Malgré le choc, Heimanarii Faaepa garde le sourire et lance un appel au respect (Crédit : Fraternité chrétienne).
Tahiti, le 4 mars 2026 – Dimanche, Heimanarii Faaepa a été victime d’un vol à l’arraché alors qu’il circulait en fauteuil roulant entre Mataiea et Papara. Soutenu par la Fraternité chrétienne des handicapés et porté par les messages de nombreux internautes, le jeune homme de 37 ans témoigne : “Il ne faut plus que ça se reproduise”. Une plainte doit être déposée par son curateur.
C’est un fait divers pas comme les autres qui indigne la toile depuis plusieurs jours. En début de semaine, la Fraternité chrétienne des handicapés a pris la parole sur les réseaux sociaux pour dénoncer une “agression” à l’égard de Heimanarii Faaepa, jeune homme de 37 ans originaire de Papara, bien connu des golfeurs de Atimaono et des navigateurs de la Saga.
Les faits se sont produits entre Mataiea et Papara, dimanche 1er mars, aux alentours de 14 heures. Le jeune homme, qui a l’habitude de se déplacer de façon autonome en fauteuil roulant électrique, a été pris par surprise : “Un individu en scooter s’est arrêté pour lui arracher sa sacoche contenant son téléphone portable et son porte-monnaie”. L’association “condamne fermement cet acte d’incivisme et appelle chacun à la vigilance et à la solidarité”, encourageant les témoins de ce type de situation à porter secours ou à alerter les autorités.
C’est un fait divers pas comme les autres qui indigne la toile depuis plusieurs jours. En début de semaine, la Fraternité chrétienne des handicapés a pris la parole sur les réseaux sociaux pour dénoncer une “agression” à l’égard de Heimanarii Faaepa, jeune homme de 37 ans originaire de Papara, bien connu des golfeurs de Atimaono et des navigateurs de la Saga.
Les faits se sont produits entre Mataiea et Papara, dimanche 1er mars, aux alentours de 14 heures. Le jeune homme, qui a l’habitude de se déplacer de façon autonome en fauteuil roulant électrique, a été pris par surprise : “Un individu en scooter s’est arrêté pour lui arracher sa sacoche contenant son téléphone portable et son porte-monnaie”. L’association “condamne fermement cet acte d’incivisme et appelle chacun à la vigilance et à la solidarité”, encourageant les témoins de ce type de situation à porter secours ou à alerter les autorités.
“On est écœuré”
Une attaque d’autant plus choquante du fait de la vulnérabilité de Heimanarii, qui présente un handicap moteur et des difficultés d’élocution. “On est écœuré de voir ce genre de comportement, en sachant que ce sont des personnes qui ont déjà de grandes difficultés dans la vie et très peu de moyens financiers, puisqu’elles perçoivent une allocation adulte handicapé qui ne leur permet pas de subvenir à l’ensemble de leurs besoins”, remarque Romain Pinel, attaché de direction à la Fraternité chrétienne. “On ne s’attendait pas à ce que la publication soit autant relayée. On n’est pas dans un objectif de vengeance comme peuvent l’être certains internautes. Quand on voit les réactions que ça entraine sur les réseaux sociaux, ça nous rassure et ça nous donne du baume au cœur : ça montre que la société polynésienne est quand même bienveillante à l’égard des personnes en situation de handicap”, salue le référent.
Liberté et sécurité
Une plainte devait être déposée ce mercredi par le curateur de Heimanarii. Malgré la situation, le jeune homme garde le sourire et “se sent bien”, comme il nous l’a confié depuis le centre Fare Ora de Papeete. S’il n’a pas été blessé physiquement, il a tout de même été heurté psychologiquement, confirme Mélissa Dieu, responsable du site et intermédiaire pour l’interview : “Ses camarades ont été inquiets et on les a rassurés. Ils veulent être libres et ne pas craindre pour leur sécurité à chaque sortie, ce qui vaut pour les personnes handicapées et pour tout le monde”.
Privé de son téléphone, Heimanarii ne réalise pas tout à fait l’ampleur de son témoignage. Il a été informé par son entourage que “beaucoup de personnes ont été choquées” par cet acte. De son côté, il encourage les communes “à installer des caméras pour avoir des preuves en cas d’agression”, d’autant que ce serait la troisième fois qu’il est pris pour cible par des personnes malintentionnées. Il conclut par un message simple : “Il ne faut plus que ça se reproduise”.






























