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  <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
  <description><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-10T00:29:46+02:00</dc:date>
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   <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
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   <title>​Nouvelle saisie de 2,4 tonnes de cocaïne</title>
   <pubDate>Sat, 14 Feb 2026 22:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>D'après communiqué</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/94406290-65804384.jpg?v=1771108263" alt="​Nouvelle saisie de 2,4 tonnes de cocaïne" title="​Nouvelle saisie de 2,4 tonnes de cocaïne" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 14 février 2026 – Ce jeudi, 2,4 tonnes de cocaïne ont été saisies par la Marine nationale dans la zone maritime de la Polynésie française. Cette nouvelle opération porte à 11,5 tonnes la quantité de stupéfiants saisis en mer depuis le début de l’année, auxquels s’ajoutent les 473 kg de cocaïne saisis par la douane au port autonome de Papeete. Ces saisies représentent une valeur marchande cumulée d’environ 2,4 milliards de dollars.</strong> <br />  &nbsp; <br />  Jeudi 12 février 2026, un bâtiment de la Marine nationale appuyé par un Falcon gardian 200 a intercepté en haute mer un navire suspect battant pavillon étranger. Le contrôle effectué à bord en accord avec l’État du pavillon a conduit à la découverte de 100 ballots de cocaïne, représentant un total de 2,404 tonnes. <br />  &nbsp; <br />  Cette opération, similaire à celles menées depuis le début de l’année et ayant déjà conduit à une saisie record de plus de 9 tonnes de cocaïne en mer, a été pilotée par le Haut-commissaire de la République en Polynésie française, délégué du gouvernement pour l’action de l’État en mer. Elle a mobilisé d’importants moyens humains et matériels des forces armées en Polynésie française (FAPF), avec le soutien de la gendarmerie nationale, de l’Office Français Anti-Stupéfiants (OFAST), avec la coopération de services du gouvernement américain. <br />   <br />  <strong>11,5 tonnes depuis janvier</strong> <br />  &nbsp; <br />  Le navire intercepté battait pavillon d’un État&nbsp;qui n’a pas souhaité abandonner sa compétence juridictionnelle au profit de la France. Par conséquent, conformément aux pratiques applicables en droit international et en lien avec le Parquet de Papeete, le navire et son équipage ont repris leur navigation. La cargaison, qui n’était pas destinée à la Polynésie française, a été détruite. <br />  &nbsp; <br />  Cette nouvelle opération porte à 11,5 tonnes la quantité de stupéfiants saisis en mer depuis le début de l’année, auxquels s’ajoutent les 473 kg de cocaïne saisis par la douane au port autonome de Papeete. Ces saisies représentent une valeur marchande cumulée d’environ 2,4 milliards de dollars. <br />  &nbsp; <br />  Ce nouveau succès illustre encore une fois l’efficacité du plan de lutte contre les stupéfiants impulsé et mis en œuvre par le Haut-commissaire de la République en Polynésie française. Par ces opérations, la France démontre son engagement résolu dans la lutte contre le narcotrafic dans la zone Pacifique et contribue à la sécurité régionale et à la protection des populations. <br />  &nbsp; <br />  Une conférence de presse consacrée à ces saisies se tiendra le mercredi 18 février. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/94406290-65804412.jpg?v=1771103511" alt="​Nouvelle saisie de 2,4 tonnes de cocaïne" title="​Nouvelle saisie de 2,4 tonnes de cocaïne" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/94406290-65804418.jpg?v=1771103526" alt="​Nouvelle saisie de 2,4 tonnes de cocaïne" title="​Nouvelle saisie de 2,4 tonnes de cocaïne" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </description>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/​Nouvelle-saisie-de-24-tonnes-de-cocaine_a236313.html</link>
  </item>

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   <title>Narcopex, un exercice en mer de lutte contre le narcotrafic</title>
   <pubDate>Wed, 01 Sep 2021 05:59:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Valentin Guelet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/58652174-43233300.jpg?v=1630473117" alt="Narcopex, un exercice en mer de lutte contre le narcotrafic" title="Narcopex, un exercice en mer de lutte contre le narcotrafic" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 31 août 2021 - Vendredi dernier, plusieurs services de lutte contre le trafic de stupéfiants en mer ont participé à l’exercice <em>Narcopex</em>. Le scénario fictif mettait en scène un voilier suspect battant pavillon étranger entre Tahiti et Moorea, intercepté par la frégate Prairial de la Marine nationale.</strong> <br />   <br />  Un exercice, <em>Narcopex</em>, s'est déroulé vendredi matin entre Tahiti et Moorea. Il avait pour objectif de mobiliser l’ensemble de la chaîne interministérielle de lutte contre les trafics de stupéfiants en mer et s’inscrit notamment dans le plan de lutte contre l’ice en Polynésie française signé le 3 février 2021. <br />   <br />  Sur la base d’un scénario fictif mettant en scène un voilier considéré comme suspect et battant pavillon étranger,&nbsp;l'exercice d’interception de trafic de stupéfiants réunissant Marine nationale, douanes et gendarmerie a été organisé depuis la frégate Prairial par le commandant de la zone maritime de l’océan Pacifique, le contre-amiral Jean-Mathieu Rey, sous l’autorité du haut-commissaire, Dominique Sorain, représentant de l’État en mer. <br />   <br />  Comme le prévoit le droit international de la mer, l’exercice comprenait une demande fictive adressée à l’État étranger du pavillon pour obtenir l’autorisation d’intervenir sur le voilier affrété à l’occasion entre Tahiti et Moorea, ainsi qu’un transfert à la France de la compétence juridictionnelle en vue de pouvoir juger les trafiquants présumés. <br />   <br />  Dans la mise en scène, deux experts “fouille” du service des douanes ont ainsi procédé à l’interception, à l’enquête de pavillon, et à la constatation de l’infraction. Sous le contrôle du procureur de la République, ils ont également participé à la saisie des 75 kg de cocaïne cachés dans le voilier, à la pose de scellés, à la retenue des trafiquants présumés et au déroutement du navire. <br />   <br />  Une équipe de gendarmes de la section de recherches de Papeete, toujours sur décision du parquet, s’est ensuite chargée de présenter les mis en cause à la justice. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts</title>
   <pubDate>Sun, 02 Dec 2018 08:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Franc de Ferrière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28440468-28052158.jpg?v=1543737044" alt="Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts" title="Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 1er décembre 2018 - <b>A bord du Prairial, si aucune opération n'est en cours, ce n'est pas repos pour autant. Plusieurs exercices ou formations sont organisées. Un équipage se doit d'être toujours prêt à réagir à une urgence, ou à combattre... Même dans les eaux calmes de l'océan Pacifique !</b> <br />   <br />  &gt;&gt;&gt; Voir aussi <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/Les-66-metiers-du-Prairial_a177273.html">les 66 métiers du Prairial</a>  <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Premier maître Thomas, capitaine d'armes</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28440468-28052159.jpg?v=1543736884" alt="Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts" title="Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts" />
     </div>
     <div>
      <em>"Le capitaine d'armes est une fonction qui est un peu le policier du bord. En gros, c'est moi qui fait la discipline et l'ambiance du bateaux. Si l'équipage est bien tenu, tout se passe bien. Sinon on leur rappelle ce qu'est la discipline dans l'armée. Le matin je passe dans les postes, c'est à moi de leur montrer comment on fait les lits, de les lever s'ils ne se réveillent pas même s'ils ont fait des quarts la nuit… Il y a tout ce qui est propreté, le respect... <br />  Sinon j'ai aussi pour mission de protéger le bateau. C'est pour ça que l'on forme les gens à faire du tir, on est marins mais on est aussi militaires et combattants. Pour ça on fait du tir Famas et du pistolet automatique, avec des formations pour ça. On leur apprend à faire du TIOR, Techniques d'Interventions Opérationnelles Rapprochées, c'est du self-défense. Il y a aussi comment s'adapter à un milieu difficile, donc nous avons des entraînements spécifique pour la brigade de protection, qui devient l'équipe de visite quand on va sur un bateau, donc tout ce qui est police des pêches, et surtout pour la narco. <br />  Ensuite il y a tout ce qui est courant, le capitaine d'armes s'occupe de la feuille de service, pour organiser les activités du jour en suivant ce que propose le commandant adjoint opérations. On se met en relation avec les gens qui peuvent nous apporter leur savoir, comme le docteur pour la formation de secourisme, ou les formations d'anglais avec l'aspirante Marguerite, c'est intéressant parce que ce sont des qualifications supplémentaires. <br />  Là j'ai trois personnes sous mes ordres, dont deux tahitiens qui sont volontaires pour s'engager et devenir fusiliers marins."</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28440468-28052185.jpg?v=1543737100" alt="Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts" title="Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les pilotes du Dauphin obtiennent leur qualification d'appontage</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28440468-28052166.jpg?v=1543736929" alt="Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts" title="Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts" />
     </div>
     <div>
