Tahiti le 2 avril 2026 – Une consultation populaire concernant l’avenir de l’emprise réservée n°22 à Tema’e devrait avoir lieu dans le courant des six prochains mois, assure le président Moetai Brotherson. Cet espace foncier d’une superficie de 32 479 mètres carrés, dont 28 394 m2 sont détenus par le groupe Wane, est au cœur d’un bras de fer entre une partie de la population et le groupe hôtelier qui planifie d’implanter un complexe hôtelier.
Les tāvana délégués Christiane Kelley de Paopao, Rahiti Buchin de Te’avaro, et Benoit Tarahu de Haapiti ont envoyé, un courrier au président du Pays, Moetai Brotherson, pour lui demander la mise en place d’une consultation de la population de Moorea-Maiao relative à l’emprise réservée n°22 (ER22), visée dans le plan général d’aménagement de Moorea et qui inclut notamment la plage publique de Temae.
Rappelons qu’en 2023 une proposition de rachat de cette zone réservée avait été faite par le Pays à l’homme d’affaires Louis Wane qui avait décliné l’offre. Le promoteur hôtelier avait fait “une proposition alternative” tendant à “donner au Pays l'équivalent en surface, même un peu plus, mais dans une autre portion de sa propriété”, rappelle le président du Pays Moetai Brotherson. Une option rejetée par la fédération citoyenne Tāhei Āuti ia Moorea et l’association des habitants de Temae Moorea, soutenues par la commune de Moorea-Maiao. L’idée étant pour ces dernières de maintenir l’ER22 dans sa vocation d’origine de plage publique en aménageant un parc sur la bande littorale et en sécurisant les accès. Option rejetée par le promoteur, peu enclin à la présence d’un espace public entre la plage et son complexe hôtelier.
Quatre réunions ont été organisées, sous l’égide du ministre en charge du Foncier, entre fin 2024 et début 2025, en quête d’un consensus. “Des concessions qui ont été faites par les uns et les autres mais pas suffisamment pour qu'ils arrivent à s'entendre”, rappelle Moetai Brotherson. “Aujourd’hui le constat, c'est qu'il n'y a pas d'accord”.
Les tāvana délégués Christiane Kelley de Paopao, Rahiti Buchin de Te’avaro, et Benoit Tarahu de Haapiti ont envoyé, un courrier au président du Pays, Moetai Brotherson, pour lui demander la mise en place d’une consultation de la population de Moorea-Maiao relative à l’emprise réservée n°22 (ER22), visée dans le plan général d’aménagement de Moorea et qui inclut notamment la plage publique de Temae.
Rappelons qu’en 2023 une proposition de rachat de cette zone réservée avait été faite par le Pays à l’homme d’affaires Louis Wane qui avait décliné l’offre. Le promoteur hôtelier avait fait “une proposition alternative” tendant à “donner au Pays l'équivalent en surface, même un peu plus, mais dans une autre portion de sa propriété”, rappelle le président du Pays Moetai Brotherson. Une option rejetée par la fédération citoyenne Tāhei Āuti ia Moorea et l’association des habitants de Temae Moorea, soutenues par la commune de Moorea-Maiao. L’idée étant pour ces dernières de maintenir l’ER22 dans sa vocation d’origine de plage publique en aménageant un parc sur la bande littorale et en sécurisant les accès. Option rejetée par le promoteur, peu enclin à la présence d’un espace public entre la plage et son complexe hôtelier.
Quatre réunions ont été organisées, sous l’égide du ministre en charge du Foncier, entre fin 2024 et début 2025, en quête d’un consensus. “Des concessions qui ont été faites par les uns et les autres mais pas suffisamment pour qu'ils arrivent à s'entendre”, rappelle Moetai Brotherson. “Aujourd’hui le constat, c'est qu'il n'y a pas d'accord”.
Une consultation sous six mois
Puisqu’aucun accord n’a été trouvé et comme l’a promis Moetai Brotherson, la population de l’île sœur sera donc questionnée par le biais d’une consultation populaire. “Il faudra ensuite qu'elle accepte le résultat de cette consultation quel qu’il soit (…) car il y a aussi des gens qui sont favorables à ce projet”, prévient le président du Pays.
Un courrier a donc été envoyé au tāvana de Moorea Evans Haumani lui demandant de désigner des représentants de la commune au sein d'un comité de travail pour organiser cette consultation.
Pour éviter que cette consultation ne soit contestée, Moetai Brotherson veut d’abord en “sécuriser les aspects juridiques”. Selon lui cette consultation pourra avoir lieu au “maximum dans les six mois mais on espère pouvoir le faire avant”.
Lors de cette consultation une seule question sera posée à la population de Moorea-Maiao :“Est-ce qu'on exproprie ou pas la ER22 ?”, assure le président du Pays Moetai Brotherson. Il ajoute que “si c'est le souhait de la population de Moorea, le Pays le suivra”. Ce dernier rappelle tout de même qu'une déclaration d'utilité publique ne se fait pas “du jour au lendemain et ça prend en général 2-3 ans et puis il faut aussi avoir les budgets en place”.
Seuls les électeurs de Moorea-Maiao pourront participer à cette consultation qui devrait se baser sur les listes électorales de l’île sœur pour cela.
Puisqu’aucun accord n’a été trouvé et comme l’a promis Moetai Brotherson, la population de l’île sœur sera donc questionnée par le biais d’une consultation populaire. “Il faudra ensuite qu'elle accepte le résultat de cette consultation quel qu’il soit (…) car il y a aussi des gens qui sont favorables à ce projet”, prévient le président du Pays.
Un courrier a donc été envoyé au tāvana de Moorea Evans Haumani lui demandant de désigner des représentants de la commune au sein d'un comité de travail pour organiser cette consultation.
Pour éviter que cette consultation ne soit contestée, Moetai Brotherson veut d’abord en “sécuriser les aspects juridiques”. Selon lui cette consultation pourra avoir lieu au “maximum dans les six mois mais on espère pouvoir le faire avant”.
Lors de cette consultation une seule question sera posée à la population de Moorea-Maiao :“Est-ce qu'on exproprie ou pas la ER22 ?”, assure le président du Pays Moetai Brotherson. Il ajoute que “si c'est le souhait de la population de Moorea, le Pays le suivra”. Ce dernier rappelle tout de même qu'une déclaration d'utilité publique ne se fait pas “du jour au lendemain et ça prend en général 2-3 ans et puis il faut aussi avoir les budgets en place”.
Seuls les électeurs de Moorea-Maiao pourront participer à cette consultation qui devrait se baser sur les listes électorales de l’île sœur pour cela.































