Tahiti, le 4 novembre 2026 - Filmées à leur insu, les victimes présumées seraient toujours traumatisées. Plus d’un an après les faits, le mal-être persiste aux cliniques de Mama’o et Cardella. Le cadre soignant mis en cause aurait eu comme simple sanction “une journée de mise à pied”. La direction aurait proposé que “l’agent présente ses excuses et que les victimes continuent de travailler avec lui ou soient transférées à Cardella”. Une attitude pas assez sévère pour le personnel qui réclame plus de transparence dans ce dossier.
Une partie du personnel des cliniques Mama’o et Cardella n’aurait plus aucune “confiance” en leur direction. Elle dénonce une “souffrance au travail”, des “différences de traitement”, des “pressions”, du “harcèlement” ou encore des “inquiétudes pour la sécurité des patients”.
L’affaire débute le 29 août 2025. Des agentes de la clinique Mama’o découvrent qu'elles ont été filmées à leur insu dans le vestiaire “mixte” par un cadre soignant.
Selon plusieurs sources concordantes, l’auteur présumé aurait posé son téléphone en mode enregistrement vidéo alors qu'il se rendait “aux toilettes qui sont dans ce même vestiaire mixte”. Le CHST aurait été saisi, nous dit-on.
Une plainte est déposée le 31 août 2025 et la nouvelle se répand comme une traînée de poudre dans le milieu hospitalier du Fenua. Un an plus tard, l’affaire continue à faire du bruit et les langues se délient.
Selon les témoignages recueillis, lorsque le soignant récupère son téléphone, il quitte immédiatement le vestiaire. Les victimes “apeurées et dans le déni”, décident de prioriser la prise en charge des patients.
En fin de journée, elles décident de le confronter. Il leur aurait demandé : “C'est par rapport à la vidéo de ce matin ?” Il aurait d’abord expliqué que “son téléphone était resté bloqué en mode enregistrement depuis son réveil” avant de changer de version : “J’ai l'habitude de me filmer et de me prendre en vidéo pour envoyer à ma famille en métropole”, aurait-il déclaré.
Une partie du personnel des cliniques Mama’o et Cardella n’aurait plus aucune “confiance” en leur direction. Elle dénonce une “souffrance au travail”, des “différences de traitement”, des “pressions”, du “harcèlement” ou encore des “inquiétudes pour la sécurité des patients”.
L’affaire débute le 29 août 2025. Des agentes de la clinique Mama’o découvrent qu'elles ont été filmées à leur insu dans le vestiaire “mixte” par un cadre soignant.
Selon plusieurs sources concordantes, l’auteur présumé aurait posé son téléphone en mode enregistrement vidéo alors qu'il se rendait “aux toilettes qui sont dans ce même vestiaire mixte”. Le CHST aurait été saisi, nous dit-on.
Une plainte est déposée le 31 août 2025 et la nouvelle se répand comme une traînée de poudre dans le milieu hospitalier du Fenua. Un an plus tard, l’affaire continue à faire du bruit et les langues se délient.
Selon les témoignages recueillis, lorsque le soignant récupère son téléphone, il quitte immédiatement le vestiaire. Les victimes “apeurées et dans le déni”, décident de prioriser la prise en charge des patients.
En fin de journée, elles décident de le confronter. Il leur aurait demandé : “C'est par rapport à la vidéo de ce matin ?” Il aurait d’abord expliqué que “son téléphone était resté bloqué en mode enregistrement depuis son réveil” avant de changer de version : “J’ai l'habitude de me filmer et de me prendre en vidéo pour envoyer à ma famille en métropole”, aurait-il déclaré.
“Une mise à pied d’une journée”
Selon nos sources, les victimes auraient informé le gérant et directeur des établissements Mama’o et Cardella, Diego Lao. “Il a proposé que l’agent leur présente ses excuses et qu’elles continuent à travailler avec lui dans les mêmes locaux ou de les transférer à Cardella”.
Le directeur aurait reçu les deux témoins à deux reprises, les 1er et 3 septembre. Quelques jours après les faits, ces derniers auraient été “administrativement démissionnés” de la clinique Mama’o, puis embauchés à Cardella avec une période d’essai, le 8 septembre 2025.
Cette décision a suscité “colère et indignation” chez les salariés. “Il aurait très bien pu être transféré à la clinique Cardella. Pourquoi les victimes ont elles dû partir et pas lui ? Qu'est-ce qui se cache derrière la protection de ce type de situation ? Il y a quelque chose qui nous échappe”, assurent nos sources.
Ces derniers dénoncent les injustices et la politique du “deux poids, deux mesures” du gérant et directeur, Diego Lao. “Alors qu’un soignant faisant fonction de cadre accusé de faits graves réintègre son poste après seulement un jour de mise à pied, d’autres salariés sont lourdement sanctionnés pour de simples conflits d'humeur. En réalité, la durée des sanctions dépend uniquement du pouvoir et de l'influence des personnes concernées”.