      Comme expliqué par François, pilote d'hélicoptère sur le Prairial&nbsp;: <em>"Samedi 17 novembre nous avons vu le Dauphin apponter sur le Prairial, de jours puis de nuit. C'était de l’entraînement pour ces pilotes, qui ont pu obtenir leur qualification à l'appontage. C'était la première fois que le Dauphin appontait sur le Prairial&nbsp;! L'utilité sera qu'en cas de cyclone, ils pourront venir se ravitailler sur le bateau. Donc le Dauphin est basé à Faa'a, c'est un hélicoptère interministériel mis en œuvre par des marins, et leur mission ce n'est que du sauvetage en mer et de l'évasan. Par contre s'ils doivent aller loin ils doivent faire des sauts de puce entre les atolls pour se ravitailler. L'avantage maintenant qu'ils peuvent apponter sur le Prairial, c'est que le bateau pourra les ravitailler directement sur la zone."</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28440468-28052187.jpg?v=1543737288" alt="Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts" title="Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tout le monde aux postes de combat !</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28440468-28052184.jpg?v=1543736982" alt="Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts" title="Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts" />
     </div>
     <div>
      Nous avons interviewé le commandant en second après une annonce de "postes de combat de vérification". Elle nous explique en quoi cela consiste&nbsp;: <em>"ici nous sommes à la cellule Maintien des capacités opérationnelles, MacOps, que l'on arme au poste de combat. Elle va s'assurer du maintient en conditions opérationnelles du bateau en fonction de la priorité du commandant. Elle va faire un point initiale ressources humaines, donc elle a un contact à chaque point du bateau et elle va faire l'appel pour vérifier que tout le monde a bien rejoint sa zone. Chacun sait où il doit aller. Ils vont ensuite demander à chacune des zones de vérifier le bon fonctionnement de leur matériel. Tout remonte ici, on centralise l'information, et le chef de la cellule MacOps, qui est actuellement le commandant adjoint du navire, appelle le commandant pour faire le point. Il lui dira soit que tout fonctionne bien, soit qu'il y a tel élément qui est dégradé, tel autre qui est HS (hors service). Là nous sommes à l'état 0, en poste de combat de vérification comme on le fait à chaque fois que l'on appareille. Nous vérifions que tout fonctionne bien. <br />   <br />  Dans le cas où nous sommes dans une situation dangereuse, en situation de crise, se sera le poste de combat. Nous commençons aussi par un état 0, puis en fonction de l'évolution tactique ennemie, si par hasard il y a un impact, il y a des réactions dans les différentes zones du bateau. Déjà on se défend, et ensuite, si malheureusement il y a un impact, le Macops va demander de nouveau à avoir l'ensemble des informations sur les éventuels matériels en avarie, les éventuels blessés, et il réfléchit à comment nous pouvons nous réorganiser. Dans cette cellule il y a un spécialiste RH qui connaît toutes les capacités du bord et si à un moment on lui dit "il manque un tireur", il va regarder tout son listing, il va voir "A oui, lui il est là, il a un poste important, mais vu la priorité du commandant, on peut le transférer au poste de tir pour le remplacer". On essaye toujours d'optimiser au maximum notre organisation en fonction des aléas qui pourraient nous arriver. A la mer, nous ferons aussi des exercices au poste de combat. Pendant une heure, nous simulerons que nous avons pris un missile quelque part. <br />   <br />  En tant que commandant en second, je suis la seule à être "électron libre". Je peux vérifier que les choses se passent bien dans les différentes zones. Je suis aussi amenée à remplacer le commandant, donc en poste de combat je ne dois pas être au même endroit que lui. Le commandant sera généralement en passerelle, et généralement j'essaierai d'être à un endroit où il y a peu de chance d'avoir un impact. Je devrai avoir une vision globale du bâtiment, savoir où il peut y avoir d'éventuelles avaries, mais aussi avoir une bonne vision tactique de la situation pour pouvoir remplacer le commandant si besoin."</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28440468-28052186.jpg?v=1543737166" alt="Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts" title="Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28440468-28052188.jpg?v=1543737237" alt="Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts" title="Dans la Marine, des entraînements pour être toujours prêts" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </description>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Dans-la-Marine-des-entrainements-pour-etre-toujours-prets_a177317.html</link>
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   <title>Les multiples missions du Prairial</title>
   <pubDate>Thu, 29 Nov 2018 04:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Franc de Ferrière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28313925-28002951.jpg?v=1543463317" alt="Les multiples missions du Prairial" title="Les multiples missions du Prairial" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 28 novembre 2018 - <b>La frégate de surveillance Prairial est le plus gros bâtiment militaire basé à Papeete. Avec 92 membres d'équipage, des équipements de surveillance avancés et une belle puissance de feu, il assure diverses missions pour la Polynésie : surveillance de notre ZEE, sauvetage en mer, assistance aux populations après une catastrophe naturelle... Suivez-nous pour une visite guidée !</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28313925-28002952.jpg?v=1543463672" alt="Les multiples missions du Prairial" title="Les multiples missions du Prairial" />
     </div>
     <div>
      Le Prairial n'est pas un petit navire. Avec 93,5 mètres de long et 92 membres d'équipage, c'est le plus gros bâtiment militaire des Forces Armées en Polynésie française. Avec deux douzaines de commandos pour une opération militaire, il peut transporter 124 personnes. S'il devait évacuer une île d'urgence, on peut y faire tenir 875  personnes (675 par mauvais temps) sans logement ni nourriture. Il peut aussi transporter 100 tonnes de fret.       <br />
              <br />
       Mais le transport n'est pas la raison d'être du bateau. Le Prairial est équipé de nombreux radars, sondes et même d'un hélicoptère pour surveiller une large zone. Il est également suffisamment armé pour contenir une menace conventionnelle avec un canon de 100 millimètres, deux canons de 20 millimètres, deux mitrailleuses 12.7 millimètres et plusieurs mitrailleuses démontables pour lutter contre des menaces &quot;asymétriques&quot; (de types attaques suicides).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28313925-28002958.jpg?v=1543463412" alt="Les multiples missions du Prairial" title="Les multiples missions du Prairial" />
     </div>
     <div>
      Le commandant du Prairial, capitaine de frégate Sylvain Faya, nous résume les missions de son bateau : <span style="font-style:italic">&quot;Là nous sommes sur une mission de police des pêches. Comme vous avez pu le constater, dans la ZEE, c'est un désert, on a croisé un voilier à Fakarava et c'est tout. Donc ce qui est intéressant, c'est d'aller quand même contrôler les pêcheurs en dehors de la ZEE pour être dissuasif, leur montrer que nous, Français, on est là. Ils sont surveillés en permanence par les satellites et les avions, mais ils ne le voient pas au quotidien. Donc le fait d'envoyer un bateau avec un équipage, de les interroger, de monter à bord, de contrôler leurs papiers et leurs cales, ça a un double effet : un effet positif sur le respect du traité international WCPFC (Western and Central Pacific Fisheries Commission, voir article du 26 novembre), au profit de tous les pays du Pacifique ; et ça permet de leur montrer que nous, Français, on les contrôle et que s'ils franchissent la ZEE on sera là pour les interpeler, et ça ils le savent bien. Mais nous pouvons aussi assurer toutes les missions de l'État en mer.&quot;</span>       <br />
              <br />
       &gt;&gt;&gt; Voir notre article <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/A-la-chasse-aux-pecheurs-illegaux-a-bord-d-un-bateau-de-guerre_a177171.html">A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre</a>       <br />
              <br />
       &gt;&gt;&gt; Et le portrait du <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/Second-Maitre-Karl-portrait-d-un-Polynesien-dans-la-Marine_a177201.html">second maître Karl</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>LES MULTIPLES MISSIONS DU PRAIRIAL</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28313925-28002965.jpg?v=1543463445" alt="Les multiples missions du Prairial" title="Les multiples missions du Prairial" />
     </div>
     <div>
      Le capitaine poursuit ses explications : <span style="font-style:italic">&quot;Si jamais il y a des bâtiments qui se livrent à des trafics, quels que soient les trafics, substances illicites, trafic d'êtres humains, espèces protégées et autres, on peut être amenés à interpeler un bâtiment en mer et leur équipage. Ce qui est sous le feu des projecteurs en Polynésie en ce moment c'est le trafic de drogue, il y a de l'ice qui arrive en Polynésie, donc nous on participe à lutter contre ce fléau. Si jamais il y a des renseignements qui nous disent que demain on doit appréhender un bateau, on est prêts, que ce soit un voilier ou un plus gros bateau... On est tout de même suffisamment armés. Sinon évidemment, là nous sommes dans une zone cyclonique en saison des cyclones, donc il y a le soutien aux populations. Lors du cyclone Irma qui a frappé les Antilles, le premier bateau sur zone était une frégate de surveillance, exactement le même type que le Prairial, qui est arrivé avec de l'eau, de l'aide... On peut le faire pour la Polynésie mais également pour les autres nations du Pacifique qui ont moins de moyens comme les Cook, les Kiribati... Ce sont des voisins proches donc on pourrait intervenir rapidement. Nous faisons également de la police des pêches à leur profit. Enfin il y a le secours en mer, si nous recevons un appel de détresse nous pouvons intervenir. Tout ça c'est le socle commun que tous les bateaux des forces armées basés en Polynésie peuvent accomplir, comme l'Arago, le Bougainville...&quot;</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28313925-28002966.jpg?v=1543463476" alt="Les multiples missions du Prairial" title="Les multiples missions du Prairial" />
