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Race for Water: un catamaran vert autour du monde pour des océans plus bleus



LorientFrance | AFP | jeudi 05/04/2017 - Des plages lointaines et paradisiaques envahies de déchets: le catamaran Race for Water, anciennement PlanetSolar, quittera dimanche Lorient pour une expédition de cinq ans autour du globe destinée à lutter en amont contre la pollution des océans par les plastiques.

"Les gens ne se rendent pas compte de l'urgence de la situation", assure à l'AFP Marco Simeoni, président de la fondation Race for Water à l'origine du projet. "La situation est vraiment critique", prévient-il.

L'organisation suisse créée en 2010 avait déjà lancé une expédition maritime d'un an en 2015 pour établir un bilan de la pollution des océans par les plastiques. Elle en était revenue avec un constat alarmant.

"J'ai vu des choses terribles et abominables comme des îles non habitées qui ressemblent à des décharges", raconte Marco Simeoni, en montrant des images de plages paradisiaques entourées d'eaux cristallines jonchées de débris plastiques, allant de minuscules morceaux colorés jusqu'à une chaise de jardin blanche.

Selon Greenpeace, entre 5 et 12 millions de tonnes de plastique sont déversées chaque année dans les océans.

"Aujourd'hui on estime à environ un kilo de plastique pour 5 kilos de poissons dans nos océans, c'est l'équivalent d'un camion poubelle qui y est déversé chaque minute" rappelle Marco Simeoni, citant un rapport de 2016 réalisé par la fondation de la navigatrice Ellen MacArthur et le cabinet McKinsey, selon lequel si rien ne change, les océans contiendront plus de plastique que de poissons, en poids, d'ici 2050.

"Il faut absolument faire en sorte que le plastique ne puisse pas atteindre l'eau car une fois qu'il est parti au large c'est quasiment mission impossible de le récupérer", assure Marco Simeoni, désormais convaincu que le "combat doit se jouer à terre".

 

- Unité de production d'hydrogène -

 

L'expédition Race for Water, d'une durée de cinq ans, consistera à sensibiliser la population locale au problème, à mener des études scientifiques au service des océans, à commencer par celle consistant à évaluer l'impact des microplastiques sur les écosystèmes marins, ainsi qu'à promouvoir de nouvelles solutions technologiques capables de lutter contre cette pollution.

Parmi ces solutions, celle imaginée par la société française d'ingénierie ETIA, consistant à valoriser les déchets plastiques usagés en les convertissant en énergie renouvelable. La société, désormais partenaire technologique de la fondation suisse, a mis au point un système de pyrolyse à très haute température qui permet de transformer les déchets plastiques en gaz synthétique, pouvant être transformé à son tour en électricité grâce à des génératrices.

"A plus de 20 centimes le kilowattheure d'électricité (kWh) on arrive à des rendements qui nous permettraient de payer aussi des collecteurs de rue pour ramasser les déchets plastiques", s'enthousiasme Marco Simeoni.

Le catamaran Race for Water, de 35 mètres de long, s'était fait connaître en 2012 sous le nom de PlanetSolar pour avoir achevé un premier tour du monde à l'énergie solaire grâce à une surface de 540 m2 de panneaux solaires.

Le navire, donné en 2015 à la fondation dédiée à la préservation de l'eau, a subi depuis d'importantes modifications --pour un montant de cinq millions d'euros-- afin de le rendre encore plus autonome en énergie.

Il a notamment été doté d'une unité de production d'hydrogène fonctionnant avec de l'eau dessalée à bord, ainsi que d'un cerf-volant de traction d'une surface de 40 m2, représentant un équivalent de 500 m2 de voile sur la mer.

Commandé par le navigateur Gérard d'Aboville, il profitera d'événements de portée internationale pour faire escale dans des zones d'intérêt pour la recherche scientifique et pour atteindre une large audience.

Race for Water fera notamment escale de mai à juin aux Bermudes à l'occasion de l'America's Cup, puis sera à Tokyo pour les Jeux Olympiques de 2020 et à Dubaï, entre octobre 2020 et avril 2021, pour l'Exposition Universelle.


Rédigé par RB le Jeudi 6 Avril 2017 à 03:08 | Lu 337 fois






1.Posté par Pito le 06/04/2017 07:17 | Alerter
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Tout cela coûte très cher.........la solution la plus simple serait d'interdire tout plastique (sac, bouteille, packaging, etc) quand on voit sur notre fenua tous ces déchets envahir notre espace, on n'a pas besoin d'un bateau qui fait le tour du monde pour nous informer, imaginé le budget que cela représente !!!!
Une loi draconienne suffirait et surtout des amendes très fortes pour tout ceux qui jettent délibérément leur poubelle dans la nature. Sur notre fenua quand on voit les tas de poubelles dans les différents quartiers de nos bourgades et que les responsables ne sont pas sanctionnés on est en droit de se poser des questions.

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