de croûtes polymétalliques, ce qui représente plus de 100 000 tonnes de cobalt et 10 tonnes de platine (pour des concentrations de 1 % en Co et de 1 g/t en Pt).       <br />
              <br />
       Les images sonar existant en Polynésie ont permis de déterminer que les substrats durs favorables à la formation des encroûtements représentent environ 50 000 km2. Il y aurait donc en Polynésie, environ 50 millions de tonnes de cobalt et 5 000 tonnes de platine, ce qui représente, au taux de consommation mondiale actuel (88 000 t/an pour le cobalt et 230 t/an pour le platine), près de 600 ans de ressources pour le cobalt et près de 22 ans pour le platine.       <br />
              <br />
       Il convient cependant de nuancer ces chiffres, car beaucoup de zones, telles que les pentes des volcans, présentent des rugosités trop élevées pour un ramassage efficace. Comme pour les nodules, une réelle évaluation du potentiel des encroûtements métallifères implique de réaliser des cartographies en haute résolution près du fond marin afin de déterminer la continuité des  minéralisations et de rechercher des zones relativement plates, qui seraient seules favorables à un ramassage</span>&quot;.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <b>Les zones potentielles en Océanie </b>       <br />
              <br />
       Plusieurs zones apparaissent déjà prospectives pour l’exploration des encroûtements hydrogénétiques. La plus intéressante demeure la région du Pacifique Equatorial Central où de nombreuses études ont été menées durant ces dernières décennies. Particulièrement, la ZEE exclusive des Etats-Unis avec les îles Marshall. Toutefois, les ZEE des Kiribati et de la Polynésie française bien que moins étudiées, présentent tous les critères régionaux et locaux nécessaires au développement d’encroûtements  potentiellement économiques.       <br />
              <br />
       Enfin il  existe deux sites situés dans la ZEE de Papouasie-Nouvelle-Guinée et appartenant à la société Nautilus Minerals (Inc.) où les données sont suffisantes pour proposer une estimation des ressources. &quot;<span style="font-style:italic">Nautilus est la seule société à avoir obtenu un permis d’exploitation pour les sulfures massifs océaniques en 2011. L'estimation des ressources minérales menée par la société Nautilus a permis d'identifier dix-neuf sites tous situés dans la ZEE de Papouasie-Nouvelle-Guinée</span>&quot;.        <br />
              <br />
       A part le cas de la Papouasie-Nouvelle-Guinée qui est actuellement le seul pays à avoir délivré des permis d'exploitation minière des sulfures hydrothermaux en eau profonde, d'autres pays ont délivré des licences d'exploration ou réalisé des campagnes d'exploration dans leur ZEE. C'est le cas de Tonga, des Iles Salomon, de Fiji, du Vanuatu et de la Nouvelle-Zélande.        <br />
              <br />
       Des études d’évaluation précises vont très probablement être entreprises dans les 10 à 15 prochaines années. En effet, trois pays ont fait la demande auprès de l’ISA (International Seabed Authority) pour obtenir un permis d’exploration pour les encroûtements. La Chine et le Japon ont fait leurs demandes respectives en juillet et août 2012 alors que la demande russe a eu lieu en février 2013.