     </div>
     <div>
      Le Prairial a aussi des missions spécifiques : <span style="font-style:italic">&quot;le Prairial est un bâtiment de combat qui peut aller plus loin, plus longtemps. Donc nous allons aussi faire des missions de rayonnement, de diplomatie navale, sur tout le pourtour du Pacifique. Nous représentons la France pour dire que, oui, la France est une nation du Pacifique. Nous pouvons aller en Asie, en Amérique du Sud, en Amérique du Nord. Nous pourrions avoir des problématiques communes, par exemple pour les cyclones ou la lutte contre les trafics. Ça passe aussi par des exercices communs, comme le RIMPAC 2018 qui a eu lieu entre juin et aout, c'est le plus grand exercice aéronaval au monde. Enfin nous pouvons juste aller observer des zones d'intérêt pour l'État français, pour faire remonter nos propres informations sur ce qu'il se passe.&quot;</span>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28313925-28002971.jpg?v=1543463534" alt="Les multiples missions du Prairial" title="Les multiples missions du Prairial" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Si le Prairial reste à quai, pour le contribuable, c'est un coût. Il doit payer l'entretien et l'équipage. Donc pour amortir ce bateau, il faut qu'on soit en mer. Le Prairial est en mer 150 jours par an. Soit nous sommes en permission, soit nous sommes en mer. Les périodes à quai c'est juste pour l'entretien indispensable. Ensuite, que la mission soit de la police des pêches, un pistage de bâtiment étranger soupçonné de trafic, de la surveillance d'une zone pour l'État français ou du secours aux populations, il n'y a pas une mission plus noble qu'une autre et on fait toutes nos missions du mieux possible&quot;</span> conclut-il.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28313925-28002975.jpg?v=1543463562" alt="Les multiples missions du Prairial" title="Les multiples missions du Prairial" />
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     <div>
      
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     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/28313925-28002951.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Les-multiples-missions-du-Prairial_a177239.html</link>
  </item>

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   <title>Second Maître Karl : portrait d'un Polynésien dans la Marine</title>
   <pubDate>Wed, 28 Nov 2018 01:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Franc de Ferrière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28251188-27984007.jpg?v=1543364653" alt="Second Maître Karl : portrait d'un Polynésien dans la Marine" title="Second Maître Karl : portrait d'un Polynésien dans la Marine" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 27 novembre 2018 - <b>Pour notre second article sur notre séjour à bord de la frégate de surveillance Prairial, le plus gros bâtiment de la Marine nationale basé à Papeete, nous dressons le portrait de Karl, un Tahitien entré dans la Marine en 2010. Il a fait le choix de s'engager pour voyager, et il a trouvé une nouvelle famille à bord.</b>       <br />
              <br />
       &gt;&gt;&gt; Lisez aussi notre article sur <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/A-la-chasse-aux-pecheurs-illegaux-a-bord-d-un-bateau-de-guerre_a177171.html">la mission de police des pêches du Prairial,</a> à laquelle Karl participe en tant que patron d'embarcation       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(Note : à la demande de l'état-major de l'armée, nous ne publions pas les noms de famille des militaires interviewés pour cette série d'articles à l'exception des commandants. Nous publions uniquement leurs grades et prénoms.)</span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Parole à : Second Maître Karl</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28251188-27984028.jpg?v=1543364694" alt="Second Maître Karl : portrait d'un Polynésien dans la Marine" title="Second Maître Karl : portrait d'un Polynésien dans la Marine" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Certaines personnes de ma famille me disent que j'ai beaucoup, beaucoup mûri. J'ai 31 ans, mais avec ce métier j'ai peut-être la mentalité d'une personne de 50 ans !&quot;</b>       <br />
              <br />
       <b>Raconte-nous ton parcours dans la marine ?</b>       <br />
       Je me suis engagé en 2010 dans l'école de Maistrance, l'école de sous-officier de la Marine. La formation a duré 5 ou 6 mois, avec les bases de la formation militaire et les spécificités de la marine. Après je suis parti pour l'école des spécialités, j'ai suivi la formation de manœuvrier, c'est un Brevet d'Aptitude Technique (BAT) qui dure 4 à 5 mois. C'est court par rapport à certaines spécialités qui peuvent durer une voire deux années. Après avoir obtenu le BAT de manœuvrier j'ai été affecté sur la frégate anti-sous-marine De Grasse en janvier 2011. C'est là que j'ai fait mes premières armes, c'était une vieille frégate de premier rang, à vapeur. C'était assez impressionnant comme première affectation. J'y ai passé deux ans, après on a fait son désarmement. J'ai ensuite été affecté sur la Meuse, qui est sur Toulon. C'était un pétrolier ravitailleur, on allait ravitailler des navires en pleine mer et c'était vraiment un bateau de manœuvriers et de mécanos. C'est là que j'ai appris mon métier de façon plus approfondie. Les manœuvres sur ces bateaux peuvent paraître complexes, voire dangereuses pour des personnes extérieures, d'où le fait que nous soyons des experts en ce domaine. Nous nous assurons que tout se déroule en sécurité. J'y suis resté de 2013 à 2015, puis on l'a désarmée lui aussi.       <br />
       Comme une affectation dure trois ans mais que sur la Meuse n'a duré que deux ans, j'ai eu une affectation sur le bâtiment de projection et de commandement Mistral. C'est une très bonne expérience parce que c'est un bâtiment amphibie, ce n'est pas tout le monde qui l'a vécu. Il faut y être pour comprendre comment ça marche, c'est difficile à expliquer. Ça nous mène à mi-2016, ensuite j'ai été affecté sur un aviso à Toulon. Un aviso est un patrouilleur de haute mer. C'est plus petit qu'une frégate de surveillance comme le Prairial, avec à peu près le même nombre de personnel à bord. Mais ce ne sont pas les mêmes missions, c'est de la protection du territoire. J'y ai fait huit mois, puis j'ai été sélectionné pour venir en campagne à Tahiti ! Évidemment, étant originaire d'ici je ne pouvais pas dire non, je n'étais plus revenu depuis 2013.       <br />
              <br />
       <b>Ca a dû te faire plaisir !</b>       <br />
       Ah oui, carrément ! En plus je me suis marié en métropole, j'ai eu un enfant en métropole, donc pour ma famille aussi c'était l'occasion de venir dans le pays où je suis né et où j'ai grandi, de leur faire rencontrer ma famille ici à Tahiti, de voir mes photos d'enfance... Celles que, comme d'habitude, on ne veut pas montrer… Oui, ça a été un vrai retour aux sources pour moi et une belle expérience pour ma compagne, je ne regrette pas d'être revenu. Je reste ici jusqu'à 2020, à la fin de mon affectation.       <br />
              <br />
       <b>En plus de manœuvrier, as-tu d'autres rôles sur le Prairial ?</b>       <br />
       Sur un bateau, moins il y a de personnel, plus nous avons de rôles annexes. Donc à bord je suis le deuxième adjoint du bosco, le chef des manœuvriers (NDLR : le bosco est le surnom du maître d'équipage, il se situe hiérarchiquement entre les officiers et les membres de l'équipage. C'est un marin expérimenté dans la manœuvre, il a autorité sur les matelots). Nous nous occupons de toutes les manœuvres du navire, le mouillage, l'amarrage, le ravitaillement à la mer, le remorquage, l'entretien du matériel...       <br />
       En plus de ce rôle, je suis aussi barreur en passerelle. Je suis également gradé-coupée à quai, ceux qui sont chargés de la sécurité à l'escale. Il y a aussi un rôle spécifique à la coupée, nous sommes tous II2, c'est-à-dire Intervention Immédiate de deuxième phase. C'est une personne qui va faire une action coup de poing sur un départ d'incendie, juste après celui qui a découvert le sinistre. Je suis aussi patron d'embarcation, donc je pilote les Zodiak. Pour la police des pêches, le but est d'amener l'équipe de visite sur le bateau à inspecter… Et j'ai encore d'autres casquettes !       <br />
              <br />
       <b>Qu'est-ce qui t'as conduit à t'engager, aller faire des études en France et devenir sous-officier de la Marine ?</b>       <br />
       Au départ j'étais allé en métropole en 2009 pour un job d'été, qui s'est transformé en un travail d'un an. Et un jour je suis tombé sur d'anciens collègues du lycée… Pour dire comme le monde est petit ! Ils étaient déjà dans la Marine, ils m'en ont parlé et ça m'avait bien plu. Avant de partir de Tahiti j'étais marin-pêcheur, et le côté actif de la vie en mer commençait à me manquer. Donc ils m'ont parlé de ça, j'ai commencé à me renseigner et j'ai finalement décidé de m'engager. Ça fait bientôt 10 ans, et pour l'instant je n'ai encore aucun regret. D'autant que c'est grâce à la Marine que j'ai rencontré ma femme !       <br />
              <br />
       <b>Tu souhaites poursuivre ta carrière ?</b>       <br />