Selon les témoignages, le soignant serait toujours en poste à Mama’o. “Il aurait dû être écarté des patients”, assurent les employés. Selon eux, tous ceux qui étaient au courant de l’affaire ont “tous été virés et lui, il est toujours à Mama’o (…) à faire ce qu'il fait depuis des années. Il est conforté, il est même soutenu”.
Certains soignants disent craindre pour la sécurité des patients : “Si des collègues ont été filmées alors qu'elles étaient bien éveillées, qu'en est-il des patients lorsqu'ils sont endormis au bloc ?”
Les victimes auraient même subi des pressions de l’administration “à la limite du harcèlement car il fallait qu'elles se taisent et qu’elles arrêtent de parler de ce qui s’est passé avec l'agent faisant fonction de cadre”.
Selon les dires de nos sources, Diego Lao ne prendrait pas au “sérieux” cette affaire et “c'est extrêmement choquant et scandaleux, cela fait vraiment peser un risque sur les prises en charge des patients. Ça aurait été ses filles, l'agresseur aurait été mis à pied, viré même, viré en dehors du territoire, en fait”.
Le directeur aurait reçu les deux témoins à deux reprises, les 1er et 3 septembre. Quelques jours après les faits, ces derniers auraient été “administrativement démissionnés” de la clinique Mama’o, puis embauchés à Cardella avec une période d’essai, le 8 septembre 2025.
Cette décision a suscité “colère et indignation” chez les salariés. “Il aurait très bien pu être transféré à la clinique Cardella. Pourquoi les victimes ont elles dû partir et pas lui ? Qu'est-ce qui se cache derrière la protection de ce type de situation ? Il y a quelque chose qui nous échappe”, assurent nos sources.
Ces derniers dénoncent les injustices et la politique du “deux poids, deux mesures” du gérant et directeur, Diego Lao. “Alors qu’un soignant faisant fonction de cadre accusé de faits graves réintègre son poste après seulement un jour de mise à pied, d’autres salariés sont lourdement sanctionnés pour de simples conflits d'humeur. En réalité, la durée des sanctions dépend uniquement du pouvoir et de l'influence des personnes concernées”.
Selon les témoignages, le soignant serait toujours en poste à Mama’o. “Il aurait dû être écarté des patients”, assurent les employés. Selon eux, tous ceux qui étaient au courant de l’affaire ont “tous été virés et lui, il est toujours à Mama’o (…) à faire ce qu'il fait depuis des années. Il est conforté, il est même soutenu”.
Certains soignants disent craindre pour la sécurité des patients : “Si des collègues ont été filmées alors qu'elles étaient bien éveillées, qu'en est-il des patients lorsqu'ils sont endormis au bloc ?”
Les victimes auraient même subi des pressions de l’administration “à la limite du harcèlement car il fallait qu'elles se taisent et qu’elles arrêtent de parler de ce qui s’est passé avec l'agent faisant fonction de cadre”.
Selon les dires de nos sources, Diego Lao ne prendrait pas au “sérieux” cette affaire et “c'est extrêmement choquant et scandaleux, cela fait vraiment peser un risque sur les prises en charge des patients. Ça aurait été ses filles, l'agresseur aurait été mis à pied, viré même, viré en dehors du territoire, en fait”.
“On vit dans une espèce de dictature”
Un témoin décrit les conséquences psychologiques de l’affaire : “On voit la souffrance des victimes dès qu'on aborde le sujet. Elles se referment, tremblent, elles ne sont pas bien, elles sont dans une colère, une peur aussi, une frustration. Et je me dis, mais ce n'est pas possible, on vit dans une espèce de dictature”.
Certains chefs auraient même indiqué aux salariés que les victimes “ne devraient pas parler autant parce que c'est ce qui doit fâcher Diego”. Une remarque qui a suscité l’indignation : “Ça veut dire quoi ? Il faut camoufler, il faut étouffer les choses ? Ce n'est pas possible”.
D’autres salariés outrés par cette “injustice” sont persuadés qu’“il y a sûrement eu des antécédents”. “Pourquoi est-ce que certains sont protégés et pas d'autres ? Qu'est-ce qui fait qu'ils sont protégés ? Est-ce qu'ils savent des choses ? Comment est-ce possible ?”
“Il faut faire remonter les choses qui sont inacceptables au sein de cette clinique, aussi bien pour la santé des patients, leur prise en charge que la santé mentale du personnel. On ne peut pas continuer à vivre dans cette peur et ne rien faire parce qu’on craint d'être blacklisté (…). Je suis révolté, on veut prendre soin des gens, et on ne nous donne pas les moyens, et on nous en dégoûte”, assure un salarié.
