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 <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
 <subtitle><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-11T07:58:25+02:00</updated>
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   <title>Les urgences de Taravao attendent des actes</title>
   <updated>2026-05-29T06:27:00+02:00</updated>
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   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2026-05-29T05:27:00+02:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/96762503-67453917.jpg?v=1780026317" alt="Les urgences de Taravao attendent des actes" title="Les urgences de Taravao attendent des actes" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 28 mai 2026 - À l’hôpital de Taravao, le planning des gardes au service des urgences reste sous tension. Un risque de fermeture plane à nouveau, tandis qu’un mouvement social <em>“plus global”</em> serait en discussion. <em>“On attend ce mois de juin avec impatience pour voir si les dossiers seront bien soumis et validés”</em>, indique le médecin chef des urgences de Taravao, dans la continuité du protocole d’accord du 11 avril dernier. </strong> <br />  &nbsp; <br />   <br />  Malgré un préavis de grève suivi de la signature d’un protocole d’accord début avril, les difficultés persistent au service des urgences de l’hôpital de Taravao. Selon le Dr Benjamin Le Goff, la situation est inchangée. <em>“On est toujours trois médecins titulaires au lieu de six pour un fonctionnement normal. On a réussi à tenir le planning de mai difficilement. Cette semaine, par exemple, je suis le seul titulaire présent, j’ai un remplaçant fixe et trois médecins de la Direction de la santé sont venus exceptionnellement pour nous aider”</em>, précise le chef des urgences de la Presqu’île. <br />  &nbsp; <br />  Pour l’heure, le mois de juin ne s’annonce pas plus radieux. <em>“On est obligé de travailler en plages de 24 heures, et non de 12 heures, et malgré ça, on ne peut pas encore boucler la dernière semaine du mois de juin sans aide extérieure”</em>, déplore-t-il. Le praticien hospitalier arrive lui-même à la fin de son contrat dans les prochaines semaines. Attendu dans un autre service en métropole, il a finalement prévu de revenir mi-août pour une année supplémentaire, tandis que le départ d’un autre médecin serait prévu au même moment. <em>“Ils ne seront plus que deux titulaires sur la fin du mois de juillet. On a lancé un appel à l’aide aux médecins remplaçants et au niveau du Taaone.”</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​“Grosses difficultés en juillet”</b></div>
     <div>
       <br />  La nouvelle ministre de la Santé, Raihei Ansquer, s’est déjà rendue sur place pour rencontrer les équipes. Une visite visiblement appréciée. <em>“La ministre a participé aux dernières négociations et elle connaît nos difficultés”</em>, confirme l’urgentiste. <em>“Mais notre quotidien reste le même et les gardes sont lourdes. On paie les inactions passées et la plupart des projets qui doivent être budgétisés ont été décalés du fait de l’instabilité politique. C’est le cas du Smur du sud qui nous permettrait de revoir à la hausse nos moyens au bénéfice des patients. L’autre point, c’est le scanner”</em>. Un manque de moyens qui pèse sur l’attractivité et les recrutements, au même titre que les retards de paiement et les lourdeurs administratives. <br />  &nbsp; <br />  Cette nouvelle alerte est nourrie par l’espoir d’améliorations pour un bassin de population croissant au sud de Tahiti, amené à s’accroître encore dans les années à venir en lien avec les ambitions de décentralisation du gouvernement. <em>“Il y a beaucoup de promesses, mais rien n’est gravé dans le marbre, donc on attend ce mois de juin avec impatience pour voir si les dossiers seront bien soumis et validés. Il y a des perspectives de recrutement à partir de septembre et novembre, mais les prochains mois s’annoncent compliqués : les grosses difficultés peuvent intervenir en juillet avec des risques de fermeture au vu du sous-effectif qui serait encore plus criant que celui qu’on a actuellement”</em>, estime le Dr Benjamin Le Goff. Un mouvement <em>“plus global, qui ne concernerait pas que les urgences”</em>, serait également <em>“en discussion”</em>. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>​Levée du préavis de grève à l’hôpital de Taravao</title>
   <updated>2026-04-12T08:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/​Levee-du-preavis-de-greve-a-l-hopital-de-Taravao_a237848.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2026-04-12T08:31:00+02:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/95993955-66973158.jpg?v=1775979150" alt="​Levée du préavis de grève à l’hôpital de Taravao" title="​Levée du préavis de grève à l’hôpital de Taravao" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 11 avril 2026 – Il n’y aura pas de grève à l’hôpital de Taravao lundi. Un protocole d’accord a été signé, entrainant la levée du préavis. <em>“La grande majorité des points que nous sollicitions ont été acceptés”</em>, nous a-t-on confirmé du coté syndical. </strong> <br />  &nbsp; <br />   <br />  Après une première rencontre vendredi, suivie d’une seconde ce samedi soir en présence de la ministre de la Fonction publique, Vannina Crolas, du ministre de la Santé, Cédric Mercadal, et des représentants de la Confédération des syndicats indépendants de Polynésie (CSIP) et O oe to oe rima, un protocole d’accord a été signé : le préavis de grève est donc levé à l’hôpital de Taravao. <br />  &nbsp; <br />  <em>“On est très satisfait des échanges.</em> <em>La grande majorité des points que nous sollicitions ont été acceptés. Il reste des petites choses à redéfinir, mais nous avons des engagements écrits. Les différentes instances du Pays s’engagent à répondre à nos revendications avec des délais sur certains points. On s’attend à des améliorations. On a ressenti un soutien réel du gouvernement et du président”</em>, se réjouit l’un des membres du personnel ayant participé à la réunion. <br />  &nbsp; <br />  Pour rappel, les principales revendications concernaient <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/Preavis-de-greve-a-l-hopital-de-Taravao_a237817.html" target="_blank">le manque de moyens humains et matériels, notamment aux urgences</a>, pour répondre aux demandes croissantes de la population de la Presqu’île. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>​Chirurgie et urgences menacées à l’hôpital de Uturoa</title>
   <updated>2025-05-28T23:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/​Chirurgie-et-urgences-menacees-a-l-hopital-de-Uturoa_a230794.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2025-05-28T22:28:00+02:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/88876751-62911742.jpg?v=1748467783" alt="​Chirurgie et urgences menacées à l’hôpital de Uturoa" title="​Chirurgie et urgences menacées à l’hôpital de Uturoa" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 28 mai 2025 – Le service d’hospitalisation de chirurgie et le service de nuit des urgences de l’hôpital de Raiatea sont menacés de fermeture à partir du lundi 2 juin. Selon la CSTP-FO, trois contrats d’infirmières n’ont pas été renouvelés dans les délais impartis. Le secrétaire général Patrick Galenon sollicite une rencontre en urgence avec le ministre de la Santé, Cédric Mercadal, laissant poindre la menace d’une nouvelle grève.</strong> <br />   <br />  &nbsp; <br />  Dans un courrier adressé ce mardi au ministre de la Santé, Cédric Mercadal, la Confédération des syndicats des travailleurs de Polynésie - Force Ouvrière (CSTP-FO) réitère un signalement <em>“d’urgence”</em> à l’hôpital de Uturoa, à Raiatea, qui dessert la population des îles Sous-le-Vent. <br />  &nbsp; <br />  La situation est résumée en quelques lignes concernant <em>“l’attente de trois contrats d’infirmières”</em>, sollicités entre mars et début avril<em>. “L’une d’entre elles est en convention jusqu’à fin juin et a mis sa démission sur la table ; elle en a ‘marre’ d’attendre. Les deux autres contrats ont été repoussés”</em>, écrit le secrétaire général, Patrick Galenon. La date initiale de prise de fonction devait intervenir début mai, puis le 2 juin pour l’un et le 9 juin pour l’autre, et désormais le 9 juin pour les deux après un nouveau report. <br />  &nbsp; <br />  Conséquence : à partir du lundi 2 juin, le service d’hospitalisation de chirurgie risque d’être fermé, de même que le service de nuit des urgences, de 19h30 à 7h30. Pour éviter ces fermetures, le leader syndical somme le ministre la Santé de finaliser ces trois contrats <em>“dans la semaine”</em>, laissant planer la menace d’une mobilisation plus importante : <em>“La corde est plus que tendue. Le personnel commence à parler de grève”</em>. <br />  &nbsp; <br />  La CSTP-FO sollicite une rencontre <em>“dans les plus brefs délais afin de trouver une solution adéquate”</em>. En juillet 2024, l’hôpital de Uturoa était déjà <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/Pas-de-greve-a-l-hopital-de-Uturoa_a224841.html" target="_blank">sous le coup d’un préavis de grève</a>, notamment pour des problématiques de moyens humains. En février 2023, <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/Les-soignants-d-Uturoa-toujours-en-greve_a215325.html" target="_blank">la grève avait été effective.</a>  <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Un dépôt de sang aux urgences de Taravao</title>
