Une proposition notamment motivée par la situation du chenil illégal de Afaahiti (Crédit : archive).
Tahiti, le 22 octobre 2026 - Innover avec un modèle de “sanctuaire” canin “exemplaire et écologique” qui permettrait notamment de “mettre fin à une situation d’hébergement indigne” à Afaahiti, c’est le projet ‘Oa’oa présenté par l’Alliance pour le respect et la protection des animaux de Polynésie française, qui tente d’obtenir l’aval du Pays depuis fin juillet.
Tandis que la situation s’éternise depuis près d’un an au chenil illégal de Afaahiti et que la gestion des chiens errants et la maltraitance animale font régulièrement la une de l’actualité au Fenua, l’ARPAP propose la création d’un “sanctuaire” canin à Mataiea. Dans un communiqué transmis cette semaine aux médias, Carole Couturier, présidente de l’Alliance pour le respect et la protection des animaux de Polynésie française, détaille les grandes lignes du projet ‘Oa’oa – la joie ou le bonheur, en tahitien. Présenté comme “un projet d’accueil unique dans le Pacifique”, à la fois “professionnel et exemplaire”, il fédère plusieurs associations.
Tandis que la situation s’éternise depuis près d’un an au chenil illégal de Afaahiti et que la gestion des chiens errants et la maltraitance animale font régulièrement la une de l’actualité au Fenua, l’ARPAP propose la création d’un “sanctuaire” canin à Mataiea. Dans un communiqué transmis cette semaine aux médias, Carole Couturier, présidente de l’Alliance pour le respect et la protection des animaux de Polynésie française, détaille les grandes lignes du projet ‘Oa’oa – la joie ou le bonheur, en tahitien. Présenté comme “un projet d’accueil unique dans le Pacifique”, à la fois “professionnel et exemplaire”, il fédère plusieurs associations.
Un modèle “alternatif”
Pour les bénévoles, il s’agit de répondre à “une triple urgence” : “mettre fin à une situation d’hébergement indigne de 54 chiens actuellement détenus à Afaahiti dans une situation précaire par l’association TTMA” en les relocalisant, mais aussi “proposer un modèle alternatif au béton” et “établir un cadre de référence reproductible partout en Polynésie”.
Les deux parcelles envisagées seraient situées à plus de 800 mètres des habitations, afin de limiter les nuisances. Sur la forme, il y aurait six “mini-refuges” : chacun serait géré par l’une des six associations partenaires, à raison de cinq enclos pour neuf chiens maximum. Une septième association gèrerait les espaces communs. “Trente enclos d’au moins 20 m2 pour un ou deux chiens chacun, des niches en bois traitées et résine époxy pour une désinfection facile et deux parcs d’ébats de 100 m2 pour courir et se socialiser”, c’est la vue d’ensemble du projet, qui comprendrait des soigneurs salariés, épaulés par des bénévoles formés et un vétérinaire référent, le tout associé à un règlement pour encadrer la gestion sanitaire du site.
Cette approche en pleine nature souhaite s’inscrire dans une démarche durable. “Cela permet aux chiens de garder des comportements naturels. Ils sont donc plus calmes et sociables, plus faciles à présenter à de futurs adoptants. Un sol naturel exige en contrepartie une hygiène rigoureuse : déjections ramassées plusieurs fois par jour, les enclos mis au repos par rotation et traitement contre les parasites. (...) Le projet adopte une approche écologique globale pour la gestion des effluents, inspirée des principes de phytoépuration et de compostage”, est-il envisagé.
Obtenir l’aval des autorités
Les prévisions tablent sur un budget d’investissement de 12,3 millions de francs et des charges annuelles de fonctionnement autour de 17 millions, soit 863 francs par chien par jour. “Le projet respecte l’ensemble des exigences de l’arrêté n°1469 CM du 3 septembre 2009 relatif aux lieux d’hébergement des animaux. Sa conception s’aligne également sur les normes applicables aux installations classées les plus exigeantes”, souligne Carole Couturier.
Si le soutien matériel de certaines entreprises est déjà acté, la recherche de financements complémentaires serait suspendue à l’aval des autorités, suite à une présentation au ministre de l’Environnement en charge de la cause animale, Taivini Teai, le 29 juillet dernier. “Nous ne comprenons pas l’absence de positionnement du Pays pour nous permettre de créer rapidement ce lieu en toute légalité, alors que les projets envisagés ne pourront être réalisés que dans des années”, déplore l’ARPAP. Un changement de modèle qui ne serait visiblement pas si simple d’un point de vue de la réglementation.






























