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Portrait : Yoann Oopa, l’entraîneur qui fait la différence


Âgé de 39 ans Yoann Oopa est depuis 2 mois maintenant entraîneur pour l’As Tamarii Punaruu. Revenu depuis peu sur le territoire, du haut de ces 1.75m le nouveau coach à l’allure et la carrure sportive est diplômé en STAPS, Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportive. Enfant du fenua, il a passé une partie de sa vie sur le territoire mais il a également vécu en France et en Guadeloupe. Athlète accompli, il a pratiqué de nombreux sports … de la natation en passant par le tennis, le tennis de table, la boxe Française ou encore le judo, Yoann est un touche à tout.


Dés l’âge de 12 ans, sa passion pour l’athlétisme s’est confirmé « c’est indiscutable, je préfère la course à pied ». Plus tard, de par son métier, il a été amené à faire des stops and go par-ci par là. Aujourd’hui, père de 3 enfants, il a décidé de rester sur Tahiti. Il propose donc depuis peu deux entraînements de groupe en course à pied par semaine au stade de la Punaruu. L’entraîneur de Punaruu qui est aussi infirmier jongle à ce jour entre ses patients, sa famille et le stade qui est devenu sa seconde maison.

Rencontre avec Yoann, un entraîneur au grand cœur.

Bonjour Yoann, parles nous un peu de toi ?

Bonjour, alors moi c’est Yoann Oopa, je suis infirmier anesthésiste passionné par l’athlétisme. J’ai commencé à pratiquer quand j’étais en Benjamin 2, en classe de 5ème donc… à l’époque, je vivais en France et j’étais plutôt sprinteur. Aujourd’hui, je suis entraîneur bénévole pour l’As Tamarii Punaruu, je ne suis pas dirigeant et je ne veux pas être dirigeant, c’est pas mon truc… donc on va dire que je suis de la pyramide inférieure et ça me va comme ça. Je m’amuse bien à entraîner et je prends plaisir à le faire.

Pour toi, c’est quoi un bon entraîneur?

« Pour moi entraîner, c’est un peu comme faire la cuisine… on met un petit peu de sel par ci, un petit de poivre par là, avec les mêmes ingrédients et 2 cuistots différents on obtient 2 plats différents et donc le but de l’entraînement c’est un petit peu la même chose. Un bon cuisinier, c’est comme un bon entraîneur … c’est quelqu’un qui à la théorie de base, mais aussi et surtout, beaucoup d’expérience car c’est ça qui donne la touche finale à l’athlète. »

Raconte nous l’une de tes journées type ?

« Ah ça dépend si c’est une journée de travail ou de repos … on part sur aujourd’hui où j’ai travaillé.

Je me lève à 4:30, je fais ma première tournée patient jusqu’à environ 10 heures car en ce moment je suis infirmier libéral remplaçant. Après m’être occupé un peu de ma famille, je repars vers 13 heures pour ma seconde tournée patient jusqu’à 14:00 -14:30.

Ensuite, je m’occupe un peu de mes programmes, je regarde mes athlètes, je m’occupe individuellement de mes athlètes … histoire de savoir qui fait quoi, qui progresse ? Comment ?

A ce jour, je prends plus de temps à travailler sur Samuel, c’est un athlète un petit peu à part car il a des qualités génétiques. Du coup, je m’occupe particulièrement de lui car il est jeune et qu’il ne sait pas encore courir correctement.

J’ai eu la surprise d’avoir Teiva Izal, suite à la corrida de Noël à Faa’a, qui m’a demandé de l’entraîner, il y a aussi Georges, le king de l’époque qui s’est joint à nous.

Le groupe est hétérogène, du coup je classifie les athlètes par petits groupes. J’essaie de les faire progresser ensemble, en fonction des objectifs de chacun. »

Comment se passe une séance d’entraînement avec toi?

« On commence toujours par l’échauffement qui sert à éviter les blessures et préparer le travail à accomplir sur le terrain. Pour le moment à l’entraînement on travail la VMA sous diverses formes. Ensuite, c’est récupération, étirements, stretching et on termine par « l’athléphilo » (rires)… J’aime beaucoup l’athéphilo, c’est un petit moment agréable où l’on échange, on parle de tout est de rien et parfois ça part en live. Je trouve ça sympa, il n’y a qu’à Punaruu que j’ai vu ça ! »

Quel est ta qualité principale et ton principal défaut ?

« Je pense que ma qualité première c’est la persévérance car je ne lâche rien. Pour ce qui est du défaut, je n’en ai pas un mais plusieurs… le principal, c’est que j’ai tendance à m’éparpiller et à dépasser les horaires du coup ça se ressent sur la famille. »

Enfin, pour conclure, Yoann as tu un petit message à faire passer aux athlètes?

« Il faut être persévérant et régulier dans les entraînements en conciliant bien sûre sa vie de famille.
Et comme je suis chrétien, il faut croire en ce qu’on fait et ça passe d’abord par dieu… et si on croit en dieu tout ira bien car Dieu sait avant nous ce que nous avons besoin. Le mot de la fin pour Carlosa, la femme qui partage ma vie et me suit depuis toutes ces années sans jamais râler (rires). »

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Rédigé par Sportstahiti.com le Dimanche 15 Janvier 2017 à 19:19 | Lu 579 fois





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