   <updated>2024-07-19T06:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Un-depot-de-sang-aux-urgences-de-Taravao_a225057.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2024-07-19T06:22:00+02:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/81640828-58773717.jpg?v=1721364505" alt="Un dépôt de sang aux urgences de Taravao" title="Un dépôt de sang aux urgences de Taravao" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 18 juillet 2024 – L’hôpital de Taravao dispose désormais d’un dépôt de sang d’urgence vitale. Ce nouvel outil représente un gain de temps considérable dans la prise en charge des patients nécessitant d’être transfusés suite à un accident ou un accouchement au sud de Tahiti. L’échéance olympique aurait contribué à accélérer la mise en œuvre de ce projet. </strong> <br />  &nbsp; <br />  Installé dans la salle de déchocage des urgences de Taravao, c’est un nouvel équipement qui passerait presque inaperçu, alors qu’il va contribuer à sauver des vies. Financée par la Direction de la santé, une enceinte réfrigérée permettant de stocker des poches de sang a été mise en service, jeudi après-midi, en présence de plusieurs médecins, infirmiers et représentants de l’Agence de régulation de l’action sanitaire et sociale (Arass). Elle sera associée à des équipements complémentaires, dont une glacière spécifique aux transferts. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/81640828-58773733.jpg?v=1721365230" alt="Un dépôt de sang aux urgences de Taravao" title="Un dépôt de sang aux urgences de Taravao" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>“Il était temps !”</b></div>
     <div>
       <br />  Les huit premières poches de sang du groupe O ont été réceptionnées pour y être entreposées autour de 4°C, tandis que les professionnels de santé habilités ont été préalablement formés. Il s’agit d’une avancée en faveur de la prise en charge des patients au sud de Tahiti. <em>“Avant, nous ne faisions pas de transfusions sanguines sur place. Les patients étaient transférés vers le CHPF, ou le Samu venait avec des glacières pour transfuser. Grâce à ce nouveau dispositif, on va gagner du temps pour les urgences vitales, qu’elles relèvent d’un trauma ou chez la femme enceinte après l’accouchement. C’est un pas en avant pour le service des urgences avec des moyens techniques supplémentaires”</em>, se réjouit la directrice de l’hôpital de Taravao, Marie-Pierre Tefaafana. <br />  &nbsp; <br />  Actuellement, deux dépôts de délivrance se situent au centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) et à l’hôpital de Uturoa (Raiatea). Taravao est le troisième hôpital à héberger un dépôt d’urgence vitale après Moorea et Nuku Hiva, aux Marquises. <em>“Il était temps pour ces 45.000 habitants, qui étaient à une heure et demie d’une poche de sang&nbsp;! Normalement, ce devrait être moins de trente minutes : maintenant, c’est le cas”</em>, souligne le Dr. Julien Broult, chef de service du centre de transfusion sanguine (CTS). <br />  &nbsp; <br />  La perspective de l’affluence entourant les épreuves de surf des Jeux olympiques à Teahupo’o aurait été <em>“un levier”</em> pour accélérer la mise en œuvre de ce projet. À terme, l’objectif serait d’étoffer le dispositif pour étendre la liste des bénéficiaires aux patients du service de chimiothérapie de la Presqu’île. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>JO : une collecte de sang supplémentaire</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/81640828-58773726.jpg?v=1721364811" alt="Un dépôt de sang aux urgences de Taravao" title="Un dépôt de sang aux urgences de Taravao" />
     </div>
     <div>
      Une collecte atypique était organisée par le CTS, jeudi matin, à la mairie de Taravao. Infirmières, agents d'accueil et médecin avaient investi la salle des mariages, habillée de panneaux retraçant les origines du surf au Fenua, fournis par l'Institut de la Jeunesse et des Sports (IJSPF). <em>“On vient quatre fois par an. Nous avons rajouté une cinquième collecte thématique, spécialement pour les JO. C’est une façon de sensibiliser la population et ça ajoute un peu de lecture instructive en lien avec l’actualité”</em>, explique le Dr. Valérie Bouvet-Ségalin, médecin responsable des collectes et de la promotion du don. <br />  &nbsp; <br />  Au total, 24 poches de sang ont été collectées. C’est moins que d’ordinaire, donc la mobilisation reste de mise. <em>“Les gens sont très sensibles à cette cause, mais on est dans une période de vacances, où il y a moins de donneurs. Or, en plus des malades habituels, il va y avoir un afflux de personnes extérieures par rapport aux JO, donc on se doit d’avoir une banque de sang qui puisse honorer les demandes des médecins en matière de transfusion. On est toujours dans l’anticipation par rapport aux stocks”</em>, précise-t-elle. <br />  &nbsp; <br />  Parmi les généreux donneurs du jour, Urarii, résidente de Afaahiti âgée de 54 ans, accomplissait ce geste pour la deuxième fois. <em>“Je suis venue retirer un dossier de passeport. J’ai vu la banderole et une connaissance, qui venait donner son sang, donc j’en ai profité pour le faire aussi. Au passage, j’ai appris plein de choses sur nos anciens surfeurs&nbsp;!”</em> Plus d’infos sur le programme des collectes via la page Facebook <a class="link" href="https://www.facebook.com/CTSPF" target="_blank">Don du sang en Polynésie française</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Les urgences de Taravao en mode JO</title>
   <updated>2024-05-11T07:59:00+02:00</updated>
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   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2024-05-11T05:23:00+02:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/80180564-57923536.jpg?v=1715408338" alt="Les urgences de Taravao en mode JO" title="Les urgences de Taravao en mode JO" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 10 mai 2024 – Tandis que le service des urgences tourne déjà à plein régime, comment l’hôpital de Taravao se prépare-t-il à traverser l’épreuve des Jeux olympiques&nbsp;? </strong> <br />  &nbsp; <br />  À deux mois et demi du coup d’envoi des Jeux olympiques, le compte à rebours s’accélère. Outre les chantiers menés dans le cadre de l’accueil des épreuves de surf à Teahupo’o, les préparatifs s’étendent à d’autres secteurs, comme la sécurité ou encore la santé. À une vingtaine de kilomètres de la vague mythique, le personnel de l’hôpital de Taravao sera aux premières loges face à l’affluence de visiteurs locaux et étrangers. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un médecin et deux infirmiers supplémentaires</b></div>
     <div>
      Il était donc indispensable de recruter. Un nouveau médecin urgentiste a notamment rejoint l’équipe, le mois dernier. <em>“Au niveau du renfort en ressources humaines, on a obtenu pendant six mois le doublement des gardes aux urgences, soit la présence systématique de deux médecins. Deux infirmiers supplémentaires vont arriver, mais je n’ai pas encore de date précise. L’objectif, c’est de roder nos équipes avec la compétition de surf du mois de mai pour ne pas découvrir le fonctionnement des urgences la veille des JO”</em>, expose Marie-Pierre Tefaafana, directrice de l’hôpital du sud de Tahiti, qui couvre un bassin de population de plus de 45 000 habitants. Au service des urgences, actuellement, 25 professionnels se relaient 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, dont six médecins. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>“Un maillon de la chaîne”</b></div>
     <div>
