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Wallis : c'était il y a 250 ans



Avec Wallis découvre Tahiti il y a 250 ans, Corinne Raybaud "n'a pas la prétention d'être exhaustive" mais "de faire redécouvrir cet instant oublié d'histoire".
Avec Wallis découvre Tahiti il y a 250 ans, Corinne Raybaud "n'a pas la prétention d'être exhaustive" mais "de faire redécouvrir cet instant oublié d'histoire".
PAPEETE, le 13 juin 2017 - Le navigateur anglais Samuel Wallis a aperçu la presqu'île de Tahiti en 1767, le 19 juin très exactement. Pour commémorer cette date, un ouvrage vient de paraître. Des conférences seront proposées à Tautira et à Papeete la semaine prochaine.

Peu de gens savent que Wallis est le premier européen à avoir fait escale à Tahiti. Dans les années 1 600 un Espagnol était bien passé aux Marquises et était peut-être passé dans les îles de la Société mais il n'en avait pas fait cas.

Malgré cela, les aventures du navigateur anglais n'ont pas marqué l'histoire comme celles de Bougainville qui passa en 1768 ou de Cook en 1769 (pour son premier voyage). "Certainement parce que Wallis n'a pas eu la même publicité", explique Corinne Raybaud."Même si le terme publicité n'est pas tout à fait approprié."

Avec Wallis découvre Tahiti il y a 250 ans, Corinne Raybaud "n'a pas la prétention d'être exhaustive" mais "de faire redécouvrir cet instant oublié d'histoire".

L'ouvrage raconte les premiers échanges entre les Européens et les Tahitiens. Samuel Wallis les a racontés dans son journal de bord, de même que Georges Robertson, le maître des manœuvres de Samuel Wallis. Dans son journal, le capitaine a décrit les comportements des Tahitiens, a raconté sa rencontre avec la cheffesse Purea, avec Tupaia. Corinne Raybaud s'est plongée dans ces textes et en a extrait les anecdotes et les éléments d'informations les plus éclairants.

Son livre se découpe en trois grands chapitres : l'expédition, l'arrivée à Tahiti et la fin du voyage. Eux-mêmes se découpent en sections courtes et accessibles au plus grand nombre. Sont abordés : le Dolphin, le contexte historique, les progrès scientifique, la traversée des Tuamotu, l'usage des jeunes filles, les relations "amoureuses" ou bien encore le troc des clous et ses limites.

6 jours avant de débarquer

Samuel Wallis est arrivé au large de Tahiti le 19 juin 1767 mais il n'a pas accosté tout de suite. "Il faut se remettre dans le contexte de l'époque, son bateau baptisé Le Dolphin était un trois-mâts qui n'avançait qu'à la voile. Il a mis du temps à trouver un endroit approprié où poser l'ancre." Il a mis six jours très exactement. "Il arrivait du détroit de Magellan, a zigzagué entre les atolls des Tuamotu, a aperçu Mehetia, puis la presqu'île, il est remonté vers Vairao, est repassé par l'est pour aller finalement s'installer à Matavai."

500 pirogues encerclent le Dolphin


Les deux premiers jours, Européens et Tahitiens "ont bataillé ferme", rapporte Corinne Raybaud. Lorsqu'ils sont arrivés en baie de Matavai, 500 pirogues ont encerclé Le Dolphin avec, à leur bord, quelque 4 000 personnes. "Les Tahitiens se sont approchés, malins et combatifs. Ils n'avaient pas peur des blancs, ils ont fait du troc. Ils ont aussi envoyé des pirogues avec des femmes nues ou quasiment nues pour faire diversion avant de déclencher une attaque, jetant des pierres en direction du grand navire." Les Européens ont répondu à coup de canon.

Le 26 juin, les premiers Européens ont mis pied à terre, une fois le calme revenu. Ils se sont mis en quête d'eau potable et de produits frais car l'équipage était très mal en point. Une trentaine de marins étaient alités, une vingtaine avait peine à assurer les manœuvres, l'état-major n'était pas mieux. Le capitaine a mis pied à terre après trois semaines d'escale. C'est d'ailleurs Tobias Furneaux qui fût le premier officier à mettre pied à terre, baptisant Tahiti l'île du roi George III, du nom du roi régnant à l'époque. "En fait, Samuel Wallis menait une expédition disons scientifique", précise Corinne Raybaud. "Il n'était pas là pour conquérir des territoires mais pour découvrir la Terra Australis Incognita."

À la recherche d'un continent imaginaire

La Terra Australis Incognita est un continent imaginaire qui est apparu sur les cartes européennes entre le XVème et le XVIIIème siècle. Elle a été introduite par Aristote. Lequel affirmait que de grandes masses continentales devaient exister dans l'hémisphère sud pour contrebalancer le poids de celles de l'hémisphère nord.

"À terre, de nouveaux affrontements ont eu lieu", poursuit Corine Raybaud à propos des premiers échanges entre Européens et Tahitiens. "En réponse, Wallis a envoyé des hommes détruire à coup de haches les pirogues des Tahitiens remontées sur la plage." Cette décision marqua la fin des hostilités. Le séjour de Wallis et ses hommes dura un mois au cours duquel il n'y eu plus aucun accrochage. "Les échanges furent cordiaux voire amicaux." Ils sont à découvrir dans l'ouvrage de Corinne Raybaud.





Les rendez-vous à ne pas manquer

Corinne Raybaud qui signe Wallis découvre Tahiti il y a 250 ans aux éditions mémoire du Pacifique dédicacera son livre à la librairie Odyssey samedi 17 juin entre 9 heures et midi.
Elle animera deux conférences à l'école Rariarii Tane de Tautira le lundi 19 juin (là où est arrivé Wallis il y a 250 ans jour pour jour), mais aussi à la mairie de Papeete le 21 juin. Une conférence sera aussi proposée le samedi 24 juin au Tahiti Pearl resort à Arue suivi d'un dîner spectacle pensé pour l'occasion.
Une stèle devrait être posée sur la presqu'île.

Rédigé par Delphine Barrais le Mardi 13 Juin 2017 à 15:50 | Lu 1760 fois





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