Paris, France, le 21 octobre 2026. Quatre jours après les violences du 17 octobre, Emmanuel Macron semble toujours sans solution pour éteindre la crise. Après une allocution télévisée décriée et un déplacement contesté dans le Golfe, il renvoie plus que jamais l'image d'un président impuissant à la fin de mandat crépusculaire.
"Cette jeunesse, on lui doit beaucoup", a affirmé mercredi le président de la République depuis Doha, à l'issue d'un déplacement de trois jours dans la région.
Il n'a pourtant rien annoncé pour les lycéens et les manifestants, plus nombreux que prévu à défiler samedi contre "la vie chère", et dont les cortèges ont été entachés par de nombreuses violences, dégradations et pillages.
Le gouvernement a de fait privilégié le retour à l'ordre, avec des couvre-feux localisés et l'encadrement des manifestations à venir afin d'éviter de nouveaux débordements.
Mais pour la réponse politique, "le roi est nu", résumait mercredi un ancien conseiller.
Car l'exécutif est sans marges de manœuvre et affaibli, ont souligné plusieurs responsables politiques, à l'instar de Marine Le Pen qui a encore égratigné mercredi "un pouvoir finissant qui n'a plus la main".
L'ancien président socialiste François Hollande décrit une "crise d'autorité", avec un gouvernement "faible" dépourvu de majorité, un président "absent" et des ministres sans "expérience".
Le maintien d'un déplacement dans le Golfe n'a pas été "compris", juge sévèrement l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, alors que le pays "a besoin d'être commandé". "Je suis dans mon rôle, je suis à ma tâche", a répondu mercredi Emmanuel Macron.
"Cette jeunesse, on lui doit beaucoup", a affirmé mercredi le président de la République depuis Doha, à l'issue d'un déplacement de trois jours dans la région.
Il n'a pourtant rien annoncé pour les lycéens et les manifestants, plus nombreux que prévu à défiler samedi contre "la vie chère", et dont les cortèges ont été entachés par de nombreuses violences, dégradations et pillages.
Le gouvernement a de fait privilégié le retour à l'ordre, avec des couvre-feux localisés et l'encadrement des manifestations à venir afin d'éviter de nouveaux débordements.
Mais pour la réponse politique, "le roi est nu", résumait mercredi un ancien conseiller.
Car l'exécutif est sans marges de manœuvre et affaibli, ont souligné plusieurs responsables politiques, à l'instar de Marine Le Pen qui a encore égratigné mercredi "un pouvoir finissant qui n'a plus la main".
L'ancien président socialiste François Hollande décrit une "crise d'autorité", avec un gouvernement "faible" dépourvu de majorité, un président "absent" et des ministres sans "expérience".
Le maintien d'un déplacement dans le Golfe n'a pas été "compris", juge sévèrement l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, alors que le pays "a besoin d'être commandé". "Je suis dans mon rôle, je suis à ma tâche", a répondu mercredi Emmanuel Macron.
- "Rien n'est tenu" -
"+Comme chef d'État, au fond, deux choses lui manquaient, qu'il fut un chef et qu'il y ait un Etat+", a tonné devant le Sénat le président et candidat des Républicains Bruno Retailleau, en citant le général de Gaulle qui parlait de la faiblesse du dernier président de la Troisième République Albert Lebrun devant la débâcle de 1940.
Drôle de "chorégraphie" qu'a offert le chef de l’État dans la nuit de dimanche à lundi, note aussi un ancien conseiller ministériel. Dans la foulée d'une allocution sur laquelle s'est abattue une pluie de critiques, Emmanuel Macron a fait savoir, nuitamment, que son ministre de l'Intérieur Laurent Nunez avait présenté sa démission... et qu'il l'avait refusée. De quoi donner l'impression que "personne n'est responsable", ajoute le même.
Au final, un élu Horizons se dit "révulsé par ces incantations qui mettent en scène l'impuissance de l'Etat". Emmanuel Macron "ne perçoit pas combien sa parole est démonétisée", ajoute-t-il en décrivant une "ambiance crépusculaire".
"Un gouvernement en état de faiblesse est incapable de dire quoi que ce soit", cingle un responsable du bloc central.
