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"Ubu au paradis" : les femmes au pouvoir... selon Patricia Mollié



Jouée par Patricia Mollié, la Mère Ubu est-elle une "despote housewife" ou une schizophrène ? Réponse le 29 avril…
Jouée par Patricia Mollié, la Mère Ubu est-elle une "despote housewife" ou une schizophrène ? Réponse le 29 avril…
PAPEETE, le 18 avril 2016 - Adaptée de "Ubu roi" d'Alfred Jarry, la nouvelle pièce de Patricia Mollié sera jouée le 29 avril, au Petit Théâtre. Au menu : du rire, des chansons et une réflexion sur les dérives liées au pouvoir et sa folie chez les femmes…


Patricia Mollié est de retour sur le devant de la scène avec une nouvelle adaptation de "Ubu roi", la célèbre pièce d'Alfred Jarry publiée le 25 avril 1896 dans la revue de Paul Fort "Le Livre d'art" et représentée pour la première fois le 10 décembre 1896 par la troupe du théâtre de l'Œuvre au Nouveau-Théâtre. Considéré comme précurseur du mouvement surréaliste et du théâtre de l'absurde, Jarry mêle dans cette farce provocation, absurde, satire, parodie et humour gras.

UNE NOUVELLE VERSION "SEULE EN SCÈNE"

Interprète et responsable de la mise en scène de "Ubu au paradis", Patricia Mollié poursuit à sa manière le cycle "Ubu". Certains se souviennent en effet de sa version à trois personnages, proposée en 2014 à la Maison de la culture sous le titre "Papa Upu". Cette comédie burlesque avait été ensuite portée en 2015 par des adolescents, les élèves de son cours de théâtre. Cette fois, c'est seule qu'elle montera sur les planches et campera une "Mama Upu" assoiffée de pouvoir. Elle explique : "C'est un sacré défi personnel, je ne serai accompagnée que par mes mains, mes pieds et ma bouche ! Cette nouvelle version seule en scène a été créée pour être jouée en tournée. Quelques dates sont arrêtées en France pour l’été 2016 et une programmation se met en place pour des représentations dans les archipels polynésiens fin 2016 et début 2017."

DES TEXTES AU VITRIOL

Cette comédie où le rire entraîne la réflexion sur les dérives liées au pouvoir et sa folie est toujours d’une inquiétante actualité. Dans cette adaptation, l’action actualisée se déroule dans un royaume imaginaire du Pacifique sud. La distribution réduite à deux personnages, la Mère Ubu face au Père Ubu représenté par une poupée de chiffon qui rapetisse au fil de l’histoire, souligne la terrifiante puissance de la "femme du chef", manipulatrice de son pantin d'époux. Une "despote housewife" ? Une schyzophrène internée ? L’action pourrait tout aussi bien se dérouler dans un asile psychiatrique… À chacun sa réponse.

S'appuyant sur des textes au vitriol, Patricia Mollié s'amuse ainsi "des femmes de dirigeants qui prennent le pouvoir en évinçant leurs époux ou bien qui cautionnent sous des allures angéliques leurs despotes de maris." Des musiques adéquates ponctueront par ailleurs ce spectacle d'environ 1h20, avec notamment des chansons issues de l'ancien album de Frédéric et Stéphane Rossoni, "New Age", sans oublier celle qu'elle a spécialement rédigée "a capella" pour l'occasion, "Je m’en fous". Après ses collaborations sur "L'outrage du silence" du groupe Manahau en 2015 ou "Résidence" du centre de danse André Tschan en mars dernier, celle qui a reçu le Dixit d’or de la culture en 1997 revient en force avec ce spectacle qui sera forcément… ubuesque !

L’histoire

Le Père Ubu est conseiller du roi, mais sa femme la Mère Ubu préfèrerait qu’il soit roi afin qu’elle soit reine. Elle complote avec l’aide du capitaine Poture à qui elle promet le grade de général, pour tuer le roi et prendre sa place. Arrivée au pouvoir, elle annonce clairement son objectif, prendre l’or, tuer tout le monde et rentrer dans son pays riche et auréolée de gloire. Décapitations, immolations, incendies et terreur se succèdent avant la révolte du peuple et la fuite du couple Ubu.

"Je m’en fous"

"Moi les pauvres les malades les vieux

Moi les handicapés les malheureux

Moi je m’en fous poupoupidou

Je m’en fous poupidou

Moi les gosses qui meurent de faim

Moi la misère tout ce tintouin

Moi je m’en fous poupoupidou

Je m’en fous poupidou

Moi ce que je veux

C’est que mes faux ongles tiennent mieux

Moi le réchauffement de la planète

Moi la montée des eaux toutes ces sornettes

Moi je m’en fous poupoupidou

Je m’en fous poupidou

Moi la disparition des espèces

Moi les phoques le thon rouge et le reste

Moi je m’en fous poupoupidou

Je m’en fous poupidou

Moi ce que je veux

C’est que mes faux cils tiennent mieux

Moi ces femmes qui se font violer

Moi ces hommes qui les ont massacrées

Moi je m’en fous poupoupidou

Je m’en fous poupidou

Moi les gens désespérés

Moi les drames de la société

Moi je m’en fous poupoupidou

Je m’en fous poupidou

Moi ce que je veux

C’est que mes faux seins tiennent mieux

C’est que tout ça tienne mieux

La peinture de ma voiture

La radio de mon bateau

Le balcon de ma maison

Le jasmin de mon jardin

Je veux que tout ça tienne bien

Le reste moi je m’en fous."

"Ubu au paradis" : les femmes au pouvoir... selon Patricia Mollié
Infos pratiques

Vendredi 29 avril, à 19h30
Petit Théâtre
Tarifs : 2 000 Fcfp (adultes) ; 1 000 Fcfp (moins de 20 ans, handicapés et groupes de 10 personnes)
Représentation scolaire : jeudi 28 avril, à 13h30
Tarif unique : 800 Fcfp
Contact : 87 70 19 92
E-mail : patricia.molie@hotmail.fr

Rédigé par Dominique Schmitt le Lundi 18 Avril 2016 à 16:52 | Lu 607 fois




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