      En revanche, pas de nouveaux équipements. Par exemple, l’hôpital de Taravao dispose d’un service de radiologie, mais pas de scanner. Si des postes de prise en charge médicale sont prévus à proximité du site de compétition, l’hôpital de Taravao ne manquera pourtant pas d’être sollicité. <em>“On fait partie du dispositif de coordination mené par l’État et le Pays avec différents partenaires publics et privés. Nous sommes intégrés au schéma d’organisation de la prise en charge qui est piloté par le Centre 15 pour l’évacuation des victimes. Nous sommes une base arrière qui doit être opérationnelle, un maillon de la chaîne notamment pour le transport avec trois ambulances, dont deux médicalisées, et une hélistation”</em>, précise la directrice. Inauguré en 2018, cet équipement permet de rejoindre le Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) en 18 minutes par voie aérienne. <br />  &nbsp; <br />  Côté infrastructures, des travaux sont en cours, mais ils relèvent d’un projet d’aménagement antérieur à l’organisation des JO. Les locaux de l’ancienne maternité, qui avaient servi de “cellule Covid” il y a tout juste quatre ans, ont été désamiantés et détruits. Un grand porche positionné à l’entrée des urgences sera bientôt achevé pour faciliter le stationnement des véhicules de secours et procéder au transfert des patients à l’abri du soleil et de la pluie. À terme, le hall d’accueil des urgences devrait être fermé et climatisé. À l’arrière, un ancien Poste médical avancé (PMA) complète la capacité du service des urgences avec trois box extérieurs, des points d’apport en oxygène et la possibilité d’ajouter des civières au sol. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/80180564-57923562.jpg?v=1715399656" alt="Les urgences de Taravao en mode JO" title="Les urgences de Taravao en mode JO" />
     </div>
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     <div><b>Continuer à gérer le quotidien</b></div>
     <div>
      L’enjeu est de taille pour la petite structure de santé périphérique&nbsp;: il s’agira de continuer à soigner la population tout en étant confronté à une augmentation du nombre de personnes gravitant dans la zone, et donc de patients potentiels. Ces derniers jours, les équipes ont pris en charge une surfeuse étrangère blessée, un groupe de militaires mal en point et les victimes d’un accident de la circulation routière, tandis que les consultations s’accroissent. <em>“On est dans une gestion compliquée depuis décembre. C’est très préoccupant&nbsp;: on passe entre 40 et 60 personnes par 24 heures. Ce n’est pas normal, avec parfois entre 20 et 30 personnes par nuit. On a une augmentation de l’activité de 15% par rapport à 2023. Entre la violence, les maladies chroniques et la vie chère, les urgences, c’est souvent le dernier recours”</em>, déplore Marie-Pierre Tefaafana. <br />  &nbsp; <br />  Dans d’autres services, la directrice est confrontée à des postes vacants faute d'attractivité, notamment pour des raisons administratives et financières. Déterminée à <em>“assumer sur cette période exceptionnelle de quinze jours à trois semaines”</em> entre juillet et août, elle n’en oublie pas pour autant le quotidien, bien au contraire&nbsp;: “<em>Ces renforts aux urgences, on aimerait les garder après les JO. Ce serait une bouffée d’air&nbsp;pour nous et pour la population”</em>. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr. David Giraudeau, médecin généraliste et urgentiste : “La gestion du flux va être une vraie question”</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/80180564-57923544.jpg?v=1715400026" alt="Les urgences de Taravao en mode JO" title="Les urgences de Taravao en mode JO" />
     </div>
     <div>
      <em>“Je viens de Guyane, où j’ai travaillé pendant deux ans. Je suis arrivé en poste mi-avril pour six mois. Il y a déjà beaucoup de passage, donc ça permet de se familiariser avec les équipes. La gestion du flux va être une vraie question pendant les JO. Je pense à un afflux un peu massif de touristes suite à une insolation, par exemple, où il faudra être en mesure de repérer les urgences parmi les consultations plus bénignes. On voit aussi passer des surfeurs qui se blessent à l’entraînement. Tout ça fait déjà partie de notre quotidien, tout en continuant à gérer les consultations habituelles de la population.”</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/80180564-57923576.jpg?v=1715399955" alt="Les urgences de Taravao en mode JO" title="Les urgences de Taravao en mode JO" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
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   <title>Au CHPF, "on a peur d'être submergé"</title>
   <updated>2021-08-03T17:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Au-CHPF-on-a-peur-d-etre-submerge_a202544.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/58076846-42920632.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-08-03T07:16:00+02:00</published>
   <author><name>Esther Cunéo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/58076846-42920632.jpg?v=1627970723" alt="Au CHPF, "on a peur d'être submergé"" title="Au CHPF, "on a peur d'être submergé"" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 2 août 2021 – Avec 53 hospitalisations et déjà deux services de réanimations saturés en l'espace d'une quinzaine de jours depuis l'arrivée du Delta, le personnel du CHPF est surpris par la rapidité d'afflux des patients. Les médecins appellent tout un chacun à <em>“faire front”</em> pour que l'hôpital puisse encaisser cette deuxième vague : <em>“Il faut nous aider à ne pas saturer les lits par tous les moyens disponibles sur l'échiquier local”. </em>Avec en tête des leviers, la vaccination.</strong> <br />  &nbsp; <br />  <em>“Ce n'est pas tant l'effet volume de patients qui nous impacte dans un premier temps que la rapidité avec laquelle ils arrivent”.</em> Les traits tirés par la fatigue, le président de la Commission médicale d'établissement au CHPF, Philippe Dupire n'en revient toujours pas de la montée en charge des malades en l'espace de dix jours. La découverte d'un premier malade porteur du Delta dix jours après son arrivée à l'aéroport de Tahiti-Faa'a avait déjà inquiété le personnel de l'hôpital. <em>“Et puis ça s'est emballé avec le cluster de l'hospitel, on a découvert un patient le mardi vers midi, le lendemain on avait déjà 15 patients contaminés, et quelques jours plus tard, huit de plus"</em> rapporte celui qui est aussi chef du service pharmacie à l'hôpital du Taaone. <br />  &nbsp; <br />  <strong><em>“Les urgences ne s'arrêtent pas au Covid”</em></strong> <br />  &nbsp; <br />  La différence avec la souche historique responsable de la première vague ? <em>“Le variant Delta à une cinétique de transmission multipliée par 10, 20 voire 40”,</em> répond le médecin. <em>“On a peur d'être submergé par une quantité très importante de patients et très vite. C'est sans doute ce qui posera problèmes aux urgences”. </em>Si le CHPF peut rebondir sur l'expérience de la première vague, la vitesse de propagation et de contagiosité est sans commune mesure. L'année dernière, il avait fallu attendre la mi-octobre pour atteindre le niveau d'occupation actuel de l'hôpital, avec un pic épidémique intervenu en novembre. Soit plus de trois mois après le cluster du Piment rouge, contre une quinzaine de jours depuis l'introduction du Delta par un irresponsable. <em>“Les projections sont assez inquiétantes si on reste sur ce taux de contaminations”,</em> alerte le chef du service des urgences, Tony Tekuataoa. <br />   <br />  Pour autant, le CHPF se dit prêt, avec des capacités d'accueil ad hoc, à l'instar de la filière Covid qui a été maintenue. <em>“Mais les urgences ne s'arrêtent pas au Covid, il ne faut pas perdre de vue que les autres patients ne doivent subir une perte de chance”, </em>souligne le médecin. Or, depuis deux jours, deux modules de 15 lits d'hospitalisations sont déjà tous occupés. <em>“On en a sanctuarisé un troisième. Nous sommes en train de réactiver tout ce qui avait été fait”, </em>poursuit l'urgentiste. Dans ce contexte, l'anticipation est le maître mot. <em>“Les patients non Covid qui étaient dans ces modules-là, il a bien fallu les mettre ailleurs”, </em>renchérit Philippe Dupire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>“Les équipes souffrent”</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/58076846-42920633.jpg?v=1627970683" alt="Au CHPF, "on a peur d'être submergé"" title="Au CHPF, "on a peur d'être submergé"" />
     </div>
     <div>
