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Zika et syndrome de Guillain-Barré : la preuve par l'exemple polynésien



Un malade hospitalisé en 2014 au service réanimation du CHPF en raison d’un syndrome de Guillain-Barré.
Un malade hospitalisé en 2014 au service réanimation du CHPF en raison d’un syndrome de Guillain-Barré.
PAPEETE, le 29 février 2016. La revue médicale britannique The Lancet (une référence dans le milieu spécialisé) publie, ce lundi, une étude sur les cas témoins des 42 patients polynésiens atteints par le syndrome de Guillain Barré après avoir été infectés par le Zika, lors de l'épidémie de ce virus en Polynésie, entre octobre 2013 et mars 2014.

Cet article de neuf pages paru dans la revue médicale est cosigné par des chercheurs en virologie de l'Institut Louis Malardé, des médecins du CHPF (notamment les services de réanimation et de neurologie), le Bureau de veille sanitaire polynésien, mais encore des spécialistes de l'institut Pasteur de Paris, du département d'immunologie de l'hôpital La Pitié Salpêtrière de Paris et de l'université de Glasgow. Cette étude est "la première fournissant des preuves qu'une infection par le virus du Zika peut provoquer un syndrome de Guillain-Barré".

L'objectif, assumé, de ce long article documenté est que "le virus Zika se propage rapidement à travers les Amériques : les pays à risque (l'épidémie est avérée actuellement dans 25 pays ou territoires NDLR) ont besoin de se préparer à une réponse adéquate" insistent les auteurs. "Les résultats de notre étude confirment que le virus Zika doit être ajouté à la liste des agents pathogènes infectieux susceptibles de causer le syndrome de Guillain Barré. Comme le virus Zika se propage rapidement, les pays à risques doivent être prêts à avoir une capacité suffisante de lits de soins intensifs pour gérer les patients".

Il ressort de l'étude des 42 cas de Guillain-Barré observés en Polynésie française durant l'épidémie de Zika qui a touché le territoire, que 100% de ces malades "avaient des anticorps neutralisants dirigés contre Zika". La description détaillée des 42 cas de syndrome de Guillain-Barré (SGB) observés en Polynésie confirme le lien entre l'infection par le virus Zika et le SGB, mais "fournit également conclusions utiles concernant les caractéristiques cliniques des syndromes de Guillain-Barré". Par exemple, en Polynésie, 29% patients atteints du syndrome de Guillain-Barré après une infection par le Zika ont nécessité une assistance respiratoire.

En Polynésie française, l'épidémie de Zika a duré d'octobre 2013 à mars 2014. Le premier cas de syndrome de Guillain-Barré a été notifié après cinq semaines d'épidémie. Au total, 42 cas de Guillain-Barré ont été enregistrés. L'âge médian des patients atteints du syndrome de Guillain-Barré syndrome était de 42 ans : 74% des malades sont des hommes et 90% sont nés en Polynésie française. Les symptômes conduisant ces patients à se présenter à l'hôpital : 74% parce qu'ils étaient atteints d'une faiblesse musculaire généralisée, 44% avaient une incapacité à marcher, 64% présentaient une paralysie faciale. La durée médiane de séjour à l'hôpital est de onze jours pour l'ensemble des patients, 51 jours pour les seize patients qui ont été admis en soins intensifs. Aucun patient n'est décédé. Trois mois après la sortie de l'hôpital, 57% des patients étaient capables de marcher sans aide.

Pour lire l'article complet paru dans The Lancet, CLIQUER ICI

Nombre présumés de cas hebdomadaires d'infections par le virus Zika en comparaison avec le nombre de syndromes de Guillain -Barré en Polynésie française entre octobre 2013 et avril 2014. (Extrait de l'article paru dans la revue The Lancet).
Nombre présumés de cas hebdomadaires d'infections par le virus Zika en comparaison avec le nombre de syndromes de Guillain -Barré en Polynésie française entre octobre 2013 et avril 2014. (Extrait de l'article paru dans la revue The Lancet).

Rédigé par Mireille Loubet le Lundi 29 Février 2016 à 18:26 | Lu 4324 fois







1.Posté par simone grand le 02/03/2016 10:08 | Alerter
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Eh oui pa'i tant que nous étions les seuls à souffrir et notre institut Malardé seul à se démener sous le regard dubitatif des autorités locales et l'Europe ne se sentait pas concerné
Depuis l'apparition du moustique tigre en Europe, les recherches par les grands labo français, européens et américains vont enfin s'impliquer.
Que nos politiques soutiennent donc notre Institut animé par de réelles personnalités compétentes.

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