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Un "plan d’urgence" face à l’accroissement des maladies sexuellement transmissibles



Patrick Howell a exposé aux élus de l’assemblée le dispositif envisagé par ses services pour faire face à l’augmentation des cas de maladies sexuellement transmissibles dans la population polynésienne. Il parle d’un "plan d’urgence" face à une "crise sanitaire".
Patrick Howell a exposé aux élus de l’assemblée le dispositif envisagé par ses services pour faire face à l’augmentation des cas de maladies sexuellement transmissibles dans la population polynésienne. Il parle d’un "plan d’urgence" face à une "crise sanitaire".
PAPEETE, 23 juin 2016 - Le plan polynésien de prévention contre la prolifération des maladies et infections sexuellement transmissibles a été détaillé par le ministre de la Santé, Patrick Howell, jeudi lors de la séance des questions au gouvernement, en réponse à un état des lieux alarmant de la situation polynésienne.

En un an, le nombre de cas de syphilis décelés en laboratoire a été multiplié par 2,7, de 30 à 83, le nombre de chlamydiae a connu un bond de 50 % et les cas de gonococcie enregistrent un essor de 130,2 %. "Pour le début d'année 2016, on estime l'augmentation d'incidence à 2 à 3 fois celle de 2015, avec déjà plus de 100 cas confirmés dans les laboratoires à ce jour", a dénoncé la représentante Tahoera’a Huiraatira Gilda Vaiho en constatant que "Cet accroissement des IST détectées est révélateur d’un relâchement de la population sur le port du préservatif". Elle venait de rappeler que près d’un prélèvement sur 20 s’avère positif au plan général et que ce taux atteint 45 % sur les prélèvements effectués dans le milieu de la prostitution. Dans la population des moins de 25 ans, lors des dépistages 27% des femmes testées sont porteuses du germe de la chlamydiae et près de 40 % des hommes sont positifs à la gonococcie.

> Lire aussi : Progression alarmante des maladies sexuelles en Polynésie

"Quelle action le gouvernement va-t-il mettre en œuvre pour protéger les populations vulnérables ?", a-t-elle demandé au ministre de la Santé lors des questions orales au gouvernement, jeudi en ouverture de la septième séance de la session administrative de l'assemblée.

Patrick Howell, a détaillé en réponse aux élus de l’assemblée le dispositif de prévention mis en place par ses services pour faire face à un phénomène qu’il a qualifié de "crise sanitaire". Selon les premières estimations le coût de ce plan est évalué à 40 millions Fcfp, avec un besoin minimal de 15 millions Fcfp avant la fin 2017.

A court terme, ce dispositif prévoit la commande immédiate de 40 000 préservatifs et la mise en place d’un programme de sensibilisation des 14-25 ans, dès juillet prochain, puis d’août à janvier 2017 un "plan d’urgence" articulé autour d’un volet "préservatif", d’un volet "dépistage et traitement" et d’un volet "communication".

Plusieurs enquêtes sont en outre annoncées jusqu’en 2018 pour permettre une meilleure compréhension des causes à l’origine des comportements à risque dans la population. Un programme de prévention primaire est ensuite prévu jusqu’en 2022 à la lueur des données.

Volet préservatif : accroissement de la disponibilité

Le dispositif table sur un accès facilité des préservatifs dans les structures de santé, les établissements scolaires du secondaire et supérieurs. Il prévoit également de dynamiser l’accès tous publics par l’implantation d’un réseau de distributeurs de préservatifs en sous-traitance avec un prestataire spécialisé et le recours au commerce de proximité pour la vente à bas prix des préservatifs.

Volet dépistage et traitement

Les dépistages des IST sont actuellement pris en charge à 100 % par la collectivité chez les femmes pendant la grossesse.
En dehors, la prise en charge est de 70 % pour les tests de Chlamydia, de VIH, d’hépatite B et C. Le test VIH est pris en charge à 100 % dans le cadre du dépistage anonyme et gratuit, dans les centres de dépistages dédiés. Le test pour déceler la gonococcie n’est pas remboursé.