      Même précaution pour la réanimation qui compte quatre services de six lits (total de 24), auxquels s'ajoutent six lits de secours, des&nbsp;<em>“petits modules”</em>&nbsp;équipés pour prendre en charge du Covid&nbsp;<em>“réanimatoire”.&nbsp;</em>Alors que deux services de réanimation sont déjà occupés, le CHPF se dit prêt à en ouvrir un troisième. Mais cette fois, les médecins aimeraient épargner davantage les autres patients.&nbsp;<em>“On souhaite leur donner un meilleur accès. On s'est un peu ajusté pour que les patients non Covid puissent continuer, pour le moment, à être pris en charge notamment pour les opérations urgentes”,&nbsp;</em>justifie Philippe Dupire. <br />   <br />  Mais pour assurer sur les tous les fronts, l'hôpital manque cruellement de ressources humaines. Le répit de quelques semaines a tout juste permis aux équipes de reprendre leur souffle.&nbsp;<em>“On est obligé aujourd'hui de faire des rappels de congés pour que les soignants reviennent en Polynésie à leur poste”,</em>&nbsp;poursuit le responsable.&nbsp;<em>“Autant on est prêt sur l'adaptation des locaux, autant on est en difficulté avec le personnel”.&nbsp;</em>Le CHPF fait d'ailleurs appel à toutes les “<em>bonnes volontés”,&nbsp;</em>médecins ou infirmiers, pour leur venir en aide<em>. “Pour la réanimation Covid, il faut une infirmière pour deux patients, si on monte en puissance on aura vraiment besoin de renfort”.&nbsp;</em>D'autant que cette épidémie a la particularité de durer.&nbsp;<em>“Le zika ou le chikungunya ont duré trois à quatre mois. Il y a déjà eu des privations de vacances parce qu'il fallait des ressources humaines. Les équipes souffrent, c'est pour ça qu'il faut arriver à les protéger”,</em>&nbsp;met en garde Tony Tekuataoa. <br />  &nbsp;  <blockquote><em>“Le Covid c'est l'affaire de tous (...)&nbsp;On est en guerre”</em></blockquote>  &nbsp;Si les réserves sanitaires de l'État ont déjà été sollicitées par l'hôpital, les autres territoires ultramarins à l'instar de la Martinique ou de la Réunion étant eux-mêmes débordés par l'afflux de patients, la Polynésie arrive après sur la liste.&nbsp;<em>“On y aura accès, il n'y a pas de doute, mais il faudra attendre un petit peu. Et même si on a une réponse, il faudra qu'on se débrouille dans l'immédiat. C'est la vitesse qui nous plombe”,</em>&nbsp;résume le président de la commission médicale. &nbsp; <br />   <br />  C'est donc un appel à l'aide que les médecins du Taaone lancent.&nbsp;<em>“Les soignants sont en première ligne mais ils ont besoin des efforts de tout le monde. Si on rame d'un côté et que les autres rament dans l'autre sens, on ne va pas s'en sortir”</em>&nbsp;déplore Tony Tekuataoa.&nbsp;<em>“Le Covid c'est l'affaire de tous, des autorités, des soignants, de la population : on est en guerre. Il faut que tout le monde fasse front pour qu'on puisse encaisser cette deuxième vague. Il faut nous aider à ne pas saturer l'hôpital par tous les moyens disponibles sur l'échiquier local”.</em>&nbsp;En tête des leviers disponibles ? La vaccination sans aucun doute (lire encadré). Si le président de la commission médical note un sursaut du côté des injections, il déplore&nbsp;<em>“une sorte d'opposition entre un individualisme forcené visant sa propre personne”</em>&nbsp;et&nbsp;<em>“une liberté de l'ensemble des citoyens”</em>&nbsp;alors qu'un durcissement des restrictions semble inévitable au regard de la vitesse de propagation.&nbsp;<em>“Il faut clairement aller vers la liberté de tous au prix d'une petite contrainte de vaccination”,</em>&nbsp;plaide Philippe Dupire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le vaccin, c'est avant la détresse respiratoire</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/58076846-42920635.jpg?v=1627970883" alt="Au CHPF, "on a peur d'être submergé"" title="Au CHPF, "on a peur d'être submergé"" />
     </div>
     <div>
      <em>“Une fois que vous êtes en détresse respiratoire il est hors de question de parler de vaccin”&nbsp;</em>assène le chef de service des urgences, Tony Tekuataoa.&nbsp;<em>“Le vaccin c'est de la prévention, il faut le faire avant la phase clinique, quand on n'est pas malade”.</em>&nbsp;Sans surprise, plus de 90% des patients hospitalisés en filière Covid ne sont pas vaccinés rappelle le CHPF.&nbsp;<em>“Ces 90%, c'est ce qu'on appelle les non immunisés, il s'agit donc des non vaccinés ou des vaccinés incomplets, d'où l'importance d'aller au bout du processus de vaccination”,</em>&nbsp;précise le médecin. Or, selon les derniers éléments de la recherche relayés par le conseil scientifique Covid-19, le vaccin Pfizer/BioNtech réduit le risque de symptômes de 88% et celui d'hospitalisations de 96%.  <blockquote><em>“Il y a vraiment une différence notoire entre les deux : le vaccin n'est pas codant, le virus oui”</em></blockquote>  <em>“Quand on est vacciné on est moins infecté et donc on transmet moins, mais on empêche aussi la réplication du virus”,</em>&nbsp;s'évertue à expliquer encore le président de la commission médicale, Philippe Dupire.&nbsp;<em>“On absorbe moins de virus et donc la capacité de muter et de faire des variants. Ce qu'il faut comprendre c'est que quand on est infecté, c'est plusieurs milliards de virus qu'on reçoit d'un coup. Du virus avec des produits codants, du matériel génétique et sa membrane”.</em>&nbsp;Le vaccin à ARN messager en revanche, c'est une&nbsp;<em>“photocopie”</em>&nbsp;d'un brin de code génétique du virus : la fameuse protéine Spike. C'est elle qui va déclencher la production d'anticorps et préparer l'organisme à reconnaître et neutraliser le Covid. Une fois le message délivré, l'ARN –molécule très fragile– s'autodétruit. D'où sa difficulté de conservation à -80 degrés.&nbsp;<em>“Il y a vraiment une différence notoire entre les deux : le vaccin n'est pas codant, le virus oui”,&nbsp;</em>résume le responsable.&nbsp;<em>“Il reste encore des patients avec des facteurs de risque qui ne sont toujours pas vaccinés, c'est ceux-là qu'on est en train de récolter aujourd'hui, c'est eux qui vont en réanimation. C'est gens-là, il faut qu'ils se dépêchent de se vacciner”.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des enfants et des femmes enceintes</b></div>
     <div>
      Deux fois plus contagieux mais aussi plus virulent, le Delta n'épargne pas les plus jeunes.&nbsp;<em>“Par expérience, on est en train de voir des gens de plus en plus jeunes”,</em>&nbsp;rapporte le chef de service des Urgences, Tony Tekuataoa. Trois enfants de moins de 16 ans dont un douze ans ont été hospitalisés.&nbsp;<em>“Ce variant contamine davantage les jeunes, y compris les enfants, contribuant à la propagation. Avec le variant, ils sont à la fois porteurs et vecteurs, voire malades”,&nbsp;</em>ajoute Philippe Dupire.&nbsp; &nbsp; <br />  Mais on cite aussi le cas de deux femmes enceintes, dont le bébé était Covid+.&nbsp;<em>“Ce qui veut dire que le virus traverse la barrière placentaire”,</em>&nbsp;souligne le médecin. Les sociétés savantes d’obstétrique et de gynécologie ont d'ailleurs estimé que les bénéfices du vaccin dépassaient les risques potentiels, rapporte l’Inserm. La vaccination est ainsi recommandée quel que soit le moment de la grossesse. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Un bébé hospitalisé après avoir respiré trop de fumées</title>
   <updated>2018-08-19T02:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Un-bebe-hospitalise-apres-avoir-respire-trop-de-fumees_a174297.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/24701095-26390741.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-20T03:00:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/24701095-26390741.jpg?v=1534641441" alt="Un bébé hospitalisé après avoir respiré trop de fumées" title="Un bébé hospitalisé après avoir respiré trop de fumées" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 19 août 2018 - Le petit Maniani a 4 mois, il se trouve au service pédiatrie du Centre hospitalier du Taaone, depuis mercredi. Selon les médecins, l'enfant aurait contracté une bronchiolite. Inquiète pour l'état de santé de son fils, sa mère lance un appel pour faire mieux connaitre les méfaits de la fumée sur les nourrissons.</b>       <br />
              <br />
       Son état s'améliore petit à petit, et Maniani, 4 mois respire à l'aide d'un appareil respiratoire. Une situation qui déchire le cœur de ses parents, puisque c'est bien la première fois qu'ils sont confrontés à cette situation.       <br />
              <br />
       <b>QUE S'EST-IL PASSE ?</b>       <br />
              <br />
       Selon la mère, le petit est revenu dimanche de Moorea, après avoir passé quelques jours avec des membres de la famille. &quot;<span style="font-style:italic">On l'a récupéré dimanche</span>&quot;. Mais lundi soir, leur petit dernier n'arrêtait pas de tousser, et &quot;<span style="font-style:italic">ce qui nous a fait réagir, c'était sa façon de tousser. C'était comme s'il cherchait l'air, il s'étouffait presque</span>&quot;.       <br />
              <br />
