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Va’a V1 – Te Aito : Une interview sans détours avec la n°1 Hinatea Bernadino


A quelques heures de la course des femmes du « Te Aito » qui aura lieu le samedi 30 juillet à 8H35, nous avons voulu en savoir plus sur la n°1 du va’a polynésien, Hinatea Bernadino. Sans détours, elle aborde la question de la place du va’a féminin dans le paysage sportif de Polynésie, une question d’actualité puisque les championnats du monde de va’a seront organisés en 2017 et en 2018 en Polynésie.



Hinatea Bernadino est actuellement la n°1 chez les femmes
Hinatea Bernadino est actuellement la n°1 chez les femmes
Hinatea Bernadino, la n°1 du va’a féminin :
 
Le va’a est une histoire de famille pour toi ?
 
« Mon grand-père Teohiro et l'oncle de mon père Starr ont crée le club Teva, ils nous ont transmis cette passion, à mon père, à tous mes oncles et tantes qui ont été championnes de V1. Ma mère est une Laughlin, alors cela a du faire un bon mélange. Bernadino et Laughlin, cela donne ça ! » (rires)
 
Que penses-tu du développement du va’a féminin en Polynésie ?
 
« Depuis des années, on se plaint qu’il n’y ait pas assez de femmes mais quand il y en a, on ne s’occupe pas d’elles. Il n’y a pas les mêmes prix que pour les hommes, ni le même intérêt de la part du public, des médias. Tout le monde doit faire un effort. Je suis 10 fois championne du Heiva, 7 fois du Te Aito, 5 fois championne du monde, cela n’a rien changé à ma vie. Je n’ai pas de travail qui me permet de vivre de ce sport. »
 
On perd pas mal de pratiquantes au moment du passage à la vie active, à la vie de famille ?
 
« On ne devrait pas arrêter la rame lorsqu’on est en couple. Je me répète mais si on avançait dans notre vie avec la rame grâce à un travail qui nous rendrait indépendantes, il n’y aurait pas de problème. On a pas de grands clubs comme Opt, Shell ou Edt pour nous soutenir. On se sent obligées d’arrêter notre passion pour avancer sur un autre niveau. Au niveau de la pratique féminine en général, cela reste compliqué s’il faut gérer les enfants, mais pas impossible si on a de l’aide à côté. »

La question de la place du va'a féminin a été abordée sans détours
La question de la place du va'a féminin a été abordée sans détours
Tes objectifs ?
 
« On verra ce qui se passera au Te Aito. Je suis à 7 victoires, si j’arrive à 8, j’égaliserai le record de ma tante Nicole. Elle a toujours été un exemple, c’est pas mal de me rapprocher de ses performances. Après je ne sais pas : championnats du monde, Tiurai, Aito…me connaissant je risque de faire une pause. Je ne suis pas comme les autres filles à m’aligner tous les week ends aux courses corpo, V6 etc, cela demande tellement de temps. »
 
Comment envisages-tu les prochains championnats du monde ?
 
« Par rapport à nous, les Néozélandaises ont le budget pour se former. C’est toute une organisation au niveau de la rame, des formations…Nous personne ne nous suit. Elles ont un masseur, un kiné, un chiro. Nous on a mal au dos, c’est « attends, papa va te masser. » La Nouvelle Zélande a un budget que l’on a pas, alors qu’on est les tenants du titre, que c’est notre culture. »
 
Tu essayes d’alerter la fédération, de proposer des idées ?
 
« J’ai une contrainte, c’est que j’habite à la presqu’île donc ce n’est pas évident de se motiver pour venir en ville mais pourquoi pas à l’avenir mieux communiquer pour donner nos propres opinions, puisqu’on est sur le terrain. Pour l’instant, on discute entre nous parce qu’on ne pense pas que les choses puissent changer. Mais c’est peut être le moment, beaucoup de jeunes s’y mettent, en V1 comme en V6, mais sans encadrement, à 18 ans elle ne seront plus dans la rame, elles seront avec un bébé dans leur foyer. »
 
La fédération a annoncé vouloir développer le va’a féminin ?
 
« J’ai entendu dire que des recrutements étaient en train de se faire un peu partout, je trouve que c’est une bonne idée. Je reste optimiste parce qu’il le faut. C’est chez nous, il faut qu’on montre aux autres qu’on est là, il faut arrêter de « dormir » ou de se dire « ce n’est pas pour moi ». Allez, il faut s’y mettre ! Merci à mes sponsors Nesian, 2XU pour les collants, merci Air Tahiti Nui pour les billets, merci à Starboard, Palafamala pour les rames et tous ceux qui me suivent, la commune de Taiarapu Est où je travaille. » Propos Recueillis par SB

Rédigé par SB le Mercredi 27 Juillet 2016 à 12:30 | Lu 3636 fois


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