Tahiti Infos
Tahiti Infos

TAHITI INFOS, les informations de Tahiti
Facebook
Twitter
RSS
I phone App
Androïd
Newsletter

FENUACOMMUNICATION, Fare Ute, immeuble SAT NUI BP 40160 98 713 Papeete Polynésie Française. Tel:40 43 49 49


Teva i Uta : une coopérative agricole pour le nouveau centre de détention et le collège



Rautea Ori, secrétaire adjointe de la coopérative de Teva I Uta
Rautea Ori, secrétaire adjointe de la coopérative de Teva I Uta
TEVA I UTA - 17 / 10 /15 - Une coopérative agricole permettra d'alimenter la prison de Papeari, le nouveau collège et les autres établissements scolaires de Teva I Uta. Déjà 12 agriculteurs ont adhéré et les agriculteurs coopérateurs ont de nombreuses idées pour redynamiser leurs exploitations locales.

Un nouveau collège, une nouvelle prison … La commune de Teva I Uta qui regroupe Papeari et le district de Mataia doit faire face à de nombreux projets. Entre les établissements scolaires déjà existants et ces nouvelles constructions, ce seront plus de 2 000 repas qui devront être servis par jour. Pour fournir les cuisines centrales, une coopérative agricole a été lancée en avril dernier à l'initiative du tavana Tearii Alpha.
La coopérative Teeruamoo est aujourd'hui constituée de 12 agriculteurs produisant essentiellement des fruits et légumes locaux : taro, patates douces, 'uru, papaye, citron, orange, ananas, pamplemousse, banane, fei … Ces productions représentent actuellement 27 hectares. "Nous sommes en attente de l'adhésion de 53 agriculteurs de Papeari, soit 50 hectares de plus", explique Rautea Ori, la secrétaire adjointe de la coopérative. Sur la commune de Mataia, 43 agriculteurs sont répertoriés mais seulement 12 ont adhérés. " Nous avons besoin de plus d'agriculteurs afin d'avoir assez de production pour tout le monde", continue Rautea. En effet, rien pour que la cuisine du nouveau centre de détention, 700 kilos de banane par semaine devront être fournis.

Si le système coopératif en France est très bien développé, à Tahiti, il peine à se mettre en place. Pourquoi ? "Les agriculteurs ne voient pas l'intérêt d'adhérer à une coopérative et de baisser leur prix", explique Rautea. En effet, les prix à la sortie de la coopérative sont plus bas que la production vendue en bord de route mais la structure assure de vendre la totalité des produits agricoles tout au long de l'année, ce qui permet d'avoir un revenu financier stable.
De plus, la coopérative veut transformer les produits en purées, confitures et en gelée, ce qui permettra de valoriser les produits des exploitants. Une convention avec le service de développement rural de Papara est en cours de finalisation sur ce sujet. La coopérative devrait également faire l'acquisition d'un hangar à Mataia.

Tout l'intérêt de la coopérative réside dans le fait qu'elle est gérée par les agriculteurs eux-mêmes. La structure souhaite également mettre en place des formations pour "assurer une économie durable et inépuisable" en accompagnant les agriculteurs vers des méthodes plus respectueuses de l'environnement.
" Nous souhaitons également densifier et intensifier la production en augmentant le rendement des petites surfaces", commente Rautea. Par ailleurs, elle pourrait apporter des formations autour de l'agriculture aux détenus du centre de détention de Papeari. La coopérative est également en train de débloquer 40 hectares de terres domaniales pour qu'elles soient ensuite exploiter par ses adhérents. Une manne financière qui pourrait interpeller bon nombre d'exploitants de Teva i Uta.

Le futur centre de détention de Papeari ouvrira ses portes début 2017
Le futur centre de détention de Papeari ouvrira ses portes début 2017
Zoom sur la coopération agricole
Selon la définition de Coop de France (www.coopdefrance.coop), l’organisme qui regroupe les coopératives agricoles en métropole, "l'entreprise coopérative agricole est une organisation économique d’agriculteurs qui ont décidé de mutualiser les moyens de production, de transformation et de commercialisation de leurs produits agricoles. Associés (donc porteurs de capital social) et fournisseurs de leur entreprise, les agriculteurs la gèrent démocratiquement selon le principe « un homme, une voix ».
Pour la part non distribuée, les bénéfices réalisés sont affectés à des « réserves » dont le caractère impartageable sert leur projet collectif sur le long terme.

Rédigé par Noémie Debot-Ducloyer le Samedi 17 Octobre 2015 à 12:00 | Lu 1423 fois







1.Posté par SIRE le 17/10/2015 14:49 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

L'idée est d'intérêt et bienvenue. Elle servira au développement de la filière et à la professionnalisation des agriculteurs. Il faudra toutefois s'assurer que les règles d'achat et de marché public soit respectées.

Finalement, les détenus mangeront mieux que nos enfants dans les écoles privées qui dépensent plus cher pour des repas de qualité très médiocre.

Signaler un abus

Dans la même rubrique :
< >

Actualité de Tahiti et ses îles | Actualité de France | Actualité du Pacifique | Actualité du Monde | Actualité du Sport | Insolite | Magazine | Assistance