Tahiti le 7 juillet 2026. Marine Le Pen sera candidate à l'élection présidentielle, a-t-elle annoncé mardi soir sur TF1, et compte se pourvoir en cassation --qui suspend selon elle le port du bracelet électronique-- après sa condamnation par la Cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national.
"Ce soir, je suis candidate à l'élection présidentielle", a déclaré la triple candidate du RN à l’Élysée, quelques heures après l'arrêt de la Cour d'appel.
"Comme j'ai la possibilité de faire un pourvoi en cassation (...) et que le pourvoi en cassation suspend les effets de l'arrêt, je ferai donc campagne sans bracelet électronique", a ajouté la députée du Pas-de-Calais.
"Nous allons très rapidement, Jordan Bardella et moi-même, démarrer cette campagne présidentielle", a-t-elle également déclaré, évoquant une nouvelle fois un "binôme", un "couple politique" avec le président du Rassemblement national, qui sera son Premier ministre en cas de victoire.
"J'ai été heureuse qu'on rende aux Français leur liberté de voter et que la Cour me rende mon éligibilité", a-t-elle dit. La justice l'a reconnue coupable de détournements de fonds du Parlement européen et l'a condamnée à trois ans d'emprisonnement, dont un an sous bracelet électronique.
Elle a écopé d'une peine complémentaire d'inéligibilité de 45 mois, dont 30 avec sursis, ce qui lui permet d'être éligible pour la présidentielle de 2027. Car la peine d'inéligibilité infligée par le tribunal en première instance avait commencé de s'appliquer.
Immédiatement après la décision de la Cour d'appel, Mme Le Pen s'était réunie avec l'état-major du parti d'extrême-droite à son nouveau QG, rue Cortambert dans le 16e arrondissement de la capitale.
Et si la Cour de cassation désavouait à nouveau la leader du RN ? "Nous verrons", a-t-elle répondu, mais il n'existe "plus de scénario dans lequel je ne peux plus me présenter", a-t-elle ajouté.
"Ce soir, je suis candidate à l'élection présidentielle", a déclaré la triple candidate du RN à l’Élysée, quelques heures après l'arrêt de la Cour d'appel.
"Comme j'ai la possibilité de faire un pourvoi en cassation (...) et que le pourvoi en cassation suspend les effets de l'arrêt, je ferai donc campagne sans bracelet électronique", a ajouté la députée du Pas-de-Calais.
"Nous allons très rapidement, Jordan Bardella et moi-même, démarrer cette campagne présidentielle", a-t-elle également déclaré, évoquant une nouvelle fois un "binôme", un "couple politique" avec le président du Rassemblement national, qui sera son Premier ministre en cas de victoire.
"J'ai été heureuse qu'on rende aux Français leur liberté de voter et que la Cour me rende mon éligibilité", a-t-elle dit. La justice l'a reconnue coupable de détournements de fonds du Parlement européen et l'a condamnée à trois ans d'emprisonnement, dont un an sous bracelet électronique.
Elle a écopé d'une peine complémentaire d'inéligibilité de 45 mois, dont 30 avec sursis, ce qui lui permet d'être éligible pour la présidentielle de 2027. Car la peine d'inéligibilité infligée par le tribunal en première instance avait commencé de s'appliquer.
Immédiatement après la décision de la Cour d'appel, Mme Le Pen s'était réunie avec l'état-major du parti d'extrême-droite à son nouveau QG, rue Cortambert dans le 16e arrondissement de la capitale.
Et si la Cour de cassation désavouait à nouveau la leader du RN ? "Nous verrons", a-t-elle répondu, mais il n'existe "plus de scénario dans lequel je ne peux plus me présenter", a-t-elle ajouté.
"Dimension morale"
Ce maintien de candidature a été vertement critiqué par ses concurrents à l’Élysée. Gabriel Attal a pointé la "dimension morale" d'une candidate "condamnée à deux reprises" pour "détournement de fonds publics".
Marine Le Pen devra "expliquer" ce "reniement" aux Français, qui "trancheront", a pour sa part réagi Édouard Philippe sur France 2.
Le secrétaire général des Républicains (LR) Othman Nasrou a accusé la candidate du RN de "prendre la démocratie en otage" et de "fragiliser les institutions" avec ce "revirement" qui "abîme la confiance des Français envers la politique".
A gauche, la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier a fustigé une manoeuvre juridique de Mme Le Pen pour "faire diversion".
"Une bonne nouvelle pour la démocratie française", a au contraire réagi l'allié du RN Eric Ciotti. "Il est sain que ce soit aux Français de trancher et non aux juges", a renchéri Eric Zemmour, le président de Reconquête.
Mme Le Pen avait récemment exclu de mener campagne lestée d'un bracelet électronique. "Ce ne sera pas possible" car "quand on est candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements", disait-elle la semaine dernière.
Une entrave qu'elle estime levée par son pourvoi en cassation. Même si la haute cour avait indiqué qu'elle statuerait en début d'année 2027, en cas de pourvoi. Si elle confirmait alors l'arrêt de la cour d'appel, celui-ci s'appliquerait immédiatement.
