Tahiti le 12 mai 2026. La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique" pour une future sécurisation du détroit d'Ormuz, a annoncé mardi Emmanuel Macron dans un entretien avec TV5, France 24 et Radio France internationale.
"On doit obtenir la réouverture sans conditions, sans péage d'Ormuz. En démantelant tous les blocus et vraiment en ayant ce dialogue d'exigence à l'égard de l'Iran", a dit le président français depuis Nairobi, à la fin d'un sommet franco-africain. Il a déploré "une escalade dans les déclarations" côtés américain et iranien.
Il a plaidé pour un "cessez-le-feu pleinement respecté", jugeant "inacceptable" qu'il ne le soit pas au Liban.
La France et le Royaume-Uni, à la tête d'une coalition maritime de pays non-belligérants, proposent une mission multinationale pour sécuriser le détroit d'Ormuz lorsque l'Iran et les Etats-Unis accepteront de lever leur blocus respectif, et en concertation avec ces deux pays.
Les ministres britannique et français de la Défense ont coprésidé mardi une réunion en visioconférence avec leurs homologues d'une quarantaine de pays prêts à contribuer à cette mission.
Après celle-ci, Londres a annoncé une contribution de 115 millions de livres (133 millions d'euros) afin de financer des drones chasseurs de mines et des systèmes de lutte anti-drones pour cette mission lorsqu'elle deviendra "opérationnelle", selon un communiqué du ministère britannique de la Défense.
L'initiative à l'ONU devrait prendre la forme d'un projet de résolution au Conseil de sécurité des Nations unies pour donner un cadre à cette éventuelle mission. Paris veut convaincre Téhéran et Washington de décorréler le sort d'Ormuz du reste du conflit et des négociations avec l'Iran.
Le blocage de ce passage maritime stratégique entrave l'exportation d'hydrocarbures du Golfe et fait monter leur prix, impactant l'économie mondiale.
"La réouverture d'Ormuz est la priorité absolue", a insisté le président français, elle doit intervenir "avant de traiter les autres sujets par une négociation".
Parallèlement, Emmanuel Macron estime qu'il faut reprendre le dialogue "sur la question nucléaire et balistique entre l'Iran et les Etats-Unis", mais aussi avec les Européens.
"Moi, je soutiens l'idée qu'il faut inclure tous les pays de la région qui sont les principaux touchés par ce qu'on est en train de vivre et qui sont touchés aussi par la déstabilisation que certaines milices peuvent créer dans leur pays", a-t-il ajouté.
Un projet de résolution porté par les Etats-Unis et Bahrein, qui stipule que l'Iran doit cesser "immédiatement toutes ses attaques et ses menaces" contre les navires et "toute tentative d'empêcher" la liberté de navigation dans le détroit stratégique, est également sur la table, mais menacé par un veto russe.
"On doit obtenir la réouverture sans conditions, sans péage d'Ormuz. En démantelant tous les blocus et vraiment en ayant ce dialogue d'exigence à l'égard de l'Iran", a dit le président français depuis Nairobi, à la fin d'un sommet franco-africain. Il a déploré "une escalade dans les déclarations" côtés américain et iranien.
Il a plaidé pour un "cessez-le-feu pleinement respecté", jugeant "inacceptable" qu'il ne le soit pas au Liban.
La France et le Royaume-Uni, à la tête d'une coalition maritime de pays non-belligérants, proposent une mission multinationale pour sécuriser le détroit d'Ormuz lorsque l'Iran et les Etats-Unis accepteront de lever leur blocus respectif, et en concertation avec ces deux pays.
Les ministres britannique et français de la Défense ont coprésidé mardi une réunion en visioconférence avec leurs homologues d'une quarantaine de pays prêts à contribuer à cette mission.
Après celle-ci, Londres a annoncé une contribution de 115 millions de livres (133 millions d'euros) afin de financer des drones chasseurs de mines et des systèmes de lutte anti-drones pour cette mission lorsqu'elle deviendra "opérationnelle", selon un communiqué du ministère britannique de la Défense.
L'initiative à l'ONU devrait prendre la forme d'un projet de résolution au Conseil de sécurité des Nations unies pour donner un cadre à cette éventuelle mission. Paris veut convaincre Téhéran et Washington de décorréler le sort d'Ormuz du reste du conflit et des négociations avec l'Iran.
Le blocage de ce passage maritime stratégique entrave l'exportation d'hydrocarbures du Golfe et fait monter leur prix, impactant l'économie mondiale.
"La réouverture d'Ormuz est la priorité absolue", a insisté le président français, elle doit intervenir "avant de traiter les autres sujets par une négociation".
Parallèlement, Emmanuel Macron estime qu'il faut reprendre le dialogue "sur la question nucléaire et balistique entre l'Iran et les Etats-Unis", mais aussi avec les Européens.
"Moi, je soutiens l'idée qu'il faut inclure tous les pays de la région qui sont les principaux touchés par ce qu'on est en train de vivre et qui sont touchés aussi par la déstabilisation que certaines milices peuvent créer dans leur pays", a-t-il ajouté.
Un projet de résolution porté par les Etats-Unis et Bahrein, qui stipule que l'Iran doit cesser "immédiatement toutes ses attaques et ses menaces" contre les navires et "toute tentative d'empêcher" la liberté de navigation dans le détroit stratégique, est également sur la table, mais menacé par un veto russe.





