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     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Que-sait-on-vraiment-des-terres-rares-en-Polynesie-francaise_a139994.html</link>
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   <title>Une résolution pour obtenir la compétence du Pays sur les ressources minières de la ZEE</title>
   <pubDate>Thu, 05 Nov 2015 11:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mireille Loubet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8478802-13323736.jpg?v=1446696173" alt="Une résolution pour obtenir la compétence du Pays sur les ressources minières de la ZEE" title="Une résolution pour obtenir la compétence du Pays sur les ressources minières de la ZEE" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 4 novembre 2015. <b>Une proposition de résolution rédigée par le président de l'Assemblée de Polynésie française  a été déposée le 21 octobre à Tarahoi. Elle demande à affirmer la compétence du territoire pour l'exploration et l'exploitation des ressources minières &quot;de toute nature&quot; dans sa zone économique exclusive. </b>       <br />
              <br />
       On le sait, les terres rares sont au centre d'intérêts mondiaux sensibles. Ces métaux sont très largement utilisés dans tous les appareils numériques, les modes de transports, les énergies renouvelables qui font notre quotidien. &quot;<span style="font-style:italic">L'intérêt économique de leur exploitation tient surtout de la nécessité des pays industrialisés de diversifier leur approvisionnement en terres rares, dans un contexte où un seul pays, la Chine, détient la quasi-totalité des ressources (97 % de la production globale)</span>&quot;. Voilà le contexte de tensions posé directement<a class="link" href="http://www.tahiti-infos.com/Que-sait-on-vraiment-des-terres-rares-en-Polynesie-francaise_a139994.html"> dans un rapport d'expertise conjoint du CNRS et de l'Ifremer sur les terres rares publié en juin 2014.</a> Et si la compétition entre les nations est déjà lancée à ce sujet, il se trouve d'autres enjeux, territoriaux, propres à la France.        <br />
              <br />
       On l'a vu, une partie non négligeable de ces ressources en terres rares se trouvent actuellement au cœur de la ZEE polynésienne. Une aubaine économique pour l'avenir du Pays ! Mais, si le statut particulier de la Polynésie lui donne compétence sur sa zone économique exclusive, c'était sans compter avec des exceptions notables… Ainsi, des dispositions du code minier national organisent la compétence de l’Etat en matière de prospection, de recherche et d'exploitation des matières premières stratégiques. Aussi, la compétence territoriale sur la ZEE a-t-elle des limites qui sont dénoncées depuis 2012 par les élus souverainistes de l'UPLD. Dès mars 2012, alors que la France entamait un travail pour la réforme de son code minier –toujours inachevé trois ans et demi plus tard- Richard Tuheiava, alors sénateur de la Polynésie, avait déposé au Sénat, une proposition de loi organique pour actualiser le statut d’autonomie polynésien en vue de modifier certaines dispositions du code minier national. Cette proposition de loi n'a jamais été étudiée.        <br />
              <br />
       Trois ans plus tard, la même demande est formulée, cette fois, dans le camp autonomiste du Tahoera'a et symbolise les tensions politiques entre pro-Fritch et pro-Flosse. Une résolution &quot;fourre-tout&quot; déposée le 29 janvier 2015 pour actualiser le statut d'autonomie du Pays n'a finalement jamais été présentée à l'approbation des élus territoriaux. Elle formulait déjà la demande que le Pays puisse acquérir la compétence en matière d’exploration et d’exploitation des terres rares.       <br />
              <br />
       Une nouvelle proposition de résolution vient d'être déposée (le 21 octobre dernier) par le président de l'assemblée, Marcel Tuihani, visant cette fois le seul aspect des terres rares, un thème nettement plus consensuel que les multiples aspects visés en janvier dernier. &quot;<span style="font-style:italic">La Polynésie française, à qui l’Etat reconnait le droit de réglementer et d’exploiter les ressources de sa ZEE, ne disposerait donc d’aucune prérogative sur les gisements de métaux des fonds de son océan, dès lors qu’ils constitueraient des matières premières stratégiques</span>&quot; indique l'exposé des motifs du texte. La résolution propose de modifier la loi organique polynésienne et deux articles du code minier national. &quot;<span style="font-style:italic">Les Polynésiens doivent pouvoir appréhender les potentialités de leur zone économique exclusive dans toute leur dimension scientifique (…) Les ressources présentes dans la ZEE doivent en priorité servir au développement économique de la collectivité. La Polynésie française doit pouvoir tirer profit, le moment venu, de l’exploitation de ces gisements</span>&quot;. Pour argumenter le propos, l'exemple du voisin néo-calédonien est tout trouvé. En effet, la Nouvelle-Calédonie a de droit depuis 1999 la compétence pleine et entière de la réglementation relative au nickel, au chrome, au cobalt et aux éléments des terres rares.        <br />