Dans leur jugement, les trois magistrates ont estimé que l'ex-présidente du parti à la flamme avait, à ce titre, "joué un rôle prépondérant dans l'organisation des détournements de fonds publics" et "agi en connaissance de cause", a expliqué à l'AFP la porte-parole de la cour d'appel, Tania Jewczuk
Mais les juges ont aussi pris soin de souligner l'importance de la "liberté des candidatures", en l'espèce à l'élection présidentielle, tout autant que la "liberté du choix des électeurs". Fautive mais libre de choisir son destin, en somme.
Marine Le Pen devra "expliquer" ce "reniement" aux Français, qui "trancheront", a pour sa part réagi Édouard Philippe sur France 2.
Le secrétaire général des Républicains (LR) Othman Nasrou a accusé la candidate du RN de "prendre la démocratie en otage" et de "fragiliser les institutions" avec ce "revirement" qui "abîme la confiance des Français envers la politique".
A gauche, la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier a fustigé une manoeuvre juridique de Mme Le Pen pour "faire diversion".
"Une bonne nouvelle pour la démocratie française", a au contraire réagi l'allié du RN Eric Ciotti. "Il est sain que ce soit aux Français de trancher et non aux juges", a renchéri Eric Zemmour, le président de Reconquête.
Mme Le Pen avait récemment exclu de mener campagne lestée d'un bracelet électronique. "Ce ne sera pas possible" car "quand on est candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements", disait-elle la semaine dernière.
Une entrave qu'elle estime levée par son pourvoi en cassation. Même si la haute cour avait indiqué qu'elle statuerait en début d'année 2027, en cas de pourvoi. Si elle confirmait alors l'arrêt de la cour d'appel, celui-ci s'appliquerait immédiatement.
Dans leur jugement, les trois magistrates ont estimé que l'ex-présidente du parti à la flamme avait, à ce titre, "joué un rôle prépondérant dans l'organisation des détournements de fonds publics" et "agi en connaissance de cause", a expliqué à l'AFP la porte-parole de la cour d'appel, Tania Jewczuk
Mais les juges ont aussi pris soin de souligner l'importance de la "liberté des candidatures", en l'espèce à l'élection présidentielle, tout autant que la "liberté du choix des électeurs". Fautive mais libre de choisir son destin, en somme.
"Même poil, même bête"
Mme Le Pen et M. Bardella caracolent tous deux depuis des mois en tête des sondages, au-delà des 30% d'intentions de vote en vue du scrutin programmé les 18 avril et 2 mai 2027.
Le dauphin est même devenu le favori de l'opinion, devançant systématiquement de quelques points sa mentor, et donc un peu mieux placé pour récolter les fruits d'une stratégie de "dédiabolisation" de l'extrême droite qu'elle a initiée dès son accession à la tête du parti il y a quinze ans.
Beaucoup de leurs rivaux ne cachaient pas leur préférence pour un Jordan Bardella jugé plus fragile, du fait de son jeune âge et de sa moindre expérience. Même Jean-Luc Mélenchon se méfie davantage d'une Marine Le Pen qu'il juge "très intelligente".
Le patriarche Insoumis a cependant réagi au verdict en assurant qu'il n'y aurait "rien de changé quelle que soit la candidature" du RN, dont il entend "débarrasser le pays par la voie des urnes".
"Nous ne laisserons pas la République dans les mains de gens qui sont profondément corrompus", a aussi réagi Raphaël Glucksmann, promettant de "combattre jusqu'au bout la personne qui représentera le RN".
A plus de 3.000 kilomètres, depuis Damas où il était en visite officielle, Emmanuel Macron a lui refusé de s'exprimer sur le sort de celle qu'il a affrontée et battue à deux reprises. "Ce qui est sain pour la démocratie, c'est que le président de la République ne commente pas les décisions de justice", a déclaré le chef de l’État.
Le dauphin est même devenu le favori de l'opinion, devançant systématiquement de quelques points sa mentor, et donc un peu mieux placé pour récolter les fruits d'une stratégie de "dédiabolisation" de l'extrême droite qu'elle a initiée dès son accession à la tête du parti il y a quinze ans.
Beaucoup de leurs rivaux ne cachaient pas leur préférence pour un Jordan Bardella jugé plus fragile, du fait de son jeune âge et de sa moindre expérience. Même Jean-Luc Mélenchon se méfie davantage d'une Marine Le Pen qu'il juge "très intelligente".
Le patriarche Insoumis a cependant réagi au verdict en assurant qu'il n'y aurait "rien de changé quelle que soit la candidature" du RN, dont il entend "débarrasser le pays par la voie des urnes".
"Nous ne laisserons pas la République dans les mains de gens qui sont profondément corrompus", a aussi réagi Raphaël Glucksmann, promettant de "combattre jusqu'au bout la personne qui représentera le RN".
A plus de 3.000 kilomètres, depuis Damas où il était en visite officielle, Emmanuel Macron a lui refusé de s'exprimer sur le sort de celle qu'il a affrontée et battue à deux reprises. "Ce qui est sain pour la démocratie, c'est que le président de la République ne commente pas les décisions de justice", a déclaré le chef de l’État.


































