Tahiti Infos
Tahiti Infos

TAHITI INFOS, les informations de Tahiti
Facebook
Twitter
RSS
I phone App
Androïd
Newsletter

FENUACOMMUNICATION, Fare Ute, immeuble SAT NUI BP 40160 98 713 Papeete Polynésie Française. Tel:40 43 49 49


Tahiti au Séminaire du Comité de décolonisation des Nations Unies



Le séminaire pour "le futur de la décolonisation dans les pays non autonomes" organisé par le Comité de décolonisation des Nations Unies se tient du 16 au 18 mai à Saint Vincent-et-les Grenadines, aux Caraïbes. Le Président Edouard Fritch a mandaté le délégué aux affaires internationales, européennes et du Pacifique, Manuel Terai, afin de représenter la Polynésie française.

A l'ouverture du séminaire, le Premier ministre de Saint Vincent-et-les Grenadines, Ralph Gonsalves, a rappelé que tout processus suivi par les Nations Unies doit se faire dans la paix et le dialogue. Le Président du Comité de décolonisation, Rafael Dario Ramirez Carreno, ambassadeur du Vénézuela, a souligné que la situation particulière de chaque territoire mérite une approche au cas par cas afin d'éviter les généralités et prendre en compte les réalités politique locales. Il a mis l'accent également sur le respect des Objectifs de Développement Durable 2015-2030 dans tous les processus en cours. Enfin, il a insisté sur la nécessité de réorganiser les travaux du Comité afin de le revitaliser et de faire en sorte qu’il puisse atteindre ses objectifs.

Pour sa part, Manuel Terai, le délégué de la Polynésie française, a rappelé les propos tenus par le Président Edouard Fritch au siège de l'ONU, à New York, en octobre dernier, notamment sur la reconnaissance par l'Etat du fait nucléaire, sur la maîtrise des ressources naturelles et sur l'intégration du Pays dans son environnement régional. Le délégué a également évoqué l’Accord de l'Elysée signé, en mars dernier, à Paris entre le Président Edouard Fritch et le Président de la République, François Hollande. Enfin, Manuel Terai a rappelé que l'Assemblée de la Polynésie française a adopté le 30 mai 2013 une résolution qui précise que ni le président de la Polynésie française, ni le gouvernement, ni les élus de l'Assemblée de la Polynésie française, n’avaient consulté le peuple polynésien avant l'adoption par l’Assemblée de la Polynésie française, en 2011, d'une résolution appelant à la réinscription de la Polynésie française sur la liste des territoires non-autonomes à décoloniser.

La résolution du 30 mai 2013 stipule également qu'il est demandé à l'Assemblée Générale des Nations Unies de reconnaître que la Polynésie française est bien un territoire autonome au sens de la Charte des Nations Unies et donc de ne pas procéder à son inscription sur la liste des territoires non autonomes à décoloniser. Le délégué de la Polynésie française s'est étonné que cette résolution n'ait jamais été mentionnée dans les travaux du Comité de décolonisation et dans les résolutions de l'Assemblée Générale des Nations Unies depuis 2013, dont la dernière qui date du 6 décembre dernier.

Le représentant des Samoa Américaines, Daniel Aga, a souligné que sa population ne se considère pas colonisée et que son territoire n'a aucune aspiration à l'indépendance. Ce territoire est libre et jouit de libertés constitutionnelles, aussi bien pour la liberté de la presse que pour les pratiques religieuses. Il a indiqué, entre autres, que les droits et libertés aux Samoa Américaines sont le résultat d'un processus interne et non d'un statut négocié.

De son côté, le représentant de l'Equateur a rappelé que l'élimination du colonialisme doit se faire en prenant en compte les trois piliers de l'ONU : la paix et la sécurité avec une approche de prévention des conflits, la prise en compte du développement durable dans le cadre de l'agenda de développement 2030 et le respect des droits de l'homme.

Enfin, le représentant de la Dominique a souligné que les dernières indépendances de territoires n'ont pas abouti grâce au Comité de décolonisation, mais parce que des négociations entre parties prenantes en ont ainsi décidé. Il a insisté sur le fait qu’il ne fallait pas perdre de vue l'objectif final recherché : l'indépendance ou le développement. Il a cité enfin le cas de son pays, situé entre la Guadeloupe et la Martinique, lequel a pris son indépendance en 1978, et qui se trouve aujourd'hui dans un état de développement très inférieur à celui de ses voisins francophones.
Pour sa part l’expert Carlyle Corbin a proposé des nouvelles voies pour améliorer les travaux du Comité. Il a, dans ce cadre, suggéré de faire essentiellement un suivi du respect des droits de l'homme, de la propriété des ressources naturelles et des valeurs démocratiques.

Rédigé par Communiqué officiel le Mercredi 17 Mai 2017 à 16:37 | Lu 712 fois






1.Posté par Microstring le 18/05/2017 17:19 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Bizarre !!! Personne pour s'émanciper à la façon Oscar ???

2.Posté par Hirinake le 18/05/2017 21:12 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Quelle belle blague ! On serait curieux de savoir le volume d'inepties qu'a pu debite a la minute Manuel TERAI sur le sujet. De deux choses l'une ou bien il lit un discours du President deja concocte en esperant surtout qu'on lui posera pas de questions, alors la c'est le naufrage annonce du bateau, ou alors FRITCH est inconscient et il a reellement du souci a se faire sur les salades monumentales qu'il va vendre a l'amer gout de Grenadine.
C'est tout simplement ubuesque quand on connait les reelles capacites intellectuelles de ce sieur qui se prevaut d'un titre au moins egal a celui d'un diplomate de carriere.
Il ferait mieux d'etre diplomate pour eviter de se faire jeter purement et simplement, et que le Gouvernement stoppe ces lamentables pieces de theatre de basse-cour qui commencent a peser sur le budget du Fenua et au risque de mettre a mal l'image et la reputation du Pays a l'international. MDR

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

800 caractères maxi autorisés.
Les dispositifs mis en œuvre pour lutter contre les contenus illicites, s'agissant des contenus publiés sur les espaces de contribution personnelle des internautes , exposés par le 10° de l'article 1er du décret du 29 octobre 2009 , autorisent toute personne à signaler la présence de tels contenus et à l'éditeur de les retirer promptement ou d'en rendre l'accès impossible". Merci de nous signaler tout contenu illicites à contact@tahiti-infos.com. D'autre part, l'équipe de Tahiti-infos ne peut être tenue pour responsable de la valeur des propos qui seront entretenus dans les commentaires. Elle attire cependant votre attention sur le fait qu'elle ne pourra tolérer aucun commentaire à caractère insultant,diffamatoire, raciste, discriminatoire, infamant, pornographique ou ne respectant pas l'éthique de la personne ou les bonnes mœurs de quelque manière qu'il soit. Tahiti Infos se réserve le droit de supprimer immédiatement ce type de message s'il devait se présenter. Tahiti Infos se réserve le droit de supprimer l'adresse d'un site internet dans un message s'il est estimé qu'il dissimule un caractère publicitaire ou s'il a été "emprunté" de manière malveillante. Merci de votre compréhension.

Signaler un abus

Actualité de Tahiti et ses îles | Actualité de France | Actualité du Pacifique | Actualité du Monde | Actualité du Sport | Insolite | Magazine | Assistance