              <br />
       Pour l'heure la proposition de résolution est en attente d'examen par la commission en charge des institutions de la place Tarahoi. La commission est présidée par Michel Buillard. On verra ce qu'il advient de ce texte dans les prochaines semaines. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>La réforme du code minier en panne</b>       <br />
              <br />
       Depuis 2010, la France travaille sur une réforme du code minier mais rien ne semble vraiment avancer concrètement sur ce sujet. En mars 2015, ce projet de réforme du code minier faisait de nouveau surface avec la mise en ligne d'un avant-projet de loi soumis à consultation. Certains dénoncent la volonté de lancer des recherches d'hydrocarbures liquides ou gazeux non-conventionnels (gaz de schiste).  Depuis avril 2015, dans le cadre de la Stratégie nationale de transition énergétique, un comité de pilotage baptisé &quot;mine responsable&quot; a été créé pour accompagner le renouveau du secteur minier en France. D'ici la fin de l'année un livre blanc doit être rédigé.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Une-resolution-pour-obtenir-la-competence-du-Pays-sur-les-ressources-minieres-de-la-ZEE_a139995.html</link>
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   <title>Et si le territoire marin de la Polynésie s'agrandissait?</title>
   <pubDate>Fri, 13 Feb 2015 06:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mireille Loubet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7462807-11501284.jpg?v=1423802106" alt="Et si le territoire marin de la Polynésie s'agrandissait?" title="Et si le territoire marin de la Polynésie s'agrandissait?" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 12 février 2015. Dans le cadre du dossier de demande d'extension du plateau continental au-delà des 200 milles marins, ouvert depuis le début des années 2000, la Polynésie française pourrait élargir son domaine maritime actuel de plusieurs centaines de milliers de km2. Une campagne de mesures océaniques est prévue en avril prochain. </b>       <br />
              <br />
       Actuellement la ZEE (zone économique exclusive) de la Polynésie français, ce sont 4 767 242 km2 d'océan autour des cinq archipels. A elle seule, cette ZEE représente déjà 43% des surfaces maritimes françaises (autour de la métropole et des territoires ultramarins) !  Jusqu'il y a quelques années, cette superficie faite d'eau salée avait surtout une valeur utile pour la pêche et la position stratégique de la France dans cette partie du globe. Depuis peu cependant, cette superficie océanique a pris une dimension, plus industrielle et stratégique.        <br />
              <br />
       <b>Grâce aux résultats de quelques études préliminaires, </b>les ressources naturelles issues de ces fonds marins, promettent d'être particulièrement riches non seulement en encroûtements d'où pourraient être extraites les fameuses &quot;terres rares&quot; nécessaires à nos équipements technologiques, mais aussi en bio-ressources, uniques dans leur genre grâce à une biodiversité presque intacte et parfois même inexplorée.       <br />
       <b>       <br />
       Or, non seulement la Polynésie française, riche de près de 5 millions de km2 </b>d'océan est déjà un gisement convoité, mais de plus, ce territoire maritime dispose encore de possibilités d'extension. En effet, dans le cadre du programme Extraplac (Extension raisonnée du plateau continental) lancé en 1998 par la France, un programme opérationnel a émergé autour des territoires de l'outre-mer depuis 2002.  Le but du programme Polyplac est de grappiller de nouveaux espaces maritimes au-delà des 200 milles nautiques (370 km au large) de la ZEE polynésienne actuelle.