       Inquiets, les parents ont donc pris la direction des urgences de la clinique de Paofai. Sur place, le petit est pris en charge par un médecin qui &quot;<span style="font-style:italic">a fait une ordonnance pour des examens d'urine au cas où ça ne s'arrangeait pas</span>&quot;. Malgré le traitement, l'état de l'enfant ne s'améliorait pas, bien au contraire.       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Mercredi matin, vers 3 heures – 4 heures du matin, on est allés aux urgences du Centre hospitalier du Taaone. L'équipe s'est vite occupée de nous et ils ont mis bébé sous oxygène. Ils ont fait des prélèvements de sang. Moins d'une heure après, les résultats sont tombés, et bébé avait la bronchiolite, ils appellent ça, l'asthme du nouveau-né</span>&quot;, raconte Lucie Voirin, maman du petit Maniani.       <br />
              <br />
       Entre-temps, Lucie se rappelle d'une conversation qu'elle a eue avec sa belle-mère, la veille. &quot;<span style="font-style:italic">Elle m'avait parlé de la fumée à Moorea.</span>&quot; Sur le coup, la jeune femme n'y a pas prêté pas attention, jusqu'à ce qu'une infirmière lui indique les causes de la bronchiolite. &quot;<span style="font-style:italic">Elle nous a dit que c'était dû à diverses fumées, tels que les tas de feuilles, les tortillons, les cigarettes ou encore les pots d'échappement.</span>&quot;       <br />
              <br />
       C'est à cet instant précis que Lucie a repensé à ce que sa belle-mère lui avait dit. &quot;<span style="font-style:italic">Je sais que ce n'est pas volontaire. Le grand-père brûle son tas de feuilles, tous les matins, c'est une habitude pour lui. Il ne pense pas que ça puisse faire mal.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, Lucie et son mari font tout pour que leur petit se rétablisse au plus vite. Maniani, quant à lui, continue de respirer grâce aux appareils. À son arrivée au service pédiatrie, l'état du petit était inquiétant, &quot;<span style="font-style:italic">on l'a branché sur des capteurs pour vérifier ses battements de cœur, sa fréquence cardiaque et respiratoire, et c'est vrai que c'était très élevé. Il avait 220 battements de cœur par minute, et là, il est descendu à 150, c'est la normale.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Même si l'état du petit s'améliore petit à petit, le combat n'est pas terminé. &quot;<span style="font-style:italic">Il est sous oxygène et antibiotiques, avec un complément pour l'aider à se réhydrater. Après, il a encore un petit chemin à faire pour s'en sortir. La pédiatre nous a dit qu'il faudra qu'il fournisse des efforts aussi pour respirer sans cet oxygène</span>&quot;, indique Lucie Voirin.       <br />
              <br />
       Si Lucie a décidé de témoigner, c'est avant tout pour sensibiliser les parents sur la nocivité des fumées.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je voudrais dire aux parents de faire attention à leurs petits, surtout dans ce genre de situation. Il y a toutes sortes de fumées, feu de brousse, fumeurs, tortillon, pot d'échappement… Donc, faisons attention à nos petits, afin qu'ils ne soient pas exposés à cela. À l'hôpital, ce n'est pas évident. Il y a des nuits où mon bébé ne dort pas, parce qu'il a des examens à faire. Je ne sais pas de quoi sera fait demain, mais j'ai entendu dire qu'il pourrait avoir des problèmes respiratoires&quot;</span>, conclut-elle.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/24701095-26390742.jpg?v=1534641472" alt="Un bébé hospitalisé après avoir respiré trop de fumées" title="Un bébé hospitalisé après avoir respiré trop de fumées" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Les salaires des médecins et infirmiers pris en otage</title>
   <updated>2016-09-21T03:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Les-salaires-des-medecins-et-infirmiers-pris-en-otage_a153009.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/10253584-16735745.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-09-21T06:00:00+02:00</published>
   <author><name>Jacques Franc de Ferrière</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10253584-16735745.jpg?v=1474422494" alt="Les salaires des médecins et infirmiers pris en otage" title="Les salaires des médecins et infirmiers pris en otage" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 20 septembre 2016 - <b>Les plaintes des professionnels de la santé s'accumulent. Heures supplémentaires non payées ou payées avec des mois de retard, jours de garde non rémunérés, missions dans les îles non indemnisées… La grogne s'intensifie et les syndicats ont une vingtaine de dossiers prêts à aller au tribunal. Pendant ce temps, les docteurs s'en vont et vu l'ambiance sociale, il devient difficile de les remplacer.</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ce n'est pas normal que nous ne soyons que trois médecins titulaires à l'hôpital de Taravao, nous devrions être 11. Il y a trop de problèmes, les médecins partent et personne ne veut les remplacer. Et sur les trois derniers titulaires, un va partir à la fin du mois et moi je parts à la fin de l'année. La dernière partira à la retraite en aout prochain…&quot;</span> nous expliquait la semaine dernière le docteur Schinas, responsable du service longs séjours à Taravao, qui s'occupe également, de fait, des urgences de l'hôpital. Mais depuis cette interview, même lui a fini par abandonner, excédé, et il demande maintenant une disponibilité pour la fin du mois.       <br />
              <br />
       Il a pourtant dénoncé ces problèmes à l'administration depuis longtemps, avec une dernière lettre datée du 1er septembre que nous nous sommes procurée. Il y explique les problèmes auxquels les médecins des hôpitaux périphériques (Taravao et Uturoa en particulier) font face : les gardes ne sont pas payées si elles sont effectuées une semaine qui comprend un jour férié, un rattrapage d'une permanence ou des congés payés. <span style="font-style:italic">&quot;Donc pour un travail supplémentaire, nous devons accepter de ne pas être payé. C'est donc de l'esclavage et il me semble que cela a été aboli.&quot;</span> Ambiance.       <br />
              <br />
       Les autres problèmes dénoncés sont également d'ordre financiers : les gardes et heures supplémentaires seraient payées <span style="font-style:italic">&quot;en retard de quelques mois à un an, généralement trois à quatre mois&quot;,</span> un problème en partie caché aux principaux intéressés car <span style="font-style:italic">&quot;la feuille de paie n'est pas remise au moment du versement du salaire mais au mieux un mois après, ce qui complique la vérification des heures payées ou non&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Au final, le docteur assure que l'administration lui doit deux millions de francs en gardes non payées et en retards divers. <span style="font-style:italic">&quot;On nous demande de faire des efforts, on n'a plus assez de médecins donc j'ai accepté de prendre plus de gardes. Normalement nous avons le droit de faire 8 gardes par mois au maximum, mais aux urgences j'en ai pris 11 en juillet, 15 en aout, et beaucoup ne seront pas payées ! Les infirmiers, eux, n'ont pas été payés du tout de leurs gardes depuis deux ans. À Uturoa, les médecins n'ont pas été payés de leurs astreintes depuis 2015. Ca fait une centaine de médecins et d'infirmiers à qui on doit de l'argent, ça monte en centaines de millions ! On a vraiment l'impression que le Pays gère sa trésorerie sur notre dos.&quot;</span>       <br />
       	       <br />
       <b>LA DIRECTION DE LA SANTÉ ASSURE QUE LE SERVICE CONTINUERA À TARAVAO</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10253584-16735755.jpg?v=1474422907" alt="Les salaires des médecins et infirmiers pris en otage" title="Les salaires des médecins et infirmiers pris en otage" />
     </div>
     <div>
