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Portrait – Zoom sur Poerava Van Bastolaer, la championne de la petite reine


A 29 ans, Poerava Van Bastolaer, n’a pas peur de bousculer un peu les clichés que certains s’imposent ! Si dans sa vie professionnelle, la jeune Femme exerce en tant que secrétaire dans un cabinet d’avocats, un métier que l’on a tendance à voir comme un « job » de femme… elle pratique en parallèle un sport qui nous paraît très masculin : le cyclisme. Sportstahiti est allé à la rencontre de cette championne.


Le vélo, c’est une histoire de famille chez la jeune femme puisque son père Anthony et son frère Teuira Van Bastolaer sont mordus de la discipline. Passionné depuis toujours par la « petite reine », c’est il y a 4 ans avec des kilos en trop que la jeune cycliste s’y est réellement mise.

« C’est à l’âge de 25 ans lorsque ma mère Marianne CHIMIN m’a acheté un VTC en acier à 5 vitesses de grande surface d’une valeur de 12.000 xpf à l’époque. À cette époque, j’avais pris du poids et mon objectif était de perdre 10 kilos. Du coup, pour aller à mon travail, je me déplaçais à vélo. Le week-end, j’allais au belvédère. Je me souviens de la première fois où je m’arrêtais plus de 5 fois pour arriver à la patte d’oie avant l’entrée du belvédère. Puis, je me suis acheté un VTT à 30.000 FCP , j’ai de suite, senti la différence au niveau du poids et j’avais plus de vitesses. »

C’est à la course de « la montée du Belvédère » que les choses « sérieuses » ont commencé pour Poerava qui avait décidé suite à l’annonce de l’épreuve de s’inscrire. Sur le départ, elle était d’ailleurs la seule féminine à vélo, c’est là qu’elle a reçu sa première récompense !

« Je me suis inscrite, je n’avais pas de casque à l’époque et lorsque je me suis rendue devant la table d’émargement, les organisateurs m’ont obligé à porter un casque et c’est Cédric Wane qui m’a prêté son casque parce qu’il faisait la course à pied. Je me rappelle encore des blagues et les regards des hommes, du genre « mais qu’est-ce qu’elle fout là avec nous et son VTT bas de gamme. J’avais mis 54 min pour arriver jusqu’à l’héliport »

Depuis, l’eau a bien coulé sous les ponts, vélo, triathlon, raid… la jeune femme a enchaîné les courses et s’est très vite fait remarquer par nos clubs locaux. Originaire de Pirae, c’est tout naturellement que la jeune femme s’est licenciée à l’As Pirae. Au fil des courses, elle a su se faire sa place dans le monde du cyclisme local.

Poerava, dis moi, pour atteindre ton niveau, il faut certainement avoir une hygiène de vie particulière ?

« Depuis ma préparation en triathlon pour les Jeux du Pacifique, j’ai commencé à avoir une hygiène de vie particulière (sommeil, nutrition, repos) : dormir 8h, manger équilibré, le repos est indispensable selon les entraînements. Pour être au top à vélo, il n’y a pas de secret, il faut s’entraîner en faisant des sorties longues avec les amis, en rajoutant des exercices d’intensité, de force musculaire en montée et de gainage. Je m’entraîne entre 10 à 15 heures par semaine, au maximum, 19h. »

Pour Poerava, le cyclisme est médiatisé chez nous, comme un sport d’homme par le Tour de France ! Alors qu’à l’étranger (Pays-Bas, Australie, Nouvelle-Zélande, etc), les femmes sont mises en avant, même dans le milieu du cyclisme.

« Les femmes à l’étranger sont largement meilleures que moi et meilleures que beaucoup d’hommes cyclistes polynésiens. Pour moi, tous les sports peuvent être pratiqués aussi bien par les hommes que par les femmes (va’a, surf, cyclisme, boxe, kitesurf etc.) Maintenant, il faut donner les moyens aux femmes de trouver leur voie en leur proposant diverses activités dès leur plus jeune âge ! »

Que devrait-on faire pour qu’il y ait plus de femmes sur les lignes de départs des courses cyclistes ?

« Il faudrait plus de courses pour les femmes pour les motiver à intégrer des clubs structurés, proposer un objectif à atteindre, organiser des sorties groupées pour les mettre en confiance. Les médias doivent mettre en avant aussi bien la performance masculine que féminine.
Le vélo n’est pas un sport traumatisant pour les articulations, je recommande aux femmes de se lancer dedans si elle souhaite dans un premier temps, perdre du poids sans traumatiser les articulations des jambes. »

En attendant que d’autres femmes se mettent en selle, la championne s’est déjà fixé un objectif cette année « le Tour de Polynésie » ! Mais avant cela, elle compte se mettre en jambes et s’amuser en participant au Xterra Tahiti, et à divers triathlons, raids et course à pied.

Elle voit loin et pense déjà à son objectif 2018, participer aux championnats de France sur route 2018. Avis donc aux éventuels sponsors qui pourraient suivre notre cycliste.

Retrouvez l’ensemble des portraits de nos athlètes locaux sur www.sportstahiti.com.

Rédigé par Sportstahiti.com le Dimanche 2 Avril 2017 à 21:00 | Lu 492 fois





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