       Oui j'espère aller plus loin, j'espère pouvoir aller au brevet supérieur de manœuvrier pour qu'un jour on puisse m'appeler bosco. C'est mon but ultime !       <br />
              <br />
       <b>Qu'est-ce que les gens que tu as laissés à Tahiti pensent de ce choix de carrière ?</b>       <br />
       La première année, il y a eu un petit doute sur ce choix, ils ne pensaient pas que j'allai rester longtemps dans l'armée, que ça allait me plaire. Après, ce qui est difficile c'est de leur expliquer ce que l'on vit. Ils n'arrivent pas à comprendre comment on peut partir trois mois en mer, revenir, reprendre une vie normale, puis repartir en mer… Ils ne comprennent pas comment on peut tenir le coup. Mais aujourd'hui certaines personnes de ma famille me disent que j'ai beaucoup changé mentalement, que j'ai beaucoup, beaucoup mûri. J'ai 31 ans, mais avec ce métier j'ai peut-être la mentalité d'une personne de 50 ans ! (rire)       <br />
              <br />
       <b>Justement, qu'est-ce qui te passionne autant dans ce métier ?</b>       <br />
       J'ai fait, j'ai vu tant de choses qui... Dans le civil je n'aurais jamais vécu ça. J'ai vu des pays que je n'aurais jamais pensé visiter. J'ai rencontré des gens extraordinaires. Dans la marine j'ai fait pas mal de missions, j'ai fait de belles escales... J'ai aussi connu des escales plus dures comme en Afrique de l'Ouest, où on voit des gens qui sont vraiment dans le besoin.       <br />
              <br />
       <b>À quels Polynésiens cette vie pourrait-elle convenir ? Quelles sont les qualités indispensables ?</b>       <br />
       Déjà il faut être déterminé. Beaucoup de Polynésiens n'ont jamais quitté la Polynésie, donc partir en Métropole, suivre une formation puis être affecté à une mission, il faut vraiment être motivé. Tout laisser, quitter sa famille, c'est très difficile. C'est compliqué de partir aussi loin, aussi longtemps, surtout qu'en Polynésie la famille c'est sacré. Ils doivent être déterminés. Mais je pense que c'est une bonne expérience à vivre pour des Polynésiens, ça vaut vraiment le coup. D'ailleurs il y a déjà beaucoup de Polynésiens qui s'engagent dans l'armée de terre ou dans la marine. C'est aussi un bon tremplin vers la vie civile.       <br />
              <br />
       Des membres d'équipage nous disent avoir trouvé une deuxième famille dans la marine, tu le ressens aussi ?       <br />
       Comme tous les marins ! Quand on part en mer on passe 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 ensemble sur un bateau. On connaît presque plus nos collègues de boulot que nos familles. On passe les trois-quarts de notre vie sur un bateau, il y a des liens qui se forgent. J'ai connu mon meilleur ami grâce à l'armée. On est copains comme cochons, on connaît nos habitudes et nos caractères comme un petit couple, voilà. C'est plus qu'une camaraderie, c'est une unité. On sait que si on part au combat, on part tous ensemble. Les liens sont plus forts. On sent que quand il y aura besoin, on aura de l'aide des collègues.       <br />
              <br />
       <b>Comptes-tu rentrer à Tahiti quand tu auras terminé ta carrière ?</b>       <br />
       Ah oui ! À ma retraite je vais revenir à Tahiti c'est sûr. J'ai aimé partir, visiter la métropole, mais Tahiti ça reste mes origines.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28251188-27984043.jpg?v=1543364780" alt="Second Maître Karl : portrait d'un Polynésien dans la Marine" title="Second Maître Karl : portrait d'un Polynésien dans la Marine" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/28251188-27984043.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Second-Maitre-Karl-portrait-d-un-Polynesien-dans-la-Marine_a177201.html</link>
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   <title>A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre</title>
   <pubDate>Tue, 27 Nov 2018 05:29:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Franc de Ferrière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28209550-27967470.jpg?v=1543294666" alt="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" title="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 26 novembre 2018 - <b>Nos ressources marines sont-elles pillées par les pêcheurs asiatiques ? Beaucoup de Polynésiens en sont persuadés, alors même que les autorités affirment que pas un seul poisson polynésien n'est capturé par des bateaux étrangers. Pour le vérifier, un journaliste de Tahiti Infos s'est embarqué pendant 10 jours sur la frégate Prairial pour une mission de police des pêches. Voici le récit de ce que nous avons vu.</b>       <br />
              <br />
       En Polynésie, nous sommes nombreux à être persuadés que les bateaux de pêche étrangers se servent dans notre zone économique exclusive (ZEE) comme dans un buffet à volonté. Nos pêcheurs voient des navires chinois croiser au large de nos îles. Les associations de protection de l'environnement publient des photos de cales de navires taiwanais ou coréens en escale à Papeete, pleins à ras-bord de thons, d'espadons, de mahi mahi, et crient au vol organisé de nos ressources...       <br />
              <br />
       Pourtant, les autorités affirment que la surveillance de notre espace maritime est sans failles et que pas un seul navire étranger n'oserait braver l'autorité française dans la ZEE polynésienne. Un message qui peine à être entendu. Même Tahiti Infos exprimait ses doutes sur l'efficacité de ces contrôles <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/Une-carte-high-tech-pour-lutter-contre-la-peche-illegale-dans-le-Pacifique_a166276.html">dans un article publié en 2017</a> à partir de données collectées par un organisme international...       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28209550-27967471.jpg?v=1543294723" alt="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" title="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" />
     </div>
     <div>
      Pour avoir un témoin neutre et objectif, la Marine nationale a donc accepté d'embarquer un journaliste pendant 10 jours sur la frégate de surveillance Prairial, à l'occasion d'une mission de police des pêches. Le bâtiment de guerre partait de Papeete le 16 novembre dernier, pour ratisser tout notre bout d'océan entre Tahiti et la limite nord de notre ZEE, aux Marquises, où nous avons quitté le navire le 25 novembre. À bord, nous avions un accès total à tout l'équipage, à toutes les zones non restreintes pour raison de sécurité ou de secret défense, et surtout à la passerelle de navigation. Nous avons aussi pu visiter, accompagnés, les zones restreintes du navire comme les salles des machines, le canon de 100 millimètres ou le Central Opérations, la salle de commandement opérationnelle (plus de détails sur la vie à bord, des portraits de l'équipage polynésien et les capacités militaires du Prairial dans une série d'articles qui sera publiée dans les jours qui viennent).        <br />
              <br />
       <b>LE DÉSERT DE NOTRE ZEE</b>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28209550-27967504.jpg?v=1543294949" alt="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" title="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" />
     </div>
     <div>
      Le Prairial est spécifiquement conçu comme un navire de surveillance et de reconnaissance. Il est bardé de technologies militaires de détection navale. Le bâtiment est équipé d'un radar de veille air-surface DRBV 21 Mars, de radars de navigation et d'appontage, d'un intercepteur d'émissions VHF marines, d'un système d'identification ami/ennemi IFF MK 10, d'un sondeur Furuno FE 808 qui mesure la profondeur sous le bateau jusqu'à 1200 mètres de fond, d'un hélicoptère Alouette III qui peut voler en pleine mer jusqu'à 40 miles nautiques (74 kilomètres) du bateau, de moyens de communication avancés dont une liaison avec les satellites de surveillance, d'une équipe de visite de 12 personnes avec plusieurs commandos de marine... Et assez de puissance de feu pour réduire un bateau ennemi à l'état de débris flottants.       <br />
              <br />
       Autant dire que pas un seul bateau sur le trajet n'a échappé au regard de cette frégate de surveillance. Et pourtant, durant les trois jours de mer qui nous ont conduits de Papeete aux Marquises, nous n'avons pas croisé un seul bateau de pêche étranger. Une observation qui confirmait les données satellite et la surveillance aéronautique traitées à Papeete depuis le Centre de Conduite des Opérations Maritimes (CCOM).       <br />
              <br />
       La mission du Prairial s'est donc poursuivie en dehors de la ZEE polynésienne, jusque dans les eaux internationales. Aussi loin au large, les lois françaises ne sont plus applicables, mais ce n'est pas une zone totalement déréglementée, en particulier pour la pêche. Des traités internationaux imposent la protection de certaines espèces (comme les cétacés et certains requins) et le respect des quotas de pêche négociés entre tous les états du Pacifique, signataires de la Western and Central Pacific Fisheries Commission (WCPFC, ou Commission des pêches pour le Pacifique occidental et central, une organisation créée pour préserver et gérer le thon et d’autres stocks de poissons migrateurs dans notre océan).       <br />
              <br />
       <b>DES CONTRÔLES DANS LES EAUX INTERNATIONALES</b>       <br />
              <br />
       Dès que le Prairial est arrivé hors de notre ZEE, le désert s'est transformé en zone de pêche intense. Pas moins de neuf palangriers travaillaient le long de notre frontière économique à l'Est des Marquises. La nuit, depuis la passerelle, l'horizon jusqu'ici totalement noir s'est retrouvé illuminé par les flashs des feux de navigation des bateaux de pêche et par les feux de position de dizaines de bouées. Ces bouées servent à accrocher des palangres, des milliers d'hameçons suspendus pour capturer les pélagiques de passage dans les eaux très poissonneuses de la &quot;tuna belt&quot;, particulièrement riches près des Marquises. Pour l'officier de quart de nuit, la tension avait sérieusement augmenté. Il fallait rester vigilant pour éviter d'emmêler les deux hélices du Prairial dans des lignes de pêche.       <br />