      Pour répondre à ces accusations, la directrice de la Santé par intérim, Glenda Melix, a accepté de s'exprimer. Elle assure que <span style="font-style:italic">&quot;ces médecins-là sont dévoués, et je dis que franchement, les gardes qui ont été faites doivent être payées. Et la direction de la Santé est en train de travailler, et le fait depuis le début de l'affaire, pour pouvoir faire en sorte que ces médecins puissent être payés. Mais la direction de la Santé n'est pas le seul intervenant dans cette affaire, et toute la question repose sur qu'on appelle le service normal que les médecins doivent faire. Et certains autres services financiers de l'administration n'ont pas la même lecture de ce qu'on appelle le 'service normal de jour'.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Par contre, Glenda Melix assure que l'hôpital de Taravao ne sera pas abandonné sans médecins : <span style="font-style:italic">&quot;actuellement il y a 4 médecins à l'hôpital de Taravao qui ont un contrat, (NDLR: dont un à durée déterminée). Il y a déjà trois médecins qui vont arriver, une qui arrive jeudi prochain, un autre qui arrive le 3 octobre et un dernier en décembre. Ce seront des agents contractuels, faute de fonctionnaires. Mais ce ne sont pas des vacataires. En comptant le docteur Schinas, ça fait sept médecins en poste ou à venir ! Donc on arrive toujours à recruter des médecins, ils sont encore intéressés ! Et on est en train de travailler pour le payement de ces gardes, on essaie par tous les moyens de leur payer le travail qu'ils ont effectués. Ces médecins sont là pour assurer la permanence des soins, quand il nous arrive un pépin on a toujours besoin d'eux.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Le docteur Schinas, lui, est déjà sur le départ. Il nous assure que <span style="font-style:italic">&quot;avant, il y avait beaucoup de départs et d'arrivées, mais maintenant il y a surtout des départs. Les seuls médecins qui vont arriver sont des jeunes qui n'ont même pas les diplômes d'urgentistes, pourtant ils vont devoir faire des gardes aux urgences.&quot;</span> La seule solution pour lui serait d'appliquer le Schéma d'organisation sanitaire (le fameux SOS) qui devait faire passer les médecins des hôpitaux périphérique sous le même statut que les médecins du CHPF : celui de praticiens hospitaliers. Ils ne seront alors plus salariés de la direction de la Santé, et surtout <span style="font-style:italic">&quot;pour nous le gros avantage de fusionner avec le CHPF ce serait pour les patients. Ici on n'a même pas accès aux dossiers électroniques de l'hôpital de Taaone, on a encore des dossiers papiers qu'on ne pas consulter le weekend…&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10253584-16735756.jpg?v=1474423934" alt="Les salaires des médecins et infirmiers pris en otage" title="Les salaires des médecins et infirmiers pris en otage" />
     </div>
     <div>
      <b>Infirmiers itinérants : un mois au service d'une île éloignée, les indemnités refusées</b>       <br />
              <br />
       Deux affaires portées par des infirmiers itinérants sont déjà au tribunal administratif, et une quinzaine de dossiers supplémentaires seraient en attente selon une source syndicale. Leur colère vient d'une interprétation très à leur désavantage des textes régissant les &quot;indemnité de sujétions spéciales&quot; (ISS), qui prévoit une prime de 80 000 francs quand ils passent un mois seul sur une île éloignée.       <br />
              <br />
       Un infirmier itinérant est un fonctionnaire du Pays de catégorie A. La requête envoyée au tribunal administratif révèle le salaire brut d'un de ces cadres : 233 700 Fcfp par mois (autour de 210 000 Fcfp net).  La prime est donc une motivation importante pour aller passer un mois loin de sa famille pour s'occuper seul de la population d'une île, en étant disponible 7j/7 au service des patients.       <br />
              <br />
       Pourtant, le ministère de la Santé refuse parfois de verser cette indemnité au prétexte que l'infirmier n'était pas seul : il était accompagné d'aides techniques et d'agents techniques. Des personnels qui ne peuvent ni l'assister dans ses actes médicaux, ni le remplacer pour lui permettre de prendre des jours de repos…       <br />
              <br />
       L'interprétation défavorable aux infirmiers utilise une décision du Tribunal administratif de 2014, qui avait refusé de verser la prime à une infirmière, car elle était accompagnée… D'un autre infirmier. L'administration refuse depuis de verser la prime à tous les infirmiers qui sont secondés, même par des secrétaires.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Les heures supplémentaires des infirmiers perdus dans un vide juridique</b>       <br />
              <br />
       Les heures supplémentaires des infirmiers salariés de la direction de la Santé ne sont plus payées depuis deux ans à cause d'un bel imbroglio juridique. Ainsi ces infirmiers relèvent du statut du corps de l’État pour l’administration de la Polynésie française (CEAPF), et sont donc des agents régis par les règles applicables aux fonctionnaires d'état. Mais lors de leur passage en catégorie A de l'administration territoriale il y a deux ans, ils sont aussi entrés dans un beau vide juridique : certaines dispositions de leur statut ne s'appliquent qu'aux fonctionnaires de catégorie B ou C, et les textes de la fonction publique territoriale ne leurs sont pas non plus applicables. En attendant une nouvelle loi pour clarifier tout ça, leurs heures supplémentaires ne sont plus payées…       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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  <entry>
   <title>Hôpital de Taravao, un protocole d'accord signé</title>
   <updated>2016-05-12T04:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Hopital-de-Taravao-un-protocole-d-accord-signe_a148490.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/9465360-15182477.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-05-12T04:27:00+02:00</published>
   <author><name>Marie Caroline Carrère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/9465360-15182477.jpg?v=1463024077" alt="Hôpital de Taravao, un protocole d'accord signé" title="Hôpital de Taravao, un protocole d'accord signé" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 11 mai 2016 - <b>Le ministre de la Santé et de la Recherche, Patrick Howell, a signé mercredi, à midi, le protocole de fin de conflit, avec le secrétaire général de la Confédération syndicale CSTP-FO, Patrick Galenon, concernant l’Hôpital de Taravao. La grève est donc terminée</b>.        <br />
              <br />
       La grève du personnel hospitalier de l'hôpital de Taravao aura duré un jour. Le ministre de la Santé et de la Recherche, Patrick Howell, a signé mercredi, à midi, le protocole de fin de conflit, avec le secrétaire général de la Confédération syndicale CSTP-FO, Patrick Galenon, concernant l’Hôpital de Taravao. Les deux points principaux portaient sur le besoin urgent en médecins (urgentistes notamment) et le paiement des heures supplémentaires du personnel infirmier CEAPF.        <br />
              <br />
       Le protocole d'accord signé répond à ces points selon Patrick Galenon, le gouvernement se serait engagé à trouver une solution pour revoir le statut des médecins de l'hôpital de Taravao afin qu'ils soient assimilés aux praticiens hospitaliers territoriaux comme c'est le cas au Centre Hospitalier du Taone.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, le ministre de la Santé s'est engagé à ce que les heures supplémentaires  des infirmiers, qui comptaient jusqu'à quatre mois de retards, soient réglées dans les plus brefs délais.        <br />
              <br />
       Cependant, l'année dernière un protocole d'accord avait été signé mi-avril après presque de dix jours de grève, depuis la situation n'a pas changé elle s'est même dégradée. À partir du 17 juin, il n'y aura plus de médecin urgentiste à l'hôpital de Taravao. &quot;<span style="font-style:italic">Le gouvernement s'est engagé à faire appel à des médecins français ou européen</span>s&quot;, indique Patrick Galenon, il prévient néanmoins, &quot;<span style="font-style:italic">nous allons discuter de la PSG d'ici quelques jours, si les choses n'avancent pas comme nous le voulons, alors notre syndicat quittera la table des négociations.&quot;       <br />
       </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Il n'y a plus qu'un seul médecin urgentiste à Taravao</title>
   <updated>2015-08-20T06:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Il-n-y-a-plus-qu-un-seul-medecin-urgentiste-a-Taravao_a134690.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/8160463-12736387.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-08-20T06:41:00+02:00</published>
   <author><name>Mireille Loubet</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8160463-12736387.jpg?v=1440036596" alt="Il n'y a plus qu'un seul médecin urgentiste à Taravao" title="Il n'y a plus qu'un seul médecin urgentiste à Taravao" />
     </div>
     <div>
      TARAVAO, le 19 août 2015.<b> En avril dernier, les quatre médecins urgentistes de l'hôpital de la Presqu'île apprenaient que leur administration avait porté plainte contre eux. Cette plainte a été classée sans suite récemment. Cinq mois plus tard, les ¾ de ces médecins ont &quot;lâché l'affaire&quot; et quitté le territoire.</b>       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Je suis toujours vivante ! </span>&quot; déclare en début d'entretien, l'unique et dernière médecin urgentiste en poste actuellement à l'hôpital de Taravao. Son contrat court jusqu'en juillet 2016 et elle ira à son terme, coûte que coûte. &quot;<span style="font-style:italic">Mais je compte les jours, les mois qui me restent</span>&quot;. Sa déclaration n'a rien d'anecdotique. Le docteur Valérie Margot est la dernière à résister dans un environnement professionnel qui s'apparente, à bien des égards, à un enfer au cœur du paradis polynésien. Tous les autres médecins urgentistes avec lesquels elle partageait, jusqu'au début du mois de juin encore, la charge de travail des accueils des urgences de la Presqu'île ont lâché prise les uns après les autres.  Une démission, un cas de burnout, un arrêt maladie prolongé suivi d'un retour express en fin de contrat vers la métropole. Le dernier de ses collègues part aujourd'hui même.        <br />
