Tahiti, le 3 janvier 2026 – En 2024, la pêche polynésienne affiche des volumes de capture élevés, parmi les plus hauts de ces dernières années. Soutenue par le renforcement de la flottille hauturière et un effort accru en pêche côtière, la production progresse légèrement. Mais derrière ces bons résultats, la filière reste sous tension : dépendance à l’effort de pêche, fragilité de certaines espèces et exposition aux marchés extérieurs, selon le bilan publié le 31 décembre par l’Institut de la statistique de la Polynésie française.
Avec 11 194 tonnes débarquées en 2024, la production issue de la pêche hauturière et côtière progresse de 1 % sur un an, un niveau nettement supérieur à la moyenne des cinq dernières années. Cette performance repose d’abord sur la pêche hauturière, qui représente près des deux tiers des captures totales. Portée par l’arrivée de nouveaux navires, la flottille compte désormais 82 thoniers actifs, permettant une hausse de la production (+1,3 %) malgré une baisse de 7 % du nombre d’hameçons posés.
La dynamique hauturière est toutefois contrastée. Si le thon germon, autrement dit le thon blanc, demeure l’espèce dominante, ses captures reculent légèrement. La croissance repose surtout sur les thons jaunes et obèses, ainsi que sur d’autres espèces comme les marlins. Les volumes exportés progressent de 2,7 % pour atteindre 2 235 tonnes, soit un quart de la production hauturière, confirmant l’orientation internationale du secteur, mais aussi sa dépendance aux marchés extérieurs.
Entre haute mer et lagon, une filière sous pression
La pêche côtière, de son côté, affiche une stabilité remarquable. Malgré une diminution du nombre de poti mārara et de bonitiers actifs, l’augmentation de l’effort de pêche permet de maintenir la production autour de 2 400 tonnes. Les captures de bonites et de thons blancs progressent, tandis que celles de thons jaunes reculent. Géographiquement, les îles du Vent concentrent plus de la moitié des prises, alors que les Tuamotu-Gambier et les îles Sous-le-Vent enregistrent des baisses marquées.
À ces deux piliers s’ajoutent la pêche lagonaire, essentiellement tournée vers l’autoconsommation, dont la production est estimée à plus de 7 000 tonnes, et l’aquaculture, qui amorce un redressement. La crevetticulture rebondit ainsi à 116 tonnes, après une année 2023 en retrait, signe encourageant pour la diversification de la filière.
Au final, l’année 2024 confirme la capacité de la pêche polynésienne à maintenir des volumes élevés. Mais elle révèle aussi une filière sous tension, dépendante de l’effort de pêche, du renouvellement des flottes et de débouchés extérieurs sensibles aux aléas économiques et environnementaux.
Avec 11 194 tonnes débarquées en 2024, la production issue de la pêche hauturière et côtière progresse de 1 % sur un an, un niveau nettement supérieur à la moyenne des cinq dernières années. Cette performance repose d’abord sur la pêche hauturière, qui représente près des deux tiers des captures totales. Portée par l’arrivée de nouveaux navires, la flottille compte désormais 82 thoniers actifs, permettant une hausse de la production (+1,3 %) malgré une baisse de 7 % du nombre d’hameçons posés.
La dynamique hauturière est toutefois contrastée. Si le thon germon, autrement dit le thon blanc, demeure l’espèce dominante, ses captures reculent légèrement. La croissance repose surtout sur les thons jaunes et obèses, ainsi que sur d’autres espèces comme les marlins. Les volumes exportés progressent de 2,7 % pour atteindre 2 235 tonnes, soit un quart de la production hauturière, confirmant l’orientation internationale du secteur, mais aussi sa dépendance aux marchés extérieurs.
Entre haute mer et lagon, une filière sous pression
La pêche côtière, de son côté, affiche une stabilité remarquable. Malgré une diminution du nombre de poti mārara et de bonitiers actifs, l’augmentation de l’effort de pêche permet de maintenir la production autour de 2 400 tonnes. Les captures de bonites et de thons blancs progressent, tandis que celles de thons jaunes reculent. Géographiquement, les îles du Vent concentrent plus de la moitié des prises, alors que les Tuamotu-Gambier et les îles Sous-le-Vent enregistrent des baisses marquées.
À ces deux piliers s’ajoutent la pêche lagonaire, essentiellement tournée vers l’autoconsommation, dont la production est estimée à plus de 7 000 tonnes, et l’aquaculture, qui amorce un redressement. La crevetticulture rebondit ainsi à 116 tonnes, après une année 2023 en retrait, signe encourageant pour la diversification de la filière.
Au final, l’année 2024 confirme la capacité de la pêche polynésienne à maintenir des volumes élevés. Mais elle révèle aussi une filière sous tension, dépendante de l’effort de pêche, du renouvellement des flottes et de débouchés extérieurs sensibles aux aléas économiques et environnementaux.


