Acculé à répondre à la fois sur l'ordre public et le mouvement social, "c’est compliqué" pour lui, modère-t-il. "Politiquement il est affaibli par ce qui s'est passé samedi, et économiquement il est étranglé par le budget" pour ne pas plomber davantage le déficit.
L'agence de notation Moody's doit abaisser vendredi soir sa note de la dette française, au vu de l'état dégradé des finances publiques.
Drôle de "chorégraphie" qu'a offert le chef de l’État dans la nuit de dimanche à lundi, note aussi un ancien conseiller ministériel. Dans la foulée d'une allocution sur laquelle s'est abattue une pluie de critiques, Emmanuel Macron a fait savoir, nuitamment, que son ministre de l'Intérieur Laurent Nunez avait présenté sa démission... et qu'il l'avait refusée. De quoi donner l'impression que "personne n'est responsable", ajoute le même.
Au final, un élu Horizons se dit "révulsé par ces incantations qui mettent en scène l'impuissance de l'Etat". Emmanuel Macron "ne perçoit pas combien sa parole est démonétisée", ajoute-t-il en décrivant une "ambiance crépusculaire".
"Un gouvernement en état de faiblesse est incapable de dire quoi que ce soit", cingle un responsable du bloc central.
Acculé à répondre à la fois sur l'ordre public et le mouvement social, "c’est compliqué" pour lui, modère-t-il. "Politiquement il est affaibli par ce qui s'est passé samedi, et économiquement il est étranglé par le budget" pour ne pas plomber davantage le déficit.
L'agence de notation Moody's doit abaisser vendredi soir sa note de la dette française, au vu de l'état dégradé des finances publiques.
- Courroux syndical -
Les syndicats sont eux ressortis déçus voire en colère de leur réunion mercredi avec Sébastien Lecornu, qui n'a pas répondu à leurs revendications ni à celles des lycéens, pas conviés à ce rendez-vous.
De quoi faire monter la température syndicale. "Le Premier ministre ne fait que renforcer la colère", a tonné la patronne de la CGT Sophie Binet, en appelant à amplifier la mobilisation.
"J'assume ce rythme, qui n'est pas un rythme d'effets d'annonce", s'est défendu devant le Sénat Sébastien Lecornu. Des "premières décisions" pour la jeunesse seront présentées lundi mais elles devront encore passer le cap du budget.
L'impuissance rejoint un défaut d'écoute souvent reproché à Emmanuel Macron, accusé d'être sans considération pour les corps intermédiaires.
La présidente de la CFE-CGC Christelle Thieffinne a pointé une "non-écoute du corps social" depuis "des années", en citant les manifestations contre la réforme des retraites, finalement adoptée sans vote au Parlement, ou le mouvement des gilets jaunes dont il n'est "rien sorti".
De quoi accentuer l'isolement d'un exécutif en fin de mandat.
Sophie Binet a appelé le Premier ministre, qui se montre le moins possible, à sortir de son "bunker" de Matignon pour enfin "entendre" la colère sociale.
De quoi faire monter la température syndicale. "Le Premier ministre ne fait que renforcer la colère", a tonné la patronne de la CGT Sophie Binet, en appelant à amplifier la mobilisation.
"J'assume ce rythme, qui n'est pas un rythme d'effets d'annonce", s'est défendu devant le Sénat Sébastien Lecornu. Des "premières décisions" pour la jeunesse seront présentées lundi mais elles devront encore passer le cap du budget.
L'impuissance rejoint un défaut d'écoute souvent reproché à Emmanuel Macron, accusé d'être sans considération pour les corps intermédiaires.
La présidente de la CFE-CGC Christelle Thieffinne a pointé une "non-écoute du corps social" depuis "des années", en citant les manifestations contre la réforme des retraites, finalement adoptée sans vote au Parlement, ou le mouvement des gilets jaunes dont il n'est "rien sorti".
De quoi accentuer l'isolement d'un exécutif en fin de mandat.
Sophie Binet a appelé le Premier ministre, qui se montre le moins possible, à sortir de son "bunker" de Matignon pour enfin "entendre" la colère sociale.












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