              <br />
       C'était également l'occasion d'observer les mouvements de ces bateaux de pêche industrielle, qui restent plusieurs années en mer. Une fois leurs palangres lâchées sur plusieurs kilomètres, ils reviennent sur leurs pas et récupèrent leurs lignes en un aller-retour impossible à confondre avec le comportement d'un bateau en transit (par exemple quand ces navires viennent à quai à Papeete pour un carénage et une escale bien méritée après des mois sans voir la terre). Ces bateaux ont l'obligation d'émettre leurs positions en continu avec des balises AIS et VMS, ce qui permet de surveiller en direct ces va-et-vient. Couper ces balises, en particulier avant d'entrer dans notre ZEE (s'il leur venait à l'idée de se livrer à une pêche illégale dans nos eaux), serait une très mauvaise idée pour le capitaine : leur position est suivie en permanence par le CCOM de Papeete, et leur disparition des cartes provoquerait l'envoi immédiat d'un avion en reconnaissance, au cas où le navire serait en difficulté. S'il est alors vu en train de pêcher, il s'expose à des amendes particulièrement salées et même à la saisie du bateau. Un dispositif de surveillance très solide, qui expliquerait qu'aucun cas de pêche illégale n'a été constaté dans notre ZEE depuis... 2007.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28209550-27967506.jpg?v=1543294880" alt="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" title="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" />
     </div>
     <div>
      Malgré tout, ils peuvent toujours pêcher dans les eaux internationales, et ils ne s'en privent pas. Mais si la zone est internationale, la France est la puissance maritime chargée d'y faire respecter les traités de pêche. Donc, quand le prairial est arrivé sur zone, pendant la journée, des <span style="font-style:italic">&quot;opérations de visite&quot;</span> ont commencé. Pour ce faire, les bateaux de pêche ont d'abord été survolés par l'hélicoptère, interrogés par radio, puis ils ont été inspectés par une équipe spécialement formée pour cela. Pour ces visites, les mitraillettes 12.7 millimètres sont installées et les canons 20 millimètres sont découverts de façon bien visible, de quoi assurer une bonne coopération des équipages contrôlés. Une fois le contact établi, deux Zodiak sont mis à l'eau pour transporter une équipe de 12 personnes, avec leurs armes automatiques en bandoulières et leurs gilets pare-balles. Autant dire que les bateaux de pêche (coréens, en l'occurrence), n'ont pas opposé la moindre résistance à l'inspection de leurs navires. Dans cette équipe de visite, un officier spécialement formé à l'aspect réglementaire et assermenté par l'État français était chargé de vérifier les papiers des bateaux contrôlés, leurs licences de pêche et leur cargaison. En trois jours d'opération sur zone, cinq procès-verbaux pour des infractions administratives ont été dressés, à charge du pays du pavillon d'infliger des amendes, voire suspendre les autorisations de naviguer des contrevenants. Malgré tout, ces bateaux respectaient tous les quotas de pêche de la WCPFC et la liste des espèces protégées.       <br />
              <br />
       Après neuf jours de mission, nous avons donc quitté le Prairial lors d'une escale à Nuku Hiva, avec une vision très différente du travail effectué par la Marine nationale pour protéger notre ZEE. Une telle débauche de moyens militaires pour contrôler quelques dizaines de bateaux de pêche peut sembler excessive. Mais après chaque visite, la profusion de discussions VHF entre les différents bateaux de la zone et au-delà – des conversations facilement interceptées par les appareils de surveillance de la frégate et que nous écoutions en passerelle – prouvent que ces opérations de Police des pêches réussissent à instiller un sain respect de la ZEE polynésienne parmi les pêcheurs qui se rapprochent de nos eaux... Ces opérations sont menées tout au long de l'année par les cinq bâtiments militaires français basés en Polynésie.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Capitaine de frégate Sylvain Faya, commandant du Prairial</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28209550-27967508.jpg?v=1543294950" alt="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" title="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" />
     </div>
     <div>
      <b>Nous sommes en opération de Police des pêches, pourquoi sommes-nous sortis de la ZEE alors que les Polynésiens accusent les pêcheurs étrangers de venir se servir dans nos eaux ?</b>       <br />
       Effectivement, les gens qui ne connaissent pas notre mission et qui regardent juste par leur fenêtre depuis Tahiti ont l'impression qu'il y a beaucoup de bateaux dans la zone économique exclusive de la Polynésie, parce qu'il y a, de temps en temps, des bateaux asiatiques qui viennent en carénage à Tahiti. Mais le but de la présence d'un journaliste à bord, c'est d'être témoin du fait que la ZEE est déserte, alors même que nous sommes dans une zone très intéressante du point de vue de la pêche. Autour des Marquises il y a ce qu'on appelle la &quot;Tuna Belt&quot; qui regorge de thons, et les eaux marquisiennes sont encore plus riches. Pourtant, vous le voyez, si les bateaux de pêche étrangers se rapprochent de la ZEE, pas un seul n'ose y pénétrer pour pêcher.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Gordon Falchetto, conseiller municipal de Nuku Hiva</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28209550-27967510.jpg?v=1543295012" alt="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" title="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" />
     </div>
     <div>
      <b>Pourquoi est-ce important pour vous que ces missions de police des pêches soient organisées ?</b>       <br />
       Pour nous, les Marquisiens, c'est vraiment important d'avoir plus d'informations. Tu as pu voir ces patrouilles, ces inspections de bateaux coréens, on veut connaitre ces éléments. Nous sommes nombreux à penser que ces bateaux chinois, coréens, japonais sont en train de pêcher dans notre zone. Les Marquisiens pensent qu'ils sont en train de piller nos poissons. Mais là, vous êtes partis à l'est des îles Marquises et nous sommes vraiment contents qu'ils y soient allés. Il faut le publier, c'est très important pour nous de savoir que c'est surveillé. Aujourd'hui c'est connu dans tout le Pacifique et à travers le monde qu'ici, aux Marquises, c'est poissonneux. Même à Tahiti il n'y a plus de poissons, les thoniers polynésiens sont déjà en train de venir chez nous, c'est pour ça qu'on a un peu peur. S'il y a déjà les thoniers asiatiques, et avec les thoniers tahitiens en plus... Après chez nous, pour nos petits-enfants, il n'y aura plus de poissons. Ils iront chercher des sardines au magasin ! Donc merci beaucoup au commandant de surveiller notre zone !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28209550-27967646.jpg?v=1543295367" alt="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" title="A la chasse aux pêcheurs illégaux à bord d'un bateau de guerre" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/28209550-27967470.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/A-la-chasse-aux-pecheurs-illegaux-a-bord-d-un-bateau-de-guerre_a177171.html</link>
  </item>

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   <title>La marine inaugure deux nouvelles baleinières</title>
   <pubDate>Sat, 04 Feb 2017 03:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Marie Caroline Carrère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11107342-18431323.jpg?v=1486174149" alt="La marine inaugure deux nouvelles baleinières" title="La marine inaugure deux nouvelles baleinières" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 03 février 2017 - Jeudi matin, la marine nationale a inauguré deux nouvelles baleinières. Ces bateaux servent à assurer les missions de l'armée dans les îles et les atolls qui n'ont pas de passe.       <br />
       </b>       <br />
       Ava et Marara sont les deux nouvelles baleinière inaugurées par la marine nationale jeudi matin. Les noms des deux bateaux sont fortement symboliques &quot; <span style="font-style:italic">Ava signifie la passe et on comprend pourquoi parce qu'il s'agit de prendre des passes délicates et l'autre Marara, c’est-à-dire, poisson volant, là aussi on imagine bien le symbole de la baleinière dépassant le platier pour rentrer dans le lagon</span>.&quot; Explique le contre-amiral Denis Bertrand.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11107342-18431329.jpg?v=1486174166" alt="La marine inaugure deux nouvelles baleinières" title="La marine inaugure deux nouvelles baleinières" />
     </div>
     <div>
             <br />
        L'utilisation des baleinières par la marine est spécifique à la Polynésie rappelle le commandant des forces armées en Polynésie &quot;<span style="font-style:italic">à cause de la configuration  particulière de nos îles et de nos atoll</span>s&quot;. L'autre particularité des baleinières, est que ce sont des Polynésiens civils qui les mettent en œuvre qui manœuvrent les embarcations. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11107342-18431331.jpg?v=1486174194" alt="La marine inaugure deux nouvelles baleinières" title="La marine inaugure deux nouvelles baleinières" />
     </div>
     <div>