Selon les témoignages recueillis, le soignant faisant fonction de cadre ne serait pas inscrit à l'ordre des infirmiers. Certains évoquent un possible “exercice illégal de la profession”. Des salariés ne souhaiteraient “plus travailler avec lui”.
Certains chefs auraient même indiqué aux salariés que les victimes “ne devraient pas parler autant parce que c'est ce qui doit fâcher Diego”. Une remarque qui a suscité l’indignation : “Ça veut dire quoi ? Il faut camoufler, il faut étouffer les choses ? Ce n'est pas possible”.
D’autres salariés outrés par cette “injustice” sont persuadés qu’“il y a sûrement eu des antécédents”. “Pourquoi est-ce que certains sont protégés et pas d'autres ? Qu'est-ce qui fait qu'ils sont protégés ? Est-ce qu'ils savent des choses ? Comment est-ce possible ?”
“Il faut faire remonter les choses qui sont inacceptables au sein de cette clinique, aussi bien pour la santé des patients, leur prise en charge que la santé mentale du personnel. On ne peut pas continuer à vivre dans cette peur et ne rien faire parce qu’on craint d'être blacklisté (…). Je suis révolté, on veut prendre soin des gens, et on ne nous donne pas les moyens, et on nous en dégoûte”, assure un salarié.
Selon les témoignages recueillis, le soignant faisant fonction de cadre ne serait pas inscrit à l'ordre des infirmiers. Certains évoquent un possible “exercice illégal de la profession”. Des salariés ne souhaiteraient “plus travailler avec lui”.
La direction reconnaît avoir été informée
Le cadre mis en cause dans cette affaire a fini par fixer un rendez-vous avec la rédaction de Tahiti infos le 12 août 2026. Ce dernier a annulé quelques minutes plus tard à la demande de son “directeur”, nous a-t-il indiqué par SMS.
Nous avons également tenté, à plusieurs reprises, de joindre par téléphone le gérant et directeur des établissements hospitaliers, Diego Lao. Il n’a jamais répondu à nos sollicitations.
Cependant, des échanges par mail ont eu lieu à partir du mois d’août. Le 11 août, il affirme prendre “avec le plus grand sérieux” cette affaire mais refuse de “commenter publiquement la situation individuelle des personnes concernées” invoquant “la confidentialité et la présomption d’innocence”. Il demande à connaître “les faits exacts (…) leurs sources” afin d’apporter “les éventuelles précisions factuelles utiles”.
Le 13 août, Diego Lao reconnaît avoir choisi de communiquer sa “position par écrit et de manière institutionnelle”. Il indique avoir eu “connaissance d’allégations concernant des enregistrements qui auraient été réalisés dans les locaux de l’établissement”, ainsi que des démarches entreprises à la suite de ces signalements. Il “conteste que les faits puissent être présentés comme établis en l’absence d’éléments objectifs permettant de les corroborer”.
Des questions complémentaires lui ont été envoyées sur les conditions de maintien en poste du soignant et les mesures prises pour garantir la sécurité et la dignité du personnel. À ce jour, trois mois après leur envoi, la rédaction n’a reçu aucune réponse de sa part.
Et plus d’un an après les faits, les salariés qui ont témoigné disent toujours attendre des réponses. Pour eux, le malaise demeure et la confiance envers la direction reste profondément fragilisée.
Nous avons également tenté, à plusieurs reprises, de joindre par téléphone le gérant et directeur des établissements hospitaliers, Diego Lao. Il n’a jamais répondu à nos sollicitations.
Cependant, des échanges par mail ont eu lieu à partir du mois d’août. Le 11 août, il affirme prendre “avec le plus grand sérieux” cette affaire mais refuse de “commenter publiquement la situation individuelle des personnes concernées” invoquant “la confidentialité et la présomption d’innocence”. Il demande à connaître “les faits exacts (…) leurs sources” afin d’apporter “les éventuelles précisions factuelles utiles”.
Le 13 août, Diego Lao reconnaît avoir choisi de communiquer sa “position par écrit et de manière institutionnelle”. Il indique avoir eu “connaissance d’allégations concernant des enregistrements qui auraient été réalisés dans les locaux de l’établissement”, ainsi que des démarches entreprises à la suite de ces signalements. Il “conteste que les faits puissent être présentés comme établis en l’absence d’éléments objectifs permettant de les corroborer”.
Des questions complémentaires lui ont été envoyées sur les conditions de maintien en poste du soignant et les mesures prises pour garantir la sécurité et la dignité du personnel. À ce jour, trois mois après leur envoi, la rédaction n’a reçu aucune réponse de sa part.
Et plus d’un an après les faits, les salariés qui ont témoigné disent toujours attendre des réponses. Pour eux, le malaise demeure et la confiance envers la direction reste profondément fragilisée.
































