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Michel Germaneau, la réaction du maire de Marcoussis en vidéo


Tout à côté de la mairie, le patron du café "Jean Bart", qui souhaite conserver l'anonymat, confie que lundi matin, avant la confirmation par Nicolas Sarkozy de sa mort, l'annonce de l'exécution de Michel Germaneau n'a pas délié les langues de ses clients, alors que les médias sont déjà omniprésents dans le centre-ville.



Marcoussis apprend, abasourdi, l'exécution de Michel Germaneau
Origine : France



MARCOUSSIS, 26 juillet 2010 (AFP) - Abasourdis, la colère le disputant à la tristesse, les habitants de Marcoussis, où résidait Michel Germaneau, ont appris lundi matin l'exécution par Al-Qaïda de l'otage français, un voisin peu connu dans cette ville d'à peine 8.000 habitants, au sud de Paris.
Gérard Noël, 64 ans, habitant de Marcoussis depuis toujours, connaissait de vue le retraité. Comme beaucoup de Marcoussissiens, c'est par la presse qu'il a appris la capture de son voisin par le groupe islamiste.

"Je ne savais pas qu'il faisait de l'humanitaire", souligne-t-il, avant d'ajouter: "C'est malheureux".

"Ma mère m'a dit ça ce matin. Il était client du garage de mes parents", dit Maxence Foucault, 17 ans.

Face à la mairie, Valérie Van de Mergel, 36 ans, qui tient un salon de toilettage, précise: "On en parle, mais plutôt en se demandant ce qu'il a été faire là-bas".

Pour elle, "il y a bien d'autres façons de donner son bon coeur aux gens, son temps, sans aller dans des pays qui risquent. En France, il y a de quoi aider, dans des écoles pour handicapés, par exemple". Assis sur un tabouret, son client acquiesce.

Tout en tondant un docile caniche blanc, elle observe, par sa vitrine, les caméras qui s'installent devant la mairie. "On aurait dû en parler avant, parler de ses exploits, puis de la tristesse", regrette-t-elle.

A quelques centaines de mètres du centre-ville, le quartier du Mesnil, où vivait le retraité depuis une quarantaine d'années, a conservé son calme. Seuls des travaux et le passage de quelques voitures troublent le silence.

Devant sa maison, à quelques pas de celle de Michel Germaneau, Maryvonne Brossmer, 68 ans, s'émeut de ce que l'on ne sache pas si l'otage a été exécuté, ou "s'il est mort de sa maladie".

Elle aussi a appris son enlèvement par les media: "il était discret, pas tellement connu. On se disait bonjour-bonsoir, mais c'est tout. J'avais bien connu sa maman, qui habitait là avant".

"C'est triste, quand on veut aider les autres", soupire-t-elle, avant de retourner s'occuper de ses petits-enfants.

Philippe Toudon, 48 ans, habite lui aussi cette rue. Il est révolté que l'on puisse "tuer une personne âgée qui était humanitaire". "C'est une honte", s'exclame-t-il.

Il continue : "Et puis, ça ne s'arrêtera pas là : il y aura encore des otages, pour faire pression sur les gouvernements".

Pour autant, il lui semble important que des missions humanitaires continuent à être menées : "Ces pays pauvres sont dans le besoin, il faut continuer le combat".

Jeudi, à 19H00, les Marcoussissiens se réuniront en silence devant la mairie, à la mémoire de Michel Germaneau.

Rédigé par AFP et LCI le Lundi 26 Juillet 2010 à 11:36 | Lu 489 fois


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