       Il ajoute,  &quot;<span style="font-style:italic">Les baleinières sont en services depuis que la marine est présente en Polynésie parce qu'elles sont un outil indispensable pour pouvoir toucher toutes nos îles et nos atolls en particulier ceux qui sont protégés par une barrière de corail sans disposer de passes suffisamment larges.</span>&quot; En effet de nombreux atolls du territoire ne disposent soit pas de passe soit des passes trop étroites pour qu'une embarcation normale puisse atteindre l'île. Jusqu'à présent  la marine disposait de baleinières en bois qui arrivaient en fin de vie. Elles ont été remplacées par ces deux nouvelles baleinières en aluminium.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11107342-18431332.jpg?v=1486174212" alt="La marine inaugure deux nouvelles baleinières" title="La marine inaugure deux nouvelles baleinières" />
     </div>
     <div>
      La marine dispose de cinq baleiniers, dont un qui s'est blessé dans l'exercice de ses fonctions. Ce métier est particulièrement dangereux. Les baleiniers sont passés de 60 à cinq dans l'armée en l'espace de trente ans. Aujourd'hui, la marine forme de jeunes volontaires Polynésiens par compagnonnage à ce métier difficile.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/11107342-18431332.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/La-marine-inaugure-deux-nouvelles-baleinieres_a157516.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>80 ans de la Base Navale : un anniversaire fêté dignement</title>
   <pubDate>Sun, 02 Oct 2016 03:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10319704-16869020.jpg?v=1475375501" alt="80 ans de la Base Navale : un anniversaire fêté dignement" title="80 ans de la Base Navale : un anniversaire fêté dignement" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 01/10/2016 - La Base Navale de Papeete a célébré ce samedi matin ses 80 ans. Plusieurs ateliers ont été préparés pour l'occasion. Le public s'est déplacé en masse pour apprécier et découvrir les différents métiers qu'offre la Marine, mais aussi pour retrouver des hommes et des femmes qui partagent leur expérience dans ce milieu. Les enfants, pour leur part, ont pu s'initier au métier de pompier. Un stand de maquillage était également préparé.</b>       <br />
              <br />
       Des visites d'ateliers, de bateaux militaires et d'hélicoptère, des démonstrations dynamiques (chiens militaires, technique de combat…), la Base Navale a célébré ce samedi ses 80 ans d'existence en Polynésie française.       <br />
              <br />
       Depuis plusieurs jours déjà, de nombreux portraits de volontaires ou engagés de la Marine circulent sur les réseaux sociaux à travers notamment de la page facebook spécialement dédiée pour cet événement.       <br />
              <br />
       Ce samedi matin, le public s'est déplacé en masse pour admirer les différentes prestations, mais surtout pour connaitre en peu plus sur ce milieu. Les enfants n'ont pas été oubliés, des ateliers d'animations leur ont été proposés.       <br />
              <br />
       La Marine Nationale recrute chaque année des centaines de polynésiens. D'ailleurs, le projet &quot;<span style="font-style:italic">choisis ton cap</span>&quot; a été lancé aussi ce samedi matin. Cette filière de formation offre, dans un premier temps, une voie d'avenir à des jeunes BAC PRO/CAP, et proposera, par la suite, un personnel qualifié aux entreprises qui œuvrent dans le domaine maritime.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/10319704-16869020.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/80-ans-de-la-Base-Navale-un-anniversaire-fete-dignement_a153394.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Choisis ton cap", une filière de formation destinée aux BAC PRO et CAP</title>
   <pubDate>Thu, 29 Sep 2016 02:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10302399-16834650.jpg?v=1475114260" alt=""Choisis ton cap", une filière de formation destinée aux BAC PRO et CAP" title=""Choisis ton cap", une filière de formation destinée aux BAC PRO et CAP" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 28/09/2016 - Initiée par la Marine Nationale, cette filière est un accompagnement des jeunes de la seconde à la première expérience professionnelle. Pour se faire, la Marine Nationale travaillera en collaboration avec plusieurs acteurs publics et privés. Dont le SEFI qui pourra cadrer juridiquement les offres d'emploi des entreprises. Cette formation visera uniquement, pour le moment, les élèves des lycées professionnels en CAP ou BAC PRO. Une aubaine pour ces jeunes mais aussi pour le secteur maritime qui peine à trouver du personnel compétent.</b>       <br />
              <br />
       La Polynésie française est composée de 90 % de territoire maritime, qui peut offrir des perspectives très encourageantes. Cependant, selon Gérard Siu, président du Cluster Maritime, le secteur peine à trouver des jeunes. Parallèlement, la Marine Nationale recrute et forme plusieurs jeunes polynésiens dans ce secteur. D'où l'importance, d'associer ce beau monde afin de répondre aux besoins des uns et des autres.       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Choisis ton cap</span>&quot;, est une filière de formation &quot;<span style="font-style:italic">méritocratique</span>&quot; initiée par la Marine Nationale et qui vise à accompagner les jeunes en BAC PRO ou CAP, et à proposer un personnel qualifié à l'issue de cette formation. &quot;<span style="font-style:italic">Ce seront des classes de défense pour les élèves de 2nde, une préparation militaire marine pour les 1ères et des stages en milieu professionnel pour les Terminales</span>&quot;, explique Joffrey Guerry, commandant de la Base Navale de Papeete.       <br />
              <br />
       L'occasion aussi pour les jeunes qui seront sélectionnés d'acquérir une première expérience professionnelle. &quot;<span style="font-style:italic">On fait une vraie plus-value du système, dont le cadre est en train d'être fixé et travaillé par le SEFI en liaison avec le vice rectorat et les entreprises, pour pouvoir offrir cette première expérience professionnelle</span>&quot;, précise le commandant Guerry.       <br />
              <br />
       Une aubaine pour les professionnels du secteur maritime, dont certains s'associent à cette idée : &quot;<span style="font-style:italic">les sociétés qui vont être proposées, vont recevoir des stagiaires et leur offrira à l'issue de ces deux années de formation, une possibilité d'emploi dans nos entreprises</span>&quot;, souligne Gérard Siu, président du Cluster Maritime. Et de poursuivre, &quot;<span style="font-style:italic">beaucoup de nos entreprises ont du mal à trouver des mécaniciens, des électriciens marins de qualité, et nous savons que la Marine propose des formations de très haut niveau avec des formations maritimes assez disciplinées qui permettent aux jeunes de se cadrer.</span>&quot;       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">La plus-value est d'associer les entreprises dans un cadre constitué par le SEFI, en liaison avec le vice-rectorat pour des formations qualifiantes reconnues. Dans lesquelles les jeunes puissent y trouver leur compte, de la 2nde, 1ère et Terminale. Si ce projet abouti, à partir de l'année prochaine on pourra quand même avoir une visibilité sur ce sujet, on s'est donné un peu de temps pour se poser sur la question pour construire ce cadre. L'idée est qu'une fois que ce cadre sera mis en place, rien n'empêchera les entreprises de promettre et de s'engager à proposer une première expérience professionnelle. Et cette plus-value est possible au fenua parce qu'on se connait tous, donc ce regard croisé entre les entreprises et la Marine Nationale peut profiter à tout le monde</span>&quot;, explique le commandant Guerry.       <br />
              <br />
       Le lancement officiel de cette filière de formation se fera ce samedi 1er octobre à l'occasion des 80 ans de la Base Navale en Polynésie. &quot;<span style="font-style:italic">Deux cents élèves ont d'ores-et-déjà répondu à l'appel</span>&quot;, prévient Joffrey Guerry. &quot;<span style="font-style:italic">On attend que les lycées consolident la liste des noms, on a délégué la primo-sélection aux professeurs et aux proviseurs parce qu'ils connaissent mieux les élèves. Le premier filtre, ce sont les lycées, la Marine intervient en deuxième ressort, et dans le système de sélection que nous mettrons en place, ce sera un regard croisé un peu plus poussé, avec peut-être les entreprises présentes en tant que jury</span>&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Avec ce genre d'événement, on pourrait créer un comité de pilotage pour avoir une meilleure cartographie des métiers de la mer, et de pouvoir structurer un peu cette formation afin d'offrir aux jeunes un panel bien large de ce secteur qui est très mal connu aujourd'hui</span>,&quot; souligne Gérard Siu.       <br />
              <br />
       Et gare aux fainéants, &quot;<span style="font-style:italic">ce sera une filière où il faudra travailler parce qu'on ne se permettra pas de sélectionner des gens qui sont approximatifs et ça je l'assume pleinement</span>&quot;, rappelle le commandant de la Base Navale de Papeete.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>RAPPEL</b>       <br />
              <br />
       La Base Navale fête ses 80 ans ce samedi de 7 heures à 11 heures. Plusieurs activités seront programmées. Pour accéder à l'ensemble des démonstrations, il vous suffit d'envoyer vos noms, prénoms et dates de naissance par mail à 80ansbn@gmail.com. Vous avez jusqu'à ce mercredi soir, minuit pour vous inscrire.       <br />
              <br />
       Une page facebook &quot;<span style="font-style:italic">80 ans de la Base Navale</span>&quot; est également disponible si vous souhaitez découvrir le programme de la journée. Des vidéos et des photos y sont également postées pour vous donner un avant-goût de ce qui a été réalisé depuis 1936.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/10302399-16834650.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Choisis-ton-cap--une-filiere-de-formation-destinee-aux-BAC-PRO-et-CAP_a153299.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Douanes : le patrouilleur échoué ne sera pas remplacé</title>