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Sept zones d'extension en Polynésie</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Tout cela est bien entendu extrêmement encadré par des conventions internationales sur le droit de la mer et visé, en bout de course, par la Commission des limites du plateau continental, basée à l'ONU. Il faut aussi répondre à un certain nombre de critères techniques compliqués (géologiques, sédimentologiques et morphologiques). En Polynésie française, pas moins de sept zones d'extensions possibles ont été identifiées lors d'une étude préliminaire pour lesquelles la France a déposé des informations préliminaires auprès du secrétariat général de l'ONU,<span style="font-style:italic"> &quot; toutefois la démonstration du prolongement naturel à partir des îles de la Polynésie est fragile dans certaines de ces zones, notamment à l’ouest du fait d’un contexte géologique particulier qui ne laisse présager qu’une faible chance d’acceptation par la Commission&quot;</span> précise l'Ifremer dans un article publié en 2014 sur le sujet.        <br />
       <b>       <br />
       Aussi la priorité pour la Polynésie a été ciblée sur des zones situées</b> &quot;<span style="font-style:italic">vers l'Est de la Polynésie, où la démonstration du prolongement naturel semble plus robuste&quot;.</span> La première campagne de mesures océanographiques Polyplac réalisée par le navire L'Atalante en septembre 2012 sur une zone située à l'Est-Sud-Est des Marquises laissait entrevoir une extension probable de 60 000 km2. Une nouvelle campagne de mesure sera effectuée cette année, L'Atalante sera en Polynésie du 21 avril au 6 mai 2015 pour effectuer des<span style="font-style:italic"> &quot;levés bathymétriques dans le cadre  du projet Extraplac&quot;</span> indique le programme des missions du navire de l'Ifremer. Cette fois les mesures seront effectuées dans l'Est polynésien.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Atalante sera en Polynésie du 3 avril au 8 mai</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7462807-11501288.jpg?v=1423801932" alt="Et si le territoire marin de la Polynésie s'agrandissait?" title="Et si le territoire marin de la Polynésie s'agrandissait?" />
     </div>
     <div>
      C'est l'un des navires hauturiers de la flotte océanographique française :  L'Atalante (long de près de 85 mètres) est un navire de recherche pluridisciplinaire destiné aux géosciences marines, à l'océanographie physique et à la biologie marine. Dans quelques semaines, ce navire mènera plusieurs missions consécutives dans les eaux polynésiennes. Du 18 février au 3 avril, entre Noumea et Papeete il s'agira d'une étude sur la biogéochimie et la biodiversité dans le Pacifique tropical sud-ouest, en coopération  avec des chercheurs des Etats-Unis et de Suède;  du 9 au 19 avril, L'Atalante sera utilisé par le SHOM (service hydrographique et océanographique de la Marine) pour une campagne de mesures pour la Marine. Enfin, du 21 avril au 6 mai 2015, la campagne Polyplac permettra d'effectuer les levés bathymétriques dans le cadre du projet Extraplac. L'Atalante quittera Papeete le 8 mai prochain pour rejoindre la Nouvelle-Calédonie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une Polynésie plus grande ce n'est pas pour demain !</b></div>
     <div>
      Même si la France est engagée depuis le début des années 2000 dans ce processus d'extension du domaine maritime de ses territoires du Pacifique (c'est aussi le cas autour de Wallis et Futuna, ainsi qu'en Nouvelle-Calédonie) il ne faut pas s'attendre à récupérer ces espaces marins dans l'immédiat. Le plus important était de déposer des informations préliminaires auprès de la Commission des limites du plateau continental à l'ONU avant 2009. Ce qui a été fait. Car, ensuite les processus de reconnaissance d'extension du plateau continental sont longs : ils demandent des vérifications scientifiques, des mesures et, parfois des négociations avec des demandes provenant d'autres pays. Ce qui ne se produit pas pour la Polynésie française, très isolée. A titre d'exemple, l'Ifremer indique que l'examen par la Commission onusienne du dossier déposé pour Wallis et Futuna, fin 2012 ne démarrera pas avant 6 ou 8 ans. En Polynésie française ce sera encore plus long dans la mesure où des campagnes de mesures restent à faire et des dossiers à constituer.<span style="font-style:italic"> &quot;Cette démarche doit être considérée comme un investissement pour le futur&quot;. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7462807-11501295.jpg?v=1423802106" alt="Et si le territoire marin de la Polynésie s'agrandissait?" title="Et si le territoire marin de la Polynésie s'agrandissait?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Et-si-le-territoire-marin-de-la-Polynesie-s-agrandissait_a120869.html</link>
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