              <br />
       Trop de travail (des semaines à plus de 70 heures), alors que les heures supplémentaires effectuées en octobre, novembre et décembre 2014 n'ont toujours pas été payées, dix mois plus tard. Trop de pression aussi de la part de l'administration de tutelle (la direction de la santé du Pays), avec un flicage systématique des plannings de garde, des relevés des heures effectuées vérifiés une fois, deux fois, dix fois. &quot;<span style="font-style:italic">A force, c'est du harcèlement</span>&quot;. Une pression telle qu'en avril dernier, l'ex directeur de la santé avait porté plainte au pénal contre ces médecins urgentistes. Il les accusait d'avoir réalisé des &quot;faux en écriture&quot; dénonçant, d'une bien curieuse façon, un système de paiement &quot;border line&quot; des heures supplémentaires mis en place par la précédente direction ! La plainte a été classée sans suite par le procureur de la République à la fin du mois de juillet dernier estimant qu'il s'agit d'un problème purement administratif &quot;<span style="font-style:italic">issu d’un texte de loi incohérent</span>&quot;. Mais cet épisode judiciaire a laissé un goût amer à ces médecins. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>UNE ORGANISATION UBUESQUE</b></div>
     <div>
      Ce qui pèche dans cette ubuesque situation, c'est une organisation de travail mal ficelée et particulièrement mal adaptée à la spécialité médicale des urgentistes. A Taravao, l'hôpital étant sous la compétence de la direction de la santé du Pays, on a prévu pour ces médecins des horaires de fonctionnaires : 7h30-15h30, mais en leur demandant, en même temps, d'assurer des gardes sur des plages horaires de 12 heures, de nuit ou de jour, pour garantir une ouverture des urgences 24h/24 et 7 jours sur 7.        <br />
              <br />
       Les heures supplémentaires effectuées lors de ces gardes étaient ainsi lissées sur les jours de repos : des médecins &quot;off&quot; apparaissaient donc au planning  adressé au service de paie alors qu'ils n'étaient pas présents physiquement dans l'établissement. &quot;<span style="font-style:italic">Quand j'ai signé mon contrat, en juillet 2013, j'ai accepté ces conditions car nous étions quatre à tourner</span>&quot; poursuit Valérie Margot. Au passage, son salaire était également écorné (trois échelons de moins) par rapport à la grille pratiquée en métropole, car les médecins de la direction de la santé de Polynésie ne sont pas assimilés aux praticiens hospitaliers territoriaux comme c'est le cas au Centre hospitalier du Taaone. Deux poids, deux mesures pour un si petit territoire : une incohérence de plus.        <br />
              <br />
       Puis, l'hôpital de Taravao a été assailli pendant de très longues semaines d'une file interminable de patients pour cause d'épidémie de chikungunya fulgurante, entamée justement sur la Presqu'île. &quot;<span style="font-style:italic">On a eu parfois jusqu'à 95 patients par jour avec un seul médecin mobilisé aux urgences durant le week-end. Une horreur!</span>&quot; C'est précisément le moment que choisit la direction de la santé pour ne plus payer les heures supplémentaires effectuées par les médecins urgentistes au cours de cette délicate fin d'année 2014… 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DES URGENCES FERMEES UN JOUR SUR DEUX</b></div>
     <div>
      Aussi, petit à petit, à force de suspicion mal placée à leur encontre, de surcharge excessive de travail et d'heures supplémentaires non payées, la motivation de ces urgentistes de Taravao a fondu rapidement. Trois d'entre eux –sur les quatre encore en poste en juin- ont déjà plié bagages. Et les offres d'emploi lancées pour de nouveaux médecins urgentistes ont fait chou blanc dès que les candidats ont appris les conditions de travail et de rémunération des postes ouverts à Taravao.        <br />
              <br />
       La dernière médecin urgentiste en place fait avec les moyens du bord, c'est-à-dire elle-même et les médecins de consultations externes qui viennent assurer des vacations quand ils le peuvent, avec quelques coups de main de médecins des dispensaires. Conséquence : les urgences de l'hôpital de Taravao sont ouvertes tous les jours après 15h30, mais en journée, et quasiment un jour sur deux il n'y a plus d'accueil !       <br />
              <br />
       A priori, la population de la Presqu'île en a pris son parti &quot;<span style="font-style:italic">la fréquentation des urgences a baissé. Les gens d'ici ne savent plus s'ils peuvent compter sur nous, alors beaucoup se déplacent directement au CHPF</span>&quot;. La direction de la santé est prévenue de ces urgences ouvertes au compte-goutte  &quot;<span style="font-style:italic">mais rien n'évolue. On espère que le futur schéma d'organisation sanitaire (SOS) pourra mieux planifier tout ça, que les salaires qui seront proposés seront plus intéressants pour que ce soit plus facile de recruter</span>&quot; témoigne encore le docteur Valérie Margot, qui croit peu à l'arrivée prochaine de nouveaux collègues. &quot;<span style="font-style:italic">Je fais en moyenne entre 60 à 70 heures de travail par semaine depuis le début du mois de juin. A ce rythme-là je ne sais pas si je vais pouvoir tenir très longtemps</span>&quot;. Le nouveau SOS ne devant pas être validé par le gouvernement avant la fin de l'année, il reste au moins six mois à tenir. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Les urgences de Taravao ne sont plus en grève</title>
   <updated>2015-04-18T03:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Les-urgences-de-Taravao-ne-sont-plus-en-greve_a125778.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/7692893-11898815.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-04-18T03:28:00+02:00</published>
   <author><name>Mireille Loubet</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7692893-11898815.jpg?v=1429325655" alt="Les urgences de Taravao ne sont plus en grève" title="Les urgences de Taravao ne sont plus en grève" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 17 avril 2015. <b>Le ministre de la Santé et des solidarités, le docteur Patrick Howell, a signé</b>, ce vendredi à la mi journée, deux  protocoles d’accord de fin de conflit avec le secrétaire général de la CSTP-FO, Patrick Galenon, ce qui met fin à la grève du service des urgences de l’hôpital de Taravao qui avait démarré depuis le 8 avril dernier, et suspend la grève à l'hôpital de Moorea. Pour ce qui concerne l'établissement de Taravao, le communiqué officiel de la Présidence de la Polynésie indique que le protocole d'accord signé &quot;<span style="font-style:italic">vise à l’amélioration de la permanence des soins dans cet hôpital, notamment le week-end</span>&quot;. En clair, résume Patrick Galenon, &quot;<span style="font-style:italic">désormais les astreintes du week-end, du vendredi soir au lundi matin, seront effectivement payées</span>&quot;.        <br />
              <br />
       <b>La satisfaction du responsable syndical va même plus loin,</b> selon lui, le protocole d'accord de ce vendredi convient du recrutement d'un 5e médecin urgentiste pour Taravao. &quot;<span style="font-style:italic">A partir de cinq médecins urgentistes, l'hôpital dispose réellement d'un service des urgences. Ce n'est plus seulement qu'un hôpital de grabataires</span>&quot; poursuit Patrick Galenon, faisant référence aux propos du directeur de la santé, François Laudon au début de ce conflit social. Ce protocole d'accord n'a en revanche aucun effet sur le traitement, par la justice<a class="link" href="http://www.tahiti-infos.com/Le-Pays-a-porte-plainte-contre-les-urgentistes-de-Taravao_a125146.html">, d'une plainte au pénal déposée par l'administration territoriale à l'encontre des médecins urgentistes de Taravao </a> pour faux en écriture faisant état de fausses déclarations d'astreintes et de gardes.        <br />
              <br />
       <b>Le second protocole d'accord signé ce vendredi midi, concernant l’hôpital de Moorea,</b> permet la suspension pour quinze jours de la grève des médecins du service des urgences de cet hôpital dans l’attente d’une réorganisation de ce service. Une mission d'observation va être dépêchée à Afareaitu afin d'analyser la répartition des tâches entre les médecins et de trouver une organisation plus équilibrée.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