   <pubDate>Wed, 09 Sep 2015 04:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mireille Loubet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8241932-12883997.jpg?v=1441769500" alt="Douanes : le patrouilleur échoué ne sera pas remplacé" title="Douanes : le patrouilleur échoué ne sera pas remplacé" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 8 septembre 2015. <b>En juin 2014, l'échouement sur l'atoll désert de Tikei, dans les Tuamotu, du patrouilleur Arafenua privait les services douaniers polynésiens de leur unique vedette rapide d'intervention en mer. Plus d'un an plus tard, on ne parle plus de renouvellement de ce patrouilleur mais de &quot;mutualisation des moyens&quot; avec la gendarmerie maritime et la marine nationale. </b>       <br />
              <br />
       La demande aux autorités françaises en vue du remplacement du patrouiller des douanes était récurrente. Depuis plus d'un an, les autorités locales mais plus particulièrement, la députée Maina Sage n'ont eu de cesse de demander des informations quant au remplacement de ce moyen maritime essentiel à la surveillance et aux interventions sur les 5 millions de km2 d'espace marin de la Polynésie. Question écrite au gouvernement, question orale, la parlementaire polynésienne a usé de tous ses moyens pour être entendue. Mais jusqu'ici la réponse était invariablement la même : le remplacement de cette vedette des douanes affectée depuis plus de 25 ans en Polynésie était &quot;<span style="font-style:italic">à la réflexion</span>&quot; principalement auprès du ministère du budget à Bercy.       <br />
              <br />
       Il faut dire qu'une vedette rapide de patrouille en mer, capable de naviguer de Tahiti aux Marquises ou bien jusqu'aux extrêmes limites sud de la vaste zone économique exclusive de la Polynésie nécessite un budget colossal. Le coût d'un tel navire est estimé à 1,3 milliard de Fcfp. On peut comprendre que l'Etat y réfléchisse à deux fois avant d'armer de nouveau un bâtiment du même acabit. Face aux arguments d'économie de gestion de l'Etat –qui vient par exemple de supprimer la brigade de la gendarmerie maritime de la base navale de Papeete-, Maina Sage a déployé au moins à trois reprises ses efforts pour obtenir que des fonds soient débloqués pour l'armement d'un nouveau navire des douanes.        <br />
              <br />
       Selon Maina Sage &quot;<span style="font-style:italic">L'Arafenua opérait des missions de surveillance douanière, de contrôle des bateaux de plaisance, de pêche, de commerce, mais assurait aussi un service redéployé des douanes, essentiellement dans les îles éloignées en venant en relais pour des actions douanières à terre, des actions de surveillance au profit de notre environnement, des actions de sauvetage en mer. Très concrètement, nous sommes passés de 150 jours de surveillance en mer à 80 jours</span>&quot; expose-t-elle devant le ministre des finances en janvier 2015. Elle ajoute que la vedette des douanes avait également un rôle d'appui important pour les opérations de sauvetage en mer assumées en Polynésie française par la Fédération d'entraide polynésienne de sauvetage en mer (FEPSM), une association de droit privé. On espèrait alors retrouver rapidement un bâtiment hauturier d'une trentaine de mètres, avec un équipage d'une douzaine de personnes, &quot;<span style="font-style:italic">l'acquisition d'un nouveau patrouilleur constitue une priorité absolue</span>&quot; avait plaidé la députée polynésienne devant le gouvernement français lors d'une séance de questions orales à l'assemblée nationale en février 2015.        <br />
              <br />
       <b>MUTUALISATION DES MOYENS</b>       <br />
              <br />
       Quelques semaines après cette intervention, la réponse de la ministre de la fonction publique laissait encore quelques options ouvertes, avec une &quot;<span style="font-style:italic">réflexion en cours</span>&quot;. Une réunion sur ce sujet avait eu lieu au secrétariat général de la mer. &quot;<span style="font-style:italic">Plusieurs options sont en cours  d'évaluation, qui concernent le développement du renseignement maritime afin d'exercer es contrôles plus ciblés, la redéfinition de l'emploi des moyens de l'Etat sur zone et l'exploitation d'images satellitaires. La solution identifiée pourra naturellement faire l'objet d'un échange avec les collectivités concernées</span>&quot; promettait alors Marylise Lebranchu.       <br />
              <br />
       Le gouvernement français, interrogé de nouveau, en juin dernier, presque un an jour pour jour après la perte définitive de l'Arafenua, déclare avoir fait le choix de ne pas remplacer immédiatement le patrouilleur échoué. La réponse du secrétaire d'Etat en charge du budget est sans appel. En gestionnaire des deniers publics, Christian Eckert avance immédiatement la solution de la &quot;<span style="font-style:italic">mutualisation des moyens</span>&quot; préconisée par le Secrétariat général de la mer, placé sous l'autorité directe du premier ministre. Il déclare même : &quot;<span style="font-style:italic">Certains reprochent aux douaniers d’assurer des missions de sauvetage, d’autres reprochent aux gendarmes de collaborer avec les douanes : nous avons décidé, en ce qui nous concerne, suite à l’accident que vous connaissez, et qui était dû à une erreur humaine – disons-le ainsi –, de renforcer la mutualisation des moyens maritimes</span>&quot;.        <br />
              <br />
       La piste d'une nouvelle vedette des douanes s'éloigne donc progressivement en Polynésie française, la dissolution administrative de la brigade des gardes-côtes est même à l'ordre du jour, elle sera sans doute entérinée avant la fin de l'année : les douaniers-marins de l'ex Arafenua ayant été réaffectés aux bureaux de l'aéroport et du port. La mutualisation des moyens avec la gendarmerie maritime ou la marine nationale devient la norme, et c'est à bord du patrouilleur le Jasmin de la gendarmerie maritime ou de l'Arago de la marine nationale que la surveillance en mer des douanes sur l'ensemble de la ZEE de la Polynésie est désormais assurée.        <br />
              <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8241932-12884005.jpg?v=1441769890" alt="Douanes : le patrouilleur échoué ne sera pas remplacé" title="Douanes : le patrouilleur échoué ne sera pas remplacé" />
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      <b>La carte marine de cette zone des Tuamotu était imprécise</b>       <br />
              <br />
       Quelles sont les causes de l'échouement du patrouilleur des douanes le 1er juin 2014 sur le récif de l'atoll inhabité de Tikei ? Le rapport d'enquête technique du Bureau enquête accident des événements de mer (BEA Mer), comme souvent en  cas d'accident, note plusieurs raisons. Premièrement l'atoll de Tikei où les douaniers se sont échoués, vers 4 heures du matin le 1er juin 2014, était la destination du patrouilleur qui était partie depuis deux jours des Marquises. L’objectif des douaniers était &quot;<span style="font-style:italic">d’arriver à l’aube pour surprendre d’éventuels trafiquants</span>&quot;. L'équipage de ce patrouilleur douanier est composé d'un commandant, de trois chefs de quarts, de trois mécaniciens et de quatre marins, tous recrutés par concours local et ayant effectué la très grande majorité de leur carrière sur ce patrouilleur Arafaenua.        <br />
              <br />
       La nuit où l'échouement se produit, la météo est instable, il pleut beaucoup, la mer est agitée. &quot;<span style="font-style:italic">Le chef de quart a déclaré que la pluie s’était tellement intensifiée qu’elle l’empêchait de déterminer avec précision la position de l’île sur le radar</span>&quot;. Pourtant c'est seulement avec le pilote automatique que l'approche de l'atoll est effectuée. L'équipage sait parfaitement que l'atoll de Tikei est inhabité et non balisé. &quot;<span style="font-style:italic">Il est difficile d’y débarquer car l’île est entourée de toutes parts d’un récif qui se compose d’une première barrière à fleur d’eau puis d’un platier couvert de 20 cm d’eau</span>&quot;. Avant de quitter les Marquises, deux jours plus tôt, le capitaine avait réuni une partie de l'équipage pour exposer la mission, tracer la route sur l'ordinateur de bord et la reporter sur les cartes papier.        <br />
              <br />
       La première erreur de l'équipage a été de se laisser guider uniquement par la carte marine en version numérique. La route tracée par le capitaine passe à peine à 1mm de l'îlot de Tikei (soit moins de 600 mètres) alors que c'est la première fois que l'Arafenua s'approche de cet atoll. &quot;<span style="font-style:italic">La facilité d’emploi du logiciel de cartographie et l’illusion de précision donnée par la carte électronique ont fait oublier les règles de prudence élémentaire. En particulier le doute constructif avec lequel on doit exploiter les aides à la navigation</span>&quot; note le rapport du BEA Mer. Au final, l'échouement se produit alors que la navire vogue encore à 14 nœuds, l'équipage certain d'être encore à distance de l'atoll, l'Arafenua &quot;<span style="font-style:italic">monte entièrement sur le platier</span>&quot;. L'analyse du BEA indique &quot;<span style="font-style:italic">la position réelle de l'île se situe 1500 m plus au nord que celle indiquée sur la cartographie numérique</span>&quot;.        <br />
              <br />
       Après tout cet îlot inhabité n'avait été cartographié qu'avec des relevés de géodésie astronomique en 1948 et en 2001 par GPS.  &quot;<span style="font-style:italic">La position de l’île sur la minute topographique se trouve à 1 mille plus au sud vraisemblablement due à une erreur de transcription lors de l’élaboration de ce document</span>&quot;, un décalage que l'on retrouve sur toutes les cartes marines papier et même sur la version électronique. Bien entendu, cet accident a permis de corriger ce décalage.  