Avant la fin de l’année, il est prévu la mise en place d’une offre de dépistage prise en charge à 100 % pour ces affections. Le développement des actions de suivi et de prévention de rue sur les populations sexuellement à risque (travailleurs du sexe) est programmé.

Volet communication

Des campagnes de sensibilisation de la population sont annoncées par voie de SMS, à la télévision et sur les réseaux sociaux.

Rédigé par JPV le Jeudi 23 Juin 2016 à 12:57 | Lu 2079 fois






1.Posté par Pascal ALBERT le 23/06/2016 13:23 | Alerter
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Mais à quoi sert donc le bureau de veille sanitaire de la direction de la santé?

Une telle évolution (si les chiffres sont fiables........) n'apparaît pas du jour au lendemain.

Elle met en exergue un défaut de veille et d'anticipation de nos chers médecins de la santé publique.

2.Posté par tamatoas le 23/06/2016 13:49 | Alerter
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Iaorana
A quoi sert le bureau de veille sanitaire ? justement , le médecin spécialiste de cette veille vient d'être viré , c' est sans doute les conséquences qui apparaissent . Bientôt , il va falloir fermer les labos , comme ça on en parlera plus de ces sujets ! Fiu enfin ! Bientôt nous serons comparables aux Africains les plus démunis !

3.Posté par tamatoas le 23/06/2016 13:49 | Alerter
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Iaorana
A quoi sert le bureau de veille sanitaire ? justement , le médecin spécialiste de cette veille vient d'être viré , c' est sans doute les conséquences qui apparaissent . Bientôt , il va falloir fermer les labos , comme ça on en parlera plus de ces sujets ! Fiu enfin ! Bientôt nous serons comparables aux Africains les plus démunis !

4.Posté par Go le 23/06/2016 14:24 | Alerter
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La santé est le parent pauvre du pays avec des choix détestables

5.Posté par Mathius le 23/06/2016 15:24 | Alerter
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Il faut remercier ceux qui on couvert pendant des années les mandarins du service de la santē au détriment de la prévention dicyée par le bon sens et surtout par certains spécialistes.
J'ai souvenir au Comité D'ethique de POLYNESIE , il y a une dizaine d'année, d'avoir été prévenu de risque d'un retour dès maladie sexuellement transmissible si aucune prévention était faite en urgence chez les jeunes. Que dit aujourd'hui le service de la santé au ministre en place pour se justifier?

6.Posté par Henri le 23/06/2016 15:50 | Alerter
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Étonnant de constater que les post 1 à 4 attribuent la responsabilité de "la crise sanitaire" au Bureau de veille sanitaire, aux médecins, et au pays ! ! !

Et les malades ? n'ont ils aucune responsabilité en ne se protégeant pas????

Il me semble que ça ne peut pas être uniquement la faute "aux autres" non ?

7.Posté par Pascal ALBERT le 23/06/2016 15:52 | Alerter
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Ben......il a peut être été viré parce que son boulot n'était pas satisfaisant.

ça arrive !

8.Posté par Popoti le 23/06/2016 16:14 | Alerter
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Mettez vos spaghettis au repos car je vous le dis "rien n'est sous contrôle" quand je dis "rien", c'est vraiment rien.

9.Posté par Ura le 24/06/2016 06:32 (depuis mobile) | Alerter
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Je propose que les capotes soient distribuées gratuitement.

10.Posté par Toki le 27/06/2016 14:09 | Alerter
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Si les jeunes ou autres ne sont pas sensibilisés sur la nécessité de se protéger, comment peut on attendre d'eux qu'ils le fassent??? Pour ma part, j'estime que la responsabilité du ministère ou du service concerné est engagée. Combien y a t il eu de campagnes d'information sur ce sujet? AUCUNE! Y a t il une information qui est faite dans les lycées ou collèges? NON (pour des raisons religieuses parait il...).

IL y a des points où les préservatifs sont gratuits mais si on ne communique dessus, comment peut on espérer que la population sache quoi faire?

Ce pays n'a toujours pas compris que la population doit être sensibilisée sur plusieurs choses: les risques de la consommation d'alcool, du tabagisme, de la malbouffe, des MST...

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