Tahiti, le 5 mai 2026 - À l’Assemblée nationale, la députée Mereana Reid Arbelot a interpellé la ministre des Outre-mer concernant les budgets relatifs à la lutte contre la méthamphétamine au Fenua et le poste supplémentaire pour le Civen pour “accélérer l'indemnisation des victimes des essais nucléaires”. Des budgets attendus depuis plusieurs mois. “Madame la Ministre, où sont ces crédits ? Et surtout, quand seront-ils enfin une réalité sur le terrain ?” La ministre des Outre-mer a simplement répondu que “l'engagement de l'État sera tenu”.
La députée Mereana Reid Arbelot a interpellé, en séance à l’Assemblée nationale, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, au sujet des budgets dédiés au renforcement de la lutte contre l’ice au Fenua ainsi que du poste supplémentaire alloué au Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen).
La députée a rappelé dans son allocution que les budgets ont été votés en février dernier après plusieurs semaines de discussion au sein de l’Assemblée nationale et même après l’utilisation du 49.3 où, dénonce-t-elle, “le Parlement s'est vu retirer l'une de ses prérogatives essentielles, celle de voter le budget”. Elle regrette que “dans ce cadre contraint, peu d'amendements issus du terrain ont été retenus”.
La députée Mereana Reid Arbelot a interpellé, en séance à l’Assemblée nationale, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, au sujet des budgets dédiés au renforcement de la lutte contre l’ice au Fenua ainsi que du poste supplémentaire alloué au Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen).
La députée a rappelé dans son allocution que les budgets ont été votés en février dernier après plusieurs semaines de discussion au sein de l’Assemblée nationale et même après l’utilisation du 49.3 où, dénonce-t-elle, “le Parlement s'est vu retirer l'une de ses prérogatives essentielles, celle de voter le budget”. Elle regrette que “dans ce cadre contraint, peu d'amendements issus du terrain ont été retenus”.
Madame la Ministre, où sont ces crédits ?”
Elle interpelle la ministre des Outre-mer car trois mois après le vote du budget, les 238 millions de francs dédiés à “renforcer la lutte contre l'ice – cette méthamphétamine qui ravage notre pays et nos familles – avec des moyens pour la prévention, les douanes, les contrôles et les effectifs sur le terrain” ne sont toujours pas d’actualité.
Le second amendement déposé le 6 janvier 2026 concerne le poste supplémentaire demandé pour le Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires. Ce texte rappelait notamment que le nombre de dossiers examinés par le Civen était en forte augmentation. En 2024, il a enregistré 815 demandes d’indemnisation, soit 45 % de plus qu’en 2023 et 149 % de plus qu’en 2022. Pour autant, l’amendement précise que la “capacité humaine est restée stable et ne s’est pas adaptée à l’accroissement de la charge de travail du comité”. Et l’État devait donc abonder un peu plus de 40 millions de francs pour étoffer le Civen en personnel pour notamment “accélérer l'indemnisation des victimes des essais nucléaires”.
Sauf que trois mois après, “personne n'a vu la couleur de ces crédits pourtant inscrits dans le budget (…). Les moyens supplémentaires que vous avez annoncés, validés, présentés comme acquis, où sont-ils ?”, a questionné Mereana Arbelot à l’adresse de la ministre des Outre-mer. Elle pointe du doigt le fait qu’après plusieurs “relances”, les réponses ont été “évasives” ou elle n’a obtenu que “des renvois de responsabilité entre ministères. Il n'appartient tout de même pas à un parlementaire de se transformer en détective budgétaire”, a-t-elle fustigé.
“Madame la Ministre, où sont ces crédits ? Et surtout, quand seront-ils enfin une réalité sur le terrain ?”, a-t-elle insisté.
Le second amendement déposé le 6 janvier 2026 concerne le poste supplémentaire demandé pour le Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires. Ce texte rappelait notamment que le nombre de dossiers examinés par le Civen était en forte augmentation. En 2024, il a enregistré 815 demandes d’indemnisation, soit 45 % de plus qu’en 2023 et 149 % de plus qu’en 2022. Pour autant, l’amendement précise que la “capacité humaine est restée stable et ne s’est pas adaptée à l’accroissement de la charge de travail du comité”. Et l’État devait donc abonder un peu plus de 40 millions de francs pour étoffer le Civen en personnel pour notamment “accélérer l'indemnisation des victimes des essais nucléaires”.
Sauf que trois mois après, “personne n'a vu la couleur de ces crédits pourtant inscrits dans le budget (…). Les moyens supplémentaires que vous avez annoncés, validés, présentés comme acquis, où sont-ils ?”, a questionné Mereana Arbelot à l’adresse de la ministre des Outre-mer. Elle pointe du doigt le fait qu’après plusieurs “relances”, les réponses ont été “évasives” ou elle n’a obtenu que “des renvois de responsabilité entre ministères. Il n'appartient tout de même pas à un parlementaire de se transformer en détective budgétaire”, a-t-elle fustigé.
“Madame la Ministre, où sont ces crédits ? Et surtout, quand seront-ils enfin une réalité sur le terrain ?”, a-t-elle insisté.
“ L'engagement de l'État sera tenu”
Naïma Moutchou a assuré que “l'engagement de l'État sera tenu”. Elle a également avancé que le budget pour la lutte contre la méthamphétamine “fera l'objet d'une mise en œuvre effective. Je serai moi-même vigilante en lien avec le ministre de l'Intérieur pour qu'il soit rapidement déployé en actions concrètes, effectives, pour protéger nos compatriotes de la Polynésie”.
Quant au renforcement en personnel du Civen, “l'engagement sera tenu prochainement”, assure la ministre.
Quant au renforcement en personnel du Civen, “l'engagement sera tenu prochainement”, assure la ministre.




