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8241932-12884024.jpg?v=1441770042" alt="Douanes : le patrouilleur échoué ne sera pas remplacé" title="Douanes : le patrouilleur échoué ne sera pas remplacé" />
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      <b>Accident et sur-accident</b>       <br />
              <br />
       Preuve néanmoins de la difficulté d'accoster sur cet atoll de Tikei, trois jours après l'échouement de l'Arafenua, un autre échouement se produit, au même endroit, le 4 juin 2014. Il s'agit cette fois d'une baleinière de la marine nationale venue porter secours justement aux douaniers naufragés et tenter de déséchouer l'Arafenua ! Bilan des courses, la baleinière est elle aussi totalement disloquée sur le récif, mais surtout quatre personnes sont blessées. Un des &quot;baleiniers&quot; est blessé gravement, son pied écrasé par le bateau à fond plat lors d'un train de vagues plus fortes que normalement, le capitaine de l'Arafenua est également légèrement blessé.        <br />
       
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     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Lola : être femme et marin ce n’est pas si facile</title>
   <pubDate>Thu, 25 Jun 2015 22:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mireille Loubet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
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      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7951354-12361461.jpg?v=1435268059" alt="Lola : être femme et marin ce n’est pas si facile" title="Lola : être femme et marin ce n’est pas si facile" />
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      PAPEETE, le 25 juin 2015. <b>La semaine dernière, samedi après-midi le Prairial, une frégate de surveillance de la marine nationale française est revenue à son port d’attache à Papeete après trois mois de mission dans le Pacifique. Sur les 95 marins qui composent l’équipage, dix sont des femmes. Rencontre avec l’une d’elles. </b>       <br />
              <br />
       Les femmes dans la marine nationale française ? C’est de l’histoire ancienne, elles peuvent porter l’uniforme depuis un siècle. Mais on est bien loin encore de la parité homme/femme. Les femmes sont d’abord affectées, pendant la première guerre mondiale, au service de santé des armées. Elles occupent ensuite essentiellement des postes administratifs durant plusieurs décennies. La première expérimentation d’embarquement de femmes volontaires se déroule entre 1983 et 1987.        <br />
       De fait, il faut attendre 1992 avec l’ouverture aux femmes du concours d’entrée à l’école navale pour que l’on puisse considérer que la féminisation de la marine a fait son chemin. Et encore, tout n’est pas autorisé aux filles. Elles sont soumises à des quotas d’entrée (pas plus de 10% des effectifs) et certaines spécialités leur sont encore refusées (sous-marins, fusiliers commandos et équipages d’avions embarqués). Même si l’espace confiné d’un sous-marin nucléaire sera ouvert à trois femmes à partir de 2017.        <br />
              <br />
       Mais qu’est-ce qui pousse des jeunes femmes à choisir la filière de la marine nationale, avec sa promiscuité de la vie à bord dans des espaces restreints ? A vrai dire, leurs réponses sont assez identiques à celles que l’on entend de la part des garçons. Lola, second maître à bord du Prairial répond sans détours  à cette interrogation : &quot;<span style="font-style:italic">la mer</span>&quot;. Comme si c’était une évidence. Entrée dans la marine nationale depuis 2002, sur les conseils de sa mère qui aurait voulu être pilote, Lola a aujourd’hui 34 ans et a atteint le premier grade de sous-officier. Elle &quot;n’embarque&quot; que depuis 2008, mais c’est là véritablement qu’elle a trouvé sa raison d’être dans la marine.  Même si ses fonctions à bord n’ont rien ni de naval, ni de militaire : elle est affectée au secrétariat du capitaine de frégate.       <br />
              <br />
       <b>UN REVE DE PETITE FILLE</b>       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, avec une dizaine de missions au long cours derrière elle, &quot;<span style="font-style:italic">une expérience exceptionnelle</span>&quot;, et presque trois ans en Polynésie &quot;<span style="font-style:italic">un rêve de petite fille</span>&quot;, Lola semble pourtant avoir fait le tour de la question. A son retour ce samedi, à peine débarquée du Prairial elle retient essentiellement de la mission, tous &quot;<span style="font-style:italic">les imprévus</span>&quot; qui ont alourdi l’atmosphère de ces trois mois à bord. Des pannes notamment, des problèmes lors de certaines escales. Et puis, ce parcours dans le Pacifique jusqu’aux rivages de l’Amérique du Sud, elle l’avait déjà fait ! Une façon peut-être de ne pas nourrir de regrets, alors que son départ de la Polynésie approche à grand pas.         <br />
              <br />
       Dans quelques semaines seulement, elle va rejoindre la Fremm Languedoc dont le port d’attache sera à Toulon. Mise à l’eau l’an dernier cette frégate multimissions de nouvelle génération doit être capable d’assurer des missions polyvalentes de défense anti-aérienne mais aussi de lutte anti-surface et anti-sous-marine.  La Fremm Languedoc prendra la mer, au mieux, en septembre prochain avec Lola à son bord pour son voyage inaugural.        <br />
              <br />
       <b>UNE VIE DE FEMME TRONQUEE</b>       <br />
              <br />
       A l’arrivée, samedi à Papeete du Prairial, Lola est surtout un peu amère au sujet de sa condition de femme dans la marine nationale. Elle voit sur les quais les familles qui attendent, les épouses qui enlacent les maris après trois mois de séparation, des enfants qui serrent les mains des papas si longtemps partis. Tous ont des sourires radieux, un étonnement franc à redécouvrir l’autre. Mais personne n’est là pour l’attendre. Ni elle, ni visiblement aucune des dix jeunes femmes à bord. Comme le prix à payer de son rêve d’enfant. &quot;<span style="font-style:italic">Je suis parvenue à mes fins : être dans la marine, mais je n’ai pas de vie de famille. Les hommes, eux, peuvent faire les deux à la fois : être marin et avoir une famille. Nous, les femmes, on ne peut pas, ça ne marche pas. Nous toutes qui sommes à bord, nous passons à côté de toute cette vie familiale</span>&quot;.        <br />
              <br />
       C’est sans doute pour ça que pour Lola n’embarquera certainement pas aussi souvent dans l’avenir. Elle pense même qu’elle arrêtera bientôt &quot;<span style="font-style:italic">les missions à l’extérieur</span>&quot;. Le besoin d’une autre vie après sept ans de ses jeunes années, parmi les plus riches, où elle a passé la moitié de son temps en mer. Même si elle a vu  des pays lointains, des îles paradisiaques et des océans turquoise.  Même si elle a vécu des expériences extraordinaires, Lola est comme Ulysse qui &quot;<span style="font-style:italic">a fait un beau voyage</span>&quot; mais qui à l’âge de raison doit enfin se poser quelque part.        <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
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     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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