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  <entry>
   <title>Situation d'urgence au CHPF pour faire face au chikungunya</title>
   <updated>2014-12-12T05:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Situation-d-urgence-au-CHPF-pour-faire-face-au-chikungunya_a116402.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/7261066-11158648.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-12-12T03:00:00+01:00</published>
   <author><name>Mireille Loubet</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7261066-11158648.jpg?v=1418350483" alt="Situation d'urgence au CHPF pour faire face au chikungunya" title="Situation d'urgence au CHPF pour faire face au chikungunya" />
     </div>
     <div>
      PIRAE, le 11 décembre 2014. <b>L'afflux de patients vers le Centre hospitalier du Taaone pour des cas de chikungunya</b> ne se tarit pas. Et, les congés de fin d'année des praticiens viennent compliquer la donne. En milieu de semaine le chef de service des urgences a lancé un appel aux médecins libéraux et aux médecins de la santé publique pour qu'ils viennent assurer des vacations à l'hôpital.  En quinze jours la situation est devenue franchement difficile au Centre hospitalier, débordé, particulièrement le week-end, d'un afflux de patients pour cause de chikungunya. Les accueils aux urgences ont doublé par rapport à la normale : 250 personnes par jour, entraînant en moyenne 30 à 40 hospitalisations. Au point qu'en milieu de semaine, le chef du service des urgences a adressé un courrier à tous les médecins de Polynésie (libéraux ou de santé publique) pour leur demander de bien vouloir participer à des gardes de 12 heures aux urgences de l'hôpital. Pour faciliter l'accueil de ces médecins hors administration publique hospitalière, &quot;<span style="font-style:italic">les formalités administratives pour établir une convention ont été simplifiées et les difficultés qu'avaient nos confrères de la Santé Publique ont été levées avec l'assurance d'être payés</span>&quot;.        <br />
              <br />
       <b>La situation deviendra particulièrement problématique dès la semaine prochaine</b> avec les vacances scolaires et les congés programmés de fin d'année des praticiens. &quot;<span style="font-style:italic">Nous serons en grande difficulté</span>&quot; argumente le courrier du chef de service des urgences. Les jours les plus chargés étant les &quot;<span style="font-style:italic">vendredis, samedis, dimanches et lundis</span>&quot; mais aussi les &quot;<span style="font-style:italic">longs week-ends de fête qui arrivent alors que l'offre de soins est réduite à son minima</span>&quot;.  Soit sept jours sur sept pendant au moins les deux semaines de fêtes !   C'était prévisible : les vacances de Noël vont aggraver une situation déjà bien tendue pour le personnel de l'hôpital, aussi l'appel aux bonnes volontés formulées le 10 décembre pour ces gardes en vacations paraît un peu tardif.       <br />
       D'autant que le personnel de l'hôpital, qui fait face à une importante surcharge de travail depuis deux mois, n'est pas à l'abri non plus de la maladie. Depuis une dizaine de jours, les arrêts de travail au CHPF pour cause de chikungunya se sont accélérés : entre 15 et 20 par jour en moyenne conduisant l'encadrement de l'établissement à fermer régulièrement des services ou des parties de service, à reporter les interventions non urgentes. Des embauches d'infirmières en CDD –au moins une vingtaine- ont déjà été effectuées pour pallier les absences, mais il manque aussi d'aides-soignants et d'agents de service.       <br />
              <br />
       <b>Heureusement, pendant la période des fêtes certaines spécialités hospitalières</b> fonctionnent habituellement au ralenti ce qui permettra de réattribuer du personnel là où les besoins seront criants.  Il n'empêche, les trois prochaines semaines vont être très dures à gérer. Or, le pic de l'épidémie de chikungunya, qui aurait atteint désormais environ 35 000 personnes, n'est pas attendu avant mi janvier selon les observations du Bureau de veille sanitaire. Faudra-t-il en venir à réquisitionner le personnel de santé pour faire face à l'urgence?         <br />
       
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   <title>Epidémie de chikungunya : Edouard Fritch en visite aux urgences du CHPF</title>
   <updated>2014-11-29T02:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Epidemie-de-chikungunya-Edouard-Fritch-en-visite-aux-urgences-du-CHPF_a115311.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2014-11-28T22:55:00+01:00</published>
   <author><name>Mireille Loubet</name></author>
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      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7220459-11083874.jpg?v=1417214112" alt="Epidémie de chikungunya : Edouard Fritch en visite aux urgences du CHPF" title="Epidémie de chikungunya : Edouard Fritch en visite aux urgences du CHPF" />
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      PIRAE, le 28 novembre 2014. <b>Le président polynésien Edouard Fritch s'est rendu ce vendredi matin aux urgences</b> du Centre hospitalier du Taaone à la rencontre des équipes médicales qui travaillent, sans relâche, depuis plusieurs semaines en situation d'afflux massif en raison de l'épidémie de chikungunya en cours. Les passages aux urgences restent élevés depuis deux à trois semaines, avec plus de 250 patients accueillis quotidiennement au CHPF, deux fois plus que la moyenne habituelle. &quot;<span style="font-style:italic">L'épidémie de chikungunya n'est pas terminée, les services du Pays continuent à se mobiliser contre la prolifération des moustiques et les médecins auprès des malades. Je suis venu soutenir le personnel médical qui se mobilise pour soulager la population durant cette épidémie, particulièrement les nouveaux nés et les personnes âgées fragilisées</span>&quot; explique le président de Polynésie.       <br />
              <br />
       <b>Du côté des urgences, dès l'arrivée à l'accueil du service au CHPF, les personnes atteintes d'une forme classique</b> de chikungunya sont prévenues que l'attente pourra être longue pour laisser la place aux véritables situations d'urgence.  &quot;<span style="font-style:italic">Ce que l'on redoute à présent, c'est d'avantage d'avoir à traiter de plus en plus de complications. Il faut être prudent avec ce virus notamment avec les diabétiques, les insuffisants rénaux, cardiaques et respiratoires. Nous préférons les garder le temps de la fièvre et les requinquer avant de les laisser sortir</span>&quot; détaille Fabrice Jeannette, chef de service aux urgences du CHPF.        <br />
              <br />
       <b>L'autre inquiétude des équipes médicales au cours de cette épidémie de chikungunya concerne les nouveaux-nés</b>. Le décès, au cours de semaine dernière d'un nourrisson de huit jours, en raisons de complications digestives par une infection au chikungunya est venu rappeler brutalement, au grand public, l'hypersensibilité de ces très jeunes enfants, dont le système immunitaire n'est pas encore formé, à ce type de virus. Le service d'hospitalisation d'obstétrique est très mobilisé au CHPF sur le suivi des femmes en fin de grossesse atteintes de chikungunya, ainsi que le service de néonatologie. Cinq nouveaux nés atteints de chikungunya sont actuellement hospitalisés, en surveillance.       <br />
              <br />
       <b>A Tahiti, le pic de l'épidémie de chikungunya est encore loin d'être atteint</b> selon les autorités de santé. L'épidémie pourrait se développer encore fortement au moins au cours des deux prochains mois avant de se stabiliser. A la Presqu'île de Tahiti, où le virus du chikungunya a déjà fortement sévi depuis le début du mois d'octobre, l'hôpital voit désormais arriver aux urgences des patients se plaignant de fortes douleurs articulaires, quelques semaines après avoir été malades du chikungunya. &quot;<span style="font-style:italic">L'hôpital accueille des patients atteints de rhumatismes chroniques après avoir fait un chikungunya avec des douleurs persistantes, ce qui provoque un 2e pic de passage aux urgences de Taravao</span>&quot; confie le docteur Fabrice Jeannette. 
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      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7220459-11083962.jpg?v=1417214292" alt="Epidémie de chikungunya : Edouard Fritch en visite aux urgences du CHPF" title="Epidémie de chikungunya : Edouard Fritch en visite aux urgences du CHPF" />
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