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Les contrôleurs aériens réagissent au courrier du SEAC PF


Tahiti, le 16 janvier 2026 – Au lendemain du courrier adressé aux médias par la section locale du SEAC PF, un collectif de contrôleurs aériens a souhaité apporter des précisions. Sans nier les difficultés structurelles liées aux effectifs, ils défendent la proposition de l’administration centrale, présentée comme “une option temporaire, encadrée et volontaire”, et rappellent que “la sécurité n’a jamais été, ni ne sera, négociable”.
 
Le conflit social se poursuit au centre de contrôle aérien de Tahiti. Jeudi, la section locale du SEAC PF a diffusé un courrier réaffirmant ses revendications et dénonçant une solution jugée “provisoire et inéquitable”. Une analyse que ne partagent pas tous les contrôleurs.
En réaction au courrier adressé la veille aux médias, le collectif a tenu à rappeler, dans une réponse transmise à la presse ce vendredi, que “la question des ressources humaines et plus particulièrement celle de l’adéquation des effectifs aux missions confiées constitue un enjeu de fond, qui appelle des réponses durables”. Ils soulignent que “10 nouveaux agents ont été engagés en 2025”, tout en précisant qu’”à ce jour, en raison du conflit social en cours depuis maintenant deux mois, ils ne peuvent pas achever leur formation”.
Concernant la proposition de l’administration centrale, ces contrôleurs estiment qu’elle ne constitue “ni une injonction à “travailler plus”, ni une négation de ces difficultés”. Ils la présentent comme “une option temporaire, encadrée et volontaire, permettant d’assurer la continuité du service public et la sécurité des vols, dans l’attente de solutions structurelles qui, par nature, s’inscrivent dans des délais plus longs”.
 
La sécurité aérienne “non négociable”
 
Sur la question de la sécurité aérienne, le collectif est catégorique. “Chaque vacation assurée l’est dans le strict respect des règles de sécurité, des temps de repos et des normes applicables”, assurent-ils. “Aucun contrôleur ne prend son service en situation de dépassement des limites réglementaires”, ajoute le collectif, rappelant que “la sécurité n’a jamais été, ni ne sera, négociable”.
Sans s’inscrire dans une opposition frontale aux organisations syndicales, ces agents expliquent que leur démarche “n’est dirigée contre personne”, soulignant qu’”au-delà des positions syndicales, il existe aussi des agents qui, tout en partageant les préoccupations de fond, ont fait le choix de continuer à assurer leurs missions”, par “attachement à la Polynésie française, aux valeurs du service public” et “dans un esprit de responsabilité envers les usagers, les compagnies aériennes et l’ensemble de la population”.
Ils concluent en appelant “de leurs vœux une sortie de crise rapide, fondée sur un dialogue apaisé”, afin que “cette situation exceptionnelle ne devienne pas une normalité” et que les nouveaux agents recrutés puissent “pleinement travailler à nos côtés au bénéfice du développement du territoire”.
 

Rédigé par La rédaction le Vendredi 16 Janvier 2026 à 10:06 